Oct 4, 2010 | Architectures, Arts, Photo |

Sebastian Schutyser a photographié 575 chapelles romanes à travers l’Europe avec un sténopé (ou “pinhole camera”). Toutes ces structures ont pour point commun d’être des lieux construits à l’écart du monde. Un travail superbe sur l’architecture de l’humilité et de la simplicité, renforcé par le cadre simple de l’environnement de ces lieux hors du temps, hors des lieux des hommes. Tout ceci est fort bien expliqué par Geoff Manaugh sur son superbe site BLDGBLOG.

A voir également un travail superbe sur les mosquées en adobe du Mali.
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May 11, 2010 | Arts, Sur les portulans |
Elles étaient sept, comme les mercenaires et les samouraïs ou encore les péchés capitaux, c’est à dire moins que les salopards ou les travaux d’Hercule, et beaucoup moins que les jours de Sodome et toutes ne sont pas parvenues jusqu’à nous. La particularité de la plupart de ces merveilles est d’être visibles depuis la mer, aussi, il est fort probable que cette liste provienne de récits de voyageurs particulièrement impressionnés par ces monuments géants.
Si on sait que la pyramide de Kheops est encore quasiment intacte, qu’en est-il des autres, où se trouvaient-elles, ont-elles toutes réellement existé ? Et surtout, que leur est-il arrivé ? Notre grand reporter est parti sur le terrain pour répondre à ces grandes questions.
La pyramide de Kheops, construite aux alentours de ‑2650 est de loin la plus ancienne de toutes. Elle est encore debout, se visite toujours et seul son parement de calcaire blanc a disparu, même si quelques blocs ont été démontés par les fellahs pour servir de constructions.
Les jardins suspendus de Babylone, ou de Sémiramis, construits au VIè siècle av. J.-C., dont l’existence a longtemps été remise en cause n’ont peut-être effectivement jamais existé. Ils auraient été bâtis sous le règne de Nabuchodonosor II, roi du royaume assyrien de Babylone mais aucun document de l’époque n’en fait mention. Il est question d’une construction soutenue par des piliers, plantée en terrasse d’arbres gigantesques et irriguée par un système de vis d’Archimède. Il est très probable que les anciens ait confondu Babylone et Ninive (plus au nord) où l’on pratiquait l’irrigation des terres de cette manière. Voici la localisation présumée des jardins suspendus.

La statue chryséléphantine de Zeus olympien, sculptée par Phidias en 437 av. J.-C. Haute de 12 mètres, elle représente Zeus assis, coiffé d’un rameau d’olivier et portant un sceptre. Le terme “chryséléphantine” vient des deux matériaux utilisés pour son parement, l’or (χρυσός / khrusós) et l’ivoire (ελεφάντος / elephántos) qui recouvrent la structure de bois. D’abord conservée à Olympie, elle fut transportée à Constantinople où elle disparut dans les flammes d’un incendie en 461. Localisation de l’emplacement initial de la statue à Olympie.

Le Mausolée d’Halicarnasse, construit en 355 av. J.-C. à… Halicarnasse car le mausolée n’est pas la tombe d’un monsieur qui aurait porté un tel nom, mais le lieu où il se trouve, en Carie et le monsieur qui y est enterré se nommait… Mausole. Oui, c’est un peu compliqué, mais on y arrive. S’il resta debout jusqu’au XII siècle, il finit par s’écrouler à cause des guerres d’invasion et des intempéries (peut-être également d’un séisme). Les Hospitaliers (décidément des gens sympathiques) se servirent de ses ruines pour construire le Château Saint-Pierre de Bodrum.
Localisation de l’emplacement du Mausolée.

Le temple d’Artémis ou Artemísion, construit à Éphèse en 340 av. J.-C. Long de plus de 137 mètres, c’est un des bâtiments les plus imposants de l’Antiquité, mais aussi le plus richement décoré. Il est détruit 16 ans après sa construction par un mariole du nom d’Erostrate qui voulait par ce geste uniquement se rendre célèbre. Gagné. Rebati, il est pillé par les Ostrogoths en 263 et détruit par les flammes par les sympathiques chrétiens en 401. Justinien achèvera la besogne en prélevant ses pierres pour ses affaires personnelles à Constantinople. Les plus belles sculptures sont conservées au British Museum.
Localisation du site.

Le Colosse de Rhodes représente le dieu Hélios, dieu Soleil. Construit en 303 av. J.-C. à l’entrée du port de Rhodes, il fut détruit en 226 av. J.-C. par un tremblement de terre. Son armature de bois et sa surface recouverte de bronze pesait un poids tel que la secousse l’a brisé au niveau des genoux. Toutefois, le matériau de construction est sujet à caution ; certains disent qu’il était en pierre. En revanche, contrairement à l’iconographie traditionnelle, il n’aurait pas eu un pied posé de chaque côté de l’entrée en raison d’un écartement nécessaire trop important, mais il aurait été construit sur un seul et même socle. Une fois effondré, il est resté sur place (l’oracle de Delphes aurait interdit d’y toucher) jusqu’en 654, date à laquelle une expédition arabe récupéra le matériau pour le vendre.
Localisation du Colosse.

Le Phare d’Alexandrie (le premier qui chante du Claude François, c’est un coup de fouet), construit en 290 av. J.-C. sur la pointe de l’île de Pharos. Secoué à plusieurs reprises par des tremblements de terre, il finira dans le port en 1303. En 1349, le voyageur Ibn Battûta rapporte qu’il n’est plus possible d’y entrer. Les pierres serviront au mamelouk Qaitbay pour construire le fort portant son nom, à l’ancien emplacement du phare.
Localisation du phare.

Il est bon de se rappeler ces choses qu’on oublie. Très bientôt, je vous propose une grammaire des civilisations disparues.
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Oct 20, 2009 | Sur les portulans |

Photo © slimmer_jimmer
Que sont ces tours plantées dans l’estuaire de la Tamise ? Construites en 1942, elles avaient pour vocation la surveillance maritime de Londres. Chaque fort est constitué de 7 tours reliées entre elles par des pontons sur un schéma identiques, une tour principale, une de contrôle, une tour phare, quatre tours armées et une canonnière, le tout arrimé à 30 mètres de profondeur. Le Nore Army Fort, après avoir subi de graves dommages (suite à une tempête et une collision avec un navire) a été démantelé en 1959, et aujourd’hui, ne restent que les forts de Red Sands et Shivering Sands. Aujourd’hui, ils ne sont plus guère utilisés, sont à l’abandon et fermés au public, mais ils restent une curiosité pour les nombreux plaisanciers passant à proximité.
Les Maunsell sea forts sur Undergroundkent.com via l’excellent BLDGBLOG.
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