Balade
messine
Au royaume d’Austrasie
Metz, la ville en deux pierres — quand le grès vint germaniser la cité dorée
Il y a une chose que l’on remarque à Metz avant même de sortir de la gare : la couleur change. Pas la lumière, pas le ciel — la pierre. On arrive depuis Nancy dans un train qui longe la Moselle et ses villages aux façades couleur miel, on descend sur le quai, et brusquement on se retrouve sous une voûte de grès gris pâle, presque froide, aux reflets légèrement bleutés selon l’heure. Quelque chose s’est passé là, dans ce changement de teinte. Ce n’est pas un caprice de géologue. C’est de la politique minérale.
Metz, avant 1871, est une ville jaune. D’un jaune chaud, légèrement ocré, qui vire au doré au soleil couchant et à l’orange brûlé par temps de pluie.
La pierre de Jaumont, ce calcaire ocre clair, domine dans le centre médiéval et classique. Elle donne son unité chromatique à la cathédrale, aux églises, aux hôtels particuliers.
Le nom dit tout : du fait de sa couleur jaune ocre, elle est encore nommée « Pierre de Soleil ». C’est aussi de cette couleur que vient le nom Jaumont, à l’origine « Mont Jaune ».
Cette pierre n’est pas seulement belle ; elle est ancienne, d’une ancienneté vertigineuse.
Il s’agit d’un calcaire à ooïdes à grain moyen, de couleur jaune, dont la teinte est due à la présence d’oxydes de fer dans un sédiment déposé en mer peu profonde, au début du Bajocien supérieur.
En clair : ce que vous touchez sur la façade de la cathédrale Saint-Étienne, c’est le fond d’une mer jurassique vieille de quelque cent soixante-quinze millions d’années. Les oolithes — ces petites billes calcaires qui lui donnent sa texture — se sont formées en roulant doucement sur le plancher d’un océan disparu. Il y a quelque chose d’un peu solennel à bâtir des lieux de culte avec du temps fossilisé.
L’oolithe de Jaumont est exploitée depuis l’époque gallo-romaine, comme en témoignent les nombreux sarcophages et stèles découverts dans les chantiers archéologiques de Metz.
La Pierre de Jaumont caractérise la ville de Metz : outre la cathédrale, elle est visible dans les fortifications de la ville, la Porte des Allemands, le Théâtre, le Palais du Gouverneur, dans de nombreuses habitations et dans des bâtiments contemporains comme les archives départementales.
Autrement dit, pendant deux millénaires, Metz s’est construite avec la même roche, extraite des mêmes collines à une dizaine de kilomètres au nord. Une cohérence urbaine rarissime, et parfaitement involontaire — le genre de continuité qui naît non d’un plan mais d’une géographie.
1871 : l’entrée du grès
Le 16 août 1870, la bataille de Gravelotte. Le 27 octobre, la capitulation. Metz entre dans l’Empire allemand pour quarante-sept ans. Les conséquences sont innombrables, mais l’une d’elles est parfaitement tangible, inscrite dans la matière même des façades :
l’usage du grès fut introduit par les Allemands au début du XXe siècle. Le nouvel occupant souhaitait ainsi germaniser Metz et se démarquer des constructions antérieures à 1871.
La stratégie est simple et brutale : puisqu’on ne peut pas raser la vieille ville française — ce serait contre-productif —, on construit à côté.
Les autorités impériales décident d’en faire une vitrine de la puissance allemande, et lancent un plan d’extension urbaine sans équivalent dans la région. Le choix est radical : on ne rase pas le centre médiéval français, on construit un quartier entièrement neuf au sud, sur des terrains libérés par le déclassement des fortifications.
Le plan urbanistique de la Neue Stadt est établi en 1902 par Conrad Wahn, architecte de la ville. Et pour ce nouveau quartier, on apporte de nouvelles pierres — des pierres qui ne ressemblent à rien de ce que Metz a jamais connu.
Quatre types de matériaux ont été employés dans l’édification des bâtiments : le calcaire gris, le calcaire blanc, le grès rose des Vosges et la pierre de Jaumont dorée.
Mais c’est le grès qui donne le ton, qui impose la différence, qui marque la rupture.
Le décor architectural est distinctif également par ses différentes teintes, dominées tout de même par le gris et le rose des bâtiments en grès, et le jaune de ceux construits traditionnellement en pierre de Jaumont.
La cohabitation des deux matériaux dans un même tissu urbain crée un effet de bitonalité qu’on ne voit pas deux fois dans une vie de voyageur.
