Tombes secrètes (Cléopâtre, Marc-Antoine, Alexandre III de Macédoine et Saint-Philippe)

23/12/2011

Des fouilles menées entre 2008 et 2009 sur le site d’Abousir, autrefois Taposiris Magna, non loin d’Alexandrie, ont révélé la présence d’une statue de granit noir représentant certainement le roi grec d’Égypte Ptolémée IV. Si le temple était considérée comme de peu d’importance, les fouilles récentes ont démontré l’existence d’un cimetière dans lequel une douzaine de momies ont été mises au jour, ainsi qu’une vingtaine de tombes et près de deux cents squelettes. Le caractère sacré du lieu ainsi que l’époque d’ensevelissement laissent présager que ces tombes pourraient avoir accueilli les corps de la très célèbre reine Cléopâtre VII Thea Philopatôr ainsi que celle de son amant, le général romain Marc-Antoine. Ils auraient été enterrés dans cet endroit pour éviter le vandalisme et conserver le lieu sacré dans une période de troubles politiques importants. La découverte dans ces tombes taillées dans le calcaire d’un petit buste en albâtre de toute beauté ainsi que d’un masque funéraire d’homme et de vingt-deux pièces à l’effigie de la reine laissent penser qu’il s’agirait bien de ces deux tombes. Voir l’article du National Geographic.


Non loin de là, dans la petite oasis de Siwa, des découvertes récentes auraient mis à jour le tombeau d’Alexandre le grand, à plus de sept-cents kilomètres de l’endroit supposé où l’on pensait qu’il avait été inhumé, au cimetière latin de Terra Santa, à Alexandrie, dans un tombeau d’albâtre presque identique à celui de Vergina (où est enterré son père Philippe II de Macédoine). C’est en tout cas ce que laisse penser la présence de stèles funéraires, ainsi qu’un ensemble mortuaire ressemblant fortement à celui de son père Philippe dans la petite oasis. Siwa était pressenti comme étant le premier lieu où Alexandre aurait pu être inhumé, car c’est en ce lieu que l’oracle l’avait reconnu fils de Zeus Amon. Pourtant, c’est à Memphis que le corps momifié (ceci est toutefois douteux car la momification n’a jamais été une pratique macédonienne) a d’abord été transporté, puis dans un sarcophage d’or à Alexandrie. On perd ensuite la trace du plus grand conquérant de l’histoire.
Une nouvelle théorie qui vient s’ajouter aux autres, parfois fantaisistes, comme celle qui veut que la momie de Saint-Marc ramenée à Venise à la fin du IVè siècle soit en fait celle d’Alexandre, lequel reposerait aujourd’hui sous l’autel majeur de la célèbre basilique éponyme en lieu et place de l’évangéliste Marc.

Photo © Jamie Barras

Reconstruction du catafalque
d’Alexandre d’après la description de Diodore

Le dernier tombeau découvert l’a été d’après les témoignages des pèlerins qui ont suivi le parcours de celui qui évangélisa de nombreuses populations d’Asie Mineure et qui était aussi un des douze apôtres ; Saint Philippe. Sur le site de Hiérapolis, actuellement Pamukkale (réputée pour ses sources thermales d’eau chaude et ses châteaux de coton) en Anatolie (Turquie) ont été découvert les vestiges d’une ancienne église bâtie autour d’une tombe romaine du Ier siècle, au cœur de l’émouvante nécropole où certains tombeaux ont été calcifiés par les sources thermales proches, exactement sur le site de sa crucifixion supposée en 80 (puisque selon certaines sources, il serait mort de vieillesse). Selon les archéologues du terrain, c’est non loin de son martyrium que le saint serait enterré, mais le tombeau n’a pas encore été ouvert.

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