Le Perroquet Suédois
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Une saison au Shepheard’s — Partie 5 (fin)
On lui donna une heure pour récupérer ses affaires au Shepheard’s. Un officier l’accompagna. Dans le taxi, Dorlange regardait défiler les rues du Caire — les mêmes rues qu’il avait parcourues avec Nehad, la nuit, il y avait si peu de temps. Tout lui semblait étranger maintenant, comme un décor qu’on aurait démonté et remonté à l’identique, mais dont quelque chose aurait changé.
Une saison au Shepheard’s — Partie 4
Août arriva comme une fièvre. La chaleur était devenue une chose solide, un mur qu’on traversait pour aller d’un endroit à l’autre. Les gens ne marchaient plus — ils se traînaient, s’arrêtaient à l’ombre, repartaient. Au Shepheard’s, les ventilateurs tournaient jour et nuit mais ne servaient à rien. Les draps étaient trempés dès le réveil. On buvait de l’eau tiède, du thé tiède, du whisky tiède. On attendait le soir.
Une saison au Shepheard’s — Partie 3
Elle l’emmena à la Cité des Morts. Le taxi les déposa à la lisière du quartier, là où la ville s’arrêtait et où commençait autre chose. Des tombes, d’abord — des mausolées, des dômes, des pierres blanches sous la lune. Puis des maisons, basses, collées aux tombes, construites entre elles, contre elles, parfois dedans. Des lumières aux fenêtres. Des gens qui vivaient là, parmi les morts.
Un voyage hors du temps
Vous êtes donc dans un espace, perdu dans le nulle part, qui fête cette année ses quinze ans.