Niderviller, village carrier de l’Empire
Pour construire en grès à Metz, il faut aller chercher la pierre loin. Elle vient des Vosges — d’un village de la Moselle qui s’appelle Niderviller, niché dans les collines entre Sarrebourg et Saverne.
Les premières traces de son exploitation remontent à 1735, date qui correspond à celle de la faïencerie. Au XIXe siècle surtout, la carrière de grès des Vosges a connu une activité intense.
Et puis les Allemands arrivent, et Niderviller devient fournisseur officiel de l’Empire.
La carrière a fourni en particulier la pierre de construction pour la gare et la poste de Metz, vers 1900. De 1900 à 1940, le célèbre entrepreneur Eugène Levêque y employait une centaine d’ouvriers. Les blocs de grès étaient transportés par des wagonnets jusqu’au canal, où les attendaient des péniches.
On imagine la scène : des convois fluviaux remontant vers Metz par le canal Marne-Rhin, chargés de blocs gris pâle destinés à signifier, une fois taillés et assemblés, que la ville appartenait désormais à un autre monde.
Le grès de Niderviller est une roche particulière, dite « à Voltzia » — ce grès doit son nom à des restes d’un arbre, ancêtre de nos conifères actuels. De granulation très fine, ce grès peut avoir des couleurs très variées allant du gris au rose, en passant par le vert.
C’est cette variabilité de teinte qui explique les différences perceptibles entre la gare — construite dans un grès gris pâle assez froid — et la poste centrale, en face, dont les façades tirent davantage vers le rose.
La gare : le grès comme manifeste
La gare de Metz est le monument-grès par excellence, celui autour duquel tout s’organise.
La construction a commencé en 1905, durant une période historique marquée par le règne de l’Empire allemand sur la Lorraine. Le Kaiser Guillaume II a voulu faire de Metz un modèle de l’urbanisme impérial allemand.
L’architecte berlinois Jürgen Kröger remporte le concours avec un projet intitulé Licht und Luft — Lumière et Air — dont l’ironie involontaire ne manque pas de charme quand on contemple aujourd’hui la masse considérable du bâtiment.
Construite en grès de Niderviller de couleur gris pâle, elle se distingue des bâtiments du centre ancien faits de calcaire ocre jaune.
La façade s’étend sur plus de trois cents mètres. La tour de l’horloge monte à quarante mètres.
La gare et son château d’eau prennent assise sur 3 034 pieux de fondation de dix à dix-sept mètres de profondeur, réalisés en béton armé suivant le procédé que venait de mettre au point l’ingénieur français François Hennebique.
Le sol de Metz est mou, gorgé d’eau — il faut enfoncer des milliers de pieux pour que l’empire tienne debout.
L’allure extérieure de la gare est un mélange entre palais impérial et édifice religieux. Une alliance du trône et de l’autel chère à Guillaume II.
Le style néo-roman rhénan est revendiqué, calculé, comme une langue étrangère apprise à la perfection et parlée avec un léger accent.
La gare de Metz, tout comme les quartiers impériaux, ont souffert pendant très longtemps d’un certain désamour de la population : trop massif, trop fouillé, trop ostentatoire.
On comprend le sentiment. Et pourtant,
la gare a été déclarée plus belle gare de France dans un concours de la SNCF en 2017.
La pierre grise a fini par gagner les cœurs messins — il n’aura fallu qu’un siècle.
Le grès rose de la poste, ou la nuance comme argument
En face de la gare, de l’autre côté de la place du Général-de-Gaulle, se dresse la poste centrale. Même époque, même ambition, mais une autre teinte de grès.
La Neue Oberpostdirektion est un édifice de style néoroman, construit à Metz en 1905 par les autorités allemandes.
L’édifice est construit en grès rose des Vosges, et non dans la pierre locale de Jaumont.
Les façades sont construites en grès rose, avec des colonnes en granit gris, et percées de fenêtres en plein cintre. Le décor, beaucoup plus sobre que celui de la gare, est basé essentiellement sur des reliefs dans la pierre, avec quelques motifs fantastiques ou symboliques sur les chapiteaux, et un aigle impérial sur la façade, effacé en 1919.
Effacé en 1919 — le détail dit tout. On peut chasser un aigle sculpté d’un coup de ciseau. La pierre, elle, reste.
Le grès rose est la signature de l’architecture wilhelmienne, omniprésente à Strasbourg et dans les villes de Rhénanie.
