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	<title>The Swedish Parrot &#187; littérature</title>
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	<description>Manufacture d&#039;ambiances</description>
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		<title>Aurel Stein, les statues de poussière de l&#8217;oasis de Hotan et les chercheurs de Jade</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Mar 2012 07:30:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[Sur les portulans]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
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		<description><![CDATA[Ruines des grottes aux mille Bouddhas de Bezeklik Marc Aurel Stein est un personnage tout à fait fascinant, qui n&#8217;aura eu de cesse d&#8217;arpenter le monde sur les traces de Marco Polo et de la Route de la soie ; &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/aurel-stein-les-statues-de-poussiere-de-loasis-de-hotan-et-les-chercheurs-de-jade/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://theswedishparrot.com/aurel-stein-les-statues-de-poussiere-de-loasis-de-hotan-et-les-chercheurs-de-jade/ruines-de-bezeklik/" rel="attachment wp-att-6541"><img class="aligncenter size-full wp-image-6541" title="Ruines de Bezeklik" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/03/Ruines-de-Bezeklik.jpg" alt="" width="800" height="561" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Bezeklik_Thousand_Buddha_Caves">Ruines des grottes aux mille Bouddhas de Bezeklik</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aurel_Stein"><strong>Marc Aurel Stein</strong></a> est un personnage tout à fait fascinant, qui n&#8217;aura eu de cesse d&#8217;arpenter le monde sur les traces de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marco_Polo">Marco Polo</a> et de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Route_de_la_soie">Route de la soie</a> ; il n&#8217;y a qu&#8217;à lire <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aurel_Stein#1900-1901_:_la_premi.C3.A8re_exp.C3.A9dition.2C_relat.C3.A9e_dans_Sand_buried_ruins_of_Khotan_.281903.29">son étonnant parcours</a> pour voir à quel point cela restait chez lui une idée fixe. Archéologue hongrois de naissance, naturalisé britannique, il part en 1900 sur les routes de sables et obtiendra au soir de sa vie le sésame dont il avait toujours rêvé : avoir enfin l&#8217;autorisation de se rendre en Afghanistan, le bout de la route et surtout l&#8217;extrémité orientale de l&#8217;empire d&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand">Alexandre le Grand</a>. Passé <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Peshawar">Peshawar</a> puis arrivé à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kaboul">Kaboul</a>, il s&#8217;éteint brusquement une semaine plus tard.</p>
<p>Arrivé à l&#8217;oasis de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hotan">Hotan</a> (ou <em>Khotan</em>) en 1901, dans cette <em>petite</em> oasis chinoise <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ou%C3%AFghours">ouïghoure</a> (petite oasis de 116 000 habitants tout de même) bordant le sud du désert du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Taklamakan">Taklamakan</a>, il découvre de bien étranges statues dans un pays sans pierre. C&#8217;est ce que nous raconte <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Colin_Thubron">Colin Thubron</a> dans <em><strong>L&#8217;ombre de la route de la soie</strong></em> avec une certaine émotion.<span id="more-6517"></span></p>
<p><a href="http://theswedishparrot.com/aurel-stein-les-statues-de-poussiere-de-loasis-de-hotan-et-les-chercheurs-de-jade/aurel-stein-en-chine/" rel="attachment wp-att-6518"><img class="aligncenter size-full wp-image-6518" title="Aurel Stein en Chine - Sanctuaire de Yueyaquan, près de Dunhuang" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/03/Aurel-Stein-en-Chine.jpg" alt="" width="900" height="724" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Au bord du désert de Taklamakan</p>
<blockquote><p>Le chamelier désigna soudain un point en s&#8217;écriant : « Rawak ! ». On cliqua les yeux pour essayer de distinguer quelque chose dans la lumière éblouissante. A quinze cents mètres environ, plus clair encore que les sables clairs qui l&#8217;entouraient, un bâtiment étincelait dans son isolement. L&#8217;ancien affluent nourricier avait depuis longtemps plongé dans le sous-sol : l&#8217;oasis avait disparu, laissant à ce sanctuaire couleur champagne le soin de déranger seul le désert, avec ses étagements de brique anémiée. Il conservait une gracieuse simplicité, jusque dans son délabrement : monté sur une base en étoile l&#8217;édifice circulaire s&#8217;élevait de quatre côtés, au moyen de marches de plus en plus étroites.<br />
A mesure qu&#8217;on s&#8217;approchait, un tambour<sup>(1)</sup> brisé se profila sur le débris des terrasses, avec sa coupole effondrée et le rectangle d&#8217;un rempart ondula sur le sable. On passa devant la cabane de brindilles d&#8217;un gardien depuis longtemps absent, et nos chameaux s&#8217;agenouillèrent.<br />
On franchit les murs par une porte évanouie. L&#8217;enceinte était à demi noyée sous les dunes qui enfouissaient les remparts ou se répandaient à travers leurs brèches. Le stoupa se dressait devant moi, flou derrière le voile de sable coagulé ; les escaliers s&#8217;effondraient, mais les étages supérieurs dégageaient leurs murailles de brique crème et poussaient vers le ciel leur brillant cylindre privé de dôme.</p></blockquote>
<p><a href="http://theswedishparrot.com/aurel-stein-les-statues-de-poussiere-de-loasis-de-hotan-et-les-chercheurs-de-jade/statues-en-relief-de-rawak/" rel="attachment wp-att-6524"><img class="aligncenter size-full wp-image-6524" title="Statues en relief de Rawak" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/03/Statues-en-relief-de-Rawak.jpg" alt="" width="800" height="543" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Statues en relief au pied du stupa de Rawak</p>
