Dans la vapeur blanche des jours sans vent

Retour à Istanbul

Mon voyage en Turquie commence. Voilà bien deux ou trois mois que tout est déjà prévu, que les billets d’avion sont réservés, que les chambres d’hôtel le sont exactement. J’ai juste encore un petit doute sur les deux nuits d’hôtel pour les deux derniers jours à Istanbul mais j’attends en fait de voir à quoi il ressemble une fois sur place puisque de toute façon, je passe par là avant d’y revenir à la fin du mois.

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La Süleymaniye et Üsküdar

Retour à la Süleymaniye que j’ai manqué la dernière fois à cause la grande prière du vendredi, après être retourné à la Küçük Ayasofya. La fin de la journée sur les quais d’Üsküdar où la chaleur est à peine atténuée par la proximité du Bosphore.

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Kabataş et Besiktaş par le Bosphore

Où quand l’on prévoie d’aller quelque part et que le sort s’en mêle, ce qui arrive finalement réserve des surprises, pas foncièrement mauvaises. Avec au milieu, toujours, le Bosphore.

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Anadolu Kavağı et Rüstem Paşa Camii

De la chaleur écrasante d’Anadolu Kavağı et sa citadelle qui donne sur la Mer Noire, jusqu’au silence inaltérable de la petite Rüstem Paşa Camii, comme un parcours initiatique.

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Kariye Kilisesi, Balat, Fener…

Où j’atteins enfin un des lieux mythiques de cette ville : l’église Saint-Sauveur-in-Chora. Je rejoins ensuite les quartiers bas de la ville en passant par les quartiers très peu fréquentés de Balat et de Fener, où la ville semble pus grecque que turque et où j’ai fini par arriver à la Fethiye Camii. Une de mes plus belles journée à Istanbul.

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Istanbul – Antalya – Kumluca – Demre – Kaş

Une journée dans les airs jusqu’à Antalya, et sur la route en voiture jusqu’à la petite ville de Kaş. Autre ambiance, autres regards, et surtout une chaleur incroyable.

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Kaş intime

Ce jour-là, c’est jour de repos. Finie la course, je suis là pour profiter de l’air du temps et poser mes valises pendant une courte semaine avant de partir un peu plus loin, pas très loin, à une trentaine de kilomètres de là.

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Üçağız, Kekova, Dochiste (Apollonia), Geyikova Adası, Kaleköy (Simena)

Une journée splendide dans le bleu vaporeux du bord de mer, sous un soleil n’épargnant rien, pour visiter une citadelle perchée et se baigner dans une eau transparente. A la découverte de Kekova, l’antique Simena.

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Kaputaş plaji, Mavi Mağara, Kalkan (Antalya Fethiye Yolu)

SI la journée d’hier était brûlante, il faut à présent pouvoir se reposer un peu du soleil qui a rougi ma peau. Je reste aux alentours de Kaş, pousse jusqu’à Kalkan et m’arrête aux quelques très jolies plages qui bordent la route.

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Myra (Demre), Andriake, Lykia Yolu

Il aura fallu que je visite la ville de naissance de celui qui est aujourd’hui assimilé au Père Noël, le fameux Saint-Nicolas, qui est une grande ville lycienne, où l’on trouve un théâtre imposant et une nécropole des plus intrigantes.

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La route d’Arycanda et les mantı

Une journée un peu ratée, un peu à cause du soleil, un peu à cause du vertige, mais où l’on fait quand-même de belles rencontres sur le bord de la route.

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Pamukkale, le château de coton et le martyrium de l’apôtre Philippe, Hiérapolis

Quelques bons kilomètres de route au travers de hautes montagnes pour arriver du côté de Denizli, là où se trouve un des lieux les plus étranges qui soient donnés dans cette Turquie aux multiples visages : Pamukkale, le château de coton et son antique ville perchée de Hiérapolis. Une journée terriblement chaude, mais haute en spiritualité.

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Arrivée à Patara, Gelemiş, Kumluova, le Lêtôon

Je quitte Kaş et son atmosphère maritime pour une autre petite ville, beaucoup plus confidentielle, mais où se trouve une des plus belles plages de Turquie, Patara. L’occasion de flâner un peu au bord de la Méditerranée et de découvrir de nouveaux sites archéologiques.

