Feb 27, 2014 | Carnets de route (Osmanlı lale), Routes croisées |
Il est temps de partir, et c’est vrai que c’est avec un peu de regrets que je quitte l’Île des dieux. Départ tôt, à 7h00. J’ai demandé à Wayan de venir me chercher pour m’emmener à l’aéroport qui se trouve au sud de l’île et qui étrangement coupe l’île en deux à son endroit le plus étroit, ce qui signifie que d’un côté et de l’autre de la piste, c’est… la mer. Route fatigante, une heure et demi de scooters et de bruit assourdissant, de pollution ; l’image écornée de Bali par une circulation affolante.
A l’aéroport, je me rends compte que le contrôle des bagages (deux fois) se fait avec les hommes et les femmes séparés. C’est assez étrange car je n’ai pas vu ça à Jakarta qui pourtant est musulmane et Bali hindoue…
L’aéroport a quelque chose de provincial, mais il semblerait qu’il soit en cours de rénovation, ce qui n’est vraiment pas un luxe. L’avion part avec une demi-heure de retard, ce qui semble habituel ici. Arrivée à Yogyakarta, que tout le monde appelle en réalité Jogja (à prononcer djogdja). A l’aéroport, je récupère ma valise sur un des deux seuls tapis roulants et le ballet des taxis qui haranguent les touristes commence. C’est épuisant mais on finit par ne plus répondre aux sollicitations. Je finis par trouver le comptoir qui énonce des prix fixes.
La ville est étrange, ce sont de longues avenues avec beaucoup de commerçants fermés, des devantures salles et pauvres. Ma première impression n’est pas forcément la bonne, mais ce que je vois ne me semble a priori pas engageant. Je pose ma valise, le personnel est très gentil. Je profite un peu de la piscine et puis je fais une sieste de deux heures sur le lit moelleux. A peine ai-je décidé de sortir qu’il se met à pleuvoir, mais pas qu’un peu, une petite averse qui se transforme en déluge. Un éclair, suivi d’une demi-seconde par un coup de tonnerre assourdissant, la lumière s’éteint. Deuxième coup de tonnerre, la lumière de secours s’éteint, et le muezzin qui était en train de chanter a aussi la chique coupée. Drôle de manière de souhaiter la bienvenue aux étrangers ! Je comprends un peu mieux la présence d’une lampe torche sur la table de la chambre.
Je finis par sortir de l’hôtel sous la pluie, avec le parapluie de l’hôtel, et je tombe sur un supermarché à 100 mètres en sortant, pour faire le plein de victuailles.
Je remonte Jalan Parangtritis vers Jalan Malioboro, et ce que je vois dans cette ville me semble très étrange. Pas un seul touriste ou alors vraiment on les compte sur les doigts de la main, des gens qui me regardent soit d’un air effrayé, soit amusé, une véritable attraction. En fait, je me demande s’ils me regardent parce que je suis étranger ou si c’est parce que je marche alors qu’ici cela semble hallucinant de se déplacer autrement qu’en becak ou en taxi. J’aurai ma réponse plus tard. Une grand place sans rien d’autres que deux immenses arbres, des ficus il me semble, entourés d’une clôture, un vide immense, le palais du Sultan derrière et puis des rues dont les trottoirs sont inexistants ou alors bouffés par les échoppes qui se les approprient. Je longe une muraille blanche dans laquelle je trouve une brèche. Un type s’arrête, me demande s’il peut m’aider, je lui demande si par ici c’est un raccourci vers Malioboro, il me dit que oui, mais si je rentre là-dedans, « you may be confused… ». J’ai appris à reconnaître les euphémismes asiatiques et je sais que s’il me dit ça, c’est que je ne vais pas m’en sortir… Je continue le long de la muraille blanche, là où il n’y a pas de trottoirs…
Malioboro, les Champs-Elysées de Yogya… Pour qui connait les Champs-Elysées, la comparaison est difficile. Je me fais alpaguer toutes les deux minutes pour que j’aille voir ABSOLUMENT aujourd’hui les étudiants de l’école des beaux-arts qui font du batik. Pas pour acheter, juste pour voir… C’est mon jour de chance, c’est seulement aujourd’hui parce qu’aujourd’hui c’est l’anniversaire de la ville. Tissu de conneries, la même arnaque qu’à Bangkok, je suis vacciné maintenant, je décline poliment, et plus fermement lorsqu’on devient insistant. Je ne suis pas séduit par la ville. Je finis chez McDo faute de mieux, faute de resto tout court et je rentre à l’hôtel où le muezzin, ou plutôt les muezzins font l’appel à la prière. Je n’ai jamais rien entendu d’aussi peu harmonique. Ce n’est pas la multiplicité qui est désagréable, c’est la multiplicité de chants sans grâce. Rien à voir avec la beauté envoûtante des ezan d’Istanbul…
Drôle de contact avec cette ville qui ne se prononce pas comme elle s’écrit et qui compte dans son enceinte près de 400 000 habitants. On ne devrait pas préjuger de l’aspect d’une ville en regardant simplement son plan… C’est vraiment trompeur dans son cas…
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Feb 26, 2014 | Carnets de route (Osmanlı lale), Routes croisées |
Après la petite déconfiture de la veille, je décide de prendre un peu le temps, de me lever tard et de faire quelques longueurs dans la piscine, histoire de délasser mon esprit, pour de bon.
