Le Perroquet Suédois
Les derniers articles
La cantatrice du Kämp — Chapitres 4 à 6
Saint-Pétersbourg. 1910. Elle arrive par le train de nuit, celui qui part d’Helsinki à onze heures du soir et qui traverse la frontière à l’aube. La Finlande est encore russe, à cette époque. Un Grand-Duché de l’Empire, avec ses propres lois et sa propre monnaie, mais russe quand même. Le Tsar est le Grand-Duc. Les soldats russes patrouillent dans les rues. Et les artistes finlandais vont à Saint-Pétersbourg comme on va à la capitale, parce que c’est là que tout se joue.
La cantatrice du Kämp — Chapitres 1 à 3
Le ferry accoste à huit heures du matin. Novembre. Il fait encore nuit. Alma Löfgren descend la passerelle avec cette lenteur qu’elle a apprise à transformer en majesté. Soixante-quinze ans. Une canne à pommeau d’argent qu’elle n’utilisait pas il y a dix ans et qu’elle utilise désormais, non par nécessité mais par coquetterie — une canne de diva, une canne de femme qui a chanté Isolde et qui entend qu’on s’en souvienne.
Les nuits du Strand — Chapitre 6
Le dernier jour. Lars s’est réveillé avec la lumière. Louise était déjà habillée, assise au bord du lit, son téléphone à la main. — Mon vol est à quatorze heures.
Un voyage hors du temps
Vous êtes donc dans un espace, perdu dans le nulle part, qui fête cette année ses quinze ans.

