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	<title>The Swedish Parrot &#187; archéologie</title>
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		<title>Mots d’un vocabulaire oublié IX</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 08:45:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avertissement: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli. 1er volet 2nd volet 3ème volet 4ème volet 5ème volet 6ème volet 7ème volet 8ème volet 9ème volet Grecquage Le grecquage est une des étapes du processus &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-ix/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avertissement</strong>: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli.</p>
<ol>
<li><a href="../mots-dun-vocabulaire-oublie/">1er volet</a></li>
<li><a href="http://wp.me/pKUzm-1f6">2nd volet</a></li>
<li><a href="../mots-d%E2%80%99un-vocabulaire-oublie-3/">3ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IV" href="../mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-iv/">4ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié V" href="../mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-v/">5ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VI" href="../mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vi/">6ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vii/">7ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VIII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-viii/">8ème volet</a></li>
<li>9ème volet</li>
</ol>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grecquage">Grecquage</a></h3>
<p>Le grecquage est une des étapes du processus de la reliure. Elle consiste à entailler sur le dos du volume à l&#8217;aide d&#8217;une scie à main. Ces entailles recevront les nerfs qui ne seront dès lors plus saillants par rapport au dos des cahiers.<br />
Après avoir ballotté le volume par le dos et par la tête, afin de bien égaliser les cahiers, le relieur le place entre deux membrures, qui sont des ais plus épais d&#8217;un côté que de l&#8217;autre, d&#8217;une façon telle que le volume sorte de 6 à 8 millimètres ; il le place dans la presse et le serre très légèrement. Comme les membrures sont plus épaisses du côté du dos que du côté de la tranche, elles serrent davantage le dos et tiennent le volume mieux assujetti. Ensuite il fait avec la scie les entailles nécessaires d&#8217;une profondeur égale au diamètre des nerfs. Au-dessus de la première grecque, et au-dessous de la dernière, il donne un léger coup de scie pour loger la chaînette.</p>
<p><a href="http://claire.gonzalez.pagesperso-orange.fr/"><img class="alignnone" src="http://claire.gonzalez.pagesperso-orange.fr/Nouveau%20dossier/grecquage.jpg" alt="" width="693" height="520" /></a></p>
<h3><a href="http://www.universalis.fr/encyclopedie/grenetis/">Grènetis</a></h3>
<p><a href="http://hauteprovencenumismatique.e-monsite.com/pages/content/monnaies-feodales/rene-d-anjou-1434-1480.html"><img class="aligncenter size-full wp-image-5740" title="grenètis" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/gren%C3%A8tis.jpg" alt="" width="550" height="279" /></a></p>
<p>Ornement constitué d&#8217;un rang ou d&#8217;un semis de petits grains en relief sur un fond. Dans l&#8217;art des médailles, le grènetis désigne plus particulièrement le rang de petits grains en relief situé au bord des monnaies, des médailles et des jetons ; le grènetis limite ainsi l&#8217;usure du métal sur les bords. Le grènetis (ou greneté), composé de grains hémisphériques en demi-relief ou en haut relief (à peu près trois quarts de sphère), est obtenu de plusieurs manières : soit en repoussant une feuille de métal avec un outil dont l&#8217;extrémité a la forme du grain que l&#8217;on veut obtenir, le métal ressortant ainsi de l&#8217;autre côté (dans ce cas le grain est creux) ; soit en fondant le fond et son décor de grains (préparé en creux dans le moule) ; soit encore en matriçant une plaque de métal épaisse avec une empreinte (ou matrice) où la forme du grain est en creux (dans les deux derniers cas le grènetis est plein). De tout temps, le grènetis a servi à orner non seulement des médailles, mais des pièces d&#8217;orfèvrerie ou de bijouterie.</p>