<blockquote><p>C&#8217;est autour de cette cour à demi enfouie que Stein avait découvert plus de quatre-vingt-dix statues géantes en 1901. Dans ce pays sans pierre, elles avaient été façonnées en stuc sur des armatures de bois : des bouddhas et des bodhisattva grandeur nature, disposés en saillie sur la partie supérieure des murs, qui posaient sur le sol le regard endormi de leurs yeux en amande dans les lourdes têtes, dont beaucoup manquaient. Le tombé des robes moulait les contours des corps, trahissant l&#8217;héritage grec du bassin supérieur de l&#8217;Indus, conquis par Alexandre six cents ans plus tôt.<br />
Mais le bois à l&#8217;intérieur des statues avaient pourri et elles n&#8217;étaient plus que de minces coquilles intransportables. Stein les avait recouvertes de sable à regret — cela avait eu une ressemblance troublante avec un enterrement humain, avait-il noté —, mais quelques années plus tard, des chercheurs de jade chinois en quête de trésors les avaient déterrées et fracassées. Les dunes s&#8217;étaient déplacées et reformées depuis ; elles montaient à présent jusqu&#8217;à une dizaine de mètres au-dessus des murs, ensevelissant tout ce qui pouvait encore s&#8217;y trouver.<br />
Alors que j&#8217;avançais tant bien que mal au pied du mur nord-est, sur lequel pointaient encore des traces de parapet, je distinguai des plaques de ce stuc peint en blanc, qui avait autrefois recouvert le sanctuaire. Et là, contre le rempart lissé, mes mains tremblantes découvrirent le torse d&#8217;une statue, complètement évidé. Gul et le chamelier se reposaient près des bêtes : personne ne partagea avec moi cette furtive violation. La statue était d&#8217;une vulnérabilité saisissante. Le sable s&#8217;en détachait à mon contact et je m&#8217;aperçus que la tête manquait. Ce n&#8217;était plus qu&#8217;une enveloppe d&#8217;argile rouge peinte en rose pâle, présentant des courbes et des cannelures. Je pus tâter des doigts la partie inférieure des robes qui plongeaient brusquement sous la dune. Après quoi je recouvris tout, en prenant soin d&#8217;effacer jusqu&#8217;à mes traces de pas dans le sable. [...]</p></blockquote>
<p style="text-align: right;"><strong>Colin Thubron</strong>, L&#8217;ombre de la route de la soie,<br />
2006, traduction de Katia Holmes</p>
<p><a href="http://theswedishparrot.com/aurel-stein-les-statues-de-poussiere-de-loasis-de-hotan-et-les-chercheurs-de-jade/art-du-gandhara-bodhisattva/" rel="attachment wp-att-6519"><img class="aligncenter  wp-image-6519" title="Art du Gandhara, Bodhisattva" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/03/Art-du-Gandhara-Bodhisattva.jpg" alt="" width="450" height="908" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Statue du Gandhara, bodhisattva</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Liens</strong></span> :</p>
<ol>
<li><em><a href="http://stein.mtak.hu/index-en.html">Fascinated by the Orient</a></em>, site hongrois en anglais dédié à Aurel Stein (d&#8217;où viennent les trois photos de ce billet)</li>
<li><a href="http://archive.org/search.php?query=Aurel%20Stein">Œuvres d&#8217;Aurel Stein</a> sur Internet Archive</li>
<li><a href="http://www.doncroner.com/China/Xinjiang/Khotan/Rawak/rawak.html">Récit de voyage au pied du stupa de Rawak (en)</a></li>
<li><a href="http://www.panoramio.com/map/#lt=37.12&amp;ln=79.92&amp;z=6">Photos de l&#8217;oasis de Hotan</a> sur Panoramio</li>
<li><a href="http://g.co/maps/u3rtn">Localisation du stupa de Rawak</a> sur Google Maps</li>
</ol>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Notes</span></strong> :<br />
1 &#8211; Base d&#8217;un dôme.</p>
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		<title>Tyr et Sidon, vus de loin&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2012 09:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres et carnets]]></category>
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		<category><![CDATA[Liban]]></category>
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		<description><![CDATA[Photo © Carole Darchy Tyr, Sidon, beaux noms, creux aujourd&#8217;hui, où chante seul le bruit de la mer, vous êtes morts, embaumés sous les citronniers et les orangers. Dans les vergers irrigués d&#8217;eau du Liban, si fraîche qu&#8217;y vivraient les &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/tyr-et-sidon-vus-de-loin/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://theswedishparrot.com/tyr-et-sidon-vus-de-loin/ruines-de-tyr/" rel="attachment wp-att-6401"><img class="aligncenter size-full wp-image-6401" title="Ruines de Tyr" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/03/Ruines-de-Tyr.jpg" alt="" width="800" height="600" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Photo © <a href="http://swimminginthespace.wordpress.com/2011/07/16/esperdre/">Carole Darchy</a></p>
<blockquote><p>Tyr, Sidon, beaux noms, creux aujourd&#8217;hui, où chante seul le bruit de la mer, vous êtes morts, embaumés sous les citronniers et les orangers. Dans les vergers irrigués d&#8217;eau du Liban, si fraîche qu&#8217;y vivraient les truites, derrière les murs de terre ruineux, le présent, lui aussi, s&#8217;est écroulé. Ces deux villages de pêcheurs, Sour et Saïda, furent une fois toute l&#8217;histoire du monde ; l&#8217;essence de l&#8217;esprit méditerranéen, de la science venue de Chaldée, l&#8217;art décoratif, l&#8217;industrie et le commerce de la race blanche vécurent sur ces deux promontoires, deux mille ans avant le Christ. Cèdres destinés aux plafonds du Temple de Jérusalem et aux flottes du Pharaon, c&#8217;est ici que vous passâtes, débités en madriers. Que les muftis, évêques maronites, les patriarches orthodoxes se disputent les vieux os blanchis de ces reines-sœurs.</p></blockquote>
<p style="text-align: right;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Morand"><strong>Paul Morand</strong></a>, 1938</p>
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		<title>Description de l&#8217;Arabie, d&#8217;après les observations et recherches faites dans le pays même [Carsten Niebuhr 1733-1815]</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 05:27:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres et carnets]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie]]></category>
		<category><![CDATA[géographie]]></category>
