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	<title>The Swedish Parrot &#187; Grèce</title>
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		<title>Les Dieux qui entendent</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 05:10:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette plaque tout à fait étonnante en marbre blanc retrouvée au Sérapeion de Thessalonique et datant du Ier siècle av. J.-C. est en réalité une plaque votive ou ex-voto, donnée en remerciement d&#8217;un acte miraculeux ou d&#8217;une bénédiction. Une oreille &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/les-dieux-qui-entendent/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/01/relief-votif-oreilles.jpg" rel="lightbox[5971]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5972" title="relief votif en forme d'oreilles" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2012/01/relief-votif-oreilles.jpg" alt="" width="1000" height="888" /></a>Cette plaque tout à fait étonnante en marbre blanc retrouvée au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rap%C3%A9um">Sérapeion</a> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thessalonique">Thessalonique</a> et datant du Ier siècle av. J.-C. est en réalité une plaque votive ou <em>ex-voto</em>, donnée en remerciement d&#8217;un acte miraculeux ou d&#8217;une bénédiction. Une oreille gauche et deux oreilles droites, largement différenciées, sont sculptées en haut-relief et symbolisent l&#8217;irruption du sacré dans la réalité (épiphanie) en la personne des trois dieux vénérés à Thessalonique et récupérés de la mythologie égyptienne ; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Isis">Isis</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rapis">Sérapis</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Harpocrate">Harpocrate</a> (forme tardive d&#8217;Horus enfant). Ces oreilles sont l&#8217;expression des dieux qui « entendent » les prières des fidèles, <em>Theoi epèkooi</em> (Θεοι επηκοοι) et exaucent leurs souhaits. Un très bel objet qui n&#8217;est pas sans rappeler le symbolisme fort des piliers hermaïques, et qui a été exposé lors de l&#8217;exposition <a href="http://alexandre-le-grand.louvre.fr/fr/exposition/index.html">Alexandre le Grand et la Macédoine antique</a> au Louvre.</p>
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		<title>Tombes secrètes (Cléopâtre, Marc-Antoine, Alexandre III de Macédoine et Saint-Philippe)</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 08:43:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur les portulans]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
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		<description><![CDATA[Des fouilles menées entre 2008 et 2009 sur le site d&#8217;Abousir, autrefois Taposiris Magna, non loin d&#8217;Alexandrie, ont révélé la présence d&#8217;une statue de granit noir représentant certainement le roi grec d’Égypte Ptolémée IV. Si le temple était considérée comme &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/tombes-secretes-cleopatre-marc-antoine-alexandre-iii-de-macedoine-et-saint-philippe/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des fouilles menées entre 2008 et 2009 sur le site d&#8217;Abousir, autrefois <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Abusir_%28Lake_Mariout%29">Taposiris Magna</a>, non loin d&#8217;Alexandrie, ont révélé la présence d&#8217;une statue de granit noir représentant certainement le roi grec d’Égypte Ptolémée IV. Si le temple était considérée comme de peu d&#8217;importance, les fouilles récentes ont démontré l&#8217;existence d&#8217;un cimetière dans lequel une douzaine de momies ont été mises au jour, ainsi qu&#8217;une vingtaine de tombes et près de deux cents squelettes. Le caractère sacré du lieu ainsi que l&#8217;époque d&#8217;ensevelissement laissent présager que ces tombes pourraient avoir accueilli les corps de la très célèbre reine Cléopâtre VII Thea Philopatôr ainsi que celle de son amant, le général romain Marc-Antoine. Ils auraient été enterrés dans cet endroit pour éviter le vandalisme et conserver le lieu sacré dans une période de troubles politiques importants. La découverte dans ces tombes taillées dans le calcaire d&#8217;un petit buste en albâtre de toute beauté ainsi que d&#8217;un masque funéraire d&#8217;homme et de vingt-deux pièces à l&#8217;effigie de la reine laissent penser qu&#8217;il s&#8217;agirait bien de ces deux tombes. Voir <a href="http://news.nationalgeographic.com/news/2010/05/100519-science-ancient-egypt-cleopatra-tomb-marc-antony/">l&#8217;article du National Geographic</a>.</p>
<p><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/cleopatre-de-Taposiris-Magna.jpg" rel="lightbox[5628]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5882" title="cleopatre de Taposiris Magna" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/cleopatre-de-Taposiris-Magna.jpg" alt="" width="650" height="434" /><span id="more-5628"></span></a><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/cleopatre-de-Taposiris-Magna.jpg" rel="lightbox[5628]"><br />
</a></p>
<p>Non loin de là, dans la petite <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Siwa_%28oasis%29">oasis de Siwa</a>, des découvertes récentes auraient mis à jour le tombeau d&#8217;Alexandre le grand, à plus de sept-cents kilomètres de l&#8217;endroit supposé où l&#8217;on pensait qu&#8217;il avait été inhumé, au <a href="http://www.cealex.org/sitecealex/activites/terrestre/TERRASANTA_F.HTM">cimetière latin de Terra Santa</a>, à Alexandrie, dans un tombeau d&#8217;albâtre presque identique à celui de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aig%C3%A9ai">Vergina</a> (où est enterré son père <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_II_de_Mac%C3%A9doine">Philippe II de Macédoine</a>). C&#8217;est en tout cas ce que laisse penser la présence de stèles funéraires, ainsi qu&#8217;un ensemble mortuaire ressemblant fortement à celui de son père Philippe dans la petite oasis. Siwa était pressenti comme étant le premier lieu où Alexandre aurait pu être inhumé, car c&#8217;est en ce lieu que l&#8217;oracle l&#8217;avait reconnu fils de Zeus Amon. Pourtant, c&#8217;est à Memphis que le corps momifié (ceci est toutefois douteux car la momification n&#8217;a jamais été une pratique macédonienne) a d&#8217;abord été transporté, puis dans un sarcophage d&#8217;or à Alexandrie. On perd ensuite la trace du plus grand conquérant de l&#8217;histoire.<br />
Une nouvelle théorie qui vient s&#8217;ajouter aux autres, parfois fantaisistes, comme celle qui veut que la momie de Saint-Marc ramenée à Venise à la fin du IVè siècle soit en fait celle d&#8217;Alexandre, lequel reposerait aujourd&#8217;hui sous l&#8217;autel majeur de la célèbre basilique éponyme en lieu et place de l&#8217;évangéliste Marc.</p>
<p><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/oasis-de-Siwa1.jpg" rel="lightbox[5628]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5897" title="oasis-de-Siwa" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/oasis-de-Siwa1.jpg" alt="" width="1010" height="677" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Photo © <a href="http://www.flickr.com/photos/ddtmmm/810593580/">Jamie Barras</a></p>
<p><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/Catafalque-dAlexandre-le-grand.jpg" rel="lightbox[5628]"><img class="aligncenter size-large wp-image-5887" title="Catafalque d'Alexandre le grand" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/Catafalque-dAlexandre-le-grand-1024x401.jpg" alt="" width="584" height="228" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Reconstruction du catafalque<br />
d&#8217;Alexandre d&#8217;après la description de Diodore</p>
<p>Le <a href="http://www.nationalgeographic.fr/actualite/archeologie-la-tombe-de-lapotre-philippe-aurait-ete-decouverte-en-turquie/799532/">dernier tombeau découvert</a> l&#8217;a été d&#8217;après les témoignages des pèlerins qui ont suivi le parcours de celui qui évangélisa de nombreuses populations d&#8217;Asie Mineure et qui était aussi un des douze apôtres ; Saint Philippe. Sur le site de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hi%C3%A9rapolis">Hiérapolis</a>, actuellement <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pamukkale">Pamukkale</a> (réputée pour ses sources thermales d&#8217;eau chaude et <a href="http://photos.linternaute.com/paysville/186105/pamukkale/?tri=1&amp;page=1">ses châteaux de coton</a>) en Anatolie (Turquie) ont été découvert les vestiges d&#8217;une ancienne église bâtie autour d&#8217;une tombe romaine du Ier siècle, au cœur de l&#8217;émouvante nécropole où certains tombeaux ont été calcifiés par les sources thermales proches, exactement sur le site de sa crucifixion supposée en 80 (puisque selon certaines sources, il serait mort de vieillesse). Selon les archéologues du terrain, c&#8217;est non loin de son martyrium que le saint serait enterré, mais le tombeau n&#8217;a pas encore été ouvert.</p>
