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La phy­siog­no­mo­nie de Lava­ter et Le Brun

La phy­siog­no­mo­nie aura connu des heures glo­rieuses, ain­si que la phré­no­lo­gie qui s’en ins­pire, notam­ment au tra­vers d’un livre de Johann Kas­par Lava­ter, L’Art de connaître les hommes par la phy­sio­no­mie (1775–1778) que l’au­teur Suisse a rédi­gé à par­tir des innom­brables gra­vures (aujourd’­hui conser­vées au cabi­net des estampes du Musée du Louvre) du pre­mier peintre offi­ciel de Louis XIV en la per­sonne de Charles Le Brun. Cette pseu­do-science qui s’ap­puie sur des siècles de tra­di­tion lit­té­raire et illus­tra­tive, sou­haite éta­blir les fon­de­ments d’une dis­ci­pline au tra­vers de laquelle on peut déter­mi­ner les traits psy­cho­lo­giques d’une per­sonne en s’ap­puyant sim­ple­ment sur la forme de son visage et l’a­na­lo­gie presque évi­dente avec laquelle son visage le rap­proche de tel ou tel ani­mal. Des clas­si­fi­ca­tions ont été éta­blies à pro­pos de chaque ani­mal, par exemple la noblesse attri­buée au lion, la per­fi­die au renard et au rat, la bêtise au cha­meau ou la sagesse à l’ours et en fonc­tion des traits du visage, s’ils se rap­por­taient à tel ou tel ani­mal, on attri­buait à la per­sonne les traits de carac­tère de l’a­ni­mal, car c’est bien connu que les humains ne sont que des animaux…

Il en reste des tables d’illus­tra­tions par­fois très inven­tives, voire far­fe­lues, mais qui trouvent leur ori­gine dans les cahiers d’é­tude et les cen­taines de planches de ce grand mon­sieur qu’est Charles Le Brun.


CouvertureLa phy­siog­no­mo­nie ou L’art de connaitre les hommes d’a­près les traits de leur phy­sio­no­mie, leurs rap­ports avec les divers ani­maux, leurs pen­chans, etc.

Par Johann Cas­par Lavater,
Librai­rie Fran­çaise et étran­gère (Paris)


Dis­ser­ta­tion sur un trai­té de Charles Le Brun, concer­nant le rap­port de la phy­sio­no­mie humaine avec celle des ani­maux (1806) sur le site de la biblio­thèque numé­rique de l’U­ni­ver­si­té de Strasbourg

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Des ser­viettes élimées

Istanbul - avril 2012 - jour 4 - 062 - Eyüp - Kalenderhane Caddesi

On ne voyage pas pour se gar­nir d’exo­tisme et d’a­nec­dotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces ser­viettes éli­mées par les les­sives qu’on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels.

Nico­las Bou­vier, Le pois­son-scor­pion

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Dic­tion­naire des anti­qui­tés romaines et grecques

Je me suis offert le dic­tion­naire des anti­qui­tés romaines et grecques d’An­tho­ny Rich pour seule­ment 15€. Un gros livre de 760 pages plein d’illus­tra­tions, une mine ico­no­gra­phique pour retrou­ver faci­le­ment tous les termes com­pli­qués liés à ces deux seg­ments de l’his­toire de l’art.
C’est un fac-simi­lé d’une édi­tion datant de 1883. Comme on dit, c’est dans les vieux pots…

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De l’i­ma­gi­na­tion en mathématiques

On dit qu’un des dis­ciples du mathé­ma­ti­cien Hen­ri Poin­ca­ré, un jeune homme fort brillant à l’a­ve­nir encore plus cer­tain que son maître, avait toutes les chances d’être un jour pro­pul­sé au devant de la scène avec les hon­neurs et les lau­riers qui vont avec.

Cepen­dant, mal­gré les espoirs que le maître pla­çait en son dis­ciple, celui-ci dis­pa­rut un jour de la cir­cu­la­tion, corps et biens (peut-être plus corps que biens) et on rap­por­ta au grand mathé­ma­ti­cien que l’homme était par­ti « pour deve­nir poète ».
A peine sur­pris, le scien­ti­fique répon­dit simplement :

« Je savais bien qu’il n’a­vait aucune imagination…»

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