		<category><![CDATA[illustration]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici deux tomes d&#8217;un livre paru en 1779 en français, originellement écrit en danois en 1772 (Beschreibung von Arabien pour le premier volume, Reisebeschreibung von Arabien und anderen umliegenden Ländern pour les deux seconds) par le géographe Carsten Niebuhr et &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/description-de-larabie-dapres-les-observations-et-recherches-faites-dans-le-pays-meme-carsten-niebuhr-1733-1815/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p id="firstHeading">Voici deux tomes d&#8217;un livre paru en 1779 en français, originellement écrit en danois en 1772 (<em>Beschreibung von Arabien</em> pour le premier volume, <em>Reisebeschreibung von Arabien und anderen umliegenden Ländern</em> pour les deux seconds) par le géographe <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carsten_Niebuhr">Carsten Niebuhr</a> et dans le plus pur esprit des Lumières part à la rencontre des peuples vivant sur cette terre, pour en ramener une somme d&#8217;informations encyclopédique, dont certains extraits, vus depuis notre époque, ne manquent pas de cocasserie.</p>

<a href='http://theswedishparrot.com/description-de-larabie-dapres-les-observations-et-recherches-faites-dans-le-pays-meme-carsten-niebuhr-1733-1815/tabula-arabiae-felicis/' title='tabula arabiae felicis'><img width="150" height="150" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/02/tabula-arabiae-felicis-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="tabula arabiae felicis" title="tabula arabiae felicis" /></a>
<a href='http://theswedishparrot.com/description-de-larabie-dapres-les-observations-et-recherches-faites-dans-le-pays-meme-carsten-niebuhr-1733-1815/icones-rerum-naturalium-2/' title='Icones rerum naturalium 2'><img width="150" height="150" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/02/Icones-rerum-naturalium-2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Icones rerum naturalium 2" title="Icones rerum naturalium 2" /></a>
<a href='http://theswedishparrot.com/description-de-larabie-dapres-les-observations-et-recherches-faites-dans-le-pays-meme-carsten-niebuhr-1733-1815/icones-rerum-naturalium-1/' title='Icones rerum naturalium 1'><img width="150" height="150" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/02/Icones-rerum-naturalium-1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Icones rerum naturalium 1" title="Icones rerum naturalium 1" /></a>
<a href='http://theswedishparrot.com/description-de-larabie-dapres-les-observations-et-recherches-faites-dans-le-pays-meme-carsten-niebuhr-1733-1815/description-de-larabie-1/' title='description-de-lArabie-1'><img width="150" height="150" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/02/description-de-lArabie-1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="description-de-lArabie-1" title="description-de-lArabie-1" /></a>
<a href='http://theswedishparrot.com/description-de-larabie-dapres-les-observations-et-recherches-faites-dans-le-pays-meme-carsten-niebuhr-1733-1815/description-de-larabie-2/' title='description-de-lArabie-2'><img width="150" height="150" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/02/description-de-lArabie-2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="description-de-lArabie-2" title="description-de-lArabie-2" /></a>
<a href='http://theswedishparrot.com/description-de-larabie-dapres-les-observations-et-recherches-faites-dans-le-pays-meme-carsten-niebuhr-1733-1815/description-de-larabie-3/' title='description-de-lArabie-3'><img width="150" height="150" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/02/description-de-lArabie-3-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="description-de-lArabie-3" title="description-de-lArabie-3" /></a>

<ul>
<li><a href="http://www.archive.org/details/4NN363_1_NOR">Description de l’Arabie, d’après les observations et recherches faites dans le pays même &#8211; Tome 1</a></li>
<li><a href="http://www.archive.org/details/4NN363_2_NOR">Description de l’Arabie, d’après les observations et recherches faites dans le pays même &#8211; Tome 2</a></li>
</ul>
<p>Accompagné de son ami naturaliste et élève de Linné <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pehr_Forssk%C3%A5l">Pehr Forsskål</a>, il l&#8217;aidera à publier deux livres importants : <em></em></p>
<ul>
<li><a href="http://www.e-corpus.org/notices/9753/book/"><em>Flora aegyptiaco-arabica sive descriptiones plantarum quas per aegyptum inferiorem et arabiam felicem detexit, illustravit Petrus Forskal,&#8230; post mortem auctoris edidit Carsten Niebuhr accedit Tabula Arabiae Felicis Geographico-Botanica</em></a>, contenant très peu d&#8217;illustrations et écrit en latin&#8230; Disponible à la consultation sur le site e-corpus et conservé à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que_M%C3%A9janes">Bibliothèque Méjanes</a> d&#8217;Aix-en-Provence.</li>
<li><a href="http://books.google.fr/books?id=DCIVAAAAQAAJ&amp;pg=PA7&amp;hl=fr&amp;source=gbs_toc_r&amp;cad=4#v=onepage&amp;q&amp;f=false">Icones rerum naturalium</a> (Descriptiones animalium, avium, amphibiorum, piscium, insectorum, vermium quæ in itinere orientali observavit Petrus Forskål), en latin également, mais contenant de très belles illustrations en fin de volume.</li>
</ul>
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		<title>La vie privée des Anciens par René Ménard</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 13:21:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici une somme documentaire inestimable et d&#8217;une grande qualité sur l&#8217;histoire des civilisations. Également abondamment illustrée, la vie privée des anciens écrit par René Ménard est un ouvrage s&#8217;intéressant aux aspects sociaux des civilisations, composé à une époque où l&#8217;on &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/la-vie-privee-des-anciens-par-rene-menard/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/02/festin-du-roi-Assarhaddon.jpg" rel="lightbox[6157]"><img class="aligncenter size-full wp-image-6158" title="festin du roi Assarhaddon" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/02/festin-du-roi-Assarhaddon.jpg" alt="" width="609" height="541" /></a></p>