Après midi, je décide de faire appel à un taxi, un autre, un bien, un fiable — celui d’hier est rayé de la liste de l’hôtel. Je ne parle pas bahasa mais ce que j’entends au téléphone me laisse comprendre qu’un client qui se plaint n’aura pas l’occasion de se plaindre deux fois. C’est un ami de la jeune réceptionniste qui porte le doux nom de Pingki et un grand sourire sincère qui arrive. Un type d’une quarantaine d’année avec les dents de traviole, qui parle tout doucement et à l’air un peu hagard, mais surtout, très gentil. Mon but de la journée, partir sur la route pour aller sur Jatiluwih, les fameuses rizières qu’il est question de classer au patrimoine mondial de l’UNESCO. La route est magnifique, et j’ai largement le temps de regarder puisque nous roulons en moyenne à 30 km/h. Quelques pointes à 80 pour doubler, mais sur Bali on roule doucement en général. Lorsque nous arrivons dans les montagnes, les paysages se transforment et ce sont désormais des lacets qu’il faut enquiller, une succession de lacets et de routes droites au bord desquelles on peut voir les travailleurs des rizières dans leur quotidien. Wayan, mon chauffeur, manque plusieurs fois d’écraser des poules ou des chiens.
Nous arrivons sur les hauteurs. Il faut payer 15.000 rps pour entrer dans le parc. Il laisse la voiture en face d’un warung et m’indique le chemin pour accéder aux rizières. Je croise beaucoup de gens qui travaillent, des visages souriants pour la plupart à qui je m’amuse à lancer des selamat sore auquel on me répond facilement et toujours avec le sourire. Les gens qui n’ont rien à vendre ont le sourire sincère puisque c’est celui qui ne demande rien…
Le chemin des rizières est superbe, on peut y voir les terrasses serpenter avec grâce le long des flancs de la montagne, un riz aux feuilles déjà épaisses masquant l’eau qui baigne à ses pieds.
Le paysage est splendide au pied de la montagne qui elle, a la tête dans les nuages. Il fait un temps doux et humide, agrémenté d’un petit vent agréable qui change des températures parfois accablantes. En sortant des rizières, je dis à Wayan que je souhaite déjeuner quelque chose. Pas de problème, il m’emmène vers une grande terrasse, une usine à touristes Chinois, mais je décline et je lui dit que je veux aller déjeuner dans le warung devant lequel il s’est garé où deux jeunes filles semblent s’ennuyer ferme. Je m’assieds et commande un ayam sayur, du poulet dans une soupe de légumes que je partage avec un chien qui n’attend que ça. Je lui donne les os qu’il fait craquer sous la dent.
Retour sur Ubud tranquillement par la même route. J’arrive à temps pour demander à la réception si je peux voir ce soir un spectacle de jegog, mais il n’y en a pas ce soir. Par contre je peux voir un spectacle de barong qui, pour le coup, ressemble vraiment à du théâtre japonais. Comme le spectacle commence dans un quart d’heure, j’ai juste le temps de poser mes affaires et de demander si on peut m’emmener en scooter en ville, ce que le jeune garçon fait avec obligeance (après tout, ça fait partie des prestations de l’hôtel et on ne peut pas dire que j’aie abusé jusque là).
L’actrice qui joue le rôle du jeune prince est de toute beauté. Là encore j’ai enregistré le son de ce spectacle, mais je ne suis pas certain que ça rende quelque chose, entre les Allemandes à côté de moi qui discutait et mangeait des cacahuètes en le décortiquant, les jeunes balinais qui jouaient et le bruit de la rue.
Une belle journée qui efface celle d’hier.
