Sobek à Kom Ombo

03/06/2010

Toujours c’est quelque temple enfoui dans les sables jusqu’aux épaules et qu’on voit en partie, comme un vieux squelette déterré. Des dieux à tête de crocodile et d’ibis sont peints sur la muraille blanchie par les fientes des oiseaux de proie qui nichent entre les intervalles des pierres. Nous nous promenons entre les colonnes. Avec nos bâtons de palmier et nos songeries, nous remuons toute cette poussière. Nous  regardons à travers les brèches des temples le ciel qui cassepète de bleu. Le Nil coulant à pleins bords serpente au milieu du désert, ayant une frange de verdure à chaque rive. C’est toute l’Égypte.

Gustave Flaubert, in Correspondance

4 comments

  1. Comment by fabienne

    fabienne Reply 03/06/2010 at 10:47

    ah Gustave, inimitable ! il faut lire sa correspondance, il est drôle, touchant, énervé, amoureux…

  2. Comment by Le Perroquet Suédois

    Le Perroquet Suédois Reply 03/06/2010 at 11:27

    Et un peu grivois non ?

  3. Comment by fabienne

    fabienne Reply 03/06/2010 at 20:47

    je crois que ça pouvait lui arriver, oui (c’était un homme, après tout)

  4. Comment by Le Perroquet Suédois

    Le Perroquet Suédois Reply 04/06/2010 at 09:31

    Les hommes ne sont pas grivois de nature, seulement quand ils ont trop bu…

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