Le Perroquet Suédois
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La confrérie des eaux — Les Chroniques du Gellért — Chapitres 7 à 9
Pamuk descendit l’escalier de service — pas le grand escalier de marbre, pas le paternoster, mais un escalier étroit, dissimulé derrière une porte de service que personne n’utilisait jamais. Osman le suivit, de plus en plus intrigué. Le chat semblait savoir exactement où il allait. Il descendait avec l’assurance d’un guide, s’arrêtant parfois pour vérifier que l’humain suivait.
La confrérie des eaux — Les Chroniques du Gellért — Chapitres 4 à 6
« Vous devez absolument venir », dit Nigel Ashworth-Pennington. C’était le troisième jour d’Osman au Gellért, et l’hydrologue britannique avait adopté l’Ottoman avec l’enthousiasme d’un golden retriever découvrant un nouveau maître. Il l’attendait chaque matin aux bains, le rejoignait pour le déjeuner, et lui exposait ses théories sur la plomberie romaine avec une passion qui ne faiblissait jamais.
La confrérie des eaux — Les Chroniques du Gellért — Chapitres 1 à 3
Le train entra en gare de Budapest-Keleti avec cette lenteur majestueuse qu’affectent les express internationaux lorsqu’ils daignent enfin s’arrêter quelque part. Osman Fazıl Bey, debout dans le couloir du wagon-lit, regardait défiler les quais sans les voir. Il portait un costume de Savile Row — cadeau d’un attaché britannique en des temps meilleurs — et un fez bordeaux qu’il n’avait aucune intention d’ôter, quoi qu’en pensât la République turque et ses décrets vestimentaires.
Un voyage hors du temps
Vous êtes donc dans un espace, perdu dans le nulle part, qui fête cette année ses quinze ans.