En utilisant ce matériau à Metz, on ne construisait pas seulement des bâtiments : on greffait sur un corps urbain français un fragment de Rhénanie, on tentait de déplacer une frontière culturelle à coups de blocs extraits des Vosges.
L’objectif recherché était de « germaniser » la ville lorraine. Ainsi sont apparus à Metz le grès rose des Vosges pour la poste centrale et le grès gris de Niderviller pour la gare ferroviaire.
Ce que la pierre garde, ce que la ville oublie
Aujourd’hui, un indice simple permet de dater un bâtiment messin sans regarder une plaque : observer la couleur de sa façade.
Le jaune de Jaumont dit : avant 1871, ou après 1918. Le gris et le rose du grès disent : l’Empire est passé par là.
Le quartier impérial, souvent ignoré des circuits touristiques classiques, constitue l’un des ensembles urbanistiques allemands les mieux préservés d’Europe, avec une cohérence stylistique que peu de villes françaises possèdent.
Ce qui est fascinant, dans cette histoire de pierre, c’est que la politique a échoué là où la géologie a réussi.
L’empereur pensait naïvement qu’en entourant les Messins de bâtiments de style allemand, ils allaient se sentir allemands.
Ils ne se sont pas sentis allemands. Mais ils vivent depuis cent ans entre deux gammes de couleurs qui ne se fondent pas vraiment — un jaune doux, organique, ancien, et un gris-rose minéral, imposé, venu d’ailleurs. La ville entière est une palimpseste de géologies contradictoires.
La prochaine fois que vous passerez par Metz, sortez de la gare et posez la main sur le grès de la façade. La pierre est rugueuse, légèrement fraîche, avec cette granulation fine qui retient la lumière autrement que le calcaire. Puis traversez la place, continuez vers la vieille ville, et touchez le mur de la cathédrale. Là, c’est doux, presque gras, d’un grain différent, plus ancien d’une façon difficile à expliquer. Ce sont deux temps géologiques, deux intentions politiques, deux façons d’habiter la terre. Entre elles, l’espace d’une place — et quarante-sept ans d’histoire.
Le châtiment de la xippe
Il y a des places qui portent leur histoire dans les pavés sans rien montrer. La place Coislin, à Metz, ressemble aujourd’hui à n’importe quelle esplanade de centre-ville : du bitume, des voitures, quelques arbres qui résistent. Rien ne trahit ce qui se passait ici.
L’une des plus vastes places de la ville médiévale se déployait en ces lieux, mentionnée dès 1197 sous le nom de Champ-à-Seille — ou Champassaille. Elle accueillait des marchés et des joutes.
En 1356, elle vit la proclamation de la Bulle d’Or du Saint-Empire romain. Empereurs et tanneurs, chevaliers et marchands de poisson : la même boue sous les sandales.
Mais la place avait son coin d’ombre. De l’époque médiévale jusqu’en 1633, il se trouvait sur cette grande place un égout rempli d’eau et d’immondices où les personnes condamnées pour une faute qui ne méritait ni la mort ni la mutilation des membres étaient amenées pour subir le châtiment de la Xippe — ou Xeuppe. Prononcer chippe. Le mot, dans la bouche, a quelque chose de mou et de gluant qui convient parfaitement.
Le supplice consistait à enfermer le condamné dans une cage en osier appelée « bassin », suspendue par une poulie à une potence placée juste au-dessous de l’égout qui conduisait les déchets de l’Hospice Saint-Nicolas dans la Seille. Il était ensuite jeté dans les immondices par le bourreau, autant de fois que les magistrats l’ordonnaient.
Le peuple raffolait de ce spectacle immonde.
La justice médiévale avait le sens de la gradation. Entre la mort et la liberté, elle avait inventé l’humiliation organique : ni supplice du corps, ni simple amende. Quelque chose de pire — la honte publique mêlée à l’odeur. Cette punition infamante cessa lorsque la Cour du Parlement de Metz fut instituée, en janvier 1633.
Dans les années 1730, Henri-Charles de Coislin, évêque de Metz, y construisit des casernes — au grand soulagement des Messins qui n’avaient plus à loger chez eux les soldats français, mais au prix de la destruction de la plus belle place de la ville.
Aujourd’hui les archéologues sondent le sol jusqu’à plus de quatre mètres de profondeur pour le réaménager. Ils cherchent des mosaïques romaines. Ils ne trouveront pas l’odeur.
