Bali - jour 4

25/02/2014

Il faut toujours une journée plus pourrie que les autres dans un voyage. Eh bien ce fut celle-ci. Le programme de la journée consistait en une excursion comprenant plusieurs étapes dont la plage de sable noir de Lovina (au final sans intérêt autre que le sable noir), le palais royal de Mengwi (que je n’ai jamais vu), les sources chaudes sacrées de Banjar (que je n’ai failli pas voir parce que le chauffeur ne savait pas où c’était), les plantations de café de Munduk (parce que le chauffeur ne savait vraiment pas où c’était), le temple Ulun-Danu, sur le lac Beratan à Bedugul (où finalement ce ne sont que les locaux qui viennent, ce qui fait que l’endroit est vraiment très kitch), les chutes d’eau de Gitgit (pas fait non plus parce que j’ai senti le plan mafia arriver gros comme une maison, soit disant qu’il fallait un guide pour descendre alors que ce n’est pas vrai) et enfin les rizières en terrasse de Pucang (que je n’ai vu que de loin parce qu’il fallait vraiment rentrer à la casa - c’est surtout que le chauffeur ne devait pas savoir par où on y entre).

Donc résultat des courses : journée pourrie, pressé que ça se termine, mais si ce chauffeur qui s’appelle Ketut (comme la moitié de l’île parce que les hommes portent un prénom en fonction de leur rang de naissance dans la famille) a cru pouvoir m’emmener dans ses plans à la con, il s’est planté et a donc certainement passé une journée pire que la mienne parce que son manque à gagner en commissions a dû se réduire à peau de chagrin. Tant pis, vu que je suis passé par l’hôtel, je dirais la vérité, ce qui risque de ne pas passer chez eux. Lorsque leur image est écornée, ça ne peut pas bien se passer. Ok, tout le monde veut sa part du gâteau, tout le monde veut gagner de l’argent, mais si tout le monde ne prend pas conscience que le monde n’est pas divisé en ceux qui soutirent et ceux qui crachent sans discernement, il va falloir remettre un peu d’ordre dans tout ça. Ce n’est pas parce que je peux me payer un billet d’avion jusqu’ici que je suis à même de cracher pour tout et n’importe quoi sans compter.

J’ai tout de même vu de beaux endroits, des jolies rizières dans le soleil éclatant, des routes défoncées, des ponts au-dessus de gouffres verts, des temples majestueux, des mosquées vertes, j’ai même vu un enterrement musulman et un cimetière chrétien, un chien debout derrière son maître sur un scooter, des gens sourire, beaucoup de gens sourire, des sales gueules de truands, des petites averses, des grosses pluies, du brouillard tellement épais qu’on n’y voyait pas à dix mètres dans les petites routes de montagne, des singes qui se tapaient dessus pour un ramboutan, tout un tas de petites choses qui ont fait que la journée n’était pas si ratée que ça, mais quand-même, pas aussi bien que je l’aurais voulu.

Bref, ce n’est qu’un accident et ce ne sera certainement pas la dernière fois que je me fais avoir en voyage, mais je commence à connaître les combines de ces petites mafias. Heureusement, j’ai bien fini cette journée en allant voir un superbe spectacle de danse Legong par la troupe Sadha Budaya, en plein cœur du palais royal d’Ubud. Une très jolie prestation avec des danseurs dont les attitudes me font penser à du théâtre kabuki mâtiné de danses khmères. Par chance, j’étais pas trop mal placé et j’ai réussi à prendre quelques belles photos, et surtout, j’ai enregistré le concert en entier…

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