<p><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/Tombe-de-Philippe-Hierapolis-Pamukkale.jpg" rel="lightbox[5628]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5888" title="Tombe de Philippe Hierapolis (Pamukkale)" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/Tombe-de-Philippe-Hierapolis-Pamukkale.jpg" alt="" width="600" height="444" /></a></p>
<ul>
<li>Localisation de <a href="http://g.co/maps/f2urw">Hiérapolis</a> sur Google Maps</li>
<li>Localisation de l&#8217;<a href="http://g.co/maps/vrp75">Oasis de Siwa</a></li>
</ul>
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		<title>Mots d’un vocabulaire oublié IX</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 08:45:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avertissement: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli. 1er volet 2nd volet 3ème volet 4ème volet 5ème volet 6ème volet 7ème volet 8ème volet 9ème volet Grecquage Le grecquage est une des étapes du processus &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-ix/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avertissement</strong>: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli.</p>
<ol>
<li><a href="../mots-dun-vocabulaire-oublie/">1er volet</a></li>
<li><a href="http://wp.me/pKUzm-1f6">2nd volet</a></li>
<li><a href="../mots-d%E2%80%99un-vocabulaire-oublie-3/">3ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IV" href="../mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-iv/">4ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié V" href="../mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-v/">5ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VI" href="../mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vi/">6ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vii/">7ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VIII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-viii/">8ème volet</a></li>
<li>9ème volet</li>
</ol>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grecquage">Grecquage</a></h3>
<p>Le grecquage est une des étapes du processus de la reliure. Elle consiste à entailler sur le dos du volume à l&#8217;aide d&#8217;une scie à main. Ces entailles recevront les nerfs qui ne seront dès lors plus saillants par rapport au dos des cahiers.<br />
Après avoir ballotté le volume par le dos et par la tête, afin de bien égaliser les cahiers, le relieur le place entre deux membrures, qui sont des ais plus épais d&#8217;un côté que de l&#8217;autre, d&#8217;une façon telle que le volume sorte de 6 à 8 millimètres ; il le place dans la presse et le serre très légèrement. Comme les membrures sont plus épaisses du côté du dos que du côté de la tranche, elles serrent davantage le dos et tiennent le volume mieux assujetti. Ensuite il fait avec la scie les entailles nécessaires d&#8217;une profondeur égale au diamètre des nerfs. Au-dessus de la première grecque, et au-dessous de la dernière, il donne un léger coup de scie pour loger la chaînette.</p>
<p><a href="http://claire.gonzalez.pagesperso-orange.fr/"><img class="alignnone" src="http://claire.gonzalez.pagesperso-orange.fr/Nouveau%20dossier/grecquage.jpg" alt="" width="693" height="520" /></a></p>
<h3><a href="http://www.universalis.fr/encyclopedie/grenetis/">Grènetis</a></h3>
<p><a href="http://hauteprovencenumismatique.e-monsite.com/pages/content/monnaies-feodales/rene-d-anjou-1434-1480.html"><img class="aligncenter size-full wp-image-5740" title="grenètis" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/gren%C3%A8tis.jpg" alt="" width="550" height="279" /></a></p>
<p>Ornement constitué d&#8217;un rang ou d&#8217;un semis de petits grains en relief sur un fond. Dans l&#8217;art des médailles, le grènetis désigne plus particulièrement le rang de petits grains en relief situé au bord des monnaies, des médailles et des jetons ; le grènetis limite ainsi l&#8217;usure du métal sur les bords. Le grènetis (ou greneté), composé de grains hémisphériques en demi-relief ou en haut relief (à peu près trois quarts de sphère), est obtenu de plusieurs manières : soit en repoussant une feuille de métal avec un outil dont l&#8217;extrémité a la forme du grain que l&#8217;on veut obtenir, le métal ressortant ainsi de l&#8217;autre côté (dans ce cas le grain est creux) ; soit en fondant le fond et son décor de grains (préparé en creux dans le moule) ; soit encore en matriçant une plaque de métal épaisse avec une empreinte (ou matrice) où la forme du grain est en creux (dans les deux derniers cas le grènetis est plein). De tout temps, le grènetis a servi à orner non seulement des médailles, mais des pièces d&#8217;orfèvrerie ou de bijouterie.</p>
<h3><a href="http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/michelange/sixtine02plafond.htm">Ignudo</a></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5741" title="ingnudo Sistine" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/ingnudo-Sistine.jpg" alt="" width="432" height="535" /></p>
<p>Vient de l&#8217;italien, adjectif <em>nudo</em>, signifaint &#8220;nu&#8221;, pluriel <em>ignudi</em>. <strong>Ignudo</strong> est le mot inventé par Michelange pour décrire les vingt figures mâles assises qu&#8217;il a incorporées dans les fresques de la voûte de la chapelle Sixtine. Chacun d&#8217;entre eux représente la figure de l&#8217;homme de manière idéalisée, dans un mélange de classicisme antique et d&#8217;une représentation moderne du héros nu. Inutile de dire qu&#8217;aucune de ces représentations a quoi que ce soit à voir avec la Bible.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kylix_%28vase%29">Kylix</a></h3>
<p><a href="http://www.kam.uiuc.edu/collection/ancient/Kylix.html"><img class="aligncenter size-full wp-image-5742" title="Kylix" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/Kylix.jpg" alt="" width="463" height="500" /></a></p>
<p>Dans la Grèce antique, un <strong>kylix</strong> (en grec ancien κύλιξ / <em>kúlix</em>) est un vase peu profond et évasé utilisé pour déguster du vin lors des symposia.</p>
<p>Manufacture typique des ustensiles de banquet, coupe de libations et objet de jeux de <a title="Cottabe" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cottabe">cottabe</a>, il connaît une diffusion maximale à partir du VI<sup>e</sup> et jusqu’à la fin du IV<sup>e</sup> siècle avant notre ère, quand le <a title="Canthare (vase)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Canthare_%28vase%29">canthare</a>, l&#8217;élégant calice à volutes des rituels de Dionysos, reprit sa place comme coupe à vin la plus répandue.</p>
<p>Note: La racine indo-européenne du mot <strong>Calice</strong> est *K°lik- = coupe, vase. On la retrouve dans le sanskrit <em>Kalásas</em> (coupe, pot) et <em>Kalika</em> (bouton de fleur), en grec ancien <em>Kúliks</em> (coupe), en latin <em>calix</em> (coupe, vase à boire).</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92nocho%C3%A9">Œnochoé</a></h3>
<p><a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=5873&amp;langue=fr"><img class="aligncenter size-full wp-image-5743" title="Œnochoé" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/%C5%92nocho%C3%A9.jpg" alt="" width="511" height="650" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Œnochoé attique à figures rouges : scène de sacrifice<br />
Vers 430 &#8211; 425 avant J.-C. Athènes<br />
Argile, H. : 21,5 cm. ; D. : 17 cm.<br />
Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines. Musée du Louvre</p>
<p>Dans la Grèce antique, une <strong>œnochoé</strong> (prononciation correcte : /enɔkɔe/ ; courante et peu recommandée : /ø-/ ; du grec ancien οἰνοχόη / <em>oinokhóê</em>, d&#8217;οἶνος / <em>oĩnos</em>, le « vin », et χέω / <em>khéô</em>, « verser ») est un pichet à vin qui sert à puiser le vin dans le cratère — où il a été coupé à l&#8217;eau — avant de le servir.</p>
<p>Ce type de vase se caractérise par une anse unique et une taille allant de 20 à 40 cm. On distingue classiquement plusieurs types suivant la forme de l&#8217;embouchure et de la panse. Le plus courant (type 1) possède un bec tréflé. Le type 8 ressemble aux chopes modernes, avec un corps cylindrique et une embouchure à lèvre. L&#8217;apogée de l&#8217;œnochoé se situe à la période géométrique. Elle se fait plus rare pendant la figure noire. C&#8217;est cependant sur l&#8217;œnochoé à figures rouges archaïque que se fonde cette classification, élaborée par John Beazley.</p>
<p>L&#8217;autre type de vase à verser est l&#8217;<a title="Olpè" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Olp%C3%A8">olpè</a>.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pat%C3%A8ne">Patène</a></h3>
<p style="text-align: center;"><a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=6539&amp;langue=fr"><img class="aligncenter size-full wp-image-5744" title="patène" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/pat%C3%A8ne.jpg" alt="" width="570" height="531" /></a>Asie Mineure, Xe &#8211; XIe siècle<br />
Patène : Crucifixion, Bronze gravé, traces d&#8217;étamage<br />