<h3><a href="http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/michelange/sixtine02plafond.htm">Ignudo</a></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5741" title="ingnudo Sistine" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/ingnudo-Sistine.jpg" alt="" width="432" height="535" /></p>
<p>Vient de l&#8217;italien, adjectif <em>nudo</em>, signifaint &#8220;nu&#8221;, pluriel <em>ignudi</em>. <strong>Ignudo</strong> est le mot inventé par Michelange pour décrire les vingt figures mâles assises qu&#8217;il a incorporées dans les fresques de la voûte de la chapelle Sixtine. Chacun d&#8217;entre eux représente la figure de l&#8217;homme de manière idéalisée, dans un mélange de classicisme antique et d&#8217;une représentation moderne du héros nu. Inutile de dire qu&#8217;aucune de ces représentations a quoi que ce soit à voir avec la Bible.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kylix_%28vase%29">Kylix</a></h3>
<p><a href="http://www.kam.uiuc.edu/collection/ancient/Kylix.html"><img class="aligncenter size-full wp-image-5742" title="Kylix" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/Kylix.jpg" alt="" width="463" height="500" /></a></p>
<p>Dans la Grèce antique, un <strong>kylix</strong> (en grec ancien κύλιξ / <em>kúlix</em>) est un vase peu profond et évasé utilisé pour déguster du vin lors des symposia.</p>
<p>Manufacture typique des ustensiles de banquet, coupe de libations et objet de jeux de <a title="Cottabe" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cottabe">cottabe</a>, il connaît une diffusion maximale à partir du VI<sup>e</sup> et jusqu’à la fin du IV<sup>e</sup> siècle avant notre ère, quand le <a title="Canthare (vase)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Canthare_%28vase%29">canthare</a>, l&#8217;élégant calice à volutes des rituels de Dionysos, reprit sa place comme coupe à vin la plus répandue.</p>
<p>Note: La racine indo-européenne du mot <strong>Calice</strong> est *K°lik- = coupe, vase. On la retrouve dans le sanskrit <em>Kalásas</em> (coupe, pot) et <em>Kalika</em> (bouton de fleur), en grec ancien <em>Kúliks</em> (coupe), en latin <em>calix</em> (coupe, vase à boire).</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92nocho%C3%A9">Œnochoé</a></h3>
<p><a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=5873&amp;langue=fr"><img class="aligncenter size-full wp-image-5743" title="Œnochoé" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/%C5%92nocho%C3%A9.jpg" alt="" width="511" height="650" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Œnochoé attique à figures rouges : scène de sacrifice<br />
Vers 430 &#8211; 425 avant J.-C. Athènes<br />
Argile, H. : 21,5 cm. ; D. : 17 cm.<br />
Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines. Musée du Louvre</p>
<p>Dans la Grèce antique, une <strong>œnochoé</strong> (prononciation correcte : /enɔkɔe/ ; courante et peu recommandée : /ø-/ ; du grec ancien οἰνοχόη / <em>oinokhóê</em>, d&#8217;οἶνος / <em>oĩnos</em>, le « vin », et χέω / <em>khéô</em>, « verser ») est un pichet à vin qui sert à puiser le vin dans le cratère — où il a été coupé à l&#8217;eau — avant de le servir.</p>
<p>Ce type de vase se caractérise par une anse unique et une taille allant de 20 à 40 cm. On distingue classiquement plusieurs types suivant la forme de l&#8217;embouchure et de la panse. Le plus courant (type 1) possède un bec tréflé. Le type 8 ressemble aux chopes modernes, avec un corps cylindrique et une embouchure à lèvre. L&#8217;apogée de l&#8217;œnochoé se situe à la période géométrique. Elle se fait plus rare pendant la figure noire. C&#8217;est cependant sur l&#8217;œnochoé à figures rouges archaïque que se fonde cette classification, élaborée par John Beazley.</p>
<p>L&#8217;autre type de vase à verser est l&#8217;<a title="Olpè" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Olp%C3%A8">olpè</a>.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pat%C3%A8ne">Patène</a></h3>
<p style="text-align: center;"><a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=6539&amp;langue=fr"><img class="aligncenter size-full wp-image-5744" title="patène" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/pat%C3%A8ne.jpg" alt="" width="570" height="531" /></a>Asie Mineure, Xe &#8211; XIe siècle<br />
