Enlu­mi­né et manus­crit entre 1305 et 1340 en alle­mand médié­val (Mit­tel­ho­ch­deutsch), le Codex Manesse illustre les chants d’a­mour des artistes les plus connus de l’é­poque dans l’Em­pire Ger­ma­nique. Il a la par­ti­cu­la­ri­té d’être clas­sé par ordre de hié­rar­chie sociale ; il com­mence donc avec l’empereur Hen­ri VI, fils de Fré­dé­ric Ier Bar­be­rousse, let­tré et ayant lui-même com­po­sé des vers et conti­nue avec tous les étages de la socié­té noble pour se ter­mi­ner avec les hommes sans sta­tut. Les 137 minia­tures de ce très beau livre conser­vé à l’Uni­ver­si­té d’Hei­del­berg repré­sentent les per­son­nages dans leurs cos­tumes d’apparat et recon­nais­sable à leur héral­dique, ce qui fait de ce docu­ment une mine d’in­for­ma­tions inéga­lables sur les habi­tudes ves­ti­men­taires de la cour de l’Em­pe­reur à cette époque.
Le livre porte le nom des Manesse de Zurich, com­man­di­té par Rüdi­ger II Manesse le Vieux et consti­tue le plus impor­tant recueil de bal­lades et de poé­sie de l’é­poque avec 6000 ver­sets de 140 écri­vains dif­fé­rents.

Voir le livre com­plet sur le site de l’U­ni­ver­si­té d’Hei­del­berg, ou seule­ment les enlu­mi­nures.

Tags de cet article: , ,