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La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 19 et 20

La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 10 à 12

De retour au Gel­lért, Osman trou­va l’hôtel en effer­ves­cence. Ferenc était réap­pa­ru. Le lift-boy avait repris son poste au pater­nos­ter comme si de rien n’était. Il por­tait son uni­forme impec­cable, action­nait les manettes avec sa pré­ci­sion habi­tuelle, et citait Witt­gen­stein aux clients interloqués.

La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 19 et 20

La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 7 à 9

Pamuk des­cen­dit l’escalier de ser­vice — pas le grand esca­lier de marbre, pas le pater­nos­ter, mais un esca­lier étroit, dis­si­mu­lé der­rière une porte de ser­vice que per­sonne n’utilisait jamais. Osman le sui­vit, de plus en plus intri­gué. Le chat sem­blait savoir exac­te­ment où il allait. Il des­cen­dait avec l’assurance d’un guide, s’arrêtant par­fois pour véri­fier que l’humain suivait.

La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 19 et 20

La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 4 à 6

« Vous devez abso­lu­ment venir », dit Nigel Ash­worth-Pen­ning­ton. C’était le troi­sième jour d’Osman au Gel­lért, et l’hydrologue bri­tan­nique avait adop­té l’Ottoman avec l’enthousiasme d’un gol­den retrie­ver décou­vrant un nou­veau maître. Il l’attendait chaque matin aux bains, le rejoi­gnait pour le déjeu­ner, et lui expo­sait ses théo­ries sur la plom­be­rie romaine avec une pas­sion qui ne fai­blis­sait jamais.

La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 19 et 20

La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 1 à 3

Le train entra en gare de Buda­pest-Kele­ti avec cette len­teur majes­tueuse qu’affectent les express inter­na­tio­naux lorsqu’ils daignent enfin s’arrêter quelque part. Osman Fazıl Bey, debout dans le cou­loir du wagon-lit, regar­dait défi­ler les quais sans les voir. Il por­tait un cos­tume de Savile Row — cadeau d’un atta­ché bri­tan­nique en des temps meilleurs — et un fez bor­deaux qu’il n’avait aucune inten­tion d’ôter, quoi qu’en pen­sât la Répu­blique turque et ses décrets vestimentaires.

Une sai­son au She­pheard’s — Par­tie 5 (fin)

Une sai­son au She­pheard’s — Par­tie 5 (fin)

On lui don­na une heure pour récu­pé­rer ses affaires au She­pheard’s. Un offi­cier l’ac­com­pa­gna. Dans le taxi, Dor­lange regar­dait défi­ler les rues du Caire — les mêmes rues qu’il avait par­cou­rues avec Nehad, la nuit, il y avait si peu de temps. Tout lui sem­blait étran­ger main­te­nant, comme un décor qu’on aurait démon­té et remon­té à l’i­den­tique, mais dont quelque chose aurait changé.

Une sai­son au She­pheard’s — Par­tie 5 (fin)

Une sai­son au She­pheard’s — Par­tie 4

Août arri­va comme une fièvre. La cha­leur était deve­nue une chose solide, un mur qu’on tra­ver­sait pour aller d’un endroit à l’autre. Les gens ne mar­chaient plus — ils se traî­naient, s’ar­rê­taient à l’ombre, repar­taient. Au She­pheard’s, les ven­ti­la­teurs tour­naient jour et nuit mais ne ser­vaient à rien. Les draps étaient trem­pés dès le réveil. On buvait de l’eau tiède, du thé tiède, du whis­ky tiède. On atten­dait le soir.

Une sai­son au She­pheard’s — Par­tie 5 (fin)

Une sai­son au She­pheard’s — Par­tie 3

Elle l’emmena à la Cité des Morts. Le taxi les dépo­sa à la lisière du quar­tier, là où la ville s’ar­rê­tait et où com­men­çait autre chose. Des tombes, d’a­bord — des mau­so­lées, des dômes, des pierres blanches sous la lune. Puis des mai­sons, basses, col­lées aux tombes, construites entre elles, contre elles, par­fois dedans. Des lumières aux fenêtres. Des gens qui vivaient là, par­mi les morts.