<p>Voici une somme documentaire inestimable et d&#8217;une grande qualité sur l&#8217;histoire des civilisations. Également abondamment illustrée, <em><strong>la vie privée des anciens</strong></em> écrit par René Ménard est un ouvrage s&#8217;intéressant aux aspects sociaux des civilisations, composé à une époque où l&#8217;on est plutôt en mal de sensations et où se développe l&#8217;orientalisme et les plus grands cabinets de curiosités. En effet, l&#8217;ouvrage date de 1880, mais reste une source fiable et radicalement objective sur les comportements intimes des sociétés qui nous ont précédées. <strong><a href="http://www.inha.fr/spip.php?article2451">René Ménard</a></strong>, historien de l&#8217;art, est le parfait exemple du savant a réussi le pont entre deux sciences au travers de l&#8217;histoire ; l&#8217;art et la sociologie.<br />
Sur Archive.org sont disponibles les quatre tomes de cette superbe œuvre:</p>
<ol>
<li><a href="http://www.archive.org/details/lavieprivedesa01mnuoft">Les peuples</a></li>
<li><a href="http://www.archive.org/details/lavieprivedesa02mnuoft">La famille</a></li>
<li><a href="http://www.archive.org/details/lavieprivedesa03mnuoft">Le travail</a></li>
<li><a href="http://www.archive.org/details/lavieprivedesa04mnuoft">Les institutions</a></li>
</ol>
<p><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/02/déesse-Anouké-allaitant-un-pharaon.jpg" rel="lightbox[6157]"><img class="aligncenter size-full wp-image-6159" title="déesse Anouké allaitant un pharaon" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/02/déesse-Anouké-allaitant-un-pharaon.jpg" alt="" width="281" height="611" /></a></p>
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		<title>Pétales de Marguerite I</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Jul 2011 07:47:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres et carnets]]></category>
		<category><![CDATA[chaleur]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[rivière]]></category>

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		<description><![CDATA[Il aura fallu l&#8217;énergie d&#8217;une femme pour que je puisse enfin me dire que je pouvais lire et ne pas m&#8217;ennuyer dans les livres d&#8217;une femme (mis à part certes quelques uns d&#8217;Annemarie Schwarzenbach). Et quelles femmes ! La première &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/petales-de-marguerite-i/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Florence by ChrisYunker, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/chris-yunker/42908213/"><img src="http://farm1.static.flickr.com/31/42908213_a78c9f73c1_z.jpg" alt="Florence" width="640" height="432" /></a></p>
<p>Il aura fallu l&#8217;énergie d&#8217;une femme pour que je puisse enfin me dire que je pouvais lire et ne pas m&#8217;ennuyer dans les livres d&#8217;une femme (mis à part certes quelques uns d&#8217;Annemarie Schwarzenbach). Et quelles femmes ! La première est proche de mon cœur, la seconde en était aussi éloignée que possible, surtout après que l&#8217;on m&#8217;ait forcé à lire un de ses livres quand j&#8217;étais au lycée. La souvenir négatif n&#8217;en était que plus présent et marquant. C&#8217;est avec le marin de Gibraltar que j&#8217;ai plongé dans la lecture de Marguerite Duras et peut-être dans ce qui sera un renouveau de lecture pour moi. J&#8217;y suis allé confiant et je suis ressorti de là avec l&#8217;impression nette d&#8217;avoir touché quelque chose du doigt, une écriture à la fois fine et rêche, à la fois sensible et tragique. On m&#8217;a dit une fois que Duras était la plus américaine des écrivains français, il y a certainement quelque chose de ça.<br />
Rarement, dans tout ce que j&#8217;ai lu, je n&#8217;ai lu un aussi beau texte sur la chaleur :</p>
<blockquote><p>A Florence, combien fit-il ? Je ne sais pas. Pendant quatre jours, la ville fut en proie à un calme incendie, sans flammes, sans cris. Angoissée autant que par les pestes et les guerres, la population, pendant quatre jours, n&#8217;eut pas d&#8217;autre souci que de durer. Non seulement ce n&#8217;était pas une température pour les hommes, mais pour les bêtes non plus ce n&#8217;en était pas une. Au zoo, un chimpanzé en mourut. Et des poissons eux-mêmes en moururent, asphyxiés. Ils empuantissaient l&#8217;Arno, on parla d&#8217;eux dans les journaux. Le macadam des rues était gluant. L&#8217;amour, j&#8217;imagine était banni de la ville. Et pas un enfant ne dut être conçu pendant ces journées. Et pas une ligne ne dut être écrite en dehors des journaux qui, eux, ne titraient que sur ça. Et les chiens durent attendre des journées plus clémentes pour s&#8217;accoupler. Et les assassins durent reculer devant le crime, les amoureux se négliger. L&#8217;intelligence, on ne savait plus ce que ça voulait dire. La raison, écrasée, ne trouvait plus rien. La personnalité devint une notion très relative et dont le sens échappait. C&#8217;était encore plus fort que le service militaire. Et Dieu lui-même n&#8217;en avait jamais tant espéré. Le vocabulaire de la ville devint uniforme et se réduisit à l&#8217;extrême. Il fut pendant cinq jours le même pour tous. J&#8217;ai soif. Ça ne peut plus durer. Cela ne dura pas, cela ne pouvait pas durer, il n&#8217;y avait aucun exemple que cela eût duré plus de quelques jours. Dans la nuit du quatrième jour il y eut un orage. Il était temps. Et chacun, aussitôt, dans la ville, reprit sa petite spécialité. Moi non. J&#8217;étais encore en vacances.</p></blockquote>
<p><strong>Marguerite Duras</strong>, le marin de Gibraltar. 1952<br />
Folio Gallimard pp. 31-32</p>
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		<title>Mots d’un vocabulaire oublié VIII</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 08:53:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Livres et carnets]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[dessin]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[illustration]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[moyen-âge]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[sculpture]]></category>

