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Empe­reurs infor­tu­nés de Byzance (6) : les grap­toi et les man­di­bules de Méthode

Afin de bou­cler le cha­pitre sur les empe­reurs de Constan­ti­nople et de jeter un voile sur cette période trouble qui n’eut presque que pour unique objet ce qu’on appe­la la que­relle des images, nous allons ter­mi­ner avec l’un des pires artistes de l’i­co­no­clasme, l’empereur Théo­phile (qui, selon l’é­ty­mo­lo­gie, veut tout de même dire qui aime Dieu, ou qui est aimé de Dieu — ça n’aide en rien à com­prendre, c’est juste pour pré­ci­ser). Celui-ci est mort dans son lit après avoir été bles­sé lors de la prise de sa ville natale par le calife, cal­me­ment, loin du tumulte des choses poli­tiques et des com­plots our­dis, et l’his­toire retien­dra de lui qu’il œuvra pour ten­ter de réduire la cor­rup­tion dans son empire.

Deux poètes venus de Pales­tine à la demande du patriarche de Jéru­sa­lem afin de le convaincre de ces­ser de per­sé­cu­ter les chré­tiens ado­ra­teurs des images firent les frais de sa cruau­té ; Théo­phane et Théo­dore, par­ti­cu­liè­re­ment viru­lents dans leurs poèmes et dans leurs pro­pos finirent atta­chés dans une cel­lule où le bour­reau se char­gea de leur lais­ser un joli sou­ve­nir. (more…)

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La rose et la tulipe, car­net de voyage à Istan­bul 17 : Eyüp Sul­tan Camii, Eyüp Sul­tan Mezarlığı et Haliç, la Corne d’Or

La rose et la tulipe, car­net de voyage à Istan­bul 17 : Eyüp Sul­tan Camii, Eyüp Sul­tan Mezarlığı et Haliç, la Corne d’Or

Epi­sode pré­cé­dent : La rose et la tulipe, car­net de voyage à Istan­bul 16 : Le pas­sage du boeuf, reflets sur le sombre Bosphore…

Hors les murs de Théo­dose se trou­vait autre­fois une petite ville deve­nue aujourd’­hui un des quar­tiers d’Is­tan­bul et un haut-lieu de l’Is­lam tra­di­tion­nel. Cette ville d’Eyüp a vu tom­ber le com­pa­gnon du Pro­phète Abu Ayyub al-Ansa­ri lors du pre­mier siège de Constan­ti­nople en 670. Enter­ré sur place, il repose aujourd’­hui en bonne place dans le mau­so­lée au cœur de la cour de la mos­quée por­tant son nom. La mos­quée en elle-même n’a rien d’ex­cep­tion­nel, si ce n’est qu’elle est très élé­gante et s’é­lève fiè­re­ment au pied de la col­line sur laquelle sont sau­pou­drées les sépul­tures blanches en marbre de Mar­ma­ra, et sur les­quelles les habi­tants d’Is­tan­bul viennent ici en nombre pour prier et se recueillir. On est ici bien loin de l’Is­tan­bul moderne et pleine de vie. Le temps s’est arrê­té, on vit au rythme des adhan, loin du tumulte.

Istanbul - avril 2012 - jour 4 - 084a - Eyüp - Teleferık Silahtarağa Caddesi (more…)

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La rose et la tulipe, car­net de voyage à Istan­bul 16 : Le pas­sage du boeuf, reflets sur le sombre Bosphore…

Épi­sode pré­cé­dent : La rose et la tulipe, car­net de voyage à Istan­bul 15 : Sur la rive asia­tique, Üskü­dar, Kuz­gun­cuk et la Yeni Valide Camii…

Istanbul - avril 2012 - jour 6 - 140 - Sur le Bosphore

Le Bos­phore, en soi, ce n’est qu’un bras de mer qui sépare deux rives que l’his­toire a rap­pro­ché et que le mytho­lo­gie a dési­gné comme étant le lieu du pas­sage de la belle Io trans­for­mée en vache par Zeus amou­reux. Ce n’est que ce bras de mer qui détache l’Eu­rope de l’A­sie et qui voit tous les jours une par­tie de la popu­la­tion stam­bou­liote tra­ver­ser en fer­ry ou en vapur pour se rendre d’un côté à l’autre. Le voyage coûte 2TL qu’il faut échan­ger contre un jeton en plas­tique rouge et nous voi­ci dans un autre monde. Ce Bos­phore attire comme un aimant. Large comme une rivière, ce n’en est pas moins la mer et c’est le point de pas­sage obli­gé pour les bateaux des­ser­vant la Mer Noire, Odes­sa et Sebastopol.

Istanbul - avril 2012 - jour 6 - 143 - Topkapi depuis le Bosphore (more…)

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La rose et la tulipe, car­net de voyage à Istan­bul 15 : Sur la rive asia­tique, Üskü­dar, Kuz­gun­cuk et la Yeni Valide Camii…

La rose et la tulipe, car­net de voyage à Istan­bul 15 : Sur la rive asia­tique, Üskü­dar, Kuz­gun­cuk et la Yeni Valide Camii…

Épi­sode pré­cé­dent : La rose et la tulipe, car­net de voyage à Istan­bul 14 : sur les quais d’Eminönü, Yeni Camii, Sir­ke­ci, Mısır Çarşısı

Istanbul - avril 2012 - jour 6 - 052 - Üsküdar - Kuzguncuk - café turc

Café turc et lokoum en ter­rasse, sous le soleil de Kuzguncuk

Rien de plus facile que d’al­ler en Asie. A Eminönü, trou­vez le quai où l’on voit écrit en gros Üskü­dar, met­tez deux pièces d’une lire turque dans le jeton­ma­tik, pas­sez le tour­ni­quet et… embar­quez. A quelques enca­blures de cette rive se trouve l’A­sie, celle qu’on appe­lait autre­fois Mineure… Une immense pénin­sule qui s’en­gouffre jus­qu’à l’I­ran. Sur cette rive, qui à l’ar­ri­vée sur le quai d’Üskü­dar semble bruyante, touf­fue, ramas­sée, l’air n’est pas le même qu’en face. (more…)

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La rose et la tulipe, car­net de voyage à Istan­bul 14 : sur les quais d’E­minönü, Yeni Camii, Sir­ke­ci, Mısır Çarşısı

La rose et la tulipe, car­net de voyage à Istan­bul 14 : sur les quais d’E­minönü, Yeni Camii, Sir­ke­ci, Mısır Çarşısı

Épi­sode pré­cé­dent : La rose et la tulipe, car­net de voyage à Istan­bul 13 : une mos­quée au-des­sus du monde, Rüs­tem Paşa Camii

Voi­ci un des quar­tiers les plus ani­més d’Is­tan­bul. Loin de Sul­ta­nah­met et ses res­tau­rants chers, loin de l’Is­tan­bul calme face à la mer de Mar­ma­ra, Eminönü est un car­re­four où se bous­culent ceux qui tra­versent le pont de Gala­ta pour aller à Beyoğ­lu, ceux prennent le tram pour s’en­gouf­frer dans les petites rues au pied de la Süley­ma­niye, ceux qui prennent le bateau ou le car pour Eyüp et ceux qui prennent le fer­ry pour la rive asia­tique et qui peuvent se tar­guer de dire qu’il vont tra­vailler en Asie la jour­née et retournent le soir en Europe. (more…)

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