J’ai connu Yma Sumac par un heureux hasard, en lisant un article sur Bernard Lavilliers (que je n’apprécie que moyennement). J’ai appris également que Vanessa Paradis en parlait dans son tube interplanétaire Jo le Taxi (et dire que j’ai manqué ça ! ).
Yma Sumac, de son vrai nom Zoila Augusta Emperatriz Chávarri del Castillo était une femme hors du commun. Descendante directe d’Atahualpa, dernier empereur inca assassiné garrotté par les Espagnols en 1553, elle chantait de sa voix de mezzo-soprano sur plus de quatre octaves, ce qui est incroyablement rare. Personnalité exubérante, véritable diva, elle mettait sa voix au service de chants traditionnels inca, mais aussi du mambo, qu’elle contribua à faire connaître à partir des années 50. Véritable porte-parole de son peuple, elle était adulée au Pérou, mais a vite conquis une renommée internationale lorsqu’elle arriva sur New-York pour s’y produire. En véritable diva, elle a longtemps refusé qu’on filme ses prestations vocales, préférant la scène.
Aujourd’hui encore, on entend quelques uns de ses plus grands tubes dans les jingles télé ou radio. Deux exemples de ce qu’elle faisait :
Chuncho (The Forest Creatures) : le morceau sur lequel elle étend sa voix sur 4 octaves 1/8
[audio:chuncho.xol]Bo mambo
[audio:bomambo.xol]
quand je pense que tu ne connais pas les paroles de Joe le Taxi !!! tss tss
ce qui est marrant, c’est que pour moi le mambo est désormais associé à Jean Dujardin et à son OSS 117 (Rio ne répond plus) tchikitchikitchik
Ah ben c’est la même époque hein, l’époque de notre Rais à nous 😉