D. : 24 cm. ; H. : 35 cm.<br />
Département des Objets d&#8217;art, Musée de Louvre.</p>
<p>La patène, du latin patena, plat, dérivant lui-même du grec patani, écuelle, est un objet liturgique de la religion chrétienne. Dans les Églises d&#8217;Orient, on l&#8217;appelle &#8220;discos&#8221; (disque).<br />
Il s&#8217;agit d&#8217;une petite assiette en métal doré, sur laquelle le prêtre, lors de l&#8217;offertoire pendant la célébration eucharistique, pose l&#8217;hostie, c&#8217;est-à-dire le pain qu&#8217;il va consacrer et qui va devenir le Corps du Christ.<br />
Avant et après la messe, la patène est posée sur le calice, si bien que patène et calice, désignés aussi vases sacrés, sont généralement fabriqués par un même artisan. Avant leur première utilisation, les vases sacrés sont consacrés avec le Saint chrême.<br />
Autrefois très richement décorées, les patènes tendent, dans le catholicisme et depuis la réforme liturgique des années 1960-1971 à devenir beaucoup plus épurées. Ne pas confondre avec patère.<br />
On peut voir une patène et un calice représentés sur deux mosaïques monumentales de la basilique Saint-Vital de Ravenne (VIe siècle). L&#8217;une est offerte à l&#8217;église par l&#8217;empereur Justinien et l&#8217;autre par l&#8217;impératrice Théodora. Ces offrandes solennelles célèbrent le retour à la communion orthodoxe et la libération de la ville après un épisode de domination arienne.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Phorminx">Phorminx</a></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5745" title="Britannica_Cithara_Phorminx" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/Britannica_Cithara_Phorminx.jpg" alt="" width="645" height="855" /></p>
<p>La <strong>phorminx</strong> (en grec ancien φόρμιγξ / <em>phórminx</em>) est un instrument de musique à cordes, ancêtre de la lyre, qui servait en Grèce antique à accompagner les chants des aèdes. Elle était réputée avoir été inventée par Hermès avec une carapace de tortue et des boyaux de bœuf.</p>
<h3>Piriforme</h3>
<p style="text-align: center;"><a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=20266&amp;langue=fr"><img class="aligncenter size-full wp-image-5746" title="vase piriforme" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/vase-piriforme.jpg" alt="" width="422" height="700" /></a><br />
Aiguière à tête de taureau<br />
XIe &#8211; XIIe siècle, Iran, Khurasan<br />
Alliage de cuivre martelé, décor gravé<br />
Département des Arts de l&#8217;Islam, Musée du Louvre</p>
<p>Du latin <em>pirus</em>, <strong>poire</strong> et du suffixe -forme. Qui est en forme de poire.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Spond%C3%A9e">spondée</a></h3>
<p>En poésie, le <strong>spondée</strong> (du latin <em>spondeus</em>) est un pied, c&#8217;est-à-dire un élément métrique composé de deux syllabes longues.<br />
En poésie latine, le spondée est d&#8217;usage fréquent.<br />
Il peut facilement remplacer un dactyle ou un anapeste. En effet, la syllabe longue valant deux brèves, ces trois mètres comptent chacun quatre temps. Il n&#8217;y a donc pas de changement de longueur au final.<br />
Il apparaît donc régulièrement à l&#8217;intérieur du très commun hexamètre dactylique où il remplace l&#8217;un ou l&#8217;autre dactyle, voire le trochée final.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Suovetaurile">Suovetaurile</a></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5749" title="Suovetaurile_Louvre" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/Suovetaurile_Louvre.jpg" alt="" width="650" height="450" /></p>
<p>Dans la Rome antique, le <strong>suovetaurile</strong> désignait un sacrifice de purification, où l&#8217;on immolait trois victimes mâles, un porc (<em>sus</em>), un mouton (<em>ovis</em>) et un taureau (<em>taurus</em>) à Mars afin de bénir et de purifier la terre.</p>
<p>C&#8217;était un des rites traditionnels les plus sacrés de la religion romaine : on conduisait en procession solennelle ces trois animaux autour de l&#8217;endroit ou de l&#8217;assemblée qu&#8217;il fallait purifier, puis on les égorgeait.</p>
<p>Le détail du rituel nous est parvenu grâce à <a title="Caton l'Ancien" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Caton_l%27Ancien">Caton l&#8217;Ancien</a> : la première étape consistait à mener les trois animaux autour des limites de la terre à bénir, en prononçant les paroles suivantes :</p>
<dl>
<dd><em>Cum divis volentibus quodque bene eveniat, mando tibi, Mani, uti illace suovitaurilia fundum agrum terramque meam quota ex parte sive circumagi sive circumferenda censeas, uti cures lustrare.</em></dd>
</dl>
<dl>
<dd>(« Je t&#8217;ordonne, Manius, de promener cette triste victime autour de mon domaine et de ma terre, soit en totalité, soit seulement sur la partie que tu jugeras à propos de purifier, afin qu&#8217;avec l&#8217;aide des dieux le succès couronne mes entreprises »)</dd>
</dl>
<p>Le sacrifice est alors affectué, et la prière à Mars doit être faite :</p>
<dl>
<dd><em>Mars pater, te precor quaesoque uti sies volens propitius mihi domo familiaeque nostrae, quoius re ergo agrum terram fundumque meum suovitaurilia circumagi iussi, uti tu morbos visos invisosque, viduertatem vastitudinemque, calamitates intemperiasque prohibessis defendas averruncesque; utique tu fruges, frumenta, vineta virgultaque grandire beneque evenire siris, pastores pecuaque salva servassis duisque bonam salutem valetudinemque mihi domo familiaeque nostrae; harumce rerum ergo, fundi terrae agrique mei lustrandi lustrique faciendi ergo, sicuti dixi, macte hisce suovitaurilibus lactentibus inmolandis esto; Mars pater, eiusdem rei ergo macte hisce suovitaurilibus lactentibus esto</em></dd>
</dl>
<dl>
<dd>« Mars notre père, je te conjure d&#8217;être propice à moi, à ma maison et à mes gens; c&#8217;est dans cette intention que j&#8217;ai fait promener une triple victime autour de mes champs, de mes terres et de mes biens, afin que tu en écartes, éloignes et détournes les maladies visibles et invisibles, la stérilité, la dévastation, les calamités et les intempéries : afin que tu fasses grandir et prospérer mes fruits, mes grains, mes vignes et mes arbres : afin que tu conserves la vigueur à mes bergers et à mes troupeaux, et que tu accordes santé et prospérité à moi, à ma maison et à mes gens. Aussi, pour purifier mes champs, mes terres et mes biens, et pour faire un sacrifice expiatoire, daigne agréer ces trois victimes à la mamelle que je vais immoler. Mars notre père, agréez dans ce but ces trois jeunes victimes. »</dd>
</dl>
<p>Du pain doit ensuite être offert, et les paroles dites simultanément :</p>
<dl>
<dd><em>Eiusque rei ergo macte suovitaurilibus inmolandis esto</em>.</dd>
</dl>
<dl>
<dd>(« Sois glorifié par cette victime suovitaurilienne. »)</dd>
</dl>
<p>Si la divinité n&#8217;est pas apaisée, le propriétaire doit refaire le sacrifice en disant :</p>
<dl>
<dd><em>Mars pater, siquid tibi in illisce suovitaurilibus lactentibus neque satisfactum est, te hisce suovitaurilibus piaculo.</em></dd>
</dl>
<dl>
<dd>(« Mars notre père, si quelque chose t&#8217;a déplu dans ce sacrifice des trois jeunes victimes, accepte en expiation ces trois autres. »)</dd>
</dl>
<p>Les <em>suovetaurilias</em> peuvent avoir un caractère public ou privé : ainsi les fermes étaient bénites par des suovetauriles ruraux et privés lors de la fêtes des <a title="Ambarvales" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambarvales">Ambarvales</a> en mai. En revanche, des suovetauriles publics solennels étaient faits tous les cinq ans lors des cérémonies de lustration.</p>
<p>De même, lorsqu&#8217;un temple était détruit, le site devait en être purifié par un suovetaurile afin qu&#8217;il puisse être reconstruit.</p>
<p>Un suovetaurile était également offert pour bénir l&#8217;armée partant en campagne .</p>
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		<title>La Ménade de Scopas</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 08:05:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[sculpture]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle vient de la terre, des profondeurs sacrées de la terre de Grèce et des arcanes du IVè siècle avant Jésus-Christ. Nées des orgies de Dionysos, les Ménades sont des femmes possédées personnifiant les esprits sauvages de la nature. Vêtues &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/la-menade-de-scopas/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elle vient de la terre, des profondeurs sacrées de la terre de Grèce et des arcanes du IVè siècle avant Jésus-Christ. Nées des orgies de Dionysos, les <a href="http://www.insecula.com/oeuvre/O0023956.html">Ménades</a> sont des femmes possédées personnifiant les esprits sauvages de la nature. Vêtues de peaux de bêtes, d&#8217;un bruyant thyrse et d&#8217;un tambourin, elles paradent aux côté des satyres dans les thiases dionysiaques. Toujours ivres, en proie au délire de la transe, elles sont tatouées sur le visage et lorsque le délire le plus extrême les saisit, elles deviennent folles, s&#8217;attaquent aux voyageurs qui s&#8217;aventurent sur les routes au mois d&#8217;octobre et les démembrent pour les dévorer.<br />