Pierre de Jaumont et noms germaniques — Une promenade au cimetière de l’Est, Metz
Il y a une heure que la pluie s’est arrêtée. Le gravier est encore sombre, presque noir, et sous les tilleuls les flaques reflètent un ciel de juillet indécis. C’est par là qu’on entre : une grille de fonte, rue du Roi Albert, ouverte sur un monde qui n’a pas tout à fait fini de parler.
Le cimetière de l’Est de Metz est de ceux qu’on visite par hasard, ou par obstination. C’est le plus grand cimetière de la ville, situé en lisière du quartier de Plantières-Queuleu, à la limite avec celui de Borny.
On vous dira que c’est à Metz ce que le Père-Lachaise est à Paris — ce qui est vrai, et aussi une manière commode d’en finir avec le sujet. Restons‑y un peu plus longtemps.
Un homme d’ordre et une épidémie
L’histoire de ce lieu commence, comme beaucoup d’histoires messines, par une question de salubrité. En 1829, les cimetières de la ville devenaient exigus pour accueillir de nouveaux défunts sans infliger au voisinage des nuisances olfactives ou autres : répartis autour des différentes églises, ils obligeaient à exhumer les cadavres afin d’en enterrer de nouveaux.
Marie-Lucien Silly, inspecteur de la voirie de Metz, constate que les familles sont bouleversées chaque fois qu’on est obligé d’enlever les pierres tumulaires pour réutiliser les fosses. Il achète donc un terrain, le fait clore, fait construire une maison de gardien et propose l’affaire à la ville. La ville tergiverse. Le ministre du Commerce s’y oppose. En 1832, le choléra fait rage à Metz — il oblige la municipalité à prendre une décision.
Le cimetière de l’Est ouvre ses portes en 1834. La mort, toujours, a le dernier mot sur l’administration.
La couleur d’un calcaire
Ce qu’on remarque d’abord, en descendant vers la partie ancienne, c’est la lumière.
Deux couleurs dominent le cimetière : le jaune de la pierre de Jaumont, utilisée le plus souvent par les familles les plus notables, et le vert, omniprésent, de la végétation — particulièrement celui du lierre qui s’empare des tombeaux et leur donne une touche éminemment romantique.
La pierre de Jaumont donne à la ville entière cette teinte chaude, presque dorée en fin d’après-midi, qui fait mentir le ciel lorrain.
Sur cette pierre, les tailleurs du XIXe siècle ont ciselé l’Égypte, la Grèce, Rome, le gothique flamboyant. Peu de nécropoles françaises possèdent autant de monuments datant de l’époque romantique et témoignant d’autant de styles architecturaux différents.
On vient ici pour l’éclectisme des styles de tombeaux : le cimetière de l’Est est le champion de France en ce qui concerne le “néo” — néo-antique, néo-médiéval.
Chaque famille voulait sa civilisation. C’est touchant, et un peu comique.
Parmi les monuments qui retiennent l’attention : Jean-Baptiste Bouchotte (1754–1840), militaire et homme politique, ministre de la Guerre d’avril 1793 à avril 1794, repose sous une grande chapelle au fronton égyptien.
Il eut la sagacité de nommer officiers Kléber, Masséna, Moreau et Bonaparte. La chute des Hébertistes causa sa destitution, son arrestation, mais il échappa à la guillotine et se retira à Metz. Non loin, une œuvre du sculpteur Deny en pierre de Jaumont : la tombe d’un médecin militaire, libre penseur, François Mansuy Ramponi (1777–1858), avec ses têtes hellénistiques et ses flambeaux renversés — tout un programme philosophique gravé dans le calcaire doré.
Les noms changent après 1870
Ce cimetière est aussi un livre d’histoire politique qu’on lit sans le chercher.
On note les noms aux sonorités françaises des grandes familles messines jusqu’à l’annexion, remplacés ensuite par les noms à consonance germanique.
Un simple déplacement du regard, d’une allée à l’autre, et quarante-huit ans s’écoulent.
L’annexion de Metz, ainsi que de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine, fut officialisée par le traité de Francfort signé le 10 mai 1871.
Au lendemain de la défaite de 1870, Metz perdit presque 20 000 personnes, émigrées vers la France. Ceux qui restèrent continuèrent à mourir ici, et leurs pierres portent, selon les années, tantôt une épitaphe en français, tantôt en allemand, parfois dans les deux langues — hésitation qui en dit plus long que n’importe quel traité.
La seconde entrée, avenue de Strasbourg, ne fut percée qu’en 1864 ; elle était réservée aux Protestants, qui jusqu’à cette date n’avaient pas de cimetière où enterrer leurs morts à Metz.