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		<description><![CDATA[Avertissement: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli. 1er volet 2nd volet 3ème volet 4ème volet 5ème volet 6ème volet 7ème volet 8ème volet 9ème volet 10ème volet Bucrane Un bucrane (sans accent circonflexe) désigne &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-viii/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avertissement</strong>: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli.</p>
<ol>
<li><a href="../mots-dun-vocabulaire-oublie/">1er volet</a></li>
<li><a href="http://wp.me/pKUzm-1f6">2nd volet</a></li>
<li><a href="../mots-d%E2%80%99un-vocabulaire-oublie-3/">3ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IV" href="../mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-iv/">4ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié V" href="../mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-v/">5ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VI" href="../mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vi/">6ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vii/">7ème volet</a></li>
<li>8ème volet</li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IX" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-ix/">9ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié X" href="http://theswedishparrot.com/mots-dun-vocabulaire-oublie-x/">10ème volet</a></li>
</ol>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bucrane">Bucrane</a></h3>
<p>Un <strong>bucrane</strong> (sans accent circonflexe) désigne un motif gravé représentant le crâne d&#8217;un bœuf dont les cornes sont enguirlandées de feuillages et que l&#8217;on trouve comme ornements de frises dans les ordres grecs. Les bucranes, ornements canoniques de l’ordre dorique depuis la Renaissance, sont placés ordinairement dans les métopes, ou intervalles qui séparent deux <a title="Triglyphe" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Triglyphe">triglyphes</a>. Leur signification est supposée rappeler les victimes offertes en sacrifice aux dieux. Il était encore beaucoup utilisé à la Renaissance.</p>
<p>Les bucranes se retrouvent très fréquemment dans les sépultures préhistoriques.</p>
<ul>
<li><strong>Paléolithique supérieur</strong>.- Le site de Saint-Germain-la-Rivière en France où le défunt, recroquevillé sous un caisson de dalles en pierre, est accompagné d’un bucrane et de ramures (Otte 2003)</li>
<li><strong>Néolithique</strong>. &#8211; Manifestations religieuses ou l’on retrouve encore des modelages de bucranes et des chevilles osseuses de bovidés associés aux sépultures (Otte 1993)</li>
</ul>
<p>À Rome, le bucrane se retrouve déjà sur les mausolées patriciens de l&#8217;époque républicaine (tombeau de <a title="Caecilii Metelli" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Caecilii_Metelli">Cecilia Metella</a>) et reste en usage jusqu&#8217;à l&#8217;époque d&#8217;<a title="Hadrien" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hadrien">Hadrien</a>. Selon F. Lemerle, il rapelle le sacrifice traditionnel (<em>suovetaurile</em>) qui accompagne les obsèques.</p>
<p>À la Renaissance, ce motif ne commence à être utilisé que par <a title="Michele Sanmicheli" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michele_Sanmicheli">Michele Sanmicheli</a> (Porta Nuova de Vérone, 1535). C&#8217;est <a title="Fra Giovanni Giocondo" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fra_Giovanni_Giocondo">Fra Giovanni Giocondo</a> (1511), et après lui Serlio et Vignole qui, dans leurs commentaires-traduction du <em><a title="De architectura" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/De_architectura">De architectura</a></em> de <a title="Vitruve" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitruve">Vitruve</a>, associent le bucrane à l&#8217;ordre dorique.</p>
<p><a href="http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&amp;Total=46&amp;FP=11357288&amp;E=2K1KTSU4KI03X&amp;SID=2K1KTSU4KI03X&amp;New=T&amp;Pic=19&amp;SubE=2C6NU031LYIB"><img class="aligncenter size-full wp-image-5346" title="Bucrane - Oppenord Gilles-Marie" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/06/Bucrane-Oppenord-Gilles-Marie.jpg" alt="" width="579" height="650" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Motif d&#8217;ornement sculpté : bucrane et deux études de statues (?) de femmes drapées. Oppenord Gilles-Marie (1672-1742)<br />
© RMN / Madeleine Coursaget. Encre brune, lavis gris, pierre noire. Musée du Louvre, Département des Arts Graphiques</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chrestomathie">Chrestomathie</a></h3>
<p>Du grec ancien <strong>χρηστομάθεια</strong>, <em>khrêstomátheia</em> (« savoir utile »).<br />
Anthologie de textes d’auteurs réputés classiques, notamment assemblée pour l&#8217;apprentissage d&#8217;une langue.<br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-5347" title="chrestomathie" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/06/chrestomathie.jpg" alt="" width="305" height="500" /></p>
<h3><a href="http://www.cosmovisions.com/artChrysographie.htm">Chrysographie</a></h3>
<p>Du grec ancien <strong><em>chrysos</em></strong>, or et <strong><em>graphein</em></strong>, écriture.<br />
Art d’écrire en lettres d’or.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Arial,Helvetica;"><a href="http://www.bl.uk/catalogues/illuminatedmanuscripts/GlossC.asp"><img class="aligncenter size-full wp-image-5348" title="chrysographie" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/06/chrysographie.jpg" alt="Burney MS 13, f. 1" width="700" height="680" /></a></span>Burney MS 13, f. 1, British Library</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dactyle_%28po%C3%A9sie%29">Dactyle</a></h3>
<p>Le <strong>dactyle</strong> (du grec ancien δάκτυλος <em>dáktulos</em>, « doigt ») est un pied, c’est-à-dire un élément métrique (un module rythmique) de la poésie grecque et latine au départ puis, par extension, de toutes les poésies dont le mètre est rythmique ou accentuel et non syllabique.</p>
