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César l’Ar­lé­sien et le mithraeum

Au nombre des décou­vertes archéo­lo­giques de ces der­nières années, on a pu voir fleu­rir des choses abso­lu­ment excep­tion­nelles. Même si à notre époque, il nous reste tout de même plus de chances de décou­vrir l’hy­po­gée cachée d’un Tou­tan­kha­mon plu­tôt que les jar­dins sus­pen­dus de Baby­lone ou le temple d’I­sh­tar de Mar­duk, l’é­ven­tail des pos­sibles reste fran­che­ment éten­du, même si nous savons que l’ar­chéo­lo­gie est une science qui fini­ra par mou­rir dou­ce­ment ; en effet, le nombre de décou­vertes pos­sibles risque d’al­ler en s’a­me­nui­sant, les décou­vertes se suc­cé­dant et la conser­va­tion des élé­ments de fouilles non décou­verts ris­quant fina­le­ment de ne pas être exploi­table ou tout sim­ple­ment dis­pa­raître. Cette science porte en elle un drame : celui de devoir sans cesse décou­vrir des restes d’une civi­li­sa­tion. Même si l’ar­chéo­logue a une vision posi­tive de la décou­verte, le pro­fane est tou­jours déçu de décou­vrir le déla­bre­ment. Sauf… sauf dans quelques cas, où l’on se demande encore com­ment les objets ont pu nous arri­ver dans un tel état de conservation.

En France, la der­nière décou­verte de taille a été faite en Arles, grande cité romaine au pas­sé riche. On a trou­vé dans le Rhône, immense dis­pen­sa­teur de tré­sors qui n’ont cer­tai­ne­ment pas tous été mis à jour, une tête de Jules César en marbre, gran­deur nature et réa­li­sée de son vivant. On estime que c’est le por­trait le plus réa­liste de l’empereur, un por­trait au regard dur et froid, à la cal­vi­tie naissante.

Le mithraeum d’Angers

Si l’é­vé­ne­ment a été beau­coup moins média­ti­sé, car beau­coup moins spec­ta­cu­laire, il n’en reste pas moins une décou­verte d’im­por­tance. Sur le ter­ri­toire de la ville d’An­gers, a été mis à jour les restes d’un mithraeum (plu­riel mithraea), un temple cultuel dédié au Dieu Mithra, une divi­ni­té d’o­ri­gine indo-ira­nienne dont le culte est très déve­lop­pé à l’é­poque romaine et très lar­ge­ment dif­fu­sé sur le ter­ri­toire des conquêtes. On le sait peu, mais le Culte de Mithra, culte éso­té­rique acces­sible par coop­ta­tion, fut pen­dant quelques temps un concur­rent sérieux du chris­tia­nisme avant d’être inter­dit, comme tous les autres cultes païens en 391 par l’édit de Théo­dose. Mais pour­quoi des traces de ce culte à Angers, si loin de son lieu de nais­sance ? Mithra est un dieu guer­rier dont le culte s’est sur­tout déve­lop­pé chez les légion­naires romains. Pas­sa­ble­ment sus­pect, il n’é­tait pas de bon ton, dans une Rome qui avait adop­té le chris­tia­nisme comme reli­gion d’é­tat de se décla­rer mithraïste. Aus­si, les lieux de culte étaient-ils géné­ra­le­ment enfouis sous terre, exi­gus, confi­nés et ne pou­vaient que rare­ment rece­voir plus de qua­rante per­sonnes à la fois. La décou­verte d’un de ce lieux à Angers marque les pro­gres­sions de l’ex­pan­sion de ce culte sur le conti­nent, qu’on retrouve en réa­li­té jus­qu’à Londres.

mithraeum angers

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Mots d’un voca­bu­laire oublié IV

Aver­tis­se­ment: billet à haute teneur en mots rares et pré­cieux, sau­vés de l’oubli.

  1. 1er volet
  2. 2nd volet
  3. 3ème volet
  4. 4ème volet
  5. 5ème volet
  6. 6ème volet
  7. 7ème volet
  8. 8ème volet
  9. 9ème volet
  10. 10ème volet

Baliste (Scor­pion)

La baliste (du latin bal­lis­ta et du grec βαλλίστρα, à par­tir du mot βάλλειν, bal­lein, « lan­cer, jeter », au plu­riel bal­listæ en latin) était une arme déve­lop­pée à par­tir d’une arme grecque plus ancienne. Son fonc­tion­ne­ment est basé sur dif­fé­rents méca­nismes uti­li­sant l’action de deux leviers sur des res­sorts à tor­sion, consti­tués de plu­sieurs fais­ceaux de fibres tor­dues. Les pre­mières ver­sions lan­çaient de lourdes flèches ou des pro­jec­tiles sphé­riques, comme des pierres de dif­fé­rentes tailles, au cours des sièges. Elles ont ser­vi de base pour déve­lop­per une arme de tir plus petite, le scor­pion et peut-être le poly­bo­los. Cette arme est aban­don­née au haut Moyen Âge au pro­fit des engins à contre­poids, la pier­rière puis ses per­fec­tion­ne­ments : la bri­cole, le man­gon­neau, le tré­bu­chet. Cepen­dant, le nom “baliste” est conser­vé au Moyen Âge pour dési­gner l’arba­lète à tour et par­fois, abu­si­ve­ment, les engins de siège à contrepoids.