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Dans les gorges de Saklıkent (Kanyonu)

Descente dans les entrailles de la terre, au beau milieu de rien, dans les gorges de Saklıkent où coule une eau grise, boueuse, dans laquelle les Turcs des environs viennent barboter joyeusement et s’enduire le visage de terre.

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Les gözleme d’Esra, Fethiye, le tombeau d’Amyntas

Journée calme, au gré du vent, pour se reposer des efforts fournis dans les gorges. Un peu de route jusqu’à Fethiye pour voir l’imposant tombeau du roi Amyntas, non sans avoir déjeuné des fabuleux gözleme d’Esra dont je me régale avec quelques piments verts.

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Patara et Xanthos, les grandes cités lyciennes

Encore une journée qui s’annonce calme sous un soleil écrasant. Les températures sont simplement affolantes et dépassent largement les 40°C. La raison voudrait que je reste enfermé dans ma chambre semi-climatisée ou à l’ombre d’un parasol au bord de la piscine, mais rien n’y fait, je n’arrive pas à rester en place, même si je lézarde un peu en somnolant après un petit déjeuner copieux, à base de fromage blanc et de tisane de sauge.

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Retour à Antalya, en passant par le Mont Chimère (Yanartaş) et l’arrivée à Nevşehir

C’est le jour du départ pour Antalya. dernière expédition pour retourner sur la route, direction la Cappadoce. Cette fois-ci, je ne prends pas l’avion, mais le car et j’avoue que je suis un peu angoissé. De toute façon, dès lors que je ne connais pas, je suis angoissé, il y a toujours quelque chose qui m’inquiète et qui me tord le ventre au point que je comprends mieux pourquoi je me sens parfois aussi épuisé lorsque je voyage. Bien loin de ne pas profiter, je suis toujours à l’affût, de peur de manquer quelque chose, de me dire que je ne pourrai jamais vivre le choses qu’une seule fois et que si je rate, c’est fichu. Les sens en éveil, je m’épuise vite.

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Üçhisar, Göreme et les églises rupestres

L’arrivée à Üçhisar avec sa citadelle flamboyante dans le soleil du matin, me fait comprendre qu’ici le français n’est pas une langue étrangère. Je prends mes marques dans ma chambres d’hôtel, d’où je vais pouvoir découvrir la Cappadoce, son art paléochrétien et ses paysages si particuliers.

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Çavusin, Avanos, Mustafapaşa et en dehors des routes tracées

Une journée sur les routes de Cappadoce, du côté d’Avanos, la ville des potiers où je fais une belle rencontre avec l’un d’entre eux, puis à Mustafapaşa, une ville sinistrée par les déplacements de populations, et je finis par me perdre dans les petites vallées de la plaine d’Ürgüp.

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La Cappadoce vue des airs et les cités souterraines de Tatlarin et Derinkuyu

Une journée exceptionnelle avec la Cappadoce à 1500 mètres sous mes pieds, pour la terminer à 9 étages sous terre, dans les profondeurs des cités que les Chrétiens pourchassés creusèrent dans le roc pour se protéger.

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Les vallées aux églises de Çavuşin et la route des thermes de Bayramhacı

Une journée à l’écart du monde, à parcourir des vallées truffées d’églises troglodytiques, dans une longue randonnée mystique, au plus près de la solitudes des ermites chrétiens… Pour finir par un peu de repos dans les sources chaudes de Bayramhacı…

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L’église cachée (Saklı Kilise), la vallée de Pancarlık et le ramadan à İstanbul

Dernier jour en Cappadoce qui a bien failli être le dernier jour tout court… A la recherche de l’église cachée dans les replis de Göreme, puis retour dans la vallée de Pancarlık que je n’avais pas encore pu voir dans son intégralité, et enfin retour à İstanbul en plein ramadan, dans la chaleur brûlante des nuits qui n’en finissent pas.

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Balades poétiques et visages stambouliotes

Dernier jour complet à Istanbul, dernier jour du ramadan aussi. Demain, il est temps de repartir à Paris et cette perspective devient à la fois le sens du voyage, un retour nécessaire et finalement, comme un salut. Il faut parfois savoir partir, de peur de ne plus pouvoir revenir.

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Tristes vestiges et la fin voyage

Derniers instants à Istanbul avant de reprendre l’avion pour la maison. Une dernière visite pour ne pas rester sur sa fin, et tout à coup l’abandon de soi, la fin de quelque chose…

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