<p>Il est composé d’une syllabe longue (ou accentuée pour les métriques accentuelles) suivie de deux syllabes brèves (ou atones). On symbolise le tout ainsi : <strong>_UU</strong>. Le dactyle est donc de rythme descendant, puisqu’il attaque par un temps fort. Par exemple, <em>fōns ĕrăt</em> (suivi d’une voyelle), en latin, forme un dactyle, de même que <em>sándige</em> en allemand. Dans le second cas, ce n&#8217;est pas la quantité syllabique qui compte mais l’opposition entre la voyelle tonique et les voyelles atones. La dénomination grecque de « doigt » résulte probablement<sup id="cite_ref-0"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dactyle_%28po%C3%A9sie%29#cite_note-0">1</a></sup> d&#8217;une analogie avec les phalanges d&#8217;un doigt. La première phalange, plus longue, est suivie par deux phalanges plus courtes.</p>
<p><em><strong>Note :</strong> en scansion, la marque de quantité vocalique (macron pour la longue et brève) compte pour la syllabe entière et non la seule voyelle qui la porte.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9siode"><img class="aligncenter size-full wp-image-5349" title="hésiode" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/06/hésiode.jpg" alt="" width="396" height="600" /></a></em>« Pseudo-Sénèque » : longtemps considéré comme un buste du philosophe stoïcien, ce portrait pourrait représenter un poète archaïque, peut-être Hésiode.<br />
Copie romaine d&#8217;un original hellénistique, British Museum</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ecoin%C3%A7on">Ecoinçon</a></h3>
<p>Un <strong>écoinçon</strong> est un ouvrage de menuiserie ou de maçonnerie formant l&#8217;encoignure de l&#8217;embrasure d&#8217;une baie.<br />
Dans le style gothique, on trouve cet élément aux angles des roses ou des rosaces formant des ouvertures de verrières décorées avec des écoinçons ajourés.<br />
Un écoinçon est aussi une partie d&#8217;un tapis qui est située aux coins du champ.</p>
<p><a href="http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&amp;Total=241&amp;FP=11365364&amp;E=2K1KTSU4KSNI7&amp;SID=2K1KTSU4KSNI7&amp;New=T&amp;Pic=67&amp;SubE=2C6NU0N9QLZ5"><img class="aligncenter size-full wp-image-5350" title="écoinçon" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/06/écoinçon.jpg" alt="" width="546" height="620" /></a></p>
<div style="text-align: center;">Figure de Renommée nue pour écoinçon. Primatice (dit), Primaticcio Francesco (1504-1570)<br />
© RMN / René-Gabriel Ojéda. Lavis bistre, plume (dessin)<br />
Bayonne, musée Bonnat</div>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gnomon">Gnomon</a></h3>
<p>Le mot <em>gnomon</em> est un mot latin qui veut dire aiguille de cadran solaire, venant du grec <em>gnômôn</em> qui désignait une règle ou ce qui sert de règle. Par dérivation un <strong>gnomon</strong> est le nom du plus simple cadran solaire : un bâton planté verticalement dans le sol, ou même encore plus simple : l&#8217;homme lui-même.</p>
<p>Le gnomon a donné son nom à la science des cadrans solaires : la <a title="Gnomonique" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gnomonique">gnomonique</a>, ainsi qu&#8217;à la personne qui conçoit et réalise des cadrans : le <a title="Gnomoniste" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gnomoniste">gnomoniste</a>.</p>
<p><a href="http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&amp;Total=40&amp;FP=11366596&amp;E=2K1KTSU4KQJGR&amp;SID=2K1KTSU4KQJGR&amp;New=T&amp;Pic=6&amp;SubE=2C6NU0KVS25C"><img class="aligncenter size-full wp-image-5352" title="gnomon" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/06/gnomon.jpg" alt="" width="581" height="650" /></a></p>
<div style="text-align: center;">Cadran solaire multiple en diptyque. Reinmann Paul (1557?-1609)</div>
<div id="zoom-Copyright" style="text-align: center;">
<div>© RMN / Jean-Gilles Berizzi. Alliage cuivreux, doré (technique), ivoire</div>
</div>
<div id="zoom-Localisation">
<div style="text-align: center;">Paris, musée du Louvre</div>
</div>
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		<title>Le petit roman du désert</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/le-petit-roman-du-desert/</link>
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		<pubDate>Sat, 21 May 2011 04:12:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[Livres et carnets]]></category>
		<category><![CDATA[désert]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Philippe Frey est un drôle de type. Docteur en ethnologie, blond comme un champ de blé au soleil de midi, la voix douce d&#8217;un conteur, passionné de déserts et des modes de vie nomades, il sert en quelques pages un &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/le-petit-roman-du-desert/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Frey">Philippe Frey</a> est un drôle de type. Docteur en ethnologie, blond comme un champ de blé au soleil de midi, la voix douce d&#8217;un conteur, passionné de déserts et des modes de vie nomades, il sert en quelques pages un petit livre mettant en scène quatre personnages replacés dans leur milieu naturel, ou au contraire qui se sont fondus dans le désert : Thomas Edward Lawrence, Shéhérazade, Charles Foucault et Antoine de Saint-Exupéry. Personnages réels ou fantomatiques, chacun à sa manière a eu maille à partir avec le désert et a subi son influence au cœur de sa vie.<br />
Celui qu&#8217;on croit silencieux et lisse n&#8217;est qu&#8217;un monde sans humains, mais tout sauf un lieu sans rien&#8230;</p>
<p><a title="desert 01 by Erik - parked in Cairo these days, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/erik-n/5194910177/"><img class="aligncenter" src="http://farm5.static.flickr.com/4130/5194910177_9fc3613646_z.jpg" alt="desert 01" width="640" height="427" /></a></p>
<blockquote><p>Une heure avant l&#8217;aube, Dinarzade ma sœur, me réveille comme prévu.</p>
<p>Elle a veillé les yeux ouverts toute la nuit. Émoustillée certes par la vision de sa sœur faisant l&#8217;amour au sultan au début de la nuit. Mais très étrangement, sa présence ajoutait justement à la tension de la soirée. Car chacun, Shahriyar comme moi, était peut-être transporté par cette débauche d&#8217;étrangeté, de désir, de sourde angoisse qu&#8217;on pouvait sentir du seul fait de la présence de ma sœur. Un corps ne sécrète-t-il pas des milliards de substances qui appellent au désir ? Plus on sent cette envie d&#8217;amour chez un être, plus celui-ci devient attirant. Alors que celui qui n&#8217;est que beau et qui ne dégage rien, ne séduira personne.<br />
