La zone, c’est cette par­tie du monde, trop bien connue, bien­tôt rejointe par celle de Fuku­shi­ma, qui dans un rayon de trente kilo­mètres autour de la cen­trale de Tcher­no­byl est cen­sée être inha­bi­tée, un no man’s land ter­ri­fiant, com­po­sé de plu­sieurs villes fan­tômes, dont Pri­pyat fon­dée en 1970, cin­quante mille habi­tants éva­cués, popu­la­tion aujourd’hui : zéro. La réa­li­té est un peu plus contro­ver­sée, car cette zone est encore habi­tée par un mil­lier d’ouvriers, offi­ciel­le­ment, trois ou quatre fois plus en réa­li­té. Les enfants mineurs et les femmes enceintes ou en âge de pro­créer n’y sont pas auto­ri­sés. Là aus­si, les règles sont souples. Quoi qu’il en soit, ceux qui n’ont pas vou­lu quit­ter la zone peuvent y vivre, les auto­ri­tés les jugent de toute façon fou­tus.
La zone est un web­do­cu­men­taire trou­blant, en immer­sion dans la vie de ces délais­sés, Russes deve­nus Ukrai­niens mais tou­jours autant conta­mi­nés, dans une région où l’on cueille des cham­pi­gnons, où l’on pille les appar­te­ments pour en récu­pé­rer le bois et où l’on brûle les livres pour faire du feu… Où l’on se rend compte que la catas­trophe nucléaire a non seule­ment tué des dizaines de mil­liers d’âmes, mais éga­le­ment l’espoir.
L’histoire de Palies­ka, c’est l’histoire d’une ville conta­mi­née, moins connue que Pri­pyat, mais qu’on a cher­ché à dis­si­mu­ler en reti­rant la terre sur cinq mètres, en chan­geant les toi­tures et le bitume des routes… et en éva­cuant sa popu­la­tion dix ans après…

Récem­ment, le pré­sident ukrai­nien a deman­dé à l’Agence Inter­na­tio­nale de l’Énergie Ato­mique la pos­si­bi­li­té de pou­voir exploi­ter à nou­veau les terres conta­mi­nées. Pour l’instant, la réponse est tou­jours non.

Prypiat: Public Swimming Pool

Pri­pyat est deve­nu aujourd’hui un des hauts lieux d’une nou­velle forme de tou­risme, le tou­risme nucléaire…
Loca­li­sa­tion de Pri­pyat sur Google Maps.

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