Voir éga­le­ment : Cheiroballistra/Manuballista, car­ro­bal­lis­ta, poly­bo­los

Une baliste à quatre roues tirées par des che­vaux capa­ra­çon­nés, tirée d’une gra­vure illus­trant une édi­tion de 1552 du cata­logue de machines de guerre De Rebus Bel­li­cis vers 400.

Man­gon­neau

Le terme man­gon­neau (déri­vé du mot Gre­co-latin man­ga­non, qui signi­fie “machine de guerre”) désigne un engin mili­taire offen­sif de l’é­poque médié­vale, une sorte de cata­pulte, un engin de siège uti­li­sé pour lan­cer des pro­jec­tiles contre les murs des châ­teaux forts, très proche du trébuchet.
La signi­fi­ca­tion exacte du terme est dis­cu­tée, et plu­sieurs inter­pré­ta­tions ont été sug­gé­rées. Il pour­rait s’agir du nom d’un contre­poids d’artillerie (tré­bu­chets), pro­ba­ble­ment un contre­poids fixe, ou avec un type par­ti­cu­lier de cadre. Le terme arabe mana­ja­niq vient du même mot, et s’ap­plique à dif­fé­rents types de tré­bu­chet. Il est éga­le­ment pos­sible qu’il fasse réfé­rence à plu­sieurs types d’engins de siège, uti­li­sés à d’autres époques ou en d’autres lieux, ou encore d’un terme général.

  • Por­tée : 150 mètres
  • Bou­lets : jus­qu’à 100 kg
  • Cadence de tir : 2 tirs par heure
  • Ser­vants : 12


Illus­tra­tion issue du Dic­tion­naire rai­son­né de l’architecture fran­çaise du XIe au XVIe siècle, par Eugène Viol­let-le-Duc.

Onagre

L’onagre était un engin de siège de la période romaine post-clas­sique qui tire son nom de l’a­na­lo­gie de son mou­ve­ment avec celui de la ruade d’un onagre, sorte d’âne sau­vage. Il s’a­git d’une sorte de cata­pulte Romaine qui uti­lise la force de tor­sion, pro­ve­nant géné­ra­le­ment d’une corde tor­sa­dée, pour sto­cker l’éner­gie néces­saire au tir.
D’a­près le Dic­tion­naire rai­son­né de l’ar­chi­tec­ture fran­çaise du XIe au XVIe siècles (tome 5), les his­to­riens romains s’ac­cordent tous pour ran­ger l’o­nagre, comme la cata­pulte et le scor­pion, dans les engins de jets offen­sifs mais leurs des­crip­tions sont, ou bien suc­cinctes, ou bien contra­dic­toires : on trouve en effet le terme onagre comme syno­nyme de scor­pion chez Mar­cel­lin (VIe siècle) ou onagre comme engin lan­çant des pierres (par oppo­si­tion aux jave­lots) chez Végèce, ou onagre comme syno­nyme vul­gaire de cata­pulte chez Jean le Lydien.Cer­tains la décrivent comme une petite cata­pulte capable d’en­voyer des petits pro­jec­tiles à 30 m de dis­tance ou 40 m de haut, d’autres comme une arba­lète géante.

Illus­tra­tion issue du Dic­tion­naire rai­son­né de l’architecture fran­çaise du XIe au XVIe siècle, par Eugène Viol­let-le-Duc.

Ron­dache

Une ron­dache est un bou­clier de forme cir­cu­laire et géné­ra­le­ment de taille moyenne. Elle est uti­li­sée dans les com­bats rap­pro­chés, ou corps à corps, comme moyen de pro­tec­tion et d’in­ti­mi­da­tion. Elle est sou­vent asso­ciée à l’é­pée courte. La ron­dache est petite, légère et sans encombre pour l’at­taque, ce qui lui donne toute sa qua­li­té lors des com­bats. Sa forme ronde laisse libre cours au mou­ve­ment de l’arme et dévie faci­le­ment les coups, et peut faci­le­ment être uti­li­sée pour repous­ser l’en­ne­mi en corps à corps.

Ron­dache de pare­ment : Le Laocoon
Ita­lie du Nord, (Milan ?) seconde moi­tié du XVIe siècle
Dépar­te­ment des Objets d’art, Musée du Louvre

Targe

La targe est un petit bou­clier qui se tenait à la main ou, dans des cas beau­coup plus rares, était direc­te­ment fixé sur le canon d’a­vant bras gauche si le com­bat­tant por­tait une armure. Le dia­mètre de la targe est d’au maxi­mum 40 cen­ti­mètres. Elle est consti­tuée exclu­si­ve­ment de fer et non de bois.