Patène : Crucifixion, Bronze gravé, traces d&#8217;étamage<br />
D. : 24 cm. ; H. : 35 cm.<br />
Département des Objets d&#8217;art, Musée de Louvre.</p>
<p>La patène, du latin patena, plat, dérivant lui-même du grec patani, écuelle, est un objet liturgique de la religion chrétienne. Dans les Églises d&#8217;Orient, on l&#8217;appelle &#8220;discos&#8221; (disque).<br />
Il s&#8217;agit d&#8217;une petite assiette en métal doré, sur laquelle le prêtre, lors de l&#8217;offertoire pendant la célébration eucharistique, pose l&#8217;hostie, c&#8217;est-à-dire le pain qu&#8217;il va consacrer et qui va devenir le Corps du Christ.<br />
Avant et après la messe, la patène est posée sur le calice, si bien que patène et calice, désignés aussi vases sacrés, sont généralement fabriqués par un même artisan. Avant leur première utilisation, les vases sacrés sont consacrés avec le Saint chrême.<br />
Autrefois très richement décorées, les patènes tendent, dans le catholicisme et depuis la réforme liturgique des années 1960-1971 à devenir beaucoup plus épurées. Ne pas confondre avec patère.<br />
On peut voir une patène et un calice représentés sur deux mosaïques monumentales de la basilique Saint-Vital de Ravenne (VIe siècle). L&#8217;une est offerte à l&#8217;église par l&#8217;empereur Justinien et l&#8217;autre par l&#8217;impératrice Théodora. Ces offrandes solennelles célèbrent le retour à la communion orthodoxe et la libération de la ville après un épisode de domination arienne.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Phorminx">Phorminx</a></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5745" title="Britannica_Cithara_Phorminx" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/Britannica_Cithara_Phorminx.jpg" alt="" width="645" height="855" /></p>
<p>La <strong>phorminx</strong> (en grec ancien φόρμιγξ / <em>phórminx</em>) est un instrument de musique à cordes, ancêtre de la lyre, qui servait en Grèce antique à accompagner les chants des aèdes. Elle était réputée avoir été inventée par Hermès avec une carapace de tortue et des boyaux de bœuf.</p>
<h3>Piriforme</h3>
<p style="text-align: center;"><a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=20266&amp;langue=fr"><img class="aligncenter size-full wp-image-5746" title="vase piriforme" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/vase-piriforme.jpg" alt="" width="422" height="700" /></a><br />
Aiguière à tête de taureau<br />
XIe &#8211; XIIe siècle, Iran, Khurasan<br />
Alliage de cuivre martelé, décor gravé<br />
Département des Arts de l&#8217;Islam, Musée du Louvre</p>
<p>Du latin <em>pirus</em>, <strong>poire</strong> et du suffixe -forme. Qui est en forme de poire.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Spond%C3%A9e">spondée</a></h3>
<p>En poésie, le <strong>spondée</strong> (du latin <em>spondeus</em>) est un pied, c&#8217;est-à-dire un élément métrique composé de deux syllabes longues.<br />
En poésie latine, le spondée est d&#8217;usage fréquent.<br />
Il peut facilement remplacer un dactyle ou un anapeste. En effet, la syllabe longue valant deux brèves, ces trois mètres comptent chacun quatre temps. Il n&#8217;y a donc pas de changement de longueur au final.<br />
Il apparaît donc régulièrement à l&#8217;intérieur du très commun hexamètre dactylique où il remplace l&#8217;un ou l&#8217;autre dactyle, voire le trochée final.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Suovetaurile">Suovetaurile</a></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5749" title="Suovetaurile_Louvre" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/11/Suovetaurile_Louvre.jpg" alt="" width="650" height="450" /></p>
<p>Dans la Rome antique, le <strong>suovetaurile</strong> désignait un sacrifice de purification, où l&#8217;on immolait trois victimes mâles, un porc (<em>sus</em>), un mouton (<em>ovis</em>) et un taureau (<em>taurus</em>) à Mars afin de bénir et de purifier la terre.</p>
