Nova Palmae

Le 7 octobre 1593, est fondée une ville pour commémorer la victoire de la République de Venise sur l’Empire Ottoman à la bataille de Lépante. Le 7 octobre est également le jour de la Sainte Justine, sous le patronage de laquelle la ville de Palmanova est placée .

Son plan en étoile à neuf branches, calqué sur le modèle bastionné du tracé de fortifications à l’italienne, utilise les dernières innovations en matière d’architecture militaire et inspirera bon nombre de constructions ultérieures, et nombre d’architectes, dont un certain Vauban. L’auteur de cette perle qui, vu du ciel, est un pur témoignage d’harmonie architecturale est un certain Vincenzo Scamozzi (portrait d’une exceptionnelle beauté peint par Veronese ci-dessus), qui en plus de son activité d’architecte était également scénographe pour le théâtre. Une de ses plus belles créations est le Teatro all’Antica de Sabbioneta.
Aujourd’hui, la ville n’a quasiment pas changé de physionomie.


Dans le port de Hong-Kong avec Kessel

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En 1957, Joseph Kessel se rend à Hong-Kong pour témoigner de ce qu’est cette ville concentrée sur une coin de roche et qui deviendra l’icône du trafic d’opium et du jeu, ville mystère et ville fantôme, ville au rythme infernal, orientale jusqu’au bout des ongles transformée par l’Occident en avant-poste du vice et du vide, remplissant ses rues étroites de bandeaux publicitaires et de lumières et les arrières cours de prostituées et de drogués. Toutefois, malgré la honte de surface, arrive à transparaître le goût suave de l’évasion dans cette mégapole perchée sur un bout de rocher plongeant à pic. On s’imaginerait bien comme Kessel arriver à Hong-Kong par la mer, dans les odeurs de diesel et de poisson pourrissant chercher un marin de Gibraltar ou une jeune femme qu’on aurait aimé autrefois…

Tous les voiliers sont beaux et tous ils portent l’une des plus vieilles chimères de l’homme dans leur gréement ailé. Mais les barques des mers de Chine, parce qu’elles n’ont pas changé de dessin depuis des siècles, que leur château arrière s’élève sur l’eau comme une gueule de dragon, que leur armature est faite de bambous, que leurs voiles ont la forme et la couleur d’énormes feuilles rousses, aux nervures délicates, que dressées, inclinées ou couchées elles décorent leurs mâts de frondaisons miraculeuses, et que souvent, rapiécées, déchirées, elles laissent passer à travers leur flottante tenture le feu du soleil et l’azur du ciel, que leur équipage est fait d’hommes ou de femmes aux yeux bridés et secrets — ces barques des mers de Chine dépassant toutes les autres en mythe de pouvoir et d’évasion.
Ainsi à travers les paquebots, les canots, les cargos, les vedettes, les transbordeurs massifs, les vagues, les brises et les jonques, le ferry approche de Hong-Kong.
La foule qu’il porte se met en mouvement. Sur le quai bougent et crient d’autres foules. Les rues qui gravissent le roc abrupt sur lequel est bâtie la ville ne sont qu’un fourmillement humain. Des files de voitures passent sur les quais. Les grues élèvent et baissent leurs énormes bras de fer. Les rickshaws galopent. Les chenilles du funiculaire grimpent vers les cimes. Les édifices eux-mêmes semblent remuer. Au-dessus de la cité frémissent jusqu’aux faîtes les fleurs et les arbres. Et les nuages légers comme des pétales et des flocons, les brumes de mer transparentes comme une buée, s’arrêtent un instant contre les flancs de l’île et glissent nonchalamment à leur surface.

