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Eclats de ralentis

Enfermé dans une chambre d'hôtel à Las Vegas avec une caméra débitant 2500 images par seconde, il ne fallait pas laisser Tom Guilmette tout seul avec ses jouets... A regarder en plein écran avec un peu de son. Locked in a Vegas Hotel Room with a Phantom Flex from Tom...

Desi­gn et croquis

PERSPECTIVAS E SKETCHES, Portifólio de ilustrações arquitetônicas e desenhos pessoais. Un vrai beau blog avec du croquis et de l'architecture appliquée. Passées les choses un peu criardes, on trouve vite de petits bijoux de sensualité.

Les batailles d’A­lexandre le Grand

Datant de la fin du XVè siècle, le manuscrit enluminé Peniarth MS 481D relate les grandes batailles d'Alexandre le Grand et contient une trentaine de miniatures peintes dans le plus pur style flamand. C'est un des plus beaux livres conservés à la National Library of...

Val­kean jänik­sen jäljillä

Même si je trouve le finnois d'une beauté presque irréelle, impossible d'y reconnaître quoi que ce soit. En revanche, pas besoin de connaître la langue pour se rendre compte que Valkean jäniksen jäljillä, un blog apparemment tout neuf a quelque chose qui le...

Blo­glines revient

Après une annonce comme quoi le service était maintenu pour deux semaines supplémentaires, Bloglines révèle qu'après la signature d'un partenariat avec le réseau MerchantCircle, le grand agrégateur existera encore pour quelques temps. Difficile de savoir si la...

Fan­ny Hill, une fille de joie

Fanny Hill, or Memoirs of a Woman of Pleasure, ou Mémoires d’une fille de joie est considéré comme le premier roman érotique. Écrit en 1749 par John Cleland tandis qu'il purgeait une peine de prison pour dettes, il renvoya son auteur en prison pour incitation à la...

Les nuits du Strand — Cha­pitre 6

Le der­nier jour. Lars s’est réveillé avec la lumière. Louise était déjà habillée, assise au bord du lit, son télé­phone à la main. — Mon vol est à qua­torze heures.

Les nuits du Strand — Cha­pitre 5

Le len­de­main, tout a bas­cu­lé. Lars s’est réveillé avec le bruit. Des cris, des klaxons, quelque chose qui res­sem­blait à des pétards mais qui n’en était pas. Il s’est redres­sé d’un coup. Louise était déjà debout, à la fenêtre.

Les nuits du Strand — Cha­pitre 4

Le matin est venu trop vite. Lars s’est réveillé seul dans le lit. Les draps à côté de lui étaient frois­sés, encore tièdes. Il a enten­du l’eau cou­ler dans la salle de bain, et il est res­té allon­gé, à regar­der la lumière fil­trer par les persiennes.

Les nuits du Strand — Cha­pitre 3

La chambre était plon­gée dans une obs­cu­ri­té chaude. Le ven­ti­la­teur tour­nait au pla­fond, son ombre pas­sant et repas­sant sur les murs comme une res­pi­ra­tion méca­nique. Par la fenêtre entrou­verte, les bruits de Ran­goun mon­taient — un chien, une moto au loin, le silence pesant du couvre-feu.

Les nuits du Strand — Cha­pitre 2

Il a mal dor­mi. La cha­leur, les draps qui col­laient, le ven­ti­la­teur qui grin­çait à chaque rota­tion. Et autre chose — cette pré­sence de l’autre côté du mur, ce corps qu’il devi­nait, cette femme qu’il ne connais­sait pas et qui occu­pait déjà trop de place dans sa tête.

Les nuits du Strand — Cha­pitre 1

Le ven­ti­la­teur bras­sait l’air sans convic­tion. Une rota­tion lente, presque rési­gnée, qui dépla­çait la cha­leur d’un coin à l’autre du bar sans jamais la dis­si­per. Lars regar­dait les pales tour­ner. Il comp­tait les tours par­fois, quand l’ennui deve­nait trop dense.

Flo­ra au Grand Hôtel — Par­tie 8

Elle fit ses malles à l’aube. Elle plia les robes que Charles lui avait offertes, ran­gea les gants, les cha­peaux, l’ombrelle qu’elle n’avait jamais su tenir. Elle lais­sa un pour­boire pour Marie sur la table de nuit, avec un mot qu’elle avait écrit la veille, un mot simple, quelques lignes seulement.

Flo­ra au Grand Hôtel — Par­tie 7

Elle res­ta trois jours encore. Trois jours étranges, sus­pen­dus. Elle ne des­cen­dait plus dans le hall, évi­tait la salle à man­ger, pre­nait ses repas dans sa chambre. Marie les lui mon­tait sans com­men­taire, avec par­fois un sou­rire fur­tif, une fleur posée sur le plateau.

Flo­ra au Grand Hôtel — Par­tie 6

Le len­de­main, tout chan­gea. Elle des­cen­dit tard, épui­sée par la nuit blanche, encore habi­tée par la conver­sa­tion sur la digue. Elle avait rêvé de lui, ou plu­tôt de ses mots. Cette idée que les sou­ve­nirs écrits deve­naient autre chose, qu’ils duraient, qu’ils ne dis­pa­rais­saient pas.

Flo­ra au Grand Hôtel — Par­tie 5

Elle le ren­con­tra la nuit sui­vante, sur la digue. Elle n’arrivait plus à dor­mir. Depuis la lettre de Charles, depuis la scène devant la porte, quelque chose s’était déré­glé en elle. Elle res­tait éveillée jusqu’à l’aube, lisait le roman de Charles qu’elle avait ter­mi­né et recom­men­cé, pen­sait à l’écrivain du qua­trième, à ses cahiers, à ce livre sur les sou­ve­nirs qu’il ne finis­sait jamais.