Puis vinrent les soldats canadiens de l’OTAN dans les années 1950 : une stèle imposante porte ces mots : À la mémoire des membres des familles canadiennes décédés et inhumés ici et dans les lieux environnants alors que les forces canadiennes étaient au service de l’OTAN. France 1953–1967. Nous nous souviendrons d’eux.
Le monde entier, semble-t-il, a fini par passer par Metz.
le lierre recouvre tout
Que de ruines, d’édifices délabrés, de colonnes branlantes, de statues décapitées, de médaillons envolés…
Comme un miroir du temps et des ravages, de nombreuses pièces ont été volées ou dégradées. Souvent, les vitraux des chapelles ont été brisés. Certaines statues ont même été décapitées.
On met les têtes à l’abri dans des locaux. La mort des monuments est plus lente que celle des hommes, mais tout aussi certaine.
La partie ancienne du cimetière est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 29 juillet 2003 — ce qui n’empêche pas le lierre de continuer son travail, méthodique, patient, indifférent aux arrêtés préfectoraux.
On repart par la même grille. Il est tard, les allées se vident. Un homme ratisse avec l’air de quelqu’un qui sait que c’est un travail sans fin.
Les artistes sont ici minoritaires face à toute une notabilité composée de juges, d’avocats, de médecins, de professeurs et de rentiers.
Metz : une ville qui a toujours su gérer ses affaires, même les plus définitives. Et dans la pierre jaune qui s’assombrit avec le soir, quelque chose persiste — non pas la gloire, mais l’obstination tranquille d’une cité qui, plusieurs fois annexée, plusieurs fois rendue à elle-même, a continué d’enterrer ses morts avec soin.
Sources
- Borny Buzz, Metz, une histoire gravée dans la pierre : ce que l’architecture raconte de la ville, mai 2026. bornybuzz.fr
- Wikipedia, Quartier impérial de Metz. fr.wikipedia.org
- Wikipedia, Hôtel des Postes de Metz. fr.wikipedia.org
- Mon Grand Est, La pierre de Jaumont : la pierre d’or de Metz. mon-grand-est.fr
- Mon Grand Est, Pourquoi la gare de Metz est la plus belle de France. mon-grand-est.fr
- Mon Grand Est, Découvrir le quartier impérial allemand de Metz. mon-grand-est.fr
- Site de la commune de Niderviller, La Carrière. niderviller.fr
- Académie de Nancy-Metz, base géologique, Carrières de Jaumont – Description. sites.ac-nancy-metz.fr
- Académie de Nancy-Metz, base géologique, Grès à Voltzia – Carrière de Niderviller. sites.ac-nancy-metz.fr
- Traces Écrites News, Entre style Renaissance impérial germanique et contemporain, Metz est un livre d’architecture à ciel ouvert. tracesecritesnews.fr
- Ville de Metz, Visite de quartiers. metz.fr
- À la découverte de notre patrimoine, Quartier Impérial et Nouvelle Ville – Metz. aladecouvertedenotrepatrimoine.blogspot.com
- Wikipédia — Place Coislin
- BLE Lorraine — Du châtiment de la Xippe sur le Champ-à-Seille à Metz
- MéLoDi / Université de Lorraine — Cité de Metz (1220–1552)
- Ville de Metz — Le réenchantement de la place Coislin (janvier 2025)
- Eurométropole de Metz — Toutes les vies de la place Coislin
- WikiMetz — Champ à Seille
- Ville de Metz — fiche officielle du Cimetière de l’Est : metz.fr
- Wikipédia — Cimetière de l’Est (Metz) : fr.wikipedia.org
- Plan du Patrimoine — Inventaire des monuments historiques, Metz : plan-du-patrimoine.fr
- Bertrand Beyern — Metz (57), cimetière de l’Est : bertrandbeyern.fr
- Landrucimetières — Metz (57) : cimetière de l’Est : landrucimetieres.fr
- LesArts57 — Visite guidée du Cimetière de l’Est, octobre 2022 : lesarts57.over-blog.fr
- France Bleu Lorraine — Plongée dans l’histoire des sépultures du cimetière de l’Est : francebleu.fr
- La Communauté de Moselle (Over-blog) — Le cimetière de l’Est à Metz : blogs57.over-blog.com
- Metz-Métropolitain — Liens entre Metz et l’Empire allemand : metz-metropolitain.fr
- Encyclopædia Universalis — Metz : universalis.fr
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