Joseph Kessel, Hong-Kong et Macao. 1957
Folio Gallimard, collection voyages, pp. 33-34

L’amateur de cartes y trouvera une certaine douceur de vivre comme au soir d’un printemps

J’ai vu, sur le papier glacé, le soleil tomber au soir d’une belle journée d’été sur les coupoles légèrement outrepassées, les dômes majestueux d’Ispahan, ou alors était-ce Tabriz ou Chiraz ? Le bleu somptueux d’un turquoise profond, scarifié de floraisons orange comme l’or de la fin du jour, le fût tancé par une coufique précise, pointilleuse, fière comme un sultan debout à l’heure de l’assaut… autant d’images qui me traversent et me laissent chavirer comme dans les volutes d’un petit cigare dont je me plais à me souvenir l’odeur. Un faisceau de couleur, orange d’or, tabac brun, jaune d’œuf, feuille d’automne, un soir d’été sur la terrasse face à la mer, et cette dernière image mentale se profile : la couleur un peu ternie et pourtant chaleureuse d’une vieille carte d’un pays vieux de mille ans. L’amateur de cartes y trouvera une certaine douceur de vivre comme au soir d’un printemps… Laissons-le plonger dans ces océans aux couleurs de thé…

Lost islands

Henry Stommel, porté à ma connaissance au travers du livre d’Erik Orsenna, Portrait du Gulf Stream, est océanographe et a écrit un livre portant ce sous-titre : The story of islands that have vanished from nautical charts, autrement dit, Histoire des îles qui ont disparu des cartes nautiques. Étrange titre, et non moins étrange livre faisant état d’îles qui n’existent plus ou plutôt, que l’on a été obligé, à un moment ou à un autre de faire “disparaître” des cartes, car souvent fantasmées, parfois mal placées, quelques fois tout simplement rêvées, elles n’ont pour la plupart jamais existé ou tout bonnement disparu. Le livre raconte l’histoire de ces curiosités pour lesquelles il aura fallu énormément de violence pour les supprimer. Un cartographe établit, il n’efface pas…

Le livre n’a jamais été traduit et renferme dans son rabat intérieur une superbe carte du XIXème siècle imprimée en recto-verso, d’un côté le Pacifique, de l’autre l’Indien… avec sur cette carte, la plupart des îles dont il est question dans le livre. Et en France, le livre est épuisé.

Henry M. Stommel. Lost Islands: The Story of Islands That Have Vanished from Nautical Charts
University of British Columbia Press. Vancouver 1984

Justus Danckerts: Recentissima Novi Orbis Sive Americae Septentrionalis et Meridionalis Tabula… [California as an Island] Amsterdam / 1690

Océans de papier

Olivier le Carrer n’est pas qu’un simple écrivain, un journaliste, c’est avant tout un géographe et navigateur, un vrai connaisseur de la mer de l’intérieur, un génie des eaux qui n’hésite pas à passer son temps dans les bibliothèques pour illustrer ses livres des plus belles cartes au monde, issues des plus grandes bibliothèques et conservées dans leur gangue d’inconnuité pour les dévoiler au grand jour. Andalouses, persanes, arabes, portugaises, ces cartes de papier belles et sensuelles comme des femmes antiques montrent l’évolution de la perception de la Terre depuis l’Antiquité jusqu’au GPS moderne.

Olivier Le Carrer. Océans de papier : Histoire des cartes marines, des périples antiques au GPS
Glénat 2006

Hessel Gerritsz : Mar del Sur. Manuscrit enluminé sur parchemin, 1622. BNF

Atlas des îles abandonnées

Judith Schalansky est une jeune illustratrice née en RDA et dont l’imaginaire de jeune fille l’a porté à vivre ses premiers émois en parcourant du bout des lèvres les pages des atlas et les cartes. Plus qu’un véritable atlas, son livre est un beau livre fait de cartes redessinées, plein d’anecdotes étranges, parfois un peu inquiétantes. Je ne fais pas partie de ceux qui se plaignent du fait que ce livre n’est pas véritablement un atlas, mais un “simple livre”… Malédiction… Le livre fait débat, on attendait a priori plus de l’auteur qu’un joli livre. Il ne décevra pas, en revanche, ceux qui ont gardé intact leur regard d’enfant sur un monde qui reste encore à découvrir. On regrette simplement que de l’allemand au français, le titre change d’îles éloignées (remote islands en anglais) à îles abandonnées