Dans la statuaire grecque classique, elle est toujours représentée les bras écartés, entrainés par la danse, les jambes placées de telle sorte qu&#8217;on la croit bondissante comme un cabris, les vêtements agités par le mouvement et les cheveux au vent. Celle du sculpteur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Scopas">Scopas</a> porte en elle un grâce toute particulière, sauvage, primitive.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5718" title="Ménade de Scopas" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/10/M%C3%A9nade-de-Scopas.jpg" alt="" width="291" height="540" />La poitrine fortement tendue vers l&#8217;avant, sa tunique est défaite au point que des épaules jusqu&#8217;au genou, ce n&#8217;est qu&#8217;une seule chair, subrepticement interrompue par une ceinture fine et cette chair montre une fesse musclée, tendue par la position et la naissance de la région pubienne sous le voile léger et transparent qui parcourt l&#8217;intégralité de son corps. Derrière, une cambrure osée, suggestive, la femme a la tête rejetée en arrière, les yeux révulsés dans une attitude d&#8217;abandon total. Sa chevelure relâchée n&#8217;a plus cette forme classique bien rangée, mais c&#8217;est la chevelure d&#8217;une femme en extase. Cette sculpture est d&#8217;une audace folle et l&#8217;on rêve à ce que pouvait être l’œuvre dans son intégralité ; ses mouvements indiquent qu&#8217;elle devait être d&#8217;une jolie finesse emportée dans un mouvement dynamique. Il ne nous en reste qu&#8217;une belle partie qui laisse toutefois songeur&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5719" title="Ménade de Scopas - détail" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/10/M%C3%A9nade-de-Scopas-d%C3%A9tail.jpg" alt="" width="800" height="532" /></p>
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		<title>La première femme nue</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 15:07:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[sculpture]]></category>

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		<description><![CDATA[On dit de l&#8217;Aphrodite de Cnide qu&#8217;elle est la première représentation nue d&#8217;une femme en Occident. Plus qu&#8217;une statue en particulier, c&#8217;est un modèle de statues posant dans un style à part, défini par le sculpteur Praxitèle dans un mouvement &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/la-premiere-femme-nue/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On dit de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aphrodite_de_Cnide">Aphrodite de Cnide</a> qu&#8217;elle est la première représentation nue d&#8217;une femme en Occident. Plus qu&#8217;une statue en particulier, c&#8217;est un modèle de statues posant dans un style à part, défini par le sculpteur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Praxit%C3%A8le">Praxitèle</a> dans un mouvement de modernisation des canons de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Polycl%C3%A8te">Polyclète</a>. Il existe plusieurs de ces Aphrodite, la plus connue étant l&#8217;Aphrodite Braschi conservée à la <a href="http://www.antike-am-koenigsplatz.mwn.de/glyptothek/index.html">Glyptothèque de Munich</a>. Ce type de statue montre un appui sur la jambe droite comme dans toute la statuaire du second classicisme, une plastique généreuse et réaliste mettant en avant les plis sensuels de la peau, une torsion de la ligne des épaules qui n&#8217;est pas parallèle à celle des hanches, la main gauche tenant un vêtement et la droite cachant son sexe — la main placée devant son sexe, l&#8217;a-t-on cru longtemps, désigne le sexe plutôt qu&#8217;elle ne le cache, car en effet, le fait de désigner signifie que c&#8217;est Aphrodite, déesse de la beauté, de la féminité et de la fécondité.<br />
Selon la légende, Praxitèle exécuta deux mêmes copies, l&#8217;une nue, l&#8217;autre dite pudique. La première fut vendue à la ville de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cnide">Cnide</a> (en Turquie), l’autre à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cos_%28Dod%C3%A9can%C3%A8se%29">Cos</a>. Avec cette statue, c&#8217;est à la fois l&#8217;histoire de l&#8217;art, des mœurs et de la sensualité qui fait un bond énorme&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://viamus.uni-goettingen.de/fr/pages/"><img class="aligncenter size-full wp-image-5708" title="Aphodite de Cnide" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/10/aphrodite-cnide.jpg" alt="" width="375" height="806" /></a>Photo © <a href="http://viamus.uni-goettingen.de/fr/pages/">Virtuelles Antiken Museum </a><br />
de l&#8217;Archäologisches Institut Göttingen</p>
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		<title>Quinze mille sept cent fois</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Jun 2011 07:53:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres et carnets]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Enlèvement de Briséis. Achille, sous sa tente, ayant à ses côtés Ulysse et Diomède, assiste plein de courroux à l’enlèvement de Briséis par Hermès. Chant I. 320-350. Peinture d’une kylix (British Museum) Quinze mille sept cent fois dans l&#8217;Iliade, Homère, &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/quinze-mille-sept-cent-fois/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5334" title="Iliade" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/06/Iliade.jpg" alt="" width="700" height="448" /></p>
<p style="text-align: center;">Enlèvement de <strong>Briséis</strong>. <strong>Achille</strong>, sous sa tente, ayant à ses côtés <strong>Ulysse </strong>et <strong>Diomède</strong>,<br />
assiste plein de courroux à l’enlèvement de Briséis par <strong>Hermès</strong>. Chant I. 320-350. Peinture d’une kylix (British Museum)</p>
<p>Quinze mille sept cent fois dans l&#8217;<em>Iliade</em>, Homère, laissant l&#8217;expiration emporter sa voix sous la dictée de la Muse, énonce son vers ailé soutenu par les six temps forts et soulevé par la mélodie propre des mots. Quinze mille sept cent fois, Homère, dans le même système, change lorsqu&#8217;il chante. Chaque mot possède sa propre manière d&#8217;entrer dans la ronde des dactyles. Chaque syllabe se place sur le temps, en opposition, à l&#8217;attaque, à la fin, dans le phrasé ascendant de la mélodie, ou sur la contrepente, et s&#8217;étire sur sa voyelle longue, se resserre sur la brève ; parfois encore, se resserre sur la brève en donnant l&#8217;illusion de la longue, ou en marchant à rebours de toutes les règles, parce qu&#8217;aucune langue ne se laisse réduire à un schéma, et la langue d&#8217;Homère encore moins que celle de ses imitateurs.<br />
Dire le grec ancien avec la quantité des voyelles, le jeu rythmique des syllabes, la mélodie de l&#8217;intonation, une échelle harmonique, les silences, où la parole retentit et se recharge, procure les plus grandes joies, parce qu&#8217;on y suit le déroutant Homère, qui s&#8217;emploie à surprendre son monde. Homère assemble — ce serait même l&#8217;étymologie de son nom —, et ce fils du fleuve — Mélésigénès, « fils du fleuve Mélès », d&#8217;après les <em>vies</em> anciennes — se contredit dans son perpétuel devenir !</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe Brunet</strong><br />
traducteur de l&#8217;Iliade &#8211; 2010 Seuil</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Mots d’un vocabulaire oublié VII</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vii/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 May 2011 09:23:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[marine]]></category>
		<category><![CDATA[Rome]]></category>
		<category><![CDATA[sculpture]]></category>

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		<description><![CDATA[Avertissement: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli. 1er volet 2nd volet 3ème volet 4ème volet 5ème volet 6ème volet 7ème volet 8ème volet 9ème volet Chélande (Khélandion) Héritière des grandes galères de l&#8217;antiquité, mais &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vii/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avertissement</strong>: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli.</p>
<ol>
<li><a href="../mots-dun-vocabulaire-oublie/">1er volet</a></li>
<li><a href="http://wp.me/pKUzm-1f6">2nd volet</a></li>
<li><a href="../mots-d%E2%80%99un-vocabulaire-oublie-3/">3ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IV" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-iv/">4ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié V" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-v/">5ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VI" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vi/">6ème volet</a></li>
