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Auto­chromes du musée Albert Kahn

L'année dernière, avec mon fils et ma grand-mère, nous sommes allés visiter le musée Albert Kahn, ou plutôt les superbes jardins du musée, car si l'intérêt de cette résidence située en bord de seine à Boulogne-Billancourt réside principalement dans les jardins agencés...

Kim Høl­ter­mand

Rares sont les photographes qui s'expriment comme des poètes, dans un jeu de lumières et de ténèbres, dans une métrique simple et une douceur presque lugubre. Il y a de l'école de Düsseldorf dans ces clichés d'une sobriété envahissante, une âme persistante, dans un...

Came­ra obscura

J'ai parlé hier de Sebastian Schutyser et de ses photos prises à la chambre noire. La chambre noire ou camera obscura est l'appareil photo du pauvre, simplement fabriquée avec une boîte percée d'un trou d'aiguille (pinhole). Elle permet de faire de photos sans...

Sebas­tian Schu­ty­ser — Ermita

Sebastian Schutyser a photographié 575 chapelles romanes à travers l'Europe avec un sténopé (ou "pinhole camera"). Toutes ces structures ont pour point commun d'être des lieux construits à l'écart du monde. Un travail superbe sur l'architecture de l'humilité et de la...

Un coup de télé­phone d’Is­tan­bul n°1

A l'issue d'un week-end de dépressif confiné dans la fièvre et la douleur, je me suis réveillé avec quelques petites merveilles trouvées sur mon chemin. Kanako Sasaki Xiao Et également ces photos très impressionnantes des alentours de ce volcan dont personne n'ose...

Retour à l’argentique

C’est un appareil semi-automatique qui se trouvait sur l’étagère au-dessus de la penderie de mes grands-parents. Je chérissais cet endroit pour le fait qu’elle recèle mille et un trésors que je ne me suis jamais aventuré à aller déterrer. J'y aimais particulièrement...

Peintres de la lumière au milieu des hommes n°9

Il fait une chaleur assourdissante, mais qui s'en plaindrait. C'est le moment de naviguer un peu parmi ce photographes peintres de la lumière au son d'un bon morceau de soul légendaire par un des plus grands chanteurs du genre, Gil Scott-Heron. Allez, profitons-en...

Dia­po­si­tives égyptiennes

Sur le site du Brooklyn Museum, une superbe collection de diapositives datant du début du XXème siècle, colorisées à la main, décrivant aussi bien les fouilles archéologiques de l'époque que des lieux ou des personnages. Des paysages fantomatiques et une impression de...

La fosse aux cobras — Cha­pitres 9 à 12

Elle arri­va un ven­dre­di de février, par la porte vitrée, avec un sac à dos trop gros pour son corps et un car­net Moles­kine ser­ré contre sa poi­trine comme un bouclier.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 5 à 8

Il arri­va un jeu­di de décembre, par le vol de Franc­fort, avec deux valises, un sac en ban­dou­lière bour­ré de cahiers et une barbe de trois jours qui lui don­nait l’air d’un homme qui a ces­sé de se sou­cier de son appa­rence depuis suf­fi­sam­ment long­temps pour que cette négli­gence soit deve­nue un style.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 1 à 4

Le pla­teau n’é­tait pas en argent. Étain, peut-être, ou un alliage que per­sonne n’a­vait jamais su nom­mer, mais Nong l’ap­pe­lait le pla­teau d’argent parce que c’é­tait ain­si que le Dr. Henn l’a­vait appe­lé la pre­mière fois, en 1974, quand elle avait dix-huit ans et ne com­pre­nait pas un mot d’anglais.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 7 à 10

Le mer­cre­di, ils firent l’a­mour. Ce ne fut pas bru­tal, ce ne fut pas lent — ce fut quelque chose entre les deux, quelque chose qui avait la pré­ci­sion d’un geste répé­té mille fois en pen­sée et la mal­adresse d’un geste accom­pli pour la pre­mière fois.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 4 à 6

Il faut remon­ter. Il faut quit­ter jan­vier 2011, quit­ter la pous­sière du Majes­tic et les sirènes et les vidéos trem­blantes sur les écrans de télé­phone, il faut remon­ter le temps comme on remonte un escalier

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 1 à 3

La pluie de jan­vier à Tunis n’est pas une vraie pluie. C’est autre chose — un voile gris, tiède encore, qui tombe sans convic­tion sur les façades de l’a­ve­nue de Paris et donne aux trot­toirs cet éclat trouble.

Sai­son humide — Cin­quième partie

Il avait plu toute la nuit. Une pluie régu­lière, obs­ti­née, sans colère — pas un orage, pas un déluge, juste la mous­son dans sa ver­sion la plus pure, la plus constante : un rideau d’eau conti­nu qui tom­bait du ciel comme si le ciel avait déci­dé de se vider et n’a­vait fixé aucune date limite.

Sai­son humide — Qua­trième partie

L’homme s’ap­pe­lait Del­vaux. Ou Devaux. Ou quelque chose comme ça — il mar­mon­nait son nom dans sa barbe comme s’il n’y tenait plus, comme si le nom n’é­tait qu’un vête­ment usé qu’on porte encore par habitude.

Sai­son humide — Troi­sième partie

Ils prirent l’ha­bi­tude des temples à midi. C’é­tait l’heure morte de Luang Pra­bang, l’heure où la cha­leur attei­gnait son paroxysme et où la ville entière se repliait sur elle-même comme un ani­mal qui cherche l’ombre.

Sai­son humide — Deuxième partie

La pluie avait un voca­bu­laire. Il leur fal­lut quelques jours pour l’ap­prendre, mais ils l’ap­prirent — non pas avec la tête, mais avec le corps, les oreilles, la peau.