Le désert catalyse ces envies et les fait rejaillir. Plus fortes que jamais ! Encore plus étrange : même seul dans un désert, on peut s&#8217;enivrer du vide comme du parfum d&#8217;une femme. Ce peut être la douceur d&#8217;un nuit comme celle-ci qui enjoint à s&#8217;y sentir bien. On caressera le sable doux avec ses doigts, les laissant courir sur sa tiédeur. On peut aussi laisser le souffle doux du vent caresser sa peau et, par les changements de température, le laisser vous faire frissonner&#8230; Ou au contraire, une chaleur torride obligera le corps à extraire de lui toutes ses ressources&#8230; et mêmes ses hormones de plaisir. Car si on souffre horriblement, c&#8217;est un peu une « sorte » de plaisir également. Sans une certaine dose de plaisir, on ne peut d&#8217;ailleurs probablement pas supporter la douleur. Ces sensations si opposées sont générées par les mêmes mécanismes. Simplement l&#8217;esprit l&#8217;ignore. La tête pense que la douleur est mauvaise. Et que le plaisir est bon.<br />
L&#8217;essentiel est peut-être surtout d&#8217;avoir des sensations extrêmement fortes. Ne penses-tu pas ?</p></blockquote>
<p>Le plus à craindre est d&#8217;en revenir, de souffrir de son absence, le manque terrible du désert connu comme un femme&#8230;</p>
<blockquote><p>Retour sur terre au pays des hommes ! Si différents, mais justement si « humains » qu&#8217;ils en puent la sueur, le bouc et qu&#8217;ils en ont les mains rêches comme l&#8217;écorce d&#8217;un bout de bois.</p></blockquote>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe Frey</strong>, Le petit roman du désert<br />
Editions du Rocher</p>
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		<title>Des cinq points en amours</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/des-cinq-points-en-amours/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 May 2011 12:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres et carnets]]></category>
		<category><![CDATA[érotisme]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Renaissance]]></category>

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		<description><![CDATA[De retour du château d&#8217;Ecouen pour une visite théâtralisée avec la troupe du Théâtre de la Vallée, je découvre avec un certain plaisir ces quelques mots susurrés de Clément Marot, celui qui fut protestant sans grandement le dire et grand &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/des-cinq-points-en-amours/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img title="Clement Marot (1496-1544)" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Clement-Marot-1496-1544.jpg" alt="" width="369" height="500" /></p>
<p>De retour du château d&#8217;Ecouen pour une visite théâtralisée avec la troupe du Théâtre de la Vallée, je découvre avec un certain plaisir ces quelques mots susurrés de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_Marot">Clément Marot</a>, celui qui fut protestant sans grandement le dire et grand coquin sans grandement le cacher&#8230;</p>
<blockquote><p>Fleur de quinze ans (si Dieu vous sauve et gard)<br />
J&#8217;ai en amours trouvé cinq points exprès :<br />
Premièrement, il y a le regard,<br />
Puis le devis, et le baiser après ;<br />
L&#8217;attouchement le baiser suit de près,<br />
Et tous ceux-là tendent au dernier point,<br />
Qui est, et quoi ? Je ne le dirai point :<br />
Mais s&#8217;il vous plaît en ma chambre vous rendre,<br />
Je me mettrai volontiers en pourpoint,<br />
Voire tout nu, pour le vous faire apprendre.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>Comment Pantagruel rencontra ung Lymousin qui contrefaisoit le Françoys (car le pauvre Lymousin se conchyoit toutes ses chausses)</title>
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		<pubDate>Sun, 01 May 2011 13:44:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres et carnets]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[On ne le dira jamais assez, Rabelais est fin littérateur, merveilleux raconteur d&#8217;histoires. En cherchant le mot « dilucule » qui se trouve être le moment opposé au crépuscule, je suis tombé sur cet extrait de Pantagruel tel qu&#8217;il a &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/comment-pantagruel-rencontra-ung-lymousin-qui-contrefaisoit-le-francoys-car-le-pauvre-lymousin-se-conchyoit-toutes-ses-chausses/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On ne le dira jamais assez, Rabelais est fin littérateur, merveilleux raconteur d&#8217;histoires. En cherchant le mot « dilucule » qui se trouve être le moment opposé au crépuscule, je suis tombé sur cet extrait de Pantagruel tel qu&#8217;il a été écrit  en 1532, sans translittération du français de l&#8217;époque. Pas besoin de commenter le texte, il est assez éloquent. Le français de l&#8217;époque est tout de même assez compréhensible et on découvre un Rabelais défenseur de la langue parlée.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/songes-drolatiques-de-Pantagurel.jpg" rel="lightbox[5120]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5153" title="songes drolatiques de Pantagurel" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/songes-drolatiques-de-Pantagurel.jpg" alt="" width="608" height="508" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Illustration des Songes drolatiques de <strong>Pantagruel</strong></p>
<blockquote><p>Quelque jour, que Pantagruel se pourmenoit après soupper avecques ses compaignons par la porte dont l&#8217;on va à Paris, il rencontra ung eschollier tout jolliet, qui venoit par icelluy chemin; et, après qu&#8217;ilz se furent saluez, luy demanda : &#8221; Mon amy, dont viens tu à ceste heure ? &#8220;. L&#8217;eschollier luy respondit : &#8221; De l&#8217;alme, inclyte et célèbre académie que l&#8217;on vocite Lutèce.<br />
- Quest-ce à dire ? dist Pantagruel à ung de ses gens.<br />
- C&#8217;est (respondit-il), de Paris.<br />
- Tu viens duncques de Paris, dist il. Et à quoy passez vous le temps, vous aultres, messieurs estudians audict Paris ?<br />