Le bichon de l’Hô­tel Paříž — MARDI

MAR­DI — Où l’ins­pec­teur Pru­nelle mène l’en­quête avec une méthode toute per­son­nelle, inter­roge des témoins qui n’ont rien vu, et découvre que les deux affaires dont il s’oc­cupe n’en font peut-être qu’une seule.

Le bichon de l’Hô­tel Paříž — LUNDI

LUN­DI — Où l’ins­pec­teur Pru­nelle arrive à Prague, découvre l’Ho­tel Paris, et se trouve mêlé bien mal­gré lui à une affaire de la plus haute importance.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 7

Godard vint le trou­ver le sur­len­de­main, à l’aube. Bah­ram était dans le jar­din, comme chaque matin depuis qu’il avait trou­vé la minia­ture, car il ne dor­mait plus guère, car les nuits étaient peu­plées de rêves étranges où Mos­tow­fi lui par­lait dans une langue qu’il ne com­pre­nait pas.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 6

« Vous êtes trem­pé, Naha­van­di. » La voix venait de l’ombre des arcades, et Bah­ram se figea, la minia­ture ser­rée contre sa poi­trine, l’eau du bas­sin ruis­se­lant de ses vête­ments sur les dalles de pierre. André Godard sor­tit de l’obscurité.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 5

Le cri vint de l’aile est. C’était un cri de femme, aigu, déchi­rant, un cri qui tra­ver­sa les murs épais de l’Abbasi et fit lever les têtes sur la ter­rasse du thé, où les clients pre­naient leur petit-déjeu­ner dans la lumière dorée du matin, et Bah­ram, qui était assis seul à sa table avec un verre de thé et un mor­ceau de pain, sen­tit quelque chose se gla­cer dans sa poitrine.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 4

Le len­de­main matin, Bah­ram déci­da de quit­ter l’hôtel. Non pas de par­tir, non pas de faire ses valises et de reprendre la route vers Per­sé­po­lis ou Téhé­ran, mais sim­ple­ment de sor­tir, de mar­cher dans la ville, de retrou­ver Ispa­han au-delà des murs de l’Abbasi, car il sen­tait qu’il avait besoin de res­pi­rer un autre air, de voir d’autres visages.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 3

Arthur Upham Pope arri­va sur la ter­rasse du thé à cinq heures pré­cises, comme s’il avait atten­du der­rière une porte que l’horloge son­nât, et son entrée fut remar­quée de tous, car Pope ne savait pas entrer quelque part sans être remar­qué, c’était au-des­sus de ses forces, c’était contraire à sa nature même, et d’ailleurs il n’aurait pas vou­lu entrer autrement.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 2

Le len­de­main matin, Bah­ram se réveilla avec l’ap­pel à la prière. Ce n’é­tait pas le muez­zin de la mos­quée voi­sine qui l’a­vait tiré du som­meil — celui-là chan­tait trop loin, sa voix arri­vait assour­die, fil­trée par les murs épais de l’Ab­ba­si — mais un autre, plus proche, dont le chant mon­tait d’une petite mos­quée de quar­tier que Bah­ram ne connais­sait pas.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 1

L’hô­tel Abba­si avait été bâti pour accueillir les cara­vanes. C’é­tait au temps de Shah Abbas le Grand, au début du dix-sep­tième siècle, quand Ispa­han était la capi­tale du monde et que les mar­chands de la route de la soie avaient besoin d’un lieu où dépo­ser leurs bal­lots de tis­sus précieux.

Le déluge au Baron d’A­lep — Par­tie 3

Thi­rion res­ta incons­cient pen­dant deux heures. On l’avait trans­por­té dans sa chambre, et le méde­cin appe­lé par Maz­lou­mian avait diag­nos­ti­qué une com­mo­tion sans gra­vi­té. Il se réveille­rait avec un mal de crâne et un trou dans la mémoire, mais rien de plus.