Seyahat günlüğü (İstanbul Kartpostal)

Comment raconter une semaine d’errance dans une ville inconnue, lointaine, assise entre deux continents et répartie sur trois rives reliées entre elles par de rares ponts et d’innombrables coques de noix branlantes, parsemée de plus de deux mille huit cent mosquées, foisonnante, bruyante, odorante, charmeuse et tonitruante, sans en revenir un peu marqué et surtout en étant presque certain de ne pouvoir en rendre l’esprit au travers des mots et des photos ? Quelque chose s’est joué pendant cette semaine, un terrible sentiment de tristesse et d’abandon au moment de partir, et l’impression d’avoir été tatoué dans la chair comme dans la mémoire. Comment le raconter sans en trahir l’âme ? Comment rassembler, comme laisser infuser, comment dire les mots ? Itinéraire d’une rencontre, à l’abri des touristes et en marge des chemins à emprunter et des lieux à voir, en face à face avec des Stambouliotes enjôleurs, chaleureux sans être exubérants, débonnaires et tellement vivants, tout simplement, en plusieurs épisodes, il y a tellement de choses à en dire…
Et puis aussi, il va falloir songer à la suite, à la prochaine étape, au retour sur les lieux, à l’exploration, au temps à passer avec ces gens qui savent parler à l’apprenti voyageur que je suis.
Cartes postales d’Istanbul, encore à écrire…

Le Magasin pittoresque / publié… sous la direction de M. Édouard Charton, directeur de publication (1833-1938)

Publié de manière ininterrompue pendant cent-cinq ans entre 1833 et 1938, le Magasin Pittoresque avait pour vocation de faire connaître les vestiges du passé par un décorticage de l’archéologie et l’art, en n’omettant pas de s’attacher aux découvertes technologiques de l’époque comme la photographie, avec pour principe d’illustrer le propos de gravures. D’une grande vertu pédagogique, la revue se vendra d’abord hebdomadairement puis mensuellement en atteignant rapidement un tirage de 100 000 exemplaires et verra passer par ses lignes certains noms devenus célèbres par la suite, comme George Sand, Camille Flammarion ou Eugène Delacroix.
Sur le site de la BNF sont disponibles les 94 numéros de la revue.

Émile Prisse d’Avesnes – L’art arabe d’après les monuments du Kaire, depuis le VIIe siècle jusqu’à la fin du XVIIe siècle, Paris, 1869-1877

Émile Prisse d’Avesnes (ou Avennes) a passé sa vie à faire connaître en France et plus largement dans l’Europe du XIXè siècle l’art arabe et son principe d’ornementation à la fois complexe et d’une simplicité révoltante. Immergé dans une Égypte millénaire durant deux longs séjours, il ramènera en France pour conservation la fameuse « chambre des ancêtres » trouvée sur les parois du temple de Thoutmôsis III dédié à Amon-Rê à Karnak, aujourd’hui exposée dans une petite salle du département des antiquités égyptiennes du Louvre, et il s’appliquera à ordonner des relevés d’ornementation de toute beauté, compilée dans la somme de L’art arabe, écrit et mis en page entre 1869 et 1877.

Liens :

  1. Listes royales égyptiennes
  2. L’Art arabe d’après les monuments du Kaire depuis le VIIe siècle jusqu’à la fin du XVIIIe par Prisse d’Avenne, intégralement disponible sur le site de la NYPL digital gallery.
  3. L’émission d’Abdelwahab Meddeb (Cultures d’islam) sur Prisse d’Avennes sur le site de France Culture, dont l’invitée est Mercedes Volait, directrice de recherche au CNRS.