<li>7ème volet</li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VIII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-viii/">8ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IX" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-ix/">9ème volet</a></li>
</ol>
<h3><a href="http://www.navistory.com/pages/moyenage/khelandion.htm">Chélande (Khélandion)</a></h3>
<p>Héritière des grandes galères de l&#8217;antiquité, mais ayant nombre de spécificités Byzantines, le Khelandion, ou &#8220;chelande&#8221;, est une type de navire à rames développé pour embarquer des marchandises en plus de ses troupes et rameurs. Développé au début du VIIIe siècle après J.C., il s&#8217;agissait de répondre au problème posé par les grands dromons militaires, qui devaient embarquer leur ravitaillement sur deux &#8220;galères-servantes&#8221;, les Ousiakos. Le Khelandion devait en fait pouvoir s&#8217;en passer et tout embarquer. Représentant le sommet dans la hiérarchie typologique, bon nombre servaient de navires-amiraux aux préfets maritimes Byzantins, Ravenne et Misène par exemple. Les plus vastes mesuraient 80 mètres de long, environ 10 de large, avec deux rangs de rames et cinq rameurs par aviron, en nage &#8220;a scaloccio&#8221;. Il s&#8217;agissaient donc de &#8220;dix&#8221; rapportées aux standards antiques. Gréés en latin sur trois mâts en général, ils arboraient un armement moins important que sur les Dromons, mais encore dissuadant, réparti sur leur pont complet. Il comprenait en plus des troupes embarqués ( plus de 50 hommes ) de puissantes balistes, faites pour lancer des pots à feu grégeois ( explosif ) et autres pots remplis de serpents qui jetaient l&#8217;effroi sur le navire ennemi, mais comprenait aussi son traditionnel siphon lance-flammes à l&#8217;avant, un éperon, et pour l&#8217;abordage, des dauphins en plomb soutenus par les antennes des mâts destinés à chuter et percer le pont du navire abordé, ainsi que des nacelles pour un à quatre archers suspendus aux mâts.</p>
<p><a href="http://www.navistory.com/pages/moyenage/khelandion.htm"><img class="aligncenter size-full wp-image-5259" title="khelandion" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/khelandion.gif" alt="" width="703" height="411" /></a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dromon">Dromon</a></h3>
<p>Un <strong>dromon</strong> (du grec δρόμων, « coureur », en fait « croiseur ») est un navire long, manœuvrant et rapide mû à la rame et employé dans l&#8217;<a title="Empire byzantin" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_byzantin">Empire byzantin</a> du VI<sup>e</sup> au XII<sup>e</sup> siècle. Ils furent indirectement développés à partir de la trière antique et étaient propulsés à la fois par rame et par la voile.</p>
<p>Le terme <em>dromon</em> devient courant à partir du VI<sup>e</sup> siècle en même temps que le terme <em>dromonarioi</em> qui désignait l’équipage mais qui finit par disparaître assez rapidement. Le mot <em>dromonarioi</em> est en effet remplacé par des termes plus précis : <em>élatai</em> (« matelots ») et <em>ératai</em> (« rameurs »). La première mention du terme <em>dromon</em> se trouve dans les chartes de Ravenne du V<sup>e</sup> siècle, si l’on ne tient pas compte des mentions en latin. Même si le terme est parfaitement compris par les contemporains de Justinien, ce type de navire n&#8217;est pas encore très répandu avant le VII<sup>e</sup> siècle. À partir du IX<sup>e</sup> siècle, le dromon est aussi désigné <em>chelandion</em>, surtout par la population.</p>
<p>Ils pouvaient avoir différentes formes et tailles. Ils faisaient généralement entre 30 et 50 mètres de long et entre 5 et 7 mètres de large et pouvaient emporter jusqu’à 300 personnes (à la fois des soldats et des rameurs). Cependant, les dromons étaient répartis en trois classes de taille, les plus petits étant généralement dénommés <em>monèria</em> et les moyens <em>galéia</em> (ils n’avaient qu’un rang de rame mais étaient très rapides). Les plus grands dromons (appelés <em>meizonès dromônés</em>, <em>chélandia mégala</em> ou encore <em>dynatôtéra</em>) avaient deux rangs de rames mues par une centaine de rameurs et pouvaient emporter environ deux cents hommes d&#8217;équipage en plus.</p>
<p>Certains dromons avaient une tour centrale (<em>xylokastron</em>, « château de bois ») près du mât principal, à partir duquel des soldats pouvaient tirer des volées de flèches ou jeter des lances. Chez d&#8217;autres, le <em>xylokastron</em> était placé à la proue. La plupart des dromons étaient équipés de « lances-flamme » (<em>syphonopho-rami</em>) qui envoyaient le <a title="Feu grégeois" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Feu_gr%C3%A9geois">feu grégeois</a> et de catapultes capables d’envoyer des projectiles de 50 kg à plus de 100 mètres. Beaucoup de dromons étaient aussi blindés avec des plaques de métal pour se protéger des éperonnages.</p>
<p>Vers le début du XII<sup>e</sup> siècle, le dromon est petit à petit remplacé par l&#8217;<em>ousie</em> puis par l’<em>agrarion</em>, qui semble désigner un bateau à voile sans rames, rond et de fort tonnage, qui devient alors la norme dans la <a title="Marine byzantine" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marine_byzantine">marine de guerre byzantine</a> ; toutefois le terme est toujours utilisé par <a title="Robert de Clari" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_de_Clari">Robert de Clari</a> dans sa chronique sur la prise <a title="Constantinople" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Constantinople">Constantinople</a> par les croisés en 1204 et désigne toujours un bateau rapide.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5258" title="Dromon" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Dromon.jpg" alt="" width="517" height="400" /></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tri%C3%A8re#Les_.C3.A9pibates">Epibate</a></h3>
<p><em>(Antiquité)</em> Soldat de la marine grecque.</p>
<p>Cette infanterie de marine est plus nombreuse dans les premières années du V<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr>. quand l&#8217;éperonnage ne s&#8217;est pas encore imposé en tant que standard dans le combat naval, comme par exemple durant les <a title="Guerres médiques" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_m%C3%A9diques">guerres médiques</a> en 494 a. J.-C. lors de la <a title="Bataille de Ladé (494 av. J.-C.)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Lad%C3%A9_%28494_av._J.-C.%29">bataille de Ladé</a> :</p>
<blockquote><p>« Ils [<em>les gens de Chios</em>] avaient amené […] cent navires qui portaient chacun quarante citoyens, combattants d&#8217;élite. »<br />
(<a title="Hérodote" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9rodote">Hérodote</a>, <em>Enquêtes</em>, VI, 15)</p></blockquote>
<p>Issus comme les rameurs de la <a title="Cens" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cens">classe censitaire</a> des citoyens les plus modestes, c&#8217;est-à-dire les thètes, les épibates n&#8217;ont pas à payer leur équipement de hoplite qui leur est fourni par la cité, au contraire des fantassins combattant sur la seule terre ferme.</p>
<p><a href="http://www.herrero-michel.fr/"><img class="aligncenter size-full wp-image-5244" title="trière grecque - musée de la marine" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/trière-grecque-musée-de-la-marine.jpg" alt="" width="819" height="530" /></a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Exhaure">Exhaure</a></h3>
<p>L&#8217;<strong>exhaure</strong> désigne, par définition, l&#8217;épuisement des eaux d&#8217;infiltration principalement employé dans les mines et milieux souterrains. Désigne aussi les installations pour y parvenir.</p>
<p>Du latin <em>exhaurire</em>, « épuiser ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Pompes-dexhaure-codex-Atlanticus-Leonard-de-Vinci.jpg" rel="lightbox[5144]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5241" title="Pompes d'exhaure - codex Atlanticus - Leonard de Vinci" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Pompes-dexhaure-codex-Atlanticus-Leonard-de-Vinci.jpg" alt="" width="1024" height="742" /></a>Pompes d&#8217;exhaure et vis d&#8217;Archimède &#8211; Leonardo da Vinci &#8211; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Codex_Atlanticus">Codex Atlanticus</a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liburne">Liburne</a></h3>
<p>La <strong>liburne</strong> (du latin <em>liburna</em>, grec ancien <em>λιβυρνίς</em>) est un type de bateau léger qui tire son nom de la <a title="Liburnie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liburnie">Liburnie</a>, province dalmate.</p>