<p>C&#8217;était un des rites traditionnels les plus sacrés de la religion romaine : on conduisait en procession solennelle ces trois animaux autour de l&#8217;endroit ou de l&#8217;assemblée qu&#8217;il fallait purifier, puis on les égorgeait.</p>
<p>Le détail du rituel nous est parvenu grâce à <a title="Caton l'Ancien" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Caton_l%27Ancien">Caton l&#8217;Ancien</a> : la première étape consistait à mener les trois animaux autour des limites de la terre à bénir, en prononçant les paroles suivantes :</p>
<dl>
<dd><em>Cum divis volentibus quodque bene eveniat, mando tibi, Mani, uti illace suovitaurilia fundum agrum terramque meam quota ex parte sive circumagi sive circumferenda censeas, uti cures lustrare.</em></dd>
</dl>
<dl>
<dd>(« Je t&#8217;ordonne, Manius, de promener cette triste victime autour de mon domaine et de ma terre, soit en totalité, soit seulement sur la partie que tu jugeras à propos de purifier, afin qu&#8217;avec l&#8217;aide des dieux le succès couronne mes entreprises »)</dd>
</dl>
<p>Le sacrifice est alors affectué, et la prière à Mars doit être faite :</p>
<dl>
<dd><em>Mars pater, te precor quaesoque uti sies volens propitius mihi domo familiaeque nostrae, quoius re ergo agrum terram fundumque meum suovitaurilia circumagi iussi, uti tu morbos visos invisosque, viduertatem vastitudinemque, calamitates intemperiasque prohibessis defendas averruncesque; utique tu fruges, frumenta, vineta virgultaque grandire beneque evenire siris, pastores pecuaque salva servassis duisque bonam salutem valetudinemque mihi domo familiaeque nostrae; harumce rerum ergo, fundi terrae agrique mei lustrandi lustrique faciendi ergo, sicuti dixi, macte hisce suovitaurilibus lactentibus inmolandis esto; Mars pater, eiusdem rei ergo macte hisce suovitaurilibus lactentibus esto</em></dd>
</dl>
<dl>
<dd>« Mars notre père, je te conjure d&#8217;être propice à moi, à ma maison et à mes gens; c&#8217;est dans cette intention que j&#8217;ai fait promener une triple victime autour de mes champs, de mes terres et de mes biens, afin que tu en écartes, éloignes et détournes les maladies visibles et invisibles, la stérilité, la dévastation, les calamités et les intempéries : afin que tu fasses grandir et prospérer mes fruits, mes grains, mes vignes et mes arbres : afin que tu conserves la vigueur à mes bergers et à mes troupeaux, et que tu accordes santé et prospérité à moi, à ma maison et à mes gens. Aussi, pour purifier mes champs, mes terres et mes biens, et pour faire un sacrifice expiatoire, daigne agréer ces trois victimes à la mamelle que je vais immoler. Mars notre père, agréez dans ce but ces trois jeunes victimes. »</dd>
</dl>
<p>Du pain doit ensuite être offert, et les paroles dites simultanément :</p>
<dl>
<dd><em>Eiusque rei ergo macte suovitaurilibus inmolandis esto</em>.</dd>
</dl>
<dl>
<dd>(« Sois glorifié par cette victime suovitaurilienne. »)</dd>
</dl>
<p>Si la divinité n&#8217;est pas apaisée, le propriétaire doit refaire le sacrifice en disant :</p>
<dl>
<dd><em>Mars pater, siquid tibi in illisce suovitaurilibus lactentibus neque satisfactum est, te hisce suovitaurilibus piaculo.</em></dd>
</dl>
<dl>
<dd>(« Mars notre père, si quelque chose t&#8217;a déplu dans ce sacrifice des trois jeunes victimes, accepte en expiation ces trois autres. »)</dd>
</dl>
<p>Les <em>suovetaurilias</em> peuvent avoir un caractère public ou privé : ainsi les fermes étaient bénites par des suovetauriles ruraux et privés lors de la fêtes des <a title="Ambarvales" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambarvales">Ambarvales</a> en mai. En revanche, des suovetauriles publics solennels étaient faits tous les cinq ans lors des cérémonies de lustration.</p>
<p>De même, lorsqu&#8217;un temple était détruit, le site devait en être purifié par un suovetaurile afin qu&#8217;il puisse être reconstruit.</p>
<p>Un suovetaurile était également offert pour bénir l&#8217;armée partant en campagne .</p>