Targe de tour­noi, Alle­magne, vers 1450.
Metro­po­li­tan Museum of Art, New-York

Tré­bu­chet

Le tré­bu­chet fait par­tie des pièces d’artillerie médié­vales dites à contre­poids. Il s’agit d’un engin de siège qui a été uti­li­sé au Moyen Âge, soit pour détruire la maçon­ne­rie des murs, soit pour lan­cer des pro­jec­tiles par des­sus les for­ti­fi­ca­tions. Il est par­fois appe­lé «tré­bu­chet à contre­poids» afin de le dif­fé­ren­cier d’une arme plus ancienne qu’on appe­lait «tré­bu­chet à trac­tion», une ver­sion pri­mi­tive de l’engin où la force de pro­pul­sion était four­nie par des hommes et non par un contrepoids.

  • Por­tée : 200 mètres
  • Bou­lets : 80 à 100 kg
  • Cadence de tir : 1 à 2 tirs par heure
  • Ser­vants : 60

Illus­tra­tion issue du Dic­tion­naire rai­son­né de l’architecture fran­çaise du XIe au XVIe siècle, par Eugène Viol­let-le-Duc.

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Mots d’un voca­bu­laire oublié III

Aver­tis­se­ment: billet à haute teneur en mots rares et pré­cieux, sau­vés de l’oubli.

  1. 1er volet
  2. 2nd volet
  3. 3ème volet
  4. 4ème volet
  5. 5ème volet
  6. 6ème volet
  7. 7ème volet
  8. 8ème volet
  9. 9ème volet
  10. 10ème volet

Cogno­men

Le cogno­men (au plu­riel cogno­mi­na) est le sur­nom d’un Romain de l’antiquité. Après le pré­nom et le nom de famille (gen­ti­lice), il consti­tuait géné­ra­le­ment le troi­sième nom du tria nomi­na tra­di­tion­nel du citoyen romain. L’usage du cogno­men appa­raît dans l’épi­gra­phie latine à la fin du IVe siècle av. J.-C., avec P. Cor­ne­lius Sca­pu­la, mais il se limite à l’aristocratie, où il devint d’un usage héré­di­taire, comme le pré­nom qui pas­sait de père en fils ainé, ce qui engen­dra la répé­ti­ti­vi­té des tria nomi­na d’une géné­ra­tion à l’autre. On se mit à ajou­ter un second sur­nom pour dis­tin­guer les individus.

Denier de Cara­cal­la, Rome, 200 ap. J.-C.

Curule (Siège)

Le siège Curule (sel­la curu­lis) est un sym­bole du pou­voir en Rome antique, sur lequel pou­vaient s’as­seoir les magis­trats et pro­ma­gis­trats romains pos­sé­dant l’impe­rium, ce qui inclut les consuls, les dic­ta­teurs, les maîtres de cava­le­rie, pré­teurs, édiles curules. Si Jules César a été auto­ri­sé à s’as­seoir sur un siège curule fait d’or, il était tra­di­tion­nel­le­ment fait d’i­voire, avec les pieds incur­vés for­mant un X large sans dos­sier ni acco­toirs. Le siège pou­vait être plié et transporté.

Relief funé­raire repré­sen­tant une chaise curule. Marbre, œuvre romaine, 50 av. J.-C.-50 ap. J.-C. Pro­ve­nance : Torre Gaia, Via Casi­li­na, Rome.

Exa­men d’un malade, extrait de ‘Liber nota­bi­lium Phi­lip­pi Sep­ti­mi, fran­co­rum regis, a libris Galie­ni extrac­tus’, par Guy de Pavia, 1345 (vel­lum) Ecole ita­lienne, Musée Condé, Chan­tilly, France

Fla­mine

Les fla­mines (sin­gu­lier fla­men en latin) sont des prêtres romains voués au culte d’un seul dieu. Ils sont au nombre de 15, 3 fla­mines majeurs et 12 fla­mines mineurs, choi­sis pour cer­tains par le grand pon­tife, élus par la plèbe pour d’autres. Ils vouent alors leur vie à un dieu par­ti­cu­lier. Les fla­mines por­taient l’apex, un bon­net conique en cuir blanc. Ils jouis­saient d’un grand pres­tige mais, en retour, ils étaient l’ob­jet de nom­breux inter­dits très contraignants.Les fla­mines conser­vaient chez eux la flamme sacrée, sym­bole de leur fonction.