Judith Schalansky. Atlas des îles abandonnées
Préface d’Olivier de Kersauson, traduit de l’allemand par Elisabeth Landes, Arthaud

The Island of St. Christophers / Antego Island / Part of y Islands of America &c.
London 1744

Exploration des Routes de la Soie et au-delà

Ceux qui traversèrent d’inconnues contrées pour commercer avec les peuples lointains, ceux qui pensaient que le coton poussait sur les agneaux, ceux qui voyaient dans les étoiles leur chemin à dos de chameau et ceux qui prisaient le tabac assis sous une toile tendue dans le désert ouïghour du Taklamakan, tous ont désiré cartographier le parcours qui reliait l’Occident à la Chine par ces villes mythiques qui portent le nom d’Ispahan, Samarkand, Nishapur, Tashkent, Merv, Boukhara ou Kachgar… qui excitent l’imaginaire, font penser aux odeurs d’épices, aux couleurs chatoyantes des tapis, des soieries et des brocarts, des monnaies d’or frappées à l’effigie de califes disparus et de minarets surplombant les immenses iwâns décorées de céramiques bleues… Ce livre est un joyau de cartes turques, ouzbeks, persanes, arabes, chinoises, rares, précieuses, colorées, et mêmes parfois surprenantes, comme ces cartes établies d’après Claude Ptolémée où le rebord du monde connu est illustré sous  forme… d’angle…

Kenneth Nebenzah. Exploration des Routes de la Soie et au-delà , 2000 ans de cartographie
Phaidon, 2005

Carte du monde de Ptolémée, reconstituée au XVe siècle à partir de sa Géographie

Des cartes sur tous les plans…

Bigmapblog :le blog d’un amateur de cartes anciennes qu’il s’amuse à piocher un peu partout, scannées en haute définition et zoomables. L’auteur du blog est également à l’origine d’un film, The Pruitt-Igoe Myth.

Perry-Castañeda Library Map Collection : une impressionnante collection de cartes récentes mais également de cartes anciennes classées par région.

Parisbal: Plans anciens de Paris entre 1550 et 1790.

Barry Lawrence Rudeman antique maps Inc. : Un vendeur de cartes anciennes qui a l’intelligence de laisser à disposition des images grand format des cartes qu’il vend.

The beauty of maps : Une série documentaire de la BBC en 4 parties sur les cartes : Atlas, médiévales, cartes modernes de propagande ou cartes de villes, voici de quoi alimenter un sujet superbe avec la précision et l’accent des documentaristes de la vénérable institution qu’est la BBC.

A la découverte d’Eduard Imhof : géographe et professeur de cartographie suisse, il a donné ses lettres de noblesse à la cartographie en 3D et est aujourd’hui considérée comme le père de la géographie moderne institutionnelle. A visiter, ses archives :

David Rumsey Map Collection Database and Blog : Voici une Rolls de la cartographie. Riche de plus de 26000 cartes, voici une collection de cartes, principalement du XVIIIè et du XIXè siècle et d’Amérique du Nord, elle contient également de nombreuses cartes européennes, des cartes historiques, anciennes ou modernes, chacun y trouvera son compte. On appréciera également, entre autres choses, la possibilité de visionner ces cartes anciennes avec Google Maps, par superposition. Une idée de génie. La collection scannée est d’une grande qualité visuelle.

Antoine avec de l’encre

Des dessins, des croquis, un geste simple et efficace et de l’encre de Chine, c’est une recette qui réussit spectaculairement à Antoine with ink qui met en scène avec une parfait sobriété ses croquis partiels. Il se dégage de ce travail une certaine force de caractère et il en ressort une vision apaisée de la ville. Du beau boulot à regarder sans modération.

Lille

Antoine with ink.

