Under the Milky Way
Une très belle série de posters sur les planètes par Ross Berens.
Elle a grandi à Ibiza et vit désormais à Plymouth. Son univers est urbain, un urbain très typé anglais, aux accents américains dans sa représentation.
Un travail rigoureux et d’une rare qualité.
Et Jess Douglas illustre également son Moleskine, sur son site.
Le très excellent blog Bibliodyssey, spécialisé dans l’art de l’illustration et les documents anciens et qui a pour habitude d’alimenter abondamment d’images chacun de ses billets, vient de publier un très bel article sur le Codex de Dresde qui a fait coulé tant d’encre ces derniers temps à cause de la sortie du film 2012 (ceci est un euphémisme car on était tout de même plus près de l’asphyxie d’information et de délires paranoïaques). Conservé à la Sächsische Landesbibliothek de Dresde, le manuscrit aurait été rédigé au XIIè siècle et se compose de 39 feuillets en accordéon de 9 × 20,5 cm pour une longueur totale de 3,56m et reste considéré comme le plus beau et le plus complet des manuscrits maya ; il est une source essentielle de compréhension pour le calendrier maya et leur système astronomique. Avant tout, c’est un superbe document en couleur, dont on doit en partie la découverte à l’explorateur allemand Alexander von Humboldt, même s’il a été endommagé par une inondation suite au bombardement de la ville de Dresde de 1945. Toutefois, ce document est réputé n’être qu’une copie envoyée par Hernán Cortés en 1519 en Europe d’un original composé entre 700 et 900 après J.-C., ce qui en fait, de loin, le plus vieux livre du continent américain
Liens:
Ou comment souhaiter ses bons vœux avec des avions “suicide”, datant de 1937, via Pink Tentacle sur le site du Museum of Fine Arts de Boston.
Tout commence comme une vaste blague ; une couverture qui nous avertit que ce que nous avons entre les mains n’est rien d’autre qu’une bande-dessinée, qu’elle ne cible absolument pas les enfants — des têtes d’enfants croquées sont barrées — et l’histoire qui débute avec des planches qu’on croirait faites par un débutant. Bottomless Belly Button (qu’on pourrait traduire par Nombril sans fond) se déroule dans une maison modeste au bord de la mer, avec une terrasse qu’il faut souvent débarrasser du sable qui l’encombre, et du sable, dans les parages, il y en a.
Les enfants de Patrick et Maggie sont venus leur rendre visite, et pour la dernière fois ils sont tous les deux, car ils ont décidé de divorcer alors qu’ils viennent d’avoir 70 ans. Claire, Dennis et Peter sont tous venus et chacun avec son histoire. Dennis est marié avec Aki et vient d’avoir un enfant, il est constamment angoissé. Claire elle, est venue avec sa fille, qu’elle a eu avec un artiste qui n’a jamais voulu assumer son rôle parce qu’il estimait n’en être pas capable. Peter ressemble à une grenouille et passe pour un être totalement absent. Son père dit même de lui qu’il l’aimerait certainement, si seulement il le connaissait.
Une semaine de vacances au bord de la mer et chacun révèle ses angoisses face à ce divorce qui arrive après quarante ans de mariage. Dennis est complètement flippé et cherche partout, dans les cartons et dans le passé de ses parents les preuves accablantes d’une liaison amoureuse, mais il ne trouve rien et désespère de trouver une réponse à ce qui n’est finalement que l’amour qui a pris la poudre d’escampette.
Toute l’œuvre fonctionne comme un opéra souvent silencieux, comme un théâtre d’ombres chinoises dans lequel on s’attend à des révélations de secrets de famille ou à des coups de théâtre somptueux, mais ce n’est — dans un sens, tant mieux — qu’une histoire sur la banalité confondante des gens simples et de leurs histoires qui se tissent et se détissent.
Une vraie bonne surprise, dessinée par un jeune illustrateur né en 1983, Dash Shaw, tenant en 720 pages, aux éditions ça et là.