Respondit l&#8217;eschollier : &#8221; Nous transfrétons la Séquane au dilucule et crépuscule; nous déambulons par les compites et quadriviez de l&#8217;urbe; nous despumons la verbocinatiun latiale , et, comme verisimiles amorabundes, captons la bénévolence de l&#8217;omnijuge, omniforme, et omnigène sexe féminin. Certaines diécules, nous invisons les lupanares de Champgaillard, de Matcon, de Cul-de-Sac, de Bourbon, de Huslieu, (&#8230;) puis, cauponizons ès tabernes méritoires de la Pomme de Pin, de la Magdaleine, et de la Mulle, belles spatules vervecines, perforaminées de pétrosil. Et si, par forte fortune, y a rarité ou pénurie de pécune en nos marsupiez, et soyent exhaustez de métal ferruginé, pour l&#8217;escot nous dimittons nos codices et vestez oppignerées, prestulans les tabellaires à venir des Pénates et Larez patrioticques. &#8221;<br />
A quoy Pantagruel dist : &#8221; Quel diable de langaige est cecy ? Par Dieu, tu es quelque hérétique.<br />
- Seignor non, dist l&#8217;eschollier (&#8230;)<br />
- Et bren, bren ! dist Pantagruel, qu&#8217;est ce que veult dire ce fol ? Je croy qu&#8217;il nous forge icy quelque langaige diabolique, et qu&#8217;il nous cherme comme enchanteur . &#8221;<br />
A quoy dist ung de ses gens : &#8221; Seigneur, sans nulle doubte, ce gallant veult contrefaire la langue des Parisiens; mais il ne faict que escorcher le latin, et cuyde ainsi pindariser, et il luy semble bien qu&#8217;il est quelque grand orateur en Francoys, parce qu&#8217;il dédaigne l&#8217;usance commun de parler. &#8221; A quoy dist Pantagruel : &#8221; Est-il vray ? &#8221; L&#8217;eschollier respondit : &#8221; Seigneur, mon génie n&#8217;est point apte nate à ce que dit ce flagitiose nébulon, pour escorier la cuticule de nostre vernacule Gallicque, mais vice versement je gnave opère, et par vèles et rames, je me énite de le locupléter de la redundance latinicome.<br />
- Par Dieu, dist Pantagruel, je vous apprendray à parler. Mais devant, responds moy : dont es tu ? &#8221; A quoy dist l&#8217;eschollier : &#8221; L&#8217;origine primève de mes aves et ataves fut indigène des régions lémovicques, où requiesce le corpore de l&#8217;agiotate sainct Martial.<br />
- J&#8217;entends bien, dist Pantagruel. Tu es Lymousin, pour tout potaige. Et tu veulx icy contrefaire le Parisien. Or viens çà, que je te donne ung tour de peigne ! &#8221; Lors le print à la gorge, luy disant : &#8221; Tu escorches le latin : par sainct Jehan, je te feray escorcher le renard ; car je te escorcheray tout vif. &#8221;<br />
Lors commença le pauvre Lymousin à dire : &#8221; Vée dicou, gentilastre ! Ho, sainct Marsault, adjouda my ! Hau, hau, laissas à quau, au nom de Dious, et ne me touquas grou ! &#8221; A quoy dist Pantagruel : &#8221; A ceste heure parles tu naturellement.. &#8221; Et ainsi le laissa : car le pauvre Lymousin se conchyoit toutes ses chausses.</p></blockquote>
<p><strong>Rabelais, <em>Pantagruel</em> (1532) Chapitre VI</strong></p>
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		<title>La nostalgie de cette langue ou de cette voix</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Feb 2011 22:59:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[voix]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce soir, à la radio, chantait la voix d&#8217;André Gide, vieux monsieur vénérable de quatre-vingt ans s&#8217;insurgeant contre la colonisation du Congo par la France et ses compagnies de transformation du caoutchouc qui n&#8217;hésitaient pas à massacrer les populations pour &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/la-nostalgie-de-cette-langue-ou-de-cette-voix/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce soir, à la radio, chantait la voix d&#8217;André Gide, vieux monsieur vénérable de quatre-vingt ans s&#8217;insurgeant contre la colonisation du Congo par la France et ses compagnies de transformation du caoutchouc qui n&#8217;hésitaient pas à massacrer les populations pour préserver leurs intérêts. Il y avait dans sa voix une majesté, un je-ne-sais-quoi de profondément plaisant, ce ton qui fait qu&#8217;on pourrait l&#8217;écouter parler pendant des heures, quel que soit le sujet. Il y avait cette façon de dire les choses également dans les voix de <a href="http://www.dailymotion.com/video/xcb0lp_faisons-un-reve-par-sacha-guitry_fun">Sacha Guitry</a> ou de <a href="http://www.youtube.com/watch?gl=FR&amp;v=4QiuzDEWD8I">Louis Jouvet</a>, avec emphase, ou neutralité mais la langue était belle et chantante.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4414" title="andré gide" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/02/andré-gide.jpg" alt="" width="500" height="373" /></p>
<p>Parmi ces messieurs avec des voix, des mots, une diction, il y avait également <a href="http://www.google.fr/url?url=http://www.dailymotion.com/video/x8izqw_reportage-sur-noel-roquevert_shortfilms&amp;rct=j&amp;sa=X&amp;ei=2ExcTcKSEtG28QPW-b2VAg&amp;ved=0CDkQuAIwAA&amp;q=noel+roquevert&amp;usg=AFQjCNHupQOg49C5ITyY4vgZf1OoV9JAaw&amp;cad=rja">Noël Roquevert</a> ou <a href="http://www.dailymotion.com/video/x2engo_casque-dor-la-guinguette_shortfilms">Raymond Bussières</a> le gouailleur&#8230;<br />
Aujourd&#8217;hui, qui peut se targuer d&#8217;avoir cette langue, à part quelques uns comme <a href="http://www.youtube.com/watch?v=TwnMwYXkL8w">Alain Badiou</a>&#8230; Je n&#8217;ai même pas d&#8217;autres exemples sous la main.<br />
Mais en parlant de voix, avez-vous remarqué cette voix de tueuse et ce regard terriblement sensuel d&#8217;Anna Calvi, découverte au <a href="http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3303-le-live-du-grand-journal.html?vid=420681">Grand Journal</a> ? On ne sort pas indemne de cette <em>Moulinette</em> qui n&#8217;est pas sans rappeler Chris Isaac ou Nick Cave.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/02/anna-calvi.png" rel="lightbox[4413]"><img class="aligncenter size-full wp-image-4417" title="anna calvi" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/02/anna-calvi.png" alt="" width="602" height="375" /></a></p>
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