Oct 10, 2010 | Histoires de gens |

S’il fallait dire merci dans la taïga, il faudrait le dire à chaque pas,
À ces arbres, à cet air, à cette rivière, à ces animaux, à ces poissons…
Il faut dire merci à tous, du fond de l’âme.
Sergeï S. Alekseev, Tiania

Ne trébuche d’aucun pied,
Jouis d’un bonheur grand comme une neige épaisse sur un dense buisson de sapin!
Puisse la chance veiller derrière toi et le bonheur venir par-devant à ta rencontre!
Puissent tes yeux regarder sans ciller!
Ne laisse pas filer ce que tu as attrapé,
Ne courbe pas la jambe tendue,
Que de mauvaises langues n’aient pas à parler de toi!
Que des yeux de feu ne te regardent pas en face!
Sois un homme, fais partie des humains!
Que les esprits des monts, des bois et des eaux t’accompagnent de bénédictions, et de prédictions fastes!
Qu’ils abaissent les hauteurs, et repoussent les obstacles!
Que la neige, la pluie, le vent, modèrent contre toi leurs bourrasques!
Que le soleil tempère ses rayons!
Passe comme sur un genou velu,
Marche comme sur le bord d’une paume argentée!
Souhait iakoute à quelqu’un qui part
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Jul 27, 2010 | Arts, Photo |
Steve Duncan est un doux dingue qui adorent trainer ses guêtres dans les souterrains les plus sordides à la recherche de la lumière des profondeurs. Collecteurs d’égouts, rivières souterraines, pipelines et autres tuyaux et couloirs désaffectés n’ont pas de secret pour ce photographe des longues expositions. Un univers suintant et magique au creux de nos villes, un rien angoissant…
L’article de Paul Hond sur Columbia Magazine.


A l’autre extrémité des labyrinthes de pierre creusés dans le sol meuble de nos villes, on voit se dessiner dans la nature les circonvolutions des grands fleuves. En l’occurrence ici sur Pruned le fleuve Yukon et la Porcupine River. J’ai suivi ainsi sur Google maps plusieurs des plus grands fleuves de la Terre. Tous suivent un parcours qui n’est en rien du au hasard et en ceci la construction des canaux souterrains s’en rapproche énormément. Si les seconds sont artificiels et généralement rectilignes ils imitent les rivières et souvent les canalisent, tentent de les diriger et d’en infléchir le cours, souvent pour des besoins liés au réseau de distribution ou d’évacuation des eaux usées, et son parcours a des raisons bien particulières, tout comme le fleuve qui suit les accidents de son parcours en partant du point le plus haut et se soumettant par la force des choses à la gravité, tombant vers le point le plus bas, la mer.
L’Homme, en maitrisant le flux des cours d’eau, en le retenant pour ses barrages, en le déviant pour ses besoins d’irrigation ou de consommation, imite la nature et s’y conforme.
Les caprices de la nature et le catastrophisme qu’elle inspire ont donné lieu à une nouvelle forme de tourisme : la chasse aux inondations, une pratique éprouvante pour les nerfs qui consiste à visiter les sites les plus touchés par le débordements des lits de rivières. Tourisme, sport ou voyeurisme ?
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May 21, 2010 | Passerelle |
Un jardin n’est pas qu’un simple carré de verdure coincé entre les murs d’une ville. Cloisonné à la campagne, il perd de son charme et mériterait de vivre à l’extérieur de ses barrières, de prolonger les lignes des vallonnements alentour, de se fondre dans la même matière que celle dont il vient, la terre. Dans la ville, il a du mal à vivre, se trouve forcément confiné dans des espaces restreints, borné par des clôtures, murs de parpaings ou treillages serrés. J’ai passé beaucoup de temps dans le jardin de mes grands-parents, entre les arbres fruitiers pas toujours très prolifiques et tous les petits arbustes que mon grand-père prenait un malin plaisir à nommer par leur nom latin ; Cotoneaster, Viburnum ou Kerria japonica dont j’ai fait de multiples boutures, et le très majestueux Jasminum nudiflorum qu’il avait planté pour moi et qui courait sur la treille du grand mur blanc.

La jardin est l’âme d’une maison, il lui donne sa vie et son caractère, sa substance et la beauté de son port. Mais c’est aussi une lieu de flânerie dans lequel on peut se plaire à se perdre lorsqu’il est suffisamment grand pour cela. Les jardins du musée Albert Kahn, perdus près des grands axes de circulation à Boulogne-Billancourt, présentent plusieurs jardins façonnés avec goût, un jardin et un village japonais, un jardin anglais, un français et plusieurs autres parties très arborées comme la forêt des Vosges, dont l’ancien propriétaire des lieux était originaire.

Un lieu de paix et d’harmonie, où il fait bon se poser quelques instants pour écouter le vent dans les saules, se poser sur un banc, vaciller quelques instants ou s’endormir au chant des merles… Où j’ai emmené mon fils et ma grand-mère, pour une balade comme au bon vieux temps.
Toutes les autres photos des jardins sur Flickr.
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Mar 13, 2010 | Sur les portulans |
Il existe en Allemagne un endroit qui s’appelle Jadebusen, l’estuaire de Jade ou Jahde, une baie apparue après l’érosion des barrières côtières après les tempêtes entre le XIIIè et le XVIè siècle et au bord de laquelle se trouve la ville de Wilhelmshaven. Plus de 140Km² encerclés par la terre, un accident de la nature…

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Feb 8, 2010 | Sur les portulans |
Quelques jours à la montagne sur la commune de Bellevaux (Haute-Savoie), des jours pleins d’une saine fatigue et parfois d’instants de panique dans la neige tombant par paquets entiers, battue par le vent. Sur les versants de ces contreforts des Alpes avec en toile de fond les charpentes du Mont-Blanc et les Alpes Suisses le soleil s’est montré cabot, jouant avec les crêtes rocheuses et se dérobant à l’envi, traçant sur la neige vierge des routes à mi-chemin entre rêve et réalité.

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