Oct 3, 2010 | Arts, Photo |
A l’issue d’un week-end de dépressif confiné dans la fièvre et la douleur, je me suis réveillé avec quelques petites merveilles trouvées sur mon chemin.
Kanako Sasaki

Xiao

Et également ces photos très impressionnantes des alentours de ce volcan dont personne n’ose plus prononcer le nom sans se ridiculiser sur trois générations ; Eyjafjallajökull, photographié par Sean Stiegemeier et en vidéo.

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Oct 3, 2010 | Autour du design, Passerelle |
C’est un fauteuil qui fait partie de mon passé, de ma chambre de jeune garçon. Je l’ai placé près de la fenêtre, tournant le dos à la lumière pour pouvoir y lire tranquillement dans un confort rare. Lire Rick Bass ou regarder les premiers épisodes des X‑files en buvant un thé au jasmin ou en écrivant quelques mots.
C’est un exemplaire du premier fauteuil créé par Hugues Steiner en 1948, créé avec la technique du bois courbé à la vapeur, en parfait état…

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Oct 2, 2010 | Passerelle |

Je ne suis pas beaucoup là parce que je suis ailleurs. Je me suis donné des projets, la possibilité de suivre mes envies en laissant un peu de côté le reste. Je me suis rendu compte également qu’une chose avait changé dans ma vie ; mon rythme de sommeil. Je me lève plus tôt, je pars plus tôt, mon temps de trajet est plus court, je commence à travailler entre 1h30 et 2h00 plus tôt qu’avant et par voie de conséquence, je termine aussi plus tôt. J’ai l’impression que mon intellect est sollicité d’une manière différente et qu’il va me falloir tout de même un temps d’adaptation pour y arriver. Pour l’instant, je suis simplement balloté entre des journées de travail prenantes et une fatigue déconcertante.
Promis, ce week-end, je me repose et je reviens.
Je viens tout de même de retrouver l’auteur de cette citation, c’est Samuel Johnson.
L’enfer est pavé de bonnes intentions.
Et Goya :
Le sommeil de la raison engendre des monstres.
Je vais faire un peu de surf et je reviens.
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Sep 26, 2010 | Passerelle |
L’automne aidant, le souffle du changement se fait ressentir. Dans mon paysage blogophérique, un grand bouleversement se prépare puisque Bloglines va arrêter définitivement son service le 1er octobre prochain. L’invention de Google Reader lui avait fait un mal incroyable et sa version bêta sera restée bêta jusqu’à la fin. Le rachat par Ask.com n’a pas suffit à pérenniser le meilleur agrégateur de flux en ligne et aujourd’hui, les milliers d’habitués dont je faisais partie vont devoir s’en passer, et cette fois-ci, je vais devoir me rabattre sur GReader puisque sa technologie a tout emprunté au futur défunt. Sur Presse-Citron, on se demande si l’émergence des réseaux sociaux, notamment Twitter et Facebook n’a pas définitivement asséné le coup de grâce aux agrégateurs en général, mais c’est une confusion des genres qui prétend que l’information peut passer par ces simili-agrégateurs. La vocation n’est pas la même, l’utilisation non plus, ce n’est pas le même registre.