Gyro­vague

Le gyro­vague (du latin ancien gyrus, « cercle », et vagus, « vaga­bond ») était un moine vivant seul, dans l’errance et pas­sant de monas­tère en monas­tère, sans être membre d’aucun. Le concile de Chal­cé­doine (451) inter­dit ce genre de vie monas­tique. Il n’existe plus aujourd’­hui dans l’église catho­lique. Dans le chris­tia­nisme des pre­miers siècles ceux qui fuyaient le monde à la recherche de Dieu, se met­taient à l’é­coute d’un maître spi­ri­tuel, géné­ra­le­ment un ermite reti­ré dans le désert (Antoine le grand et les Pères du désert). Ils res­taient libres, et pas­saient d’un maître à l’autre au fur et à mesure de leur pro­grès spi­ri­tuel. Ce type de vie ascé­tique était assez com­mun dans l’an­cienne Syrie, la Méso­po­ta­mie et l’É­gypte. Lorsque les pre­mières com­mu­nau­tés monas­tiques furent créées (avec Pacôme, au milieu du IVe siècle), cette même pra­tique conti­nua : cer­tains moines, appe­lés les gyro­vagues, pas­saient d’un monas­tère à l’autre. Rien ne les en empê­chait. Cer­tains ne res­taient que quelques jours en chaque monas­tère avant de reprendre leur errance.

Saint-Jean Chri­so­stome

Harus­pice

Un harus­pice ou arus­pice est un pra­ti­quant de l’harus­pi­cine (de l’étrusque haru, entrailles, et spi­cio, « je regarde », trans­crit par harus­pex en latin), un devin étrusque qui exa­mi­nait les entrailles d’un ani­mal sacri­fié pour en tirer des pré­sages quant à l’a­ve­nir ou à une déci­sion à prendre. Les harus­pices d’Étru­rie se dis­tin­guaient du reste de la popu­la­tion par leur cos­tume : ils por­taient un man­teau court bor­dé de franges (simi­laire à la peau de la bête sacri­fiée) et non la toge étrusque (la teben­na), fer­mé par une fibule au niveau du cou, et un couvre-chef à large bord et au som­met poin­tu et sur­tout, ils por­taient leurs libri harus­pi­ci­ni et rituales (comme on le constate sur les sar­co­phages figu­rés des défunts harus­pices). Le foie de Pia­cen­za est un ves­tige étrusque en bronze qui ser­vait de modèle à l’hé­pa­to­lo­gie (syn: hépa­to­sco­pie, hépa­to­man­cie, exti­pi­cine ou splanch­no­man­cie), la divi­na­tion don­née par l’ha­rus­pice suite à l’exa­men des entrailles ani­males, en l’oc­cur­rence un foie de mou­ton. Il est conser­vé au Musée muni­ci­pal de Pia­cen­za dont le siège est au Palaz­zo Far­nese.

Miroir étrusque avec repré­sen­ta­tion du devin Cal­chas exa­mi­nant un foie. Ita­lie, Vul­ci, Ve siècle av. J.-C. Musée du Vatican.

Ono­mas­tique

L’ono­mas­tique (du grec ono­ma, nom) est la science qui étu­die les noms propres. En égyp­to­lo­gie, l’o­no­mas­tique est une science aus­si com­plexe qu’in­dis­pen­sable. En effet, elle per­met d’at­tri­buer un objet ou un monu­ment à telle ou telle per­sonne. Mais la tâche des égyp­to­logues est ren­due bien dif­fi­cile par la mul­ti­pli­ca­tion des titu­la­tures des pha­raons (cinq noms de couronnement !).

Qua­dru­pède fan­tas­tique sur une ligne de base. A l’exergue, croi­sette entre deux points. Cité de Jublains, Mayenne

Pyxide

La pyxis ou pyxide est un petit vase rond, à fond plat (par­fois poin­tu à l’époque géo­mé­trique, lorsque des trous per­met­taient de le sus­pendre), et géné­ra­le­ment doté d’un cou­vercle. Il sert de boî­tier ou de cof­fret à bijoux. Le Moyen Âge en a fait un cof­fret à hos­ties. La pyxide d’al-Mughi­ra est une boîte en ivoire taillée d’un seul bloc dans une défense d’é­lé­phant (le fond n’a donc pas été rap­por­té), réa­li­sée en al-anda­lus en 968 et actuel­le­ment conser­vée au musée du Louvre depuis 1898, date de son acqui­si­tion par le musée. Retrou­vée dans la ville cali­fale de Madi­nat al-Zah­ra, elle consti­tue un chef d’œuvre de l’art isla­mique de cette période, et à coup sûr l’un des joyaux du musée du Louvre, par son décor extrê­me­ment fin et détaillé.

