Bali - jour 2

23/02/2014

Vraiment pas mal reposé après tout ce périple, je commence ma journée en me baladant dans le centre de la petite ville d’Ubud. Fiévreuse et un peu bruyante, elle n’est pas avare de ses charmes.
Je découvre tout d’abord le Puri Saraswati, le temple royal de la ville, construit derrière un magnifique plan d’eau sur lequel on trouve un myriade de lotus en fleur. Je n’ai pas pu entrer dans le temple, faute de sarong. J’ai ensuite visité le petit marché qu’on peut peut parcourir sur plusieurs étages. Si l’odeur de l’encens vient parfois troubler mes sens, je me demande si ce n’est pas pour masquer l’odeur âcre et sucrée des ordures qui jonchent le cœur du marché. Carcasses de durians et fleurs pourries viennent un peu gâcher la fête des odeurs et les couleurs des tissus.
Il y a un autre petit temple à côté du marché, duquel s’échappent des volutes de fumée d’encens, mais je ne peux pas non plus y entrer sans avoir revêtu le sarong traditionnel.
Dans l’après-midi, je suis donc allé à la recherche du morceau de tissu qui me servira de sésame. Après avoir marchandé durement (mais je me suis quand-même fait avoir hein) mon batik, je me suis assis dans une petite pension du centre pour déjeuner un gecok, une soupe de poulet au lait de coco et riz blanc.
J’ai ensuite visité le palais royal d’Ubud, où on ne peut voir qu’une toute petite partie, mais le temple est très raffiné, les sculptures superbes et les sarongs des statues d’une richesse inégalable. De l’autre côté de la rue, une autre partie du temple trop excentrée apparemment puisque je m’y retrouve sans personne ; ça ne doit pas figurer sur le programme des tour-operator chinois.
Enfin je retourne au Puri Sarawasti pour visiter le temple cette fois. Mais je ne sais pas pourquoi je me casse la tête. La plupart des gens qui y entrent ne revêtent pas le sarong. Méfait de la mondialisation, on se comporte partout comme chez soi, aucun respect des traditions des autres. Je continuerai de porter mon tissu noir et bleu, qui va très bien avec mes chaussures de marche jaunes…
Le soir tombant, je me rends à un spectacle de kecak au Pura Dalem Taman Kaja, spectacle enivrant avec ces danseurs et chanteurs qui scandent leur tchaktchak jusqu’à la transe. Le danseur avec son cheval (sanghyang djaran) marchera sur les braises sous les encouragements des chanteurs. Un très beau spectacle réalisé par une troupe d’une centaine de personnes issues d’une même communauté.
Après le spectable, à 21H00, difficile de trouver encore un resto ouvert. J’en trouve finalement un où je dîne d’un Kwe Tiau (nouilles et poulet épicés) avant d’aller me coucher en traversant les rizières dans les ténèbres des nuits balinaises, tandis que les grenouilles et les crapauds entonnent leurs parades nuptiales.

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