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		<title>Mots d’un vocabulaire oublié VIII</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 08:53:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avertissement: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli. 1er volet 2nd volet 3ème volet 4ème volet 5ème volet 6ème volet 7ème volet 8ème volet 9ème volet Bucrane Un bucrane (sans accent circonflexe) désigne un motif &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-viii/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avertissement</strong>: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli.</p>
<ol>
<li><a href="../mots-dun-vocabulaire-oublie/">1er volet</a></li>
<li><a href="http://wp.me/pKUzm-1f6">2nd volet</a></li>
<li><a href="../mots-d%E2%80%99un-vocabulaire-oublie-3/">3ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IV" href="../mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-iv/">4ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié V" href="../mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-v/">5ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VI" href="../mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vi/">6ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vii/">7ème volet</a></li>
<li>8ème volet</li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IX" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-ix/">9ème volet</a></li>
</ol>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bucrane">Bucrane</a></h3>
<p>Un <strong>bucrane</strong> (sans accent circonflexe) désigne un motif gravé représentant le crâne d&#8217;un bœuf dont les cornes sont enguirlandées de feuillages et que l&#8217;on trouve comme ornements de frises dans les ordres grecs. Les bucranes, ornements canoniques de l’ordre dorique depuis la Renaissance, sont placés ordinairement dans les métopes, ou intervalles qui séparent deux <a title="Triglyphe" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Triglyphe">triglyphes</a>. Leur signification est supposée rappeler les victimes offertes en sacrifice aux dieux. Il était encore beaucoup utilisé à la Renaissance.</p>
<p>Les bucranes se retrouvent très fréquemment dans les sépultures préhistoriques.</p>
<ul>
<li><strong>Paléolithique supérieur</strong>.- Le site de Saint-Germain-la-Rivière en France où le défunt, recroquevillé sous un caisson de dalles en pierre, est accompagné d’un bucrane et de ramures (Otte 2003)</li>
<li><strong>Néolithique</strong>. &#8211; Manifestations religieuses ou l’on retrouve encore des modelages de bucranes et des chevilles osseuses de bovidés associés aux sépultures (Otte 1993)</li>
</ul>
<p>À Rome, le bucrane se retrouve déjà sur les mausolées patriciens de l&#8217;époque républicaine (tombeau de <a title="Caecilii Metelli" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Caecilii_Metelli">Cecilia Metella</a>) et reste en usage jusqu&#8217;à l&#8217;époque d&#8217;<a title="Hadrien" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hadrien">Hadrien</a>. Selon F. Lemerle, il rapelle le sacrifice traditionnel (<em>suovetaurile</em>) qui accompagne les obsèques.</p>
<p>À la Renaissance, ce motif ne commence à être utilisé que par <a title="Michele Sanmicheli" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michele_Sanmicheli">Michele Sanmicheli</a> (Porta Nuova de Vérone, 1535). C&#8217;est <a title="Fra Giovanni Giocondo" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fra_Giovanni_Giocondo">Fra Giovanni Giocondo</a> (1511), et après lui Serlio et Vignole qui, dans leurs commentaires-traduction du <em><a title="De architectura" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/De_architectura">De architectura</a></em> de <a title="Vitruve" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitruve">Vitruve</a>, associent le bucrane à l&#8217;ordre dorique.</p>
<p><a href="http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&amp;Total=46&amp;FP=11357288&amp;E=2K1KTSU4KI03X&amp;SID=2K1KTSU4KI03X&amp;New=T&amp;Pic=19&amp;SubE=2C6NU031LYIB"><img class="aligncenter size-full wp-image-5346" title="Bucrane - Oppenord Gilles-Marie" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/06/Bucrane-Oppenord-Gilles-Marie.jpg" alt="" width="579" height="650" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Motif d&#8217;ornement sculpté : bucrane et deux études de statues (?) de femmes drapées. Oppenord Gilles-Marie (1672-1742)<br />