Pyxide au nom d’al-Mughi­ra. Espagne, Madi­nat al-Zah­ra, 968 Ivoire d’é­lé­phant, décor sculp­té et gra­vé Dépar­te­ment des Arts de l’Is­lam, Musée du Louvre

Sicle

Le Sicle est un poids et une mon­naie uti­li­sés chez les anciens hébreux. Le she­kel ‘hadash (en hébreu : שקל חדש, c’est-à-dire le nou­veau she­kel, abré­gé ש“ח dans le lan­gage cou­rant), ou she­ka­lim au plu­riel (pro­non­cé shka­lim), est la mon­naie natio­nale de l’État d’Israël. Le she­kel est divi­sé en 100 ago­rot, plu­riel d’agorah, qui vient d’un mot Akka­dien (Méso­po­ta­mie) et signi­fie graine. Le she­kel fait réfé­rence, à l’origine, à une uni­té de poids et à une mon­naie uti­li­sée en Méso­po­ta­mie depuis le 3e mil­lé­naire av. J.-C. jusqu’au Ier siècle appe­lée aus­si she­kel ou sicle. Ce fut éga­le­ment l’unité de poids uti­li­sée par les Hébreux (il en est fait men­tion dans cer­tains pas­sages de la Bible et il est notam­ment uti­li­sé pour recen­ser le peuple dans le désert après la sor­tie d’Égypte). Le nom est lié éty­mo­lo­gi­que­ment au mith­qal, uni­té de poids arabe. Le she­kel biblique valait 6 grammes d’argent.

Sicles frap­pés en Lydie, à Sardes. 485–420.

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Mots d’un voca­bu­laire oublié II

Aver­tis­se­ment: billet à haute teneur en mots rares et pré­cieux, sau­vés de l’oubli.

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  2. 2nd volet
  3. 3ème volet
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Acro­tère

Dans l’ar­chi­tec­ture clas­sique, grecque et romaine antique, les acro­tères (du grec ancien ἀκρωτήριον, puis du latin acro­te­rium) sont des socles (pié­des­taux) sou­te­nant des orne­ments, dis­po­sés au som­met ou sur les deux extré­mi­tés d’un fronton.
Les sta­tues-acro­tères carac­té­ris­tiques, conser­vées au musée de Mur­lo, comme le cow­boy de Mur­lo consti­tuent les ves­tiges étrusques de l’an­tique fabrique locale de Pog­gio Civitate.
Par exten­sion, les acro­tères dési­gnent les orne­ments eux-mêmes ; il peut s’a­gir de sta­tues, de sta­tuettes en pierre, de vases en terre cuite.
Dans l’ar­chi­tec­ture moderne, on appelle mur acro­tère, en abré­gé acro­tère, un muret situé en bor­dure de toi­tures ter­rasses pour per­mettre le rele­vé d’é­tan­chéi­té. Cette appel­la­tion a lar­ge­ment rem­pla­cé, en France, celle, ori­gi­nale, de mur bes­quaire qu’on trouve au Qué­bec et en Belgique.

Acro­tère : tête de sphinx et frag­ments d’aile, vers 540 — 520 avant J.-C.
Pro­ve­nance : Thèbes ?, Ate­lier corin­thien, Terre cuite polychrome
Dépar­te­ment des Anti­qui­tés grecques, étrusques et romaines, Musée du Louvre

Chi­ton

Les chi­tons (Poly­pla­co­pho­ra) sont des mol­lusques marins appar­te­nant à la classe des polyplacophores.
Le terme chi­ton dérive du grec ancien χιτών [chitōn], qui désigne ce qui enve­loppe, la χιτωνίσκος [Chitō­nis­cos] étant une sorte de tunique pour femme.

Le chi­ton est un vête­ment de la Grèce antique. Tunique de lin au plis­sé fin, cou­sue sur les côtés, cein­tu­rée à la taille, courte et sans manche pour les hommes, longue et avec manches pour les femmes, por­tée par les hommes comme par les femmes.
D’a­bord confec­tion­né en laine dans les périodes les plus anciennes, il est ensuite fabri­qué en lin et gagne alors en ampleur pour se por­ter avec une cein­ture à la taille.
Chez les hommes, il peut cou­vrir la jambe jus­qu’à mi-cuisse ou des­cendre jus­qu’au pied. Il peut être orné de des­sins géo­mé­triques pour les jours de fête. Il se peut se por­ter avec un pal­lium (sorte de man­teau). Dans l’ar­mée, le chi­ton est por­té sous l’ar­mure et est d’une cou­leur vive géné­ra­le­ment bleu ou rouge.
Chez les femmes, il se porte long. On parle par­fois de chi­ton ionique. Avec l’ap­pa­ri­tion du lin, il rem­place pro­gres­si­ve­ment le péplos qui n’est pas un vête­ment cou­su mais dra­pé, dont il se dif­fé­ren­cie car il ne retombe pas en plis sur la poi­trine et se porte bouf­fant à la taille grâce à une ceinture.

