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by Romuald Le Peru | 10/02/2026 | Les veilleurs de nuit, Traverser Ispahan | 0 Comments
Godard vint le trouver le surlendemain, à l’aube. Bahram était dans le jardin, comme chaque matin depuis qu’il avait trouvé la miniature, car il ne dormait plus guère, car les nuits étaient peuplées de rêves étranges où Mostowfi lui parlait dans une langue qu’il ne comprenait pas.
by Romuald Le Peru | 10/02/2026 | Les veilleurs de nuit, Traverser Ispahan | 0 Comments
« Vous êtes trempé, Nahavandi. » La voix venait de l’ombre des arcades, et Bahram se figea, la miniature serrée contre sa poitrine, l’eau du bassin ruisselant de ses vêtements sur les dalles de pierre. André Godard sortit de l’obscurité.
by Romuald Le Peru | 10/02/2026 | Les veilleurs de nuit, Traverser Ispahan | 0 Comments
Le cri vint de l’aile est. C’était un cri de femme, aigu, déchirant, un cri qui traversa les murs épais de l’Abbasi et fit lever les têtes sur la terrasse du thé, où les clients prenaient leur petit-déjeuner dans la lumière dorée du matin, et Bahram, qui était assis seul à sa table avec un verre de thé et un morceau de pain, sentit quelque chose se glacer dans sa poitrine.
by Romuald Le Peru | 10/02/2026 | Les veilleurs de nuit, Traverser Ispahan | 0 Comments
Le lendemain matin, Bahram décida de quitter l’hôtel. Non pas de partir, non pas de faire ses valises et de reprendre la route vers Persépolis ou Téhéran, mais simplement de sortir, de marcher dans la ville, de retrouver Ispahan au-delà des murs de l’Abbasi, car il sentait qu’il avait besoin de respirer un autre air, de voir d’autres visages.
by Romuald Le Peru | 10/02/2026 | Les veilleurs de nuit, Traverser Ispahan | 0 Comments
Arthur Upham Pope arriva sur la terrasse du thé à cinq heures précises, comme s’il avait attendu derrière une porte que l’horloge sonnât, et son entrée fut remarquée de tous, car Pope ne savait pas entrer quelque part sans être remarqué, c’était au-dessus de ses forces, c’était contraire à sa nature même, et d’ailleurs il n’aurait pas voulu entrer autrement.
by Romuald Le Peru | 10/02/2026 | Les veilleurs de nuit, Traverser Ispahan | 0 Comments
Le lendemain matin, Bahram se réveilla avec l’appel à la prière. Ce n’était pas le muezzin de la mosquée voisine qui l’avait tiré du sommeil — celui-là chantait trop loin, sa voix arrivait assourdie, filtrée par les murs épais de l’Abbasi — mais un autre, plus proche, dont le chant montait d’une petite mosquée de quartier que Bahram ne connaissait pas.
by Romuald Le Peru | 06/02/2026 | Les veilleurs de nuit, Traverser Ispahan | 0 Comments
L’hôtel Abbasi avait été bâti pour accueillir les caravanes. C’était au temps de Shah Abbas le Grand, au début du dix-septième siècle, quand Ispahan était la capitale du monde et que les marchands de la route de la soie avaient besoin d’un lieu où déposer leurs ballots de tissus précieux.
by Romuald Le Peru | 04/02/2026 | Le déluge au Baron d'Alep, Les veilleurs de nuit | 0 Comments
Thirion resta inconscient pendant deux heures. On l’avait transporté dans sa chambre, et le médecin appelé par Mazloumian avait diagnostiqué une commotion sans gravité. Il se réveillerait avec un mal de crâne et un trou dans la mémoire, mais rien de plus.
by Romuald Le Peru | 04/02/2026 | Le déluge au Baron d'Alep, Les veilleurs de nuit | 0 Comments
L’inscription araméenne disait : « Ceci appartient à la maison de Nabû-kudurri-usur, que nul ne le prenne. » Nabû-kudurri-usur. Nabuchodonosor, en grec. Le roi de Babylone, celui qui avait détruit Jérusalem et déporté les Juifs, celui dont le nom résonnait encore dans les malédictions bibliques. Mathilde avait relu ses notes trois fois pour être certaine.
by Romuald Le Peru | 04/02/2026 | Le déluge au Baron d'Alep, Les veilleurs de nuit | 0 Comments
Le train de Taurus entra en gare d’Alep avec trois heures de retard, ce qui n’étonna personne. Mathilde Verdier descendit sur le quai dans la lumière déclinante de novembre, sa valise à la main, son sac de travail en bandoulière. Elle portait un tailleur gris qui avait été élégant au départ de Beyrouth et qui ne l’était plus.