© RMN / Madeleine Coursaget. Encre brune, lavis gris, pierre noire. Musée du Louvre, Département des Arts Graphiques</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chrestomathie">Chrestomathie</a></h3>
<p>Du grec ancien <strong>χρηστομάθεια</strong>, <em>khrêstomátheia</em> (« savoir utile »).<br />
Anthologie de textes d’auteurs réputés classiques, notamment assemblée pour l&#8217;apprentissage d&#8217;une langue.<br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-5347" title="chrestomathie" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/06/chrestomathie.jpg" alt="" width="305" height="500" /></p>
<h3><a href="http://www.cosmovisions.com/artChrysographie.htm">Chrysographie</a></h3>
<p>Du grec ancien <strong><em>chrysos</em></strong>, or et <strong><em>graphein</em></strong>, écriture.<br />
Art d’écrire en lettres d’or.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Arial,Helvetica;"><a href="http://www.bl.uk/catalogues/illuminatedmanuscripts/GlossC.asp"><img class="aligncenter size-full wp-image-5348" title="chrysographie" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/06/chrysographie.jpg" alt="Burney MS 13, f. 1" width="700" height="680" /></a></span>Burney MS 13, f. 1, British Library</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dactyle_%28po%C3%A9sie%29">Dactyle</a></h3>
<p>Le <strong>dactyle</strong> (du grec ancien δάκτυλος <em>dáktulos</em>, « doigt ») est un pied, c’est-à-dire un élément métrique (un module rythmique) de la poésie grecque et latine au départ puis, par extension, de toutes les poésies dont le mètre est rythmique ou accentuel et non syllabique.</p>
<p>Il est composé d’une syllabe longue (ou accentuée pour les métriques accentuelles) suivie de deux syllabes brèves (ou atones). On symbolise le tout ainsi : <strong>_UU</strong>. Le dactyle est donc de rythme descendant, puisqu’il attaque par un temps fort. Par exemple, <em>fōns ĕrăt</em> (suivi d’une voyelle), en latin, forme un dactyle, de même que <em>sándige</em> en allemand. Dans le second cas, ce n&#8217;est pas la quantité syllabique qui compte mais l’opposition entre la voyelle tonique et les voyelles atones. La dénomination grecque de « doigt » résulte probablement<sup id="cite_ref-0"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dactyle_%28po%C3%A9sie%29#cite_note-0">1</a></sup> d&#8217;une analogie avec les phalanges d&#8217;un doigt. La première phalange, plus longue, est suivie par deux phalanges plus courtes.</p>
<p><em><strong>Note :</strong> en scansion, la marque de quantité vocalique (macron pour la longue et brève) compte pour la syllabe entière et non la seule voyelle qui la porte.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9siode"><img class="aligncenter size-full wp-image-5349" title="hésiode" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/06/hésiode.jpg" alt="" width="396" height="600" /></a></em>« Pseudo-Sénèque » : longtemps considéré comme un buste du philosophe stoïcien, ce portrait pourrait représenter un poète archaïque, peut-être Hésiode.<br />
Copie romaine d&#8217;un original hellénistique, British Museum</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ecoin%C3%A7on">Ecoinçon</a></h3>
<p>Un <strong>écoinçon</strong> est un ouvrage de menuiserie ou de maçonnerie formant l&#8217;encoignure de l&#8217;embrasure d&#8217;une baie.<br />
Dans le style gothique, on trouve cet élément aux angles des roses ou des rosaces formant des ouvertures de verrières décorées avec des écoinçons ajourés.<br />
Un écoinçon est aussi une partie d&#8217;un tapis qui est située aux coins du champ.</p>
<p><a href="http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&amp;Total=241&amp;FP=11365364&amp;E=2K1KTSU4KSNI7&amp;SID=2K1KTSU4KSNI7&amp;New=T&amp;Pic=67&amp;SubE=2C6NU0N9QLZ5"><img class="aligncenter size-full wp-image-5350" title="écoinçon" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/06/écoinçon.jpg" alt="" width="546" height="620" /></a></p>
<div style="text-align: center;">Figure de Renommée nue pour écoinçon. Primatice (dit), Primaticcio Francesco (1504-1570)<br />
© RMN / René-Gabriel Ojéda. Lavis bistre, plume (dessin)<br />
Bayonne, musée Bonnat</div>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gnomon">Gnomon</a></h3>