L’émergence des agrégateurs a accompagné les fantômes du web 2.0, mais c’était sans compter l’intérêt primordial que les lecteurs de blogs pouvaient y trouver avec des outils simples. Le web 2.0 n’a jamais vécu, et sa mort correspond à la date de sa naissance, mais ce qui se passe aujourd’hui, symptomatiquement et en corrélation avec l’émergence des réseaux sociaux, c’est la dilution de l’information. Là où les agrégateurs permettait de sélectionner l’information, Twitter et Facebook déversent à nouveau un flot inclassable.
Si Bloglines n’a pas résisté, c’est qu’une fois de plus on a confondu l’information avec la donnée.
PS: le changement de décor est purement temporaire
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Sep 25, 2010 | Architectures, Histoires de gens |
Commencer sa soirée en regardant le chemin tortueux de l’Alice de Tim Burton (une bien belle histoire presque antique servie par une réalisation approximative et des effets spéciaux pour le moins bâclés) et la terminer par un documentaire sur les fractales de Benoit Mandelbrot a quelque chose de surréaliste, d’autant que je me suis réveillé sur le canapé avec les images d’un documentaire sur la retraite.
Les fractales de Mandelbrot, un univers que les mathématiciens traditionnels rejettent, une nouvelle théorie qui attira à son fondateur les foudres de ses collègues scientifiques. Dans ce nouvel objet de la science, il y avait pour moi la part de mystère que des gens comme Stephen Hawking venaient de révéler, une science nouvelle qui philosophiquement, mais également pour tous les domaines de la connaissance humaine, remettait en cause les notions de finitude, introduisant la possibilité d’une part d’infini dans le fini, et pourquoi pas, l’œuvre de Dieu, Stephen Hawking qui vient d’affirmer que finalement, Dieu avait bien crée l’univers, mais selon les lois de la physique…
Je suis resté captivé par ce documentaire où Mandelbrot explique comment il a eu la première intuition concernant l’existence des figures fractales en regardant les estampes d’Hokusai. Dans la grande vague de Kanagawa, comme dans cette autre estampe nommée Fuji dans l’orage, on comprend que les motifs des vagues et des nuages sont tous identiques et que la structure de l’ensemble n’est que la répétition d’un seul motif. Hokusai avait donné à son œuvre, aux alentours de 1830, un systématisme applicable à la nature. La nature ne serait donc pas tant que ça inspirée par le chaos.
Les travaux de Mandelbrot s’appuie sur plusieurs travaux antérieurs :
Le paradoxe d’Achille et de la tortue
Zénon d’Élée, mathématicien grec, tenta de soutenir la thèse parménidienne et sophistique de la non-existence du mouvement. Pour cela il rédigea ses célèbres paradoxes selon lesquels notamment, Achille ne pourra jamais parcourir la même distance que la tortue.

La poussière de Cantor
Figure géométrique simple, c’est la répétition d’une forme qui ne trouve pas sa place dans la géométrie euclidienne (définie comme un espace vectoriel ou de dimension finie) puisque qu’en prenant un segment 0–1, en le séparant en trois espaces égaux et en enlevant le morceau médian, on se retrouve avec une figure qui, si elle est réitérée, tend toujours vers 0, sans pour autant l’atteindre.

Le flocon de Von Koch
Figure géométrique dessinée bien avant les fractales par le mathématicien Helge Von Koch, le flocon (ou la courbe) de Von Koch est une figure dégradée sur chacun de ses segments par la représentation de l’ensemble. Contournée de manière récursive, la figure peut ainsi se reproduire à l’infini, en conservant comme motif spécifique le motif initial.

L’ensemble de Julia
Popularisés avec la publication des œuvres de Mandelbrot, les travaux de Gaston Julia étaient tombés dans l’oubli. Mandelbrot ne fera qu’étendre la définition de l’ensemble de Julia qui est une représentation graphique de la récursivité d’une équation sur son propre résultat.

Les travaux de Mandelbrot donneront lieu à la théorie des fractales. Lorsqu’il travaillait chez IBM, c’est lui qui le premier a compris d’où venaient les problèmes de transmission de données par liaison téléphone en découvrant que les signaux étaient eux-même sujets à des fluctuations dont la répétition de la fréquence était manifeste et reproductible. Il s’attacha également à tenter de comprendre comment mesurer les longueurs des côtes d’un littoral et détermina que la mesure pouvait fluctuer en fonction de l’échelle utilisée. Plus l’échelle est petite, plus on se rapproche de la mesure exacte, sans pour autant atteindre une mesure réelle. On introduit à la place de la longueur, la notion de « rugosité ».
Mandelbrot, sur la base du travail de Julia, mettra en forme sa propre équation dans ce qu’on appelle aujourd’hui l’ensemble de Mandelbrot, une icône mondialement connue, qui a même inspirée dans une certaine mesure le graphisme de la génération psychédélique, qui met en évidence le principe d’auto-similarité, de récursivité de la figure géométrique et qui surtout introduit la notion d’infini dans le champ d’étude du fini. L’avantage de ces travaux n’est pas qu’une simple innovation intellectuelle de la pensée mathématique ; en effet on trouve dans le champ de la science et de l’industrie des applications pratiques, comme notamment la découverte des antennes fractales par Nathan Cohen, qu’aujourd’hui on trouve à grande échelle… dans nos téléphones portables.

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