Cette ville est un autre monde, dedans, un monde florissant (3ème partie)

J’ai découvert dans l’Atlas de Paris au Moyen-Âge une petite gravure représentant l’hôtel de Vauvert au cœur de Paris, à l’emplacement de ce qui est aujourd’hui le Jardin du Luxembourg. Vauvert est une autre forme de « Val Vert », indiquant clairement un endroit boisé et plutôt agréable. L’expression « aller au Diable Vauvert » remet cette image idyllique en cause. En cherchant l’origine de cette expression, j’ai trouvé autant d’explications que de sources, toutes différentes quand à sa signification et son origine, un grand n’importe quoi auquel je ne veux pas donner caution. Toutefois, si la linguistique nous emmène sur des chemins hasardeux, l’histoire, elle, semble être d’accord avec les faits et nous raconte une histoire qui si elle ne nous laisse aucune certitude, nous donne une idée de l’origine des mots.

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Cette ville est un autre monde, dedans, un monde florissant (2ème partie)

Paris n’a pas toujours été un lieu prestigieux dont l’image rayonne aux quatre coins du monde, qui décentralise ses musées en province et dans les émirats arabes, qui fait de l’Avenue des Champs-Élysée la plus belle avenue du monde (en réalité la plus vulgaire, et de loin) ou qui devient capitale de la mode. Au Moyen-Âge, lorsque la ville devient la plus grande ville du monde occidental, c’est un véritable coupe-gorge et un lieu de perdition, mais remis dans son contexte de l’époque, Paris est loin d’être une ville riche. Les nobles s’entassent dans les palais, jamais bien loin du roi, tandis que les notables et les bourgeois développent les villages de Paris (Saint-Laurent, Saint-Germain des Prés, Saint-Marcel, etc.) avec l’argent florissant du commerce et de l’industrie – finalement, rien de nouveau. Au milieu de tout ce beau monde, une belle proportion de la population vit dans la misère la plus crasse, et comme dans toute situation de crise, les réseaux mafieux s’installent, la prostitution s’institutionnalise, le crime se propage…

Loin de Pigalle, des abords du bois de Boulogne (de cette banlieue dont le nom vient du ban, la loi seigneuriale, et la lieue, l’unité de mesure qui définit l’espace à partir du centre de la ville sur lequel s’étend l’autorité du seigneur) et de la rue Saint-Denis, en remontant dans le passé, on trouve des hauts-lieux de la prostitution aux noms évocateurs. Parmi les plus connus, on citera la rue de Glatigny sur l’île de Cité, le fameux Val d’Amour, qui fut à l’origine de l’expression “fille de Glatigny”, mais on trouve également trace dans une ordonnance du prévôt de Paris, datée de 1367, d’un état de la situation qui force les autorités à prendre des mesures et tentent de circonscrire les filles de joie dans leurs périmètres, sans grand effet :

Que toutes les femmes prostituées, tenant bordel en la ville de Paris, allassent demeurer et tenir leurs bordels en places et lieux publics à ce ordonnés et accoutumés, selon l’ordonnance de Saint Louis. C’est à savoir : à L’Abreuvoir de Mascon (à l’angle du pont Saint-Michel et de la rue de la Huchette), en La Boucherie (voisine de la rue de la Huchette), rue Froidmentel, près du clos Brunel (à l’est du Collège de France aboutissant au carrefour du Puits-Certain), en Glatigny (rue nommée Val d’Amour dans la Cité), en la Court-Robert de Pris (rue du Renard-Saint-Merri), en Baille-Hoë (près de l’église Saint-Merri et communiquant avec la rue Taille-Pain et à la rue Brise-Miche), en Tyron (rue entre la rue Saint-Antoine et du roi de Sicile), en la rue Chapon (aboutissant rue du Temple) et en Champ-Flory (rue Champ-Fleury, près du Louvre). Si les femmes publiques, d’écris ensuite cette ordonnance, se permettent d’habiter des rues ou quartiers autres que ceux ci-dessus désignés, elles seront emprisonnées au Châtelet puis bannies de Paris. Et les sergents, pour salaire, prendront sur leurs biens huit sous parisis…

