Sorting by

×

Un Esto­nien mini­ma­liste et mystique

Arvo Pärt fait par­tie de ces hommes que la dis­cré­tion et la pas­sion font pas­ser pour des maîtres incon­tes­tés dans leur dis­ci­pline. Fervent chré­tien, il a long­temps tra­vaillé sur les chants gré­go­riens et la reli­gio­si­té en musique ; sa musique est imbi­bée d’un mys­ti­cisme lumi­neux et tous ses tra­vaux sont ins­pi­rés par le sen­ti­ment d’hu­mi­li­té et par un dépouille­ment qu’il est d’u­sage de trou­ver dans l’ar­chi­tec­ture mona­cale. Esto­nien d’o­ri­gine, il est alle­mand de cœur car il a fui son pays autre­fois sovié­tique, ron­gé par la cen­sure. Arvo Pärt créé une musique mini­ma­liste, à l’ins­tar de ses contem­po­rains, Phi­lip Glass, Steve Reich ou Ter­ry Riley. Il est d’ailleurs le créa­teur du Style tin­tin­na­bu­lum et ne tra­vaille tou­jours qu’a­vec peu d’élé­ments. La pièce ci-des­sous, Pari Inter­val­lo a été éga­le­ment jouée par 4 flûtes à bec.

[audio:pari_intervallo.xol]

Fratres est une pièce impor­tante de son œuvre, qu’on retrouve éga­le­ment dans le film des frères Cohen, No Coun­try for Old Men.

[audio:fratres.xol] (more…)

Read more

Musique à grande vitesse / Michael Nyman

Pho­to © Ryan Gal­la­gher

[audio:mgv.xol]

Il est de ces musiques que l’on a envie d’é­cou­ter à l’in­fi­ni parce que tout est juste et fonc­tionne à la per­fec­tion. Le Bri­tan­nique Michael Nyman fait par­tie de ces artistes qui œuvrent dans le sens d’une ratio­na­li­sa­tion et d’une sim­pli­fi­ca­tion de la musique pour le bien de tous. Musique à grande vitesse a été com­po­sée pour l’i­nau­gu­ra­tion du TGV Nord-euro­péen ligne Paris-Lille en 1993 et reste une de ses grandes œuvres.

Note : le mor­ceau se ter­mine un peu brus­que­ment car les 5 mou­ve­ments sont joués à la chaîne.

Read more

Mini­ma­liste du same­di matin #4

Ma fin de semaine s’é­teint dans un bien-être dou­ce­reux ser­vi ce ven­dre­di midi par une immense assiette de mez­zés liba­nais, salade de per­sils, fala­fels, mou­jad­da­ra, hou­mous… Il y avait long­temps que je n’a­vais pas autant émer­veillé mes papilles, d’au­tant que le jour d’a­vant, je me suis cou­pé l’ap­pé­tit tout seul comme un grand avec un immense gobe­let de cho­co­lat chaud juste avant d’al­ler me cher­cher de quoi manger.
Ma vie se par­sème de chan­ge­ments, ça res­pire par tous les pores de ma peau. Je suis en situa­tion d’at­tente, près à bondir.

[audio:micatone.xol]

J’at­trape des petits bouts de rien du tout et je conti­nue de construire l’i­ma­gi­naire de mon uni­vers avec l’air du temps, une pho­to d’Arthur Rim­baud à Aden, le poète deve­nu mar­chand, des églises russes en bois dont la piste m’a été révé­lée par Fabienne, the FWA, un site de “blogs du jour”, the FWA­pho­to, la même ver­sion mais avec la pho­to du jour, Jong­min Kim, un de ces sites du jour…

Je viens juste de ter­mi­ner le livre de Richard A. Flet­cher, La croix et le crois­sant (le chris­tia­nisme et l’islam, de Maho­met à la Réforme) un livre dans lequel on retrouve des réfé­rences connues sur l’ex­pan­sion encore par­fois mys­té­rieuse du Dâr al-Islâm (دار الإسلام lit­té­ra­le­ment Domaine de la paix) dans le bas­sin médi­ter­ra­néen mais éga­le­ment un aspect assez par­ti­cu­lier qu’on connaît mal à mon avis, c’est la per­cep­tion par les Arabes des évé­ne­ments liés aux Croi­sades fina­le­ment assez peu consi­gnées dans les chro­niques et éga­le­ment, le peu d’in­té­rêt du monde musul­man aux pré­misses de son ins­tal­la­tion pour la civi­li­sa­tion occi­den­tale, cer­tai­ne­ment en rai­son du carac­tère de la “révé­la­tion” véhi­cu­lé par ce que les Chré­tiens consi­dé­raient par­fois comme une vision par­ti­cu­lière du chris­tia­nisme plu­tôt qu’une reli­gion à part entière.
Quan­ta­ra, un très bon site sur le civi­li­sa­tion médi­ter­ra­néenne, et le site de Vincent Bat­tes­ti, cher­cheur en anthro­po­lo­gie sociale.

Mon car­net de notes gros­sit de réfé­rences comme ces superbes enlu­mi­nures du Livre des Jeux d’Alphonse X de Cas­tille (El libro de aje­drez, dados e tablas — “Le livre des échecs, dés et tables”).

Read more

Mad Rush

[audio:madrush.xol]

La simple évo­ca­tion de Phi­lip Glass me rap­pelle mes pre­miers tâton­ne­ments avec la musique contem­po­raine, les chants bar­bares de Stra­vins­ki, les pièces vio­lentes de Pierre Bou­lez et sur­tout les pièces de per­cus­sion scan­da­leuses d’Edgard Varèse et ce nom de Phi­lip Glass sor­ti de la bouche de mon grand-père qui m’a ouvert la porte de la musique mini­ma­liste. Mad Rush est une pièce com­po­sée en 1979 ini­tia­le­ment pour orgue, c’est une suite de sept mou­ve­ments ter­naires pour une exé­cu­tion d’en­vi­ron 13 minutes. En 1981, la pièce a été choi­sie pour accom­pa­gner le dis­cours du Dalaï Lama à New-York.
La com­po­si­tion donne l’im­pres­sion que chaque mou­ve­ment roule sur deux notes uniques alors que l’har­mo­nie en livre beau­coup plus dans un flot conti­nuel et d’une beau­té rare qui donne envie de s’as­seoir face à l’océan…
Pour ceux qui en veulent encore, Phi­lip Glass à l’œuvre, en vidéo, seul, puis en public.
Mad Rush fait par­tie de la suite d’œuvres pour pia­no sur l’al­bum Solo Pia­no.

Read more