<p>Après les guerres puniques, les Romains construisent des bateaux légers et rapides dont la liburne sur le modèle des bateaux des pirates <a title="Illyrie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Illyrie">Illyriens</a>. Après la <a title="Bataille d'Actium" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Actium">bataille d&#8217;Actium</a>, elle devient le modèle standard utilisé par la marine romaine. <a title="Végèce" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9g%C3%A8ce">Végèce</a> donne sommairement les principes de construction des liburnes et de la coupe des bois. Les liburnes ont de un à cinq rangs de rameurs. Des navires légers de vingt rameurs les pilotent et servent à la reconnaissance navale : ils sont camouflés (littéralement picati ou « peints ») en couleur vert océan.</p>
<p><a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Institutions_militaires">Institutions militaires de Végèce</a> sur Wikisource.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5256" title="liburne 1" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/liburne-1.gif" alt="" width="446" height="221" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5257" title="liburne_byzantine" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/liburne_byzantine.gif" alt="" width="693" height="365" /></p>
<h3><a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/nautonier">Nautonier</a></h3>
<p>Mot provençal, derivé du latin <em>nauta</em>, « matelot ».<br />
<em>(Vieilli)</em> Celui, celle qui conduit un navire, une barque.<br />
Synonyme : nocher</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Charon-nocher-des-enfers.jpg" rel="lightbox[5144]"><img class="aligncenter size-large wp-image-5231" title="Charon, nocher des enfers" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Charon-nocher-des-enfers-682x1024.jpg" alt="" width="591" height="887" /></a>Charon, nocher des enfers (détail)<br />
Charles-François HUTIN, marbre, Département des Sculptures, <a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=4302&amp;langue=fr">Musée du Louvre</a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Navarque">Navarque</a></h3>
<p>Le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Navarque"><strong>navarque</strong></a> (en grec ancien ναύαρχος / <em>nauarkhos</em>, de ναῦς / <em>naus</em>, « le bateau » et ἀρχή / <em>arkhê</em>, « le commandement »), littéralement le « commandant de navire », est le titre militaire donné aux capitaines de vaisseaux de guerre dans la Grèce antique. À Sparte, c&#8217;est une magistrature importante donnant le commandement de la flotte. Mais on trouve également des navarques à Athènes.<br />
En Macédoine et dans les royaumes hellénistiques, chez les <a title="Séleucides" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9leucides">Séleucides</a> comme chez les <a title="Lagides" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lagides">Lagides</a> le navarque est l&#8217;amiral de la flotte. Ainsi <a title="Alexandre le Grand" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand">Alexandre le Grand</a> est navarque de la flotte macédonienne au siège de <a title="Tyr" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tyr">Tyr</a>.<br />
À Rome, le navarque est le commandant d&#8217;un escadron de la flotte. Les Byzantins utilisent parfois ce terme pour désigner le capitaine d&#8217;un navire.<br />
Sans rapport avec ces fonctions militaires, le navarque est enfin également le responsable d&#8217;une liturgie spécifique à <a title="Érétrie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89r%C3%A9trie">Érétrie</a> et dans d&#8217;autres cités, dans le cadre de fêtes de la navigation en l&#8217;honneur d&#8217;Isis et d&#8217;autres divinités égyptiennes.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5230" title="Alexandre le Grand - bataille d'Issos par Philoxénos d'Erétrie" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Alexandre-le-Grand-bataille-dIssos-par-Philoxénos-dErétrie.jpg" alt="" width="700" height="483" /></p>
<p style="text-align: center;">Alexandre le Grand &#8211; bataille d&#8217;Issos par Philoxénos d&#8217;Erétrie</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pent%C3%A9cont%C3%A8re">Pentécontère</a></h3>
<p>Le <strong>pentécontère</strong> (grec ancien : πεντηκοντήρ) est un bateau de guerre à <em>50</em> rameurs (d&#8217;où son nom), auquel il faut ajouter un barreur et peut-être d&#8217;autres marins.<br />
Il mesurait environ 35 mètres de long, pour 5 mètres de large.<br />
C’est à l’époque de la « <a title="Guerre de Troie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Troie">Guerre de Troie</a> » qu’apparaissent les premiers pentécontères ou pentecontores soit aux environs de XII<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr>.<br />
Ce type de navire disparait avec le développement de la trière, qui s&#8217;impose à partir du VI<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5250" title="pentécontère" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/pentécontère.jpg" alt="" width="775" height="315" /></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rostre">Rostre</a></h3>
<p>Le rostre (<em>rostrum</em>) est l&#8217;éperon d&#8217;abordage placé à la proue des galères de combat de l&#8217;antiquité.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5248" title="Rostre" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/rostre.jpg" alt="" width="459" height="362" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trir%C3%A8me">Trière</a> (Trirème)</h3>
<p>Du grec ancien <strong><em>τριήρης,</em> </strong>de même sens.</p>
<p>Une <strong>trière</strong> (du grec ancien τριήρης / <em>triếrês</em>), ou <strong>trirème</strong>, ce dernier terme étant l&#8217;appellation latine, est une galère de combat antique, développée à partir de la pentécontère. Plus court que son prédécesseur, c&#8217;est un navire équipé d&#8217;une voile dans lequel prennent place 170 rameurs étagés sur trois rangs, d&#8217;où son nom. Léger et agile, il permet le développement de la manœuvre d&#8217;éperonnage grâce au rostre de bronze monté sur sa proue, technique qui donne lieu aux premières batailles à caractère réellement naval.</p>
<p>Les trières apparaissent en <a title="Ionie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ionie">Ionie</a> et deviennent le navire de guerre dominant en Méditerranée de la fin du VI<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr> au IV<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr> puis à nouveau, du fait de leur efficacité, sous l&#8217;empire romain jusqu&#8217;au IV<sup>e</sup> siècle.</p>
<p>La première et plus célèbre bataille navale de l&#8217;Antiquité utilisant des trières demeure celle de <a title="Bataille de Salamine" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Salamine">Salamine</a> en 480 av. J.-C. qui met aux prises la flotte grecque, principalement athénienne, face à l&#8217;armada perse numériquement très supérieure. La victoire des Grecs donne un coup d&#8217;arrêt à la deuxième expédition achéménide censée venger l&#8217;affront de <a title="Bataille de Marathon" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Marathon">Marathon</a>. D&#8217;autres batailles navales sont relatées en détail, notamment la bataille des Épipoles au cours de laquelle Athéniens et Syracusains s&#8217;affrontent dans le port de <a title="Syracuse" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syracuse">Syracuse</a> en 413 av. J.-C. pendant la <a title="Guerre du Péloponnèse" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_P%C3%A9loponn%C3%A8se">guerre du Péloponnèse</a>.</p>
<p>L&#8217;équipage est composé de :</p>
<ul>
<li><em>Thranites</em> poussant sur les rames supérieures.</li>
<li><em>Z</em><em>ygites</em> poussant sur les rames médianes.</li>
<li><em>Thalamites</em> poussant sur les rames inférieures.</li>
</ul>
<p>Le développement des guerres maritimes avec la technique de l&#8217;éperonnage pendant cette période de l&#8217;Antiquité sont l&#8217;occasion de bâtir des galères de plus en plus grandes, de plus en plus rapides et de plus en plus monstrueuses. L&#8217;apothéose de ces surenchères arrive avec la flotte des Ptolémée (flotte Lagide) qui construira des galères à doubles coques. Le nom des galères varie en fonction du nombre de rameurs sur une bordée.</p>
<ul>
<li>tétrères (quadrirèmes)</li>
<li>pentères (quinquérèmes)</li>
<li>héxères</li>
<li>heptères</li>
<li>octères</li>
<li>nonères</li>
<li>décère (dekere)</li>
<li>passé dix rameurs par bordée, on arrive aux galères &#8217;11&#8242;, &#8217;12&#8242;, &#8217;13&#8242;, &#8217;20&#8242;, &#8217;30&#8242;, jusqu&#8217;à la &#8217;40&#8242; ou <a href="http://www.navistory.com/pages/antiquite/tesseracontere.htm">Tesseracontère</a> (Tettakonteros) de Ptolémée Philopator.</li>
</ul>