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Feb 25, 2014 | Carnets de route (Osmanlı lale), Routes croisées |
Il faut toujours une journée plus pourrie que les autres dans un voyage. Eh bien ce fut celle-ci. Le programme de la journée consistait en une excursion comprenant plusieurs étapes dont la plage de sable noir de Lovina (au final sans intérêt autre que le sable noir), le palais royal de Mengwi (que je n’ai jamais vu), les sources chaudes sacrées de Banjar (que je n’ai failli pas voir parce que le chauffeur ne savait pas où c’était), les plantations de café de Munduk (parce que le chauffeur ne savait vraiment pas où c’était), le temple Ulun-Danu, sur le lac Beratan à Bedugul (où finalement ce ne sont que les locaux qui viennent, ce qui fait que l’endroit est vraiment très kitch), les chutes d’eau de Gitgit (pas fait non plus parce que j’ai senti le plan mafia arriver gros comme une maison, soit disant qu’il fallait un guide pour descendre alors que ce n’est pas vrai) et enfin les rizières en terrasse de Pucang (que je n’ai vu que de loin parce qu’il fallait vraiment rentrer à la casa — c’est surtout que le chauffeur ne devait pas savoir par où on y entre).
Donc résultat des courses : journée pourrie, pressé que ça se termine, mais si ce chauffeur qui s’appelle Ketut (comme la moitié de l’île parce que les hommes portent un prénom en fonction de leur rang de naissance dans la famille) a cru pouvoir m’emmener dans ses plans à la con, il s’est planté et a donc certainement passé une journée pire que la mienne parce que son manque à gagner en commissions a dû se réduire à peau de chagrin. Tant pis, vu que je suis passé par l’hôtel, je dirais la vérité, ce qui risque de ne pas passer chez eux. Lorsque leur image est écornée, ça ne peut pas bien se passer. Ok, tout le monde veut sa part du gâteau, tout le monde veut gagner de l’argent, mais si tout le monde ne prend pas conscience que le monde n’est pas divisé en ceux qui soutirent et ceux qui crachent sans discernement, il va falloir remettre un peu d’ordre dans tout ça. Ce n’est pas parce que je peux me payer un billet d’avion jusqu’ici que je suis à même de cracher pour tout et n’importe quoi sans compter.
J’ai tout de même vu de beaux endroits, des jolies rizières dans le soleil éclatant, des routes défoncées, des ponts au-dessus de gouffres verts, des temples majestueux, des mosquées vertes, j’ai même vu un enterrement musulman et un cimetière chrétien, un chien debout derrière son maître sur un scooter, des gens sourire, beaucoup de gens sourire, des sales gueules de truands, des petites averses, des grosses pluies, du brouillard tellement épais qu’on n’y voyait pas à dix mètres dans les petites routes de montagne, des singes qui se tapaient dessus pour un ramboutan, tout un tas de petites choses qui ont fait que la journée n’était pas si ratée que ça, mais quand-même, pas aussi bien que je l’aurais voulu.
Bref, ce n’est qu’un accident et ce ne sera certainement pas la dernière fois que je me fais avoir en voyage, mais je commence à connaître les combines de ces petites mafias. Heureusement, j’ai bien fini cette journée en allant voir un superbe spectacle de danse Legong par la troupe Sadha Budaya, en plein cœur du palais royal d’Ubud. Une très jolie prestation avec des danseurs dont les attitudes me font penser à du théâtre kabuki mâtiné de danses khmères. Par chance, j’étais pas trop mal placé et j’ai réussi à prendre quelques belles photos, et surtout, j’ai enregistré le concert en entier…
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Feb 24, 2014 | Carnets de route (Osmanlı lale), Routes croisées |
Après avoir négocié le prix du taxi à la journée (je n’ose même pas imaginer le prix d’un taxi à la journée à Paris ! Déjà qu’à la minute c’est hors de prix !) avec l’hôtel, je dis au chauffeur le programme que je me suis concocté.
Malheureusement, en cours de route, j’ai enlevé une étape, de peur de ne pas pouvoir tout faire.
J’ai voulu commencer par Goa Gajah, la caverne de l’éléphant. C’est un temple qui a été redécouvert il y a quelques années seulement et qui remonterait au Xème siècle. Sur l’esplanade, un bassin dans lequel on descend pour saluer six statues desquelles jaillit un jet d’eau avec lequel il faut s’asperger le visage pour rester jeune éternellement ; j’ai évidemment sacrifié au rituel. La caverne, elle, renferme une très ancienne statue d’éléphant ainsi que les trois lingams rituels de l’hindouisme représentant Vishnu, Brahma et Çiva. Dans une atmosphère lourde et moite, brûle un encens purificateur.
En contrebas dans la vallées, un éboulement de pierres sculptées monumentales dans une cascade, au pied d’un arbre sacré, enroulé d’un morceau de tissu et étendant ses immenses racines partout autour de lui.
