L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 23 à 25 — Épilogue)
by Romuald Le Peru | 07/01/2026 | Le dé du Sultan | 0 Comments
Ce soir-là, Percival proposa une partie de backgammon. Pas une partie ordinaire — LA partie. Celle qu’ils n’avaient jamais jouée « Avec les dés du Sultan, précisa-t-il. » Rupert hésita. « Nous les avons gardés séparés pendant dix ans. »
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 20 à 22)
by Romuald Le Peru | 07/01/2026 | Le dé du Sultan | 0 Comments
Rupert n’avait jamais écrit aussi vite de sa vie. Assis dans sa chambre, une bouteille de raki à portée de main (« pour l’inspiration », justifiait-il), il tapait frénétiquement sur sa machine à écrire Remington.
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 17 à 19)
by Romuald Le Peru | 07/01/2026 | Le dé du Sultan | 0 Comments
Le lendemain de leur fuite spectaculaire de Sainte-Sophie, Rupert et ses compagnons se retrouvèrent confrontés à un problème pratique : où cacher six rouleaux de parchemin byzantin authentique quand une organisation secrète allemande et un baron traître vous poursuivent activement ?
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 13 à 16)
by Romuald Le Peru | 07/01/2026 | Le dé du Sultan | 0 Comments
Il y a, dans l’existence, des moments où l’on réalise que toute prétention au contrôle de sa propre destinée n’est qu’une illusion confortable. Pour Rupert Beauregard Whitcombe, ce moment arriva précisément lorsque Herr Kraus pointa un revolver Luger dans sa direction avec le détachement clinique d’un fonctionnaire allemand remplissant un formulaire.
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 9 à 12)
by Romuald Le Peru | 07/01/2026 | Le dé du Sultan | 0 Comments
Miss Agatha Penworthy était le genre de femme qui pouvait faire reculer un régiment de soldats turcs par la seule force de son regard désapprobateur. À soixante-deux ans, vêtue invariablement de robes grises boutonnées jusqu’au menton, elle incarnait la respectabilité britannique avec une détermination qui frisait le fanatisme.
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 6 à 8)
by Romuald Le Peru | 07/01/2026 | Le dé du Sultan | 0 Comments
Il existe plusieurs manières appropriées de réagir à la découverte d’un squelette humain dans une chambre d’hôtel fermée depuis vingt-trois ans. Hurler, par exemple, est tout à fait acceptable. S’évanouir également. Fuir en courant pourrait même être considéré comme raisonnable et envisageable.
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 4 à 5)
by Romuald Le Peru | 07/01/2026 | Le dé du Sultan | 0 Comments
Minuit au Pera Palace possédait une qualité particulière. Le silence n’était jamais tout à fait complet — il y avait toujours le grincement d’un parquet, le murmure d’une conversation fantôme dans les murs, le soupir d’un empire qui refusait de mourir tout à fait.
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 1 à 3)
by Romuald Le Peru | 06/01/2026 | Le dé du Sultan | 0 Comments
Il existe, dans la géographie morale de Constantinople, certains lieux où le temps ne s’écoule pas selon les lois ordinaires de la physique newtonienne. L’Hôtel Pera Palace était précisément l’un de ces endroits, et Rupert Beauregard Whitcombe allait bientôt le découvrir à ses dépens.
Les eaux immobiles de Bangkok (Les oubliés du pays doré #21)
by Romuald Le Peru | 13/12/2025 | Les oubliés du pays doré | 0 Comments
Le long du khlong Saen Saep, l’eau boueuse charrie des débris de polystyrène et des fleurs de lotus fanées. Le long-tail boat glisse entre les passerelles branlantes, et je m’accroche à la barre de métal rouillé tandis que le conducteur accélère dans un rugissement qui me fait penser à celui d’un tracteur poussé à plein régime. Personne ne regarde le paysage. Les passagers se prennent en photo avec leurs téléphones, bousculés par les embardées du pilote qui évite les déchets flottants.
Bangkok, Blues de Guerre (Les oubliés du pays doré #20)
by Romuald Le Peru | 12/12/2025 | Les oubliés du pays doré | 0 Comments
Bangkok. 1967. On arrive à Venise par la mer. On arrive à Bangkok par le fleuve. C’est une loi géographique autant que romanesque. La Chao Phraya charrie ses eaux brunes entre les temples dorés et les barges de riz, indifférente au siècle qui passe. Mais en ce mois de juillet 1967, quelque chose a changé dans l’air épais de la capitale siamoise. Une odeur de bourbon et de kérosène se mêle aux effluves de citronnelle et d’encens.