<p>Pour plus de renseignements sur ces navires de guerre colossaux, se reporter à la section <a href="http://www.navistory.com/pages/antiquite/antiquite.htm">Antiquité de Navistory</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/quinquereme.gif" rel="lightbox[5144]"><img class="aligncenter size-large wp-image-5264" title="quinquereme" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/quinquereme-1024x352.gif" alt="" width="591" height="203" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/trente_lagide.gif" rel="lightbox[5144]"><img class="aligncenter size-large wp-image-5265" title="trente_lagide" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/trente_lagide-1024x318.gif" alt="" width="591" height="183" /></a></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5266" title="tettakonteros" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/tettakonteros.gif" alt="" width="742" height="504" /></p>
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		<title>Le Faune Barberini</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Apr 2011 05:30:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[sculpture]]></category>

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		<description><![CDATA[Taillé dans le marbre à l&#8217;époque hellénistique à la fin du troisième siècle av. J.-C. et conservé à la Glyptothèque de Munich, le Faune Barberini a de quoi choquer et ce qu&#8217;il représente est pour le moins un sujet  éloigné &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/le-faune-barberini/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Taillé dans le marbre à l&#8217;époque hellénistique à la fin du troisième siècle av. J.-C. et conservé à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Glyptoth%C3%A8que_de_Munich">Glyptothèque de Munich</a>, le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Faune_Barberini">Faune Barberini</a> a de quoi choquer et ce qu&#8217;il représente est pour le moins un sujet  éloigné de la vie quotidienne, même si on y voit tout de go un jeune homme endormi. En fait, le personnage représenté est un faune, on le sait après examen. En effet, depuis le creux de son dos dépasse une petite queue animale et sur sa tête repose une couronne de lierre. Les traits froncés du visage laissent supposer qu&#8217;il dort mal sous l&#8217;effet de l&#8217;alcool. C&#8217;est une véritable ode à la débauche&#8230;<br />
Si la position du faune semble représenter un tour de force pour le sculpteur, surtout dans la position du bras qui sert d&#8217;oreiller, la jambe droite passe pour ne pas avoir été si hautement relevée à l&#8217;origine. On doit cette restauration à l&#8217;atelier du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Bernin">Bernin</a> qui, dit-on, en renforça l&#8217;aspect érotique. Toutefois, il semble que l&#8217;aspect artistique l&#8217;emporta sur, dirons-nous, l&#8217;indécence de la posture puisque la statue fut acquise par les proches de la famille du pape <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Urbain_VIII">Urbain VIII</a> (même si les Papes de cette époque n&#8217;était pas reconnus pour être des modèles de vertu), la famille florentine Barberini.<br />
Même si la posture peut choquer au premier abord et présenter un aspect un peu particulier, on peut s&#8217;attarder sur les reliefs de la puissante musculature donnée par le sculpteur (enfin, si on veut&#8230;).</p>
<p style="text-align: center;"><a title="See page for author [Public domain], via Wikimedia Commons" href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Barberini_Faun_hip_Glyptothek_Munich_218.jpg" rel="lightbox[4951]"><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/9f/Barberini_Faun_hip_Glyptothek_Munich_218.jpg/500px-Barberini_Faun_hip_Glyptothek_Munich_218.jpg" alt="Barberini Faun hip Glyptothek Munich 218" width="500" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="See page for author [Public domain], via Wikimedia Commons" href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Barberini_Faun_tail_Glyptothek_Munich_218.jpg" rel="lightbox[4951]"><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/43/Barberini_Faun_tail_Glyptothek_Munich_218.jpg/500px-Barberini_Faun_tail_Glyptothek_Munich_218.jpg" alt="Barberini Faun tail Glyptothek Munich 218" width="500" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="By User:Mattes (Own work) [CC-BY-SA-3.0 (www.creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons" href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Barberinischer_Faun-Detail_Gesicht.JPG" rel="lightbox[4951]"><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2a/Barberinischer_Faun-Detail_Gesicht.JPG/500px-Barberinischer_Faun-Detail_Gesicht.JPG" alt="Barberinischer Faun-Detail Gesicht" width="500" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="See page for author [Public domain], via Wikimedia Commons" href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Barberini_Faun_front_Glyptothek_Munich_218_n2.jpg" rel="lightbox[4951]"><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/63/Barberini_Faun_front_Glyptothek_Munich_218_n2.jpg/500px-Barberini_Faun_front_Glyptothek_Munich_218_n2.jpg" alt="Barberini Faun front Glyptothek Munich 218 n2" width="500" /></a></p>
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		<title>La légende d&#8217;Alexandre jusqu&#8217;au Gandhāra</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/la-legende-dalexandre-jusquau-gandhara/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 15:07:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[Sur les portulans]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>

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		<description><![CDATA[Il se tient en ce moment au musée Guimet une exposition tout à fait magique sur l&#8217;art du Gandhāra, cet étrange chose qui s&#8217;est étendue dans les plaines du Pakistan et de l&#8217;Afghanistan, dans les vallées de la Swât et &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/la-legende-dalexandre-jusquau-gandhara/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il se tient en ce moment au musée <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_national_des_Arts_asiatiques-Guimet">Guimet</a> une exposition tout à fait magique sur l&#8217;art du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gandh%C3%A2ra">Gandhāra</a>, cet étrange chose qui s&#8217;est étendue dans les plaines du Pakistan et de l&#8217;Afghanistan, dans les vallées de la Swât et de la Kâboul. L&#8217;art du Gandhāra est un syncrétisme dans lequel les formes de l&#8217;hindouisme et du bouddhisme se sont développées sur des sources artistiques grecques et moyen-orientales. L&#8217;art sculptural qui en émane est un des seuls reliquats de cette civilisation qui a vu son heure de gloire au I<sup>er</sup> siècle et qui a disparu sous la brutalité des invasions des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shvetah%C3%BBna">Huns Shvetahūna </a>.</p>
<p>Étrangement, celui par lequel ces influences se sont frayées un chemin jusqu&#8217;au delta du Gange est le plus grand conquérant de tous les temps, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand">Alexandre</a>, fils de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_II_de_Mac%C3%A9doine">Philippe II</a>, roi de Macédoine et qui a parcouru le monde jusqu&#8217;aux rives du fleuve sacré. L&#8217;histoire de ce personnage mythique est maculée d&#8217;une série de légendes qui seront portées jusqu&#8217;au Moyen-Âge sous forme de récit épique et fortement romancé, dans lequel tout est fait pour magnifier l&#8217;homme qui selon la légende finit empoisonné alors qu&#8217;il périra en fait à Babylone, terrassé par la malaria.<br />
C&#8217;est ce texte qu&#8217;a traduit et commenté <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lacarri%C3%A8re_%28%C3%A9crivain%29">Jacques Lacarrière</a> dans <em>la Légende d&#8217;Alexandre</em> pour transcrire la vision que l&#8217;homme a véhiculé au travers des siècles. La réalité est moins belle ; Alexandre, malgré sa jeunesse et sa fougue, ressemblait plus à une brute avinée et orgueilleuse qu&#8217;au bellâtre conquérant des médailles et des bustes à son effigie.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3180" title="buddha" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/buddha.jpg" alt="" width="400" height="400" /></p>
<blockquote><p>L&#8217;entreprise d&#8217;Alexandre permit donc à l&#8217;hellénisme de s&#8217;implanter durablement dans ces régions et de créer une culture originale, encore peu étudiée, un riche métissage d&#8217;hellénisme, d&#8217;iranisme et d&#8217;hindouisme qui s&#8217;exprima surtout dans le domaine de l&#8217;art. Ce sont ces grecs implantés en Bactriane et en Sogdiane qui, les premiers, donnèrent un visage au Bouddha. Jusqu&#8217;alors, les Indiens ne le figuraient que par des symboles. Et ce visage serein et pur, ce visage si révélateur de ce qu&#8217;on nomme l&#8217;art gréco-indien du Gandhara est l&#8217;œuvre d&#8217;artistes grecs venus d&#8217;Alexandrie qui l&#8217;empruntèrent aux statues et au visage d&#8217;Apollon ! Les premières statues du Bouddha ne sont pas en marbre, matériau inexistant dans ces régions, mais en schiste et en stuc — mélange de chaux vive et de sable — dont la technique est originaire d&#8217;Alexandrie. Si les artistes grecs s&#8217;inspirèrent d&#8217;Apollon pour donner des traits au Bouddha, c&#8217;est qu&#8217;avec son fin sourire, ses traits sereins, sa tunique sobrement plissée, le Dieu de la Lumière proposait une sorte d&#8217;esquisse grecque de l&#8217;illumination bouddhique. Le Lumineux prêta ses traits à l&#8217;Illuminé. Où trouver symbole plus riche et plus fort de la rencontre harmonieuse de deux cultures et de deux religions ?</p></blockquote>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3181" title="Gandhara Buddha" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/Gandhara_Buddha.jpeg" alt="" width="300" height="625" /></p>
