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Eclats de ralentis

Enfermé dans une chambre d'hôtel à Las Vegas avec une caméra débitant 2500 images par seconde, il ne fallait pas laisser Tom Guilmette tout seul avec ses jouets... A regarder en plein écran avec un peu de son. Locked in a Vegas Hotel Room with a Phantom Flex from Tom...

Desi­gn et croquis

PERSPECTIVAS E SKETCHES, Portifólio de ilustrações arquitetônicas e desenhos pessoais. Un vrai beau blog avec du croquis et de l'architecture appliquée. Passées les choses un peu criardes, on trouve vite de petits bijoux de sensualité.

Les batailles d’A­lexandre le Grand

Datant de la fin du XVè siècle, le manuscrit enluminé Peniarth MS 481D relate les grandes batailles d'Alexandre le Grand et contient une trentaine de miniatures peintes dans le plus pur style flamand. C'est un des plus beaux livres conservés à la National Library of...

Val­kean jänik­sen jäljillä

Même si je trouve le finnois d'une beauté presque irréelle, impossible d'y reconnaître quoi que ce soit. En revanche, pas besoin de connaître la langue pour se rendre compte que Valkean jäniksen jäljillä, un blog apparemment tout neuf a quelque chose qui le...

Blo­glines revient

Après une annonce comme quoi le service était maintenu pour deux semaines supplémentaires, Bloglines révèle qu'après la signature d'un partenariat avec le réseau MerchantCircle, le grand agrégateur existera encore pour quelques temps. Difficile de savoir si la...

Fan­ny Hill, une fille de joie

Fanny Hill, or Memoirs of a Woman of Pleasure, ou Mémoires d’une fille de joie est considéré comme le premier roman érotique. Écrit en 1749 par John Cleland tandis qu'il purgeait une peine de prison pour dettes, il renvoya son auteur en prison pour incitation à la...

Le déluge au Baron d’A­lep — Par­tie 3

Thi­rion res­ta incons­cient pen­dant deux heures. On l’avait trans­por­té dans sa chambre, et le méde­cin appe­lé par Maz­lou­mian avait diag­nos­ti­qué une com­mo­tion sans gra­vi­té. Il se réveille­rait avec un mal de crâne et un trou dans la mémoire, mais rien de plus.

Le déluge au Baron d’A­lep — Par­tie 2

L’inscription ara­méenne disait : « Ceci appar­tient à la mai­son de Nabû-kudur­ri-usur, que nul ne le prenne. » Nabû-kudur­ri-usur. Nabu­cho­do­no­sor, en grec. Le roi de Baby­lone, celui qui avait détruit Jéru­sa­lem et dépor­té les Juifs, celui dont le nom réson­nait encore dans les malé­dic­tions bibliques. Mathilde avait relu ses notes trois fois pour être certaine.

Le déluge au Baron d’A­lep — Par­tie 1

Le train de Tau­rus entra en gare d’Alep avec trois heures de retard, ce qui n’étonna per­sonne. Mathilde Ver­dier des­cen­dit sur le quai dans la lumière décli­nante de novembre, sa valise à la main, son sac de tra­vail en ban­dou­lière. Elle por­tait un tailleur gris qui avait été élé­gant au départ de Bey­routh et qui ne l’était plus.

La can­ta­trice du Kämp — Cha­pitres 10 à 12

Hel­sin­ki. 1955. Elle trouve le por­trait le len­de­main de sa visite à Sibe­lius. C’est par hasard. Elle se pro­mène dans les cou­loirs du Kämp, ces cou­loirs qu’elle connaît par cœur et qu’elle redé­couvre, chan­gés et identiques.

La can­ta­trice du Kämp — Cha­pitres 7 à 9

Ber­lin. 1923.L’inflation est folle. Un dol­lar vaut quatre bil­lions de marks. On trans­porte l’argent dans des brouettes pour ache­ter une miche de pain. Les gens brûlent les billets pour se chauf­fer — c’est moins cher que le bois.

La can­ta­trice du Kämp — Cha­pitres 4 à 6

Saint-Péters­bourg. 1910. Elle arrive par le train de nuit, celui qui part d’Helsinki à onze heures du soir et qui tra­verse la fron­tière à l’aube. La Fin­lande est encore russe, à cette époque. Un Grand-Duché de l’Empire, avec ses propres lois et sa propre mon­naie, mais russe quand même. Le Tsar est le Grand-Duc. Les sol­dats russes patrouillent dans les rues. Et les artistes fin­lan­dais vont à Saint-Péters­bourg comme on va à la capi­tale, parce que c’est là que tout se joue.

La can­ta­trice du Kämp — Cha­pitres 1 à 3

Le fer­ry accoste à huit heures du matin. Novembre. Il fait encore nuit. Alma Löf­gren des­cend la pas­se­relle avec cette len­teur qu’elle a apprise à trans­for­mer en majes­té. Soixante-quinze ans. Une canne à pom­meau d’argent qu’elle n’utilisait pas il y a dix ans et qu’elle uti­lise désor­mais, non par néces­si­té mais par coquet­te­rie — une canne de diva, une canne de femme qui a chan­té Isolde et qui entend qu’on s’en souvienne.

Les nuits du Strand — Cha­pitre 6

Le der­nier jour. Lars s’est réveillé avec la lumière. Louise était déjà habillée, assise au bord du lit, son télé­phone à la main. — Mon vol est à qua­torze heures.

Les nuits du Strand — Cha­pitre 5

Le len­de­main, tout a bas­cu­lé. Lars s’est réveillé avec le bruit. Des cris, des klaxons, quelque chose qui res­sem­blait à des pétards mais qui n’en était pas. Il s’est redres­sé d’un coup. Louise était déjà debout, à la fenêtre.

Les nuits du Strand — Cha­pitre 4

Le matin est venu trop vite. Lars s’est réveillé seul dans le lit. Les draps à côté de lui étaient frois­sés, encore tièdes. Il a enten­du l’eau cou­ler dans la salle de bain, et il est res­té allon­gé, à regar­der la lumière fil­trer par les persiennes.