Les merveilles de Jean Painlevé #4 – L’hippocampe ou “cheval de mer”

Quatrième volet des merveilles de Painlevé. On passe quelques années et nous voici dans une autre époque ; de la musique et de la voix. Malgré un ton un peu académique, ce petit film est plein d’une certaine poésie, surtout quand il s’agit de ces petites bébêtes pour lesquelles j’ai toujours eu beaucoup d’affection. Et puis avouez-le, on n’a pas tous les jours l’occasion de voir un hippocampe par transparence.

L’hippocampe ou “cheval de mer”
de Jean Painlevé
France/1934/14’23” (more…)

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Les merveilles de Jean Painlevé #3 – La daphnie

Troisième volet des merveilles de Painlevé avec cette daphnie qu’on ne connait quasiment que pour servir de nourriture aux poissons d’aquarium. Découvrez cette petite bestiole faisant partie de l’ordre des crustacés, qui se déplace à l’aide de ses antennes, qui n’a qu’un seul œil et qui se fait nettoyer les antennes par des bestioles encore plus petites, les infusoires… La nature est pleine de ressources…

La Daphnie
de Jean Painlevé
France/1929/09’28” (more…)

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Les merveilles de Jean Painlevé #2 – Les Oursins

Second volet des merveilles de Jean Painlevé avec ces petits oursins des sables dont les cils bougent dans un mouvement ondulant et dont les organes s’ébrouent dans le courant des marées. Hypnotique à souhait, muet, il n’en reste pas moins que c’est une œuvre scientifique et vous ne ressortirez pas de là en ignorant ce qu’est une tige flexueuse ou un pédicellaire.

Les Oursins
de Jean Painlevé
France/1929/10’10” (more…)

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Les merveilles de Jean Painlevé #1 – La pieuvre

Jean Painlevé, fils du célèbre Paul Painlevé, mathématicien et Président du Conseil sous la IIIème République, est l’homme qui a donné ses premières lettres de noblesse au documentaire scientifique. D’abord pris pour une hurluberlu dont les méthodes n’avaient rien de scientifique, il permit d’ouvrir la voie à nombre de documentaristes qui lui sont redevables. Même lorsqu’ils sont muets, ses films montrent que le parti pris est clairement esthétique et une certaine poésie calme s’en dégage. On commence avec celui-ci que j’aime beaucoup, la pieuvre…

La Pieuvre
de Jean Painlevé
France/1928/12’54”
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Karl Bartos – Live cinema

Bartos est un nom qu’on n’oublie pas, surtout lorsqu’il vient se produire à deux pas de chez vous, au centre des arts d’Enghien-les-bains. Il ne fait pas partie du noyau fondateur de Kraftwerk, le groupe pionnier en matière de musique électronique créé par Ralf Hütter et Florian Schneider, mais il en est un des membres éminents des premiers temps.

A l’origine de certains de titres les plus connus, on considère souvent qu’il est le plus original de la bande et c’est d’ailleurs ce qui le fera quitter la troupe puisque ses visions de la musique était largement plus progressistes que celles de deux membres fondateurs. On le voit d’ailleurs bien dans son dernier spectacle puisque s’il y est souvent question de son compagnon de route Wolfgang Flür, les images concernant les deux autres sont soigneusement évitées, laissant présager d’un conflit dans lequel il préfère certainement se passer de cet encombrant héritage. Toutefois, il n’hésite pas à reprendre sur scène certains des plus grands titres de Kraftwerk — surtout lorsqu’il en est le principal instigateur.

[audio:the_camera.xol]

Le spectacle Live Cinema qu’a monté Bartos avec son acolyte Mathias Black au mixage est un réel travail de scénographie et de production d’image, car depuis la dissolution (même si Kraftwerk continue de se produire avec Hütter) du groupe, Bartos a continué de publier des albums de son côté, tout en montant un spectacle à partir des courts-métrages qu’il a réalisé ces dernières années. On y retrouve certains des titres phares du groupe (Trans Europe Express, Tour de France, Robots, Das Model, etc.) mais également les titres de son album Communication, dont The Camera, illustré superbement par les images de Blow up d’Antonioni et de Peeping Tom de Michael Powell.
Un spectacle superbe, réglé au millimètre, orchestré par un Bartos fringuant, souriant et dont la voix, toujours aussi claire est la véritable pâte de sa présence auprès du groupe allemand pendant toutes ces années de succès. Ses réorchestrations sont beaucoup plus rythmées, on sent le percussionniste dans son meilleur œuvre. Du début à la fin, tout glisse, rien n’accroche, jusqu’au final où les salutations, brèves, mettent un terme au spectacle sans rappel, un spectacle halluciné, hypnotique, pour ne pas dire chamanique.

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