<blockquote><p>Le roi Darius n&#8217;écouta pas les paroles de Candarcousis. Il dépêcha Clitéus, son bien-aimé, vers Alexandre pour qu&#8217;il le voie et qu&#8217;il lui donne son avis. Il lui fit porter aussi une petite poupée en bois qu&#8217;on fait tourner avec une baguette, deux coffrets vides, deux sacs de graines et la lettre suivante :</p>
<p>« Darius, le roi des rois, dieu de Perse,  à son enfant Alexandre, salut. Il me semble Alexandre que tu te sois fâché de ma première lettre dans laquelle je t&#8217;écrivais de me servir. Aussi je t&#8217;envoie aujourd&#8217;hui un jouet, un petite poupée en bois que l&#8217;on fait tourner avec une baguette, pour que tu joues avec. Je t&#8217;envoies aussi deux coffrets vides et deux sacs de graine. Les coffrets, remplis-les avec les impôts de trois années, et les graines contenues dans les sacs, dénombre-les si tu le peux et tu sauras combien j&#8217;ai de soldats. Je te pardonne pour cette fois, mais si tu ne veux pas te retrouver devant moi, prisonnier, veille bien à m&#8217;envoyer les impôts et les soldats qui doivent servir dans mon armée, comme ton père le faisait. »</p>
<p>Clitéus remit la lettre à Alexandre et se prosterna devant lui. Il lui remit aussi les coffrets, les graines et la poupée. Alexandre lut la lettre et, cependant qu&#8217;il la lisait, hocha la tête et dit : « L&#8217;insensé, l&#8217;orgueilleux Darius, tout dieu qu&#8217;il se nomme lui-même, tombera comme un simple mortel. Pour s&#8217;être élevé jusqu&#8217;au ciel, il chutera ensuite jusqu&#8217;au fond de l&#8217;Hadès. » Il brisa les coffrets, mâcha les graines, puis répondit à Darius :</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3188" title="Alexandre le Grand" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/alexandre-le-grand.jpg" alt="" width="250" height="373" /></p>
<p>« Le roi des Macédoniens, Alexandre, à Darius, roi des Perses, salut. Tu m&#8217;as fait grand honneur et grande considération en m&#8217;envoyant cette poupée comme jouet. Tu te gonfles d&#8217;orgueil et c&#8217;est pourquoi tu tomberas de très haut. C&#8217;est un bon jouet que tu m&#8217;as adressé, à ce qu&#8217;il semble, car un jour je ferai tourner l&#8217;univers comme je fais tourner cette poupée. Sache aussi que j&#8217;ai mâché les graines, qu&#8217;ensuite je les ai recrachées et qu&#8217;ainsi je réduirai en miettes ton armée, avec la volonté du Ciel et du Seigneur Sabaoth. J&#8217;ai reçu les coffrets comme un cadeau précieux à l&#8217;image des forteresses que je prendrai. Limite-toi donc au Levant et au pays des Perses et renonce, une fois pour toutes, au Ponant. »</p>
<p>Il remit la lettre à Clitéus et le renvoya en Perse avec un boisseau de poivre, en guise de présent pour Darius. Avant son départ, Alexandre lui dit : « Tu as vu par toi-même comment j&#8217;ai mâché les graines et comment je les ai recrachées. Que Darius compte les grains d&#8217;une cosse de ce poivre : j&#8217;ai autant de soldats. »</p></blockquote>
<p><span style="font-size: small;">Clitéus retourne chez Darius.<br />
Cette correspondance entre Alexandre et Darius est entièrement imaginaire. Ce Clitéus, « bien-aimé de Darius » était en réalité le bien-aimé et le favori d&#8217;Alexandre. Il s&#8217;agit de Kleitos, un Noir qui servit comme officier sous le règne de Philippe et commandait un escadron nommé « L&#8217;Île royale ». Il suivit Alexandre dans toutes ses campagnes et lui sauva même la vie à la bataille du Granique. Des années plus tard, au cour d&#8217;un banquet à Samarcande,  Alexandre le poignarda dans un moment d&#8217;ivresse.</span></p>
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		<title>Korai en fleurs</title>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 09:56:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>

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		<description><![CDATA[Koré d&#8217;Euthydikos, a la particularité contrairement à toutes les autres koré, de ne pas sourire. 490 av. J.-C., Musée de l&#8217;Acropole, Athènes. Il n&#8217;est pas possible de fixer la minute, ni de désigner l&#8217;œuvre où ce que nous appelons aujourd&#8217;hui &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/korai-en-fleurs/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2690" title="Koré d'Euthydikos" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/05/Euthydikos_Koré.jpg" alt="" width="338" height="450" />
<p class="wp-caption-text">Koré d&#8217;Euthydikos, a la particularité contrairement à toutes les autres koré, de ne pas sourire. 490 av. J.-C., Musée de l&#8217;Acropole, Athènes.</p>
<p><span id="more-2688"></span></p>
<blockquote><p>Il n&#8217;est pas possible de fixer la minute, ni de désigner l&#8217;œuvre où ce que nous appelons aujourd&#8217;hui l&#8217;âme hellénique essaya de se définir pour la première fois. Nous ne pouvons que tourner les yeux vers celles qui commencent à tressaillir, sur qui semble passer le premier souffle de liberté et de joie spirituelle pour tenter d&#8217;y surprendre l&#8217;éveil à la beauté de vivre d&#8217;une nouvelle humanité.<br />
Les jeunes femmes trouvées il y a vingt ans, près de l&#8217;Erechtheion, dans le remblai de soutènement du Parthénon, où les terrassiers grecs les avaient mises après le sac et l&#8217;incendie de l&#8217;Acropole par les soldats de Xerxès, ont peut-être les premières le sourire ivre qui l&#8217;annonce. Sans doute le parfum des îles y domine. Elles songent surtout à plaire, elles sont femmes, une force amoureuse invincible rayonne d&#8217;elles, les environne et les accompagne d&#8217;une rumeur de désirs. Mais à voir leurs plans plus sûrs, leur net et puissant équilibre, on ne peut douter que l&#8217;artisan dorien qui travaillait alors à Egine, à Corinthe, à Athènes même, ait eu des contacts répétés avec l&#8217;immigrant ionien que la conquête perse a rejeté sur l&#8217;Occident.<br />
Amenées d&#8217;Orient par les aventuriers de la mer, les hommes aux récits menteurs, enivrants et sauvages, elles se gardent bien d&#8217;effaroucher le monde austère et dur qu&#8217;elles sont venues visiter. Elles se tiennent immobiles, tiennent leur robe d&#8217;une main. Leurs cheveux roux qui pendent dans le dos et dont les tresses passent de chaque côté du cou pour retomber sur la poitrine, sont nattés et frisés, teints sans doute, et ruissellent de bijoux. Le front est diadémé quelques fois, le poignet cerclé de bracelets, les oreilles chargées de boucles. De la tête aux pieds elles sont peintes, de bleu, de rouge, d&#8217;ocre, de jaune et leurs yeux d&#8217;émail brillent dans leur visage souriant. Ces créatures barbarement enluminées, éblouissantes et bizarres comme des oiseaux des tropiques, ont la forte saveur des femmes d&#8217;Orient, fardées, parées, peut-être assez vulgaires, fascinantes pourtant, lointaines, des êtres de conte, des animaux puérils, des esclaves gâtées. Elles sont belles. Nous les aimons d&#8217;une tendresse qui ne peut pas s&#8217;épuiser. C&#8217;est de leurs flancs étroits et fermes qu&#8217;est sorti notre labeur.</p></blockquote>
<p><strong>Elie Faure</strong>, Histoire de l’art, t.1<br />
Les sources de l&#8217;art grec, IV (Folio Essais, p.196-197, imprimé en 1988)<br />
<a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/05/Chios_Koré.jpg" rel="lightbox[2688]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2691" title="Koré de Chios" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/05/Chios_Koré.jpg" alt="" width="172" height="395" /></a>
<p class="wp-caption-text">Koré de Chios, dite <em>Vierge de Chios</em>. Produite dans l&#8217;île éponyme en 510 av. J.-C., Musée de l&#8217;Acropole, Athènes</p>
<p>Le terme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Kore_%28sculpture%29">Koré</a> (Κόρη &#8211; <em>Korai</em> au pluriel) signifie simplement <em>jeune fille</em>. L&#8217;équivalent masculin est <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kouros">Kouros</a> (Κ<em>οῦρο</em>ς &#8211; Kouroi au pluriel) et signifie plutôt <em>éphèbe</em>.</p>
<ul>
<li>D&#8217;autres <a href="http://www.georges-millet.com/grece/museeacrop.htm">Korai</a> du musée d&#8217;Athènes.</li>
<li>Les corps de <a href="http://www.ancient-greece.org/art/korai.html">korai</a>.</li>
<li><a href="http://www.ancient-greece.org/art/korai.html">Ancient-greece.org</a></li>
</ul>
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