Bali - jour 3

24/02/2014

Après avoir négocié le prix du taxi à la journée (je n’ose même pas imaginer le prix d’un taxi à la journée à Paris ! Déjà qu’à la minute c’est hors de prix !) avec l’hôtel, je dis au chauffeur le programme que je me suis concocté.
Malheureusement, en cours de route, j’ai enlevé une étape, de peur de ne pas pouvoir tout faire.

J’ai voulu commencer par Goa Gajah, la caverne de l’éléphant. C’est un temple qui a été redécouvert il y a quelques années seulement et qui remonterait au Xème siècle. Sur l’esplanade, un bassin dans lequel on descend pour saluer six statues desquelles jaillit un jet d’eau avec lequel il faut s’asperger le visage pour rester jeune éternellement ; j’ai évidemment sacrifié au rituel. La caverne, elle, renferme une très ancienne statue d’éléphant ainsi que les trois lingams rituels de l’hindouisme représentant Vishnu, Brahma et Çiva. Dans une atmosphère lourde et moite, brûle un encens purificateur.
En contrebas dans la vallées, un éboulement de pierres sculptées monumentales dans une cascade, au pied d’un arbre sacré, enroulé d’un morceau de tissu et étendant ses immenses racines partout autour de lui.

Je suis ensuite allé aux sources sacrées de Tampak Siring, où tout devient très sérieux. Il faut mettre en plus du sarong, une ceinture orange ou jaune autour de la taille. On vient ici faire une offrande et se baigner ensuite dans le bassin sous les jets d’eau. Hindous et moins hindous viennent faire leurs libations dans une eau pure qui provient d’un bassin derrière, duquel on peut voir l’eau jaillir de la terre dans un gros bouillonnement éloquent. Le lieu est empreint de mystère et on sent la ferveur d’un peuple qui adore sa terre et ses bienfaits. Un jeune homme très beau et très grand, tout revêtu de blanc est caché sous un parasol en train de prier en faisant tinter une clochette.

Dernière étape de mon tour d’aujourd’hui, Gunung Kawi, avec son temple creusé dans les parois de la falaise, des deux côtés de la vallée. On y accède par un chemin creusé dans le rocher et après avoir descendu près de 250 marches. Le lieu est réellement magique, autour de la rivière. On peut visiter un temple construit juste devant un monastère creusé dans la roche, où on peut voir des cellules de moines datant du XIème siècle. Un endroit très solennel, on ne croise pas grand-monde. En sortant de la ville, devant les maisons brûlent des feux de feuilles et de bois encore humide, plongeant ainsi la ville en cette fin de journée dans un brouillard épais et un peu mystique pour tout dire. Une fille apprend à jouer du xylophone en bambou dans la cour d’une maison, et la journée touche à sa fin, tendrement.

La route du retour passe au travers des rizières et des allées de temples dans lesquels vivent des familles en entier. Certains temples sont entièrement construits dans cette pierre noire issue des volcans.

La nuit arrivée je reste longuement à écouter le chant des grenouilles et des crapauds dans les rizières, avec la compagnie d’autres animaux dont je ne connais ni la forme, ni le nom, mais qui, c’est certain, sont bien les hôtes de ces lieux…

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