Vic­toire de Samo­thrace, IIè siècle av. J.-C., Musée du Louvre

Coro­pla­thie

La coro­pla­thie ou coro­plas­tie est un mode de fabri­ca­tion de figures le plus sou­vent en terre cuite dont l’o­ri­gine est proche-orien­tale et impor­tée dans le bas­sin occi­den­tal de la mer Médi­ter­ra­née par les Phéniciens.
Les Étrusques la pra­tiquent (terres cuites du palais de Pog­gio Civi­tate à Mur­lo, ancêtres divi­ni­sés en sta­tues-acro­tères à large « cha­peau » dits cow­boy de Mur­lo) et son apo­gée est atteint entre la fin du VIe et le pre­mier quart du Ve siècle av. J.-C. par les décors du temple de Por­to­nac­cio à Véies, et ceux des deux temples de Pyrgi.
Divers modes de fabri­ca­tion ont pré­va­lu : mode­lée par­fois à la main, elle peut aus­si être issue de moules. Dans le monde punique, elle est sur­tout réa­li­sée au tour.


Aurige, début du Ve siècle avant J.-C., Terre cuite, Col­lec­tion Cam­pa­na, 1863
Dépar­te­ment des Anti­qui­tés grecques, étrusques et romaines, Musée du Louvre

Glyp­tique

La glyp­tique (du grec ancien γλυπτός / glyptós, « objet gra­vé ») est l’art de la taille de pierres, en creux (intaille) ou en relief (camée). Elle exprime le plus sou­vent une idéo­lo­gie poli­tique, reli­gieuse ou culturelle.
Ce terme est sou­vent appro­prié pour dési­gner l’art de tailler les sceaux-cylindres en Mésopotamie.
Dans le Proche-Orient ancien, un sceau-cylindre est un cylindre orné de motifs repré­sen­tant des dieux ou des sym­boles du pou­voir. Ils servent la plu­part du temps à impri­mer ces motifs sur de l’ar­gile, mais on les retrouve éga­le­ment dans des tom­beaux royaux. Ils appa­raissent à par­tir de la période d’U­ruk (4100–3300 av. J.-C.).
Un sceau-cylindre est un petit cylindre sur lequel est gra­vé un motif, avec un court texte iden­ti­fiant son pos­ses­seur (« X, fils de Y, ser­vi­teur de tel dieu ») pour les périodes pos­té­rieures à l’in­ven­tion de l’é­cri­ture. Il est fait pour être dérou­lé sur un tablette d’ar­gile. De ce fait, la sur­face impri­mable repro­duit une frise, exten­sible à l’in­fi­ni, et est plus grande que celle d’un sceau nor­mal. Cela aug­mente donc le poten­tiel nar­ra­tif et déco­ra­tif du sceau, et en fait un sup­port ico­no­gra­phique poten­tiel­le­ment très riche.

Sceau-cylindre et son empreinte, repré­sen­tant une scène mythologique :
Assur atta­quant un monstre est accla­mé par une déesse. Stéa­tite, Assy­rie, IXe-VIIIe siècle av. J.-C.
Dépar­te­ment des Anti­qui­tés orien­tales, Musée du Louvre

Hié­ro­dule

Du grec ancien ἱεροδούλη, de ἱερόν hié­ros (« sacré ») et de δούλη (« esclave de sexe féminin »). 
(Grèce ancienne et Ana­to­lie)
Esclave du temple dédiée à un dieu ou une déesse par­ti­cu­lière, avec une conno­ta­tion fré­quente de pros­ti­tuée sacrée. Cette pros­ti­tu­tion était tolé­rée car au ser­vice du dieu ou de la déesse en question.

Extrait du para­graphe Troi­sième genre dans les socié­tés his­to­riques, article Troi­sième sexe, Wiki­pe­dia.

Dans la mytho­lo­gie méso­po­ta­mienne, qui compte par­mi les pro­duc­tions les plus anciennes connues de l’hu­ma­ni­té, il y a une réfé­rence à un type de per­sonnes qui ne sont ni hommes ni femmes. Selon le mythe de créa­tion sumé­rien retrou­vé sur une tablette du second mil­lé­naire, la déesse Nin­hur­sag pré­sente un corps n’ayant ni organes géni­taux mâles, ni organes géni­taux femelles. Sa place dans la socié­té, assi­gnée par Enki, est d’être « face au roi ». Dans le mythe akka­dien de Atra­ha­sis (vers ‑1700), Enki demande à Nin­tu, la déesse de la nais­sance, d’é­ta­blir une troi­sième caté­go­rie de per­sonnes, en addi­tion aux hommes et aux femmes, qui com­pren­drait les démons qui volent les jeunes enfants, les femmes infer­tiles et les prê­tresses qui n’ont pas le droit d’être enceintes. À Baby­lone, à Sumer et en Assy­rie, cer­tains types d’in­di­vi­dus qui rem­plis­saient un rôle reli­gieux au ser­vice d’Inan­na/Ish­tar ont été décrits comme un troi­sième genre. Ils pra­ti­quaient la pros­ti­tu­tion sacrée (hié­ro­dule), la danse exta­tique, la musique et le théâtre, por­taient des masques et des attri­buts des deux autres genres. À Sumer, le nom cunéi­forme qui leur était attri­bué était ur.sal (« chien/­homme-femme ») et kur.gar.ra (aus­si décrit comme homme-femme). Les uni­ver­si­taires modernes, en ten­tant de les décrire en termes des caté­go­ries de genre contem­po­raines, ont uti­li­sé les termes de « vivant comme des femmes » ou en uti­li­sant des qua­li­fi­ca­tions d’her­ma­phro­dite, eunuque, homo­sexuels, tra­ves­tis, hommes effé­mi­nés (entre autres).