Source Insecula.
On reconnait aisément des rues au nom évocateur : rue Taille-Pain et rue Brise-Miche, qui n’ont rien à voir avec le métier de boulanger. Aujourd’hui encore certaines rues portent des noms qui ne sont que la déformation respectable de noms fleuris : La rue des Poitevins, hormis quelques noms sans intérêt (Gui le queux, Gérard aux Poitevins, etc.) a porté successivement et cela jusqu’au XVè siècle les noms de rue du Pet, rue du Petit-Pet et rue du Gros-Pet. Tout un poème. La rue du Pélican s’est appelée rue Purgée, mais surtout Rue du Poil-au-con. L’actuelle rue Marie Stuart s’appelait autrefois rue du Tire-Boudin (pas besoin de dire que le boudin en question n’est nullement bourré de viande de porc) et rue du Tire-Vit, elle aurait apprécié, j’en suis certain.
Une partie de l’actuelle rue de Beaubourg (ce nom même, ironique, indiquait que cette partie de la ville a longtemps eu mauvaise réputation) a porté le nom de rue Trace-Putain, et la rue du Petit-Musc (nom évocateur qui pourrait faire penser au parfum) s’appelait en réalité rue Pute-y-musse (pute s’y cache).

1ère partie
3ème partie
4ème partie

Cette ville est un autre monde, dedans, un monde florissant (1ère partie)

Je n’aime pas spécialement Paris, du moins, je pensais ne pas vraiment l’aimer. Je n’aime pas beaucoup les gens qui y vivent car par esprit de clanisme, ils s’enferment dans un vision ténue des choses, qui généralement ne va pas au-delà du boulevard périphérique, quand ce n’est pas aux grands boulevards. Je déteste cette mentalité qui fait sentir au banlieusard qu’ici on ne compte pas les distances en mètres mais en stations de métro. C’est ma petite guerre personnelle.

Mais Paris, c’est aussi un passé d’une incroyable richesse ; née sur les restes d’une ancienne cité romaine dont les axes principaux existent encore ; le cardo, nord-sud, correspond à la rue Saint-Jacques et au boulevard Saint-Michel et le decumanus, est-ouest, à la rue Soufflot. Les plus anciens bâtiments issus de cette vie antique remontant au Ier siècle s’y cachent encore, comme les arènes ou les thermes de Cluny. On imagine mal à quel point ce Paris d’aujourd’hui porte en lui encore les stigmates de sa vie passée, notamment du Moyen-Âge qui a été la période pendant laquelle son expansion a été la plus forte, et donc son urbanisme. Les mouvements qui ont le plus changé son visage ont été l’assèchement des régions marécageuses de la rive droite dont on dit à tort qu’elle correspond à l’actuel Marais. En réalité, le Marais d’aujourd’hui correspond à la couture du Temple, et qui est en fait la dernière partie non défrichée de ce quartier, assaini depuis longtemps déjà. On peut aussi parler de l’enfouissement de la Bièvre, rivière secondaire qui balafrait le quart sud-est de la ville et qui a été pendant de longues années un déversoir pollué pour les industries de la tanneries et servant de dépotoir aux boucheries établies sur les quais, mais également de l’établissement de Paris comme ville phare, véritable pôle d’attrait avec la construction des fortifications de Philippe Auguste puis plus tard de l’enceinte de Charles V.

Matthaüs Merian, un graveur suisse, dessinera dans son atelier bâlois en 1615 un plan de Paris d’une incroyable précision tant topographique qu’historique et sur lequel dans le coin inférieur gauche, il gravera ces vers qui résonnent comme la promesse d’un monde à découvrir coûte que coûte.

Cette ville est un autre monde
Dedans, un monde florissant,
En peuples et en biens puissants
Qui de toutes choses abonde.

Matheus Merian Basiliensis, 1615

Liens:

2ème partie
3ème partie
4ème partie