Je songe aux aver­tis­se­ments que for­mu­lait, dès 1618, Pierre Ber­tius, cos­mo­graphe du Roy Très Chres­tien. « La froi­dure y est indomp­table… et… en tue plu­sieurs. L’hi­ver y dure neuf mois sans plou­voir… Les plus riches se défendent… par le feu ; les autres par se frot­ter les pieds et les autres par la cha­leur des cavernes de la Terre. Tout ce pais est plein d’ours cruels avec les­quels les habi­tants ont une guerre conti­nuelle. Il y aus­si… si ce qu’on dit est vray, des licornes. Tous tiennent qu’il y a des hommes pyg­mées… Les pyg­mées ont, paraît-il, une forme humaine, che­ve­lus jusques au bout des doigts, bar­bus aux genous, mais brutes sans parole et sans rai­son, sif­flant à la façon des oyes… »

Rap­por­té par Jean Malau­rie, in Les der­niers rois de Thu­lé
(édi­tion de 1989)

Carte de Pierre Ber­tius, Ter­ra Novae

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