Voir aus­si Nadī­tu, Qede­sha, Hié­ro­ga­mie (Hie­ros Gamos)

Déesse Lili­tu, Inanna/Ishtar, Ere­sh­ki­gal, XIXè-XVIIIè siècle av. J.-C. Bri­tish Museum

Pro­py­lée

Un pro­py­lée est à l’o­ri­gine un ves­ti­bule condui­sant à un sanc­tuaire. Aujourd’­hui on l’emploie au plu­riel, il désigne un accès monu­men­tal. C’est la porte d’en­trée d’un sanc­tuaire, la sépa­ra­tion entre un lieu pro­fane (la cité) et un monde divin (le sanctuaire).

Le plus célèbre exemple de pro­py­lée est celui de l’A­cro­pole d’A­thènes, réa­li­sé par Mné­si­clès de 437 à 432 av. J.-C., dans le cadre des grands tra­vaux de Péri­clès après les guerres médiques. Il est com­po­sé d’un ves­ti­bule cen­tral et de deux ailes de chaque côté. À l’Est et à l’Ouest, il est flan­qué de deux por­tiques avec six colonnes doriques. L’aile nord se nomme la pina­co­thèque et était une salle de ban­quet et d’ex­po­si­tion d’œuvres d’art.

Julien David Le Roy. Vue des Ruines des Pro­py­lées, ou de la Porte de la Cita­delle d’Athènes.
Les Ruines des Plus Beaux Monu­ments de la Grèce. 1758.

Rython

Un rhy­ton, rython ou rhy­thon (du grec rhein, cou­ler) désigne un vase en terre cuite ou en métal mesu­rant envi­ron 25 cen­ti­mètres de hau­teur qui se repré­sente sous la forme d’une corne, à une anse, com­por­tant une ouver­ture de fond par laquelle le liquide s’é­coule et dont l’ex­tré­mi­té se ter­mine par une tête ani­male ou humaine. Il a été essen­tiel­le­ment fabri­qué par les Thraces et les Romains au cours des Ve et VIe siècles avant Jésus-Christ. Il était uti­li­sé pour boire mais aus­si pour cer­taines céré­mo­nies et rituels reli­gieux comme lors des libations.

Une bien riche col­lec­tion de rythons

Rython Thrace du tré­sor de Kazan­lak (Seu­tho­po­lis, capi­tale du royaume des Odryses), Bulgarie

Toreu­tique

La toreu­tique est l’art de tra­vailler le métal par le mar­te­lage de métaux (or et argent prin­ci­pa­le­ment) ou par la gra­vure, allant de la simple cour­bure du métal à l’ins­crip­tion de motifs détaillés gra­vés ou en relief dans le métal choi­si. Ce tra­vail se fait par l’u­sage d’ou­tils divers tels que la masse, le mar­teau, des ciseaux à tran­chant en biseau ou encore un burin. On peut ain­si avoir ten­dance à la rap­pro­cher de l’or­fè­vre­rie. La toreu­tique existe depuis la haute anti­qui­té. Elle est attes­tée à l’Age du Bronze et a fleu­ri en Méso­po­ta­mie et en Perse, bien que le terme n’ait été inven­té qu’au XIXe siècle.

Consul­ter le très riche blog des étu­diantes en archéo­lo­gie de Paris I, qui semble mal­heu­reu­se­ment ne plus être ali­men­té depuis 2010.

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Mots d’un voca­bu­laire oublié I

Aver­tis­se­ment: billet à haute teneur en mots rares et pré­cieux, sau­vés de l’oubli.

  1. 1er volet
  2. 2nd volet
  3. 3ème volet
  4. 4ème volet
  5. 5ème volet
  6. 6ème volet
  7. 7ème volet
  8. 8ème volet
  9. 9ème volet
  10. 10ème volet

Lorsque j’é­tais encore étu­diant, je m’é­tais consti­tué un réper­toire, un bête réper­toire de mots que je pou­vais gla­ner au fil de mes lec­tures dans une démarche à plu­sieurs étapes.

  1. Récu­pé­rer les mots incon­nus pour en trou­ver plus tard à l’aide d’un dic­tion­naire la définition.
  2. Col­lec­ter en seul endroit ces petites pépites.
  3. Per­pé­tuer cette col­lec­tion au tra­vers des dif­fé­rents âges de ma vie et ne pas les oublier.

