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VIII. Suite de Fibonacci

VIII. Suite de Fibonacci

Où l’on apprend qu’un film turc n’est pas un film amé­ri­cain, qu’il est bon de faire des éti­re­ments après avoir cou­ru (on le savait déjà, mais bon…) et que déci­dé­ment, je suis inca­pable d’être méchant, et pire que tout, ran­cu­nier… (more…)

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VII. Suite avec vue

VII. Suite avec vue

Dérou­lé des jours qui se suivent sans vrai­ment se res­sem­bler. Les avions passent au-des­sus de ma tête, les images défilent, celles d’un temple per­du dans le nord de la Thaï­lande ; on dirait qu’on arrive pas vrai­ment à vivre avec les images du pas­sé et que pour fina­le­ment y arri­ver, on se construit un futur qui res­semble tou­jours à ce qu’on a déjà vécu. Ce n’est pas tou­jours très agréable. (more…)

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Les temps sau­vages, par Joseph Kessel

Les temps sau­vages, par Joseph Kessel

Voi­ci un livre qui, lorsque je l’ai lu, il y a quelques étés main­te­nant, m’a pro­fon­dé­ment remué.  Le livre de Kes­sel, Les Temps Sau­vages, se déroule pen­dant la Pre­mière Guerre Mon­diale, à la fin exac­te­ment, lors­qu’il revient en France après être pas­sé par Vla­di­vos­tok. On y fait la ren­contre des offi­ciers de l’Ar­mée Blanche de la Rus­sie qui se dis­loque sous l’im­pul­sion des bol­che­viks, et l’ombre de Kolt­chak, mais aus­si celle, folle et fuyante de Roman Fio­do­ro­vitch von Ungern-Stern­berg, le baron fou.
Roman de jeu­nesse, indes­crip­tible, c’est un roman d’a­ven­ture comme on en fait plus, qui sent le vent des steppes et l’al­cool fre­la­té, la misère des oubliés de la guerre et la mort omni­pré­sente. Une grande œuvre, aus­si sau­vage que son titre…

Joseph Kessel chez lui en 1967. Photo Jerry BAUER/Opale

Joseph Kes­sel chez lui en 1967. Pho­to Jer­ry BAUER/Opale

Elle était vaste, mas­sive, plus nette et décente que les autres édi­fices publics. Elle n’a­vait pas eu le temps de se dégra­der : la ligne qui reliait Vla­di­vos­tok au Trans­si­bé­rien n’a­vait pas beau­coup d’an­nées. A l’ap­proche, elle fai­sait bon effet. Mais dès que notre trai­neau nous eut dépo­sés devant le haut per­ron, je n’ai plus été capable de pen­ser à quoi que ce fût. L’o­deur était déjà là. Insi­dieuse, sour­noise… détes­table. A chaque marche, elle deve­nait plus lourde.
Quand nous avons atteint le per­ron, elle impré­gnait l’air pour­tant libre.
— Venez, m’a dit Milan.
Il se tenait près de la grande porte à peine entre­bâillée qui don­nait accès à l’in­té­rieur de la gare. Je l’ai rejoint. D’un coup d’é­paule où il avait mis tout son poids, il a pous­sé le battant.
— Venez, m’a répé­té Milan.
Je ne pou­vais pas. Non, je ne pou­vais pas. Là, c’é­tait l’antre  de l’o­deur. Elle frap­pait en pleine face, de plein jet. Ignoble à faire vomir. Et ce n’é­tait rien encore.
De la porte jus­qu’aux der­niers recoins du hall, le sol était tapis­sé, mate­las­sé d’une épaisse et hor­rible sub­stance, molle, flasque, espère de tourbe, de maré­cage, dont on ne savait si elle était vivante ou morte car tan­tôt elle demeu­rait inerte et tan­tôt remuait fai­ble­ment. Les fenêtres enduites de suie, de vieille pous­sière et de givre sale ne lais­saient pas­ser qu’une lueur cou­leur de cendre. Il fal­lait un long ins­tant pour recon­naître dans la matière qui cou­vrait toute la sur­face du hall sans en lais­ser un pouce libre, col­lés, entre­la­cés, imbri­qués les uns aux autres, des corps humains.

Joseph Kes­sel, Les temps sauvages
in Repor­tages, Romans (Quar­to)
Gal­li­mard, 1975

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Archives sonores du fonds Mar­ceau Gast

Archives sonores du fonds Mar­ceau Gast

Décou­verts un peu au hasard, les tra­vaux de l’eth­no­logue Mar­ceau Gast consti­tuent une source impor­tante de témoi­gnages sonores recueillis dans le Saha­ra du sud algé­rien, au Yémen mais aus­si en France ; ses quatre thèmes de tra­vail sont l’artisanat, les pra­tiques agri­coles, les tech­niques de conser­va­tion des ali­ments et les tra­di­tions orales. On peut trou­ver sur cette page (sur le site Ency­clo­pé­die Ber­bère) l’in­té­gra­li­té des réfé­rences de ses travaux.
Ses archives sonores, dans le but d’être exploi­tées, de consti­tuer un fonds patri­mo­nial consé­quent et pour aus­si être pro­té­gées des méfaits du temps, ont été dépo­sées sur le site de la pho­no­thèque de la Mai­son Médi­ter­ra­néenne des Sciences de l’Homme (MMSH).
On trou­ve­ra éga­le­ment ici une notice de réfé­rence sur Mar­ceau Gast.

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VI. Suite logique

VI. Suite logique

Une nou­velle plon­gée dans mon quo­ti­dien, un quo­ti­dien qui fait peur, plein de fan­tômes et de visions exta­tiques à l’in­té­rieur des églises, de pleurs et de sou­rires. Je suis un grand roman­tique soli­taire. La vie n’est pas si laide que ça, non ? (more…)

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