Je suis ensuite allé aux sources sacrées de Tampak Siring, où tout devient très sérieux. Il faut mettre en plus du sarong, une ceinture orange ou jaune autour de la taille. On vient ici faire une offrande et se baigner ensuite dans le bassin sous les jets d’eau. Hindous et moins hindous viennent faire leurs libations dans une eau pure qui provient d’un bassin derrière, duquel on peut voir l’eau jaillir de la terre dans un gros bouillonnement éloquent. Le lieu est empreint de mystère et on sent la ferveur d’un peuple qui adore sa terre et ses bienfaits. Un jeune homme très beau et très grand, tout revêtu de blanc est caché sous un parasol en train de prier en faisant tinter une clochette.
Dernière étape de mon tour d’aujourd’hui, Gunung Kawi, avec son temple creusé dans les parois de la falaise, des deux côtés de la vallée. On y accède par un chemin creusé dans le rocher et après avoir descendu près de 250 marches. Le lieu est réellement magique, autour de la rivière. On peut visiter un temple construit juste devant un monastère creusé dans la roche, où on peut voir des cellules de moines datant du XIème siècle. Un endroit très solennel, on ne croise pas grand-monde. En sortant de la ville, devant les maisons brûlent des feux de feuilles et de bois encore humide, plongeant ainsi la ville en cette fin de journée dans un brouillard épais et un peu mystique pour tout dire. Une fille apprend à jouer du xylophone en bambou dans la cour d’une maison, et la journée touche à sa fin, tendrement.
La route du retour passe au travers des rizières et des allées de temples dans lesquels vivent des familles en entier. Certains temples sont entièrement construits dans cette pierre noire issue des volcans.
La nuit arrivée je reste longuement à écouter le chant des grenouilles et des crapauds dans les rizières, avec la compagnie d’autres animaux dont je ne connais ni la forme, ni le nom, mais qui, c’est certain, sont bien les hôtes de ces lieux…
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Feb 23, 2014 | Carnets de route (Osmanlı lale), Routes croisées |
Vraiment pas mal reposé après tout ce périple, je commence ma journée en me baladant dans le centre de la petite ville d’Ubud. Fiévreuse et un peu bruyante, elle n’est pas avare de ses charmes.
Je découvre tout d’abord le Puri Saraswati, le temple royal de la ville, construit derrière un magnifique plan d’eau sur lequel on trouve un myriade de lotus en fleur. Je n’ai pas pu entrer dans le temple, faute de sarong. J’ai ensuite visité le petit marché qu’on peut peut parcourir sur plusieurs étages. Si l’odeur de l’encens vient parfois troubler mes sens, je me demande si ce n’est pas pour masquer l’odeur âcre et sucrée des ordures qui jonchent le cœur du marché. Carcasses de durians et fleurs pourries viennent un peu gâcher la fête des odeurs et les couleurs des tissus.
Il y a un autre petit temple à côté du marché, duquel s’échappent des volutes de fumée d’encens, mais je ne peux pas non plus y entrer sans avoir revêtu le sarong traditionnel.
Dans l’après-midi, je suis donc allé à la recherche du morceau de tissu qui me servira de sésame. Après avoir marchandé durement (mais je me suis quand-même fait avoir hein) mon batik, je me suis assis dans une petite pension du centre pour déjeuner un gecok, une soupe de poulet au lait de coco et riz blanc.
J’ai ensuite visité le palais royal d’Ubud, où on ne peut voir qu’une toute petite partie, mais le temple est très raffiné, les sculptures superbes et les sarongs des statues d’une richesse inégalable. De l’autre côté de la rue, une autre partie du temple trop excentrée apparemment puisque je m’y retrouve sans personne ; ça ne doit pas figurer sur le programme des tour-operator chinois.
Enfin je retourne au Puri Sarawasti pour visiter le temple cette fois. Mais je ne sais pas pourquoi je me casse la tête. La plupart des gens qui y entrent ne revêtent pas le sarong. Méfait de la mondialisation, on se comporte partout comme chez soi, aucun respect des traditions des autres. Je continuerai de porter mon tissu noir et bleu, qui va très bien avec mes chaussures de marche jaunes…
Le soir tombant, je me rends à un spectacle de kecak au Pura Dalem Taman Kaja, spectacle enivrant avec ces danseurs et chanteurs qui scandent leur tchaktchak jusqu’à la transe. Le danseur avec son cheval (sanghyang djaran) marchera sur les braises sous les encouragements des chanteurs. Un très beau spectacle réalisé par une troupe d’une centaine de personnes issues d’une même communauté.
Après le spectable, à 21H00, difficile de trouver encore un resto ouvert. J’en trouve finalement un où je dîne d’un Kwe Tiau (nouilles et poulet épicés) avant d’aller me coucher en traversant les rizières dans les ténèbres des nuits balinaises, tandis que les grenouilles et les crapauds entonnent leurs parades nuptiales.
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