Résul­tat, j’ai per­du ce car­net. Tout au moins ai-je dû l’é­ga­rer dans un endroit si bien caché qu’on le retrou­ve­ra le jour où mes héri­tiers pas­se­ront mes biens par le feu. En atten­dant ce jour, voi­ci un billet en forme de mini-lexique. Les liens ren­voient la plu­part du temps aux articles Wiki­pe­dia dont ils sont issus ou à leurs références.

Ana­dyo­mène

Épi­thète de Vénus ou Aphro­dite : qui sort de l’eau. (poème de Rim­baud) le plus célèbre exemple est La Nais­sance de Vénus de Botticelli.

Venus ana­dyo­mène, Alexandre Caba­nel, 1863

Anas­ty­lose

Terme archéo­lo­gique qui désigne la tech­nique de recons­truc­tion d’un monu­ment en ruines grâce à l’é­tude métho­dique de l’a­jus­te­ment des dif­fé­rents élé­ments qui com­posent son architecture.
Il peut aus­si s’agir d’éléments recons­ti­tués en maté­riaux contem­po­rains pour pré­sen­ter un détail de construc­tion don­nant l’échelle d’un édifice.

Severian relief, Leptis (NW-SE)

Reliefs de l’arc de Sep­time Sévère, Lep­tis Magna, Libye

Astra­gale

L’astra­gale est une mou­lure arron­die, sorte d’an­neau ou de bou­din, sépa­rant le cha­pi­teau de la colonne. Au Moyen Âge, l’as­tra­gale fait géné­ra­le­ment par­tie du cha­pi­teau (consti­tuant ain­si sa base) et est sépa­ré de la colonne par un joint. Dans l’art antique, c’est le contraire : l’as­tra­gale est tou­jours sépa­ré du cha­pi­teau. L’as­tra­gale désigne aus­si une mou­lure régnant sur la façade. On parle de nez de marche en astra­gale, pour les marches ayant un débord en arrondi.

Le terme astra­gale vient du latin astra­ga­lus qui signi­fie « os du talon », lui-même déri­vé du grec astra­ga­los, qui signi­fie « vertèbre ».

Éver­gé­tisme

L’éver­gé­tisme (ou, plus rare, éver­gé­sie) est un terme intro­duit au XXe siècle dans le lexique fran­co­phone par l’his­to­rien André Bou­lan­ger. Il dérive direc­te­ment du verbe grec εύεργετέω signi­fiant « je fais du bien ». Dans sa défi­ni­tion ori­gi­nale, l’évergétisme consiste, pour les notables, à faire pro­fi­ter la col­lec­ti­vi­té de leurs richesses. Il com­plète le clien­té­lisme, lien indi­vi­duel et per­son­nel entre le patron et ses clients. L’his­to­rien Paul Veyne y a consa­cré son impor­tant ouvrage Le Pain et le Cirque.

Pro­con­sul Mar­cus Nomius Bal­bus, éver­gète d’Herculanum

Métope

Une métope est un pan­neau à peu près rec­tan­gu­laire, le plus sou­vent déco­ré de reliefs sous un ban­deau hori­zon­tal. Dans la frise dorique, elle alterne avec les tri­glyphes. Une plaque assez mince porte les reliefs et reste indé­pen­dante de la par­tie pos­té­rieure, ou contre-métope. Une demi-métope est une por­tion de métope occu­pant l’angle d’une frise dorique depuis la Renais­sance. En effet la frise dorique antique se retourne sur un tri­glyphe désaxé par rap­port à la colonne.
Vient du grec « méto­pê », de « méta » : entre et « ôpê » : ouverture.

Modé­na­ture

En archi­tec­ture, on appelle modé­na­ture les pro­por­tions et dis­po­si­tions de l’en­semble des élé­ments d’ornement que consti­tuent les mou­lures et pro­fils des mou­lures de cor­niche ain­si que les pro­por­tions et dis­po­si­tions des membres de façade consti­tuant le style architectural.

Polior­cé­tique

Le terme vient du grec polior­ke­ti­kos, qui désigne ce qui est rela­tif à la tech­nique du siège des villes et places fortes, ou l’art et la tech­nique du siège. On l’ap­plique aus­si à la défense des villes contre les sièges. LES POLIOR­CÉ­TIQUES d’APOLLODORE DE DAMAS COM­PO­SÉES POUR L’EMPEREUR HADRIEN. Tra­duc­tion du texte publié par M. Ch. WES­CHER (Polior­cé­tique des Grecs. 1867, hep. impér., p. 135–193). Avec 37 figures extraites des manus­crits grecs.

Gra­vure d’é­poque du siège de Privas

Suf­fète

Suf­fète est le nom des pre­miers magis­trats de Car­thage. Leur pou­voir ne durait qu’un an. Ils étaient à Car­thage ce que les consuls étaient à Rome.

Han­ni­bal Bar­ca, suf­fète de Carthage

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