<p>Le mot <em>gnomon</em> est un mot latin qui veut dire aiguille de cadran solaire, venant du grec <em>gnômôn</em> qui désignait une règle ou ce qui sert de règle. Par dérivation un <strong>gnomon</strong> est le nom du plus simple cadran solaire : un bâton planté verticalement dans le sol, ou même encore plus simple : l&#8217;homme lui-même.</p>
<p>Le gnomon a donné son nom à la science des cadrans solaires : la <a title="Gnomonique" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gnomonique">gnomonique</a>, ainsi qu&#8217;à la personne qui conçoit et réalise des cadrans : le <a title="Gnomoniste" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gnomoniste">gnomoniste</a>.</p>
<p><a href="http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&amp;Total=40&amp;FP=11366596&amp;E=2K1KTSU4KQJGR&amp;SID=2K1KTSU4KQJGR&amp;New=T&amp;Pic=6&amp;SubE=2C6NU0KVS25C"><img class="aligncenter size-full wp-image-5352" title="gnomon" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/06/gnomon.jpg" alt="" width="581" height="650" /></a></p>
<div style="text-align: center;">Cadran solaire multiple en diptyque. Reinmann Paul (1557?-1609)</div>
<div id="zoom-Copyright" style="text-align: center;">
<div>© RMN / Jean-Gilles Berizzi. Alliage cuivreux, doré (technique), ivoire</div>
</div>
<div id="zoom-Localisation">
<div style="text-align: center;">Paris, musée du Louvre</div>
</div>
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		<title>Mots d’un vocabulaire oublié VII</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vii/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 May 2011 09:23:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Rome]]></category>
		<category><![CDATA[sculpture]]></category>

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		<description><![CDATA[Avertissement: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli. 1er volet 2nd volet 3ème volet 4ème volet 5ème volet 6ème volet 7ème volet 8ème volet 9ème volet Chélande (Khélandion) Héritière des grandes galères de l&#8217;antiquité, mais &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vii/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avertissement</strong>: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli.</p>
<ol>
<li><a href="../mots-dun-vocabulaire-oublie/">1er volet</a></li>
<li><a href="http://wp.me/pKUzm-1f6">2nd volet</a></li>
<li><a href="../mots-d%E2%80%99un-vocabulaire-oublie-3/">3ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IV" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-iv/">4ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié V" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-v/">5ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VI" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vi/">6ème volet</a></li>
<li>7ème volet</li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VIII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-viii/">8ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IX" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-ix/">9ème volet</a></li>
</ol>
<h3><a href="http://www.navistory.com/pages/moyenage/khelandion.htm">Chélande (Khélandion)</a></h3>
<p>Héritière des grandes galères de l&#8217;antiquité, mais ayant nombre de spécificités Byzantines, le Khelandion, ou &#8220;chelande&#8221;, est une type de navire à rames développé pour embarquer des marchandises en plus de ses troupes et rameurs. Développé au début du VIIIe siècle après J.C., il s&#8217;agissait de répondre au problème posé par les grands dromons militaires, qui devaient embarquer leur ravitaillement sur deux &#8220;galères-servantes&#8221;, les Ousiakos. Le Khelandion devait en fait pouvoir s&#8217;en passer et tout embarquer. Représentant le sommet dans la hiérarchie typologique, bon nombre servaient de navires-amiraux aux préfets maritimes Byzantins, Ravenne et Misène par exemple. Les plus vastes mesuraient 80 mètres de long, environ 10 de large, avec deux rangs de rames et cinq rameurs par aviron, en nage &#8220;a scaloccio&#8221;. Il s&#8217;agissaient donc de &#8220;dix&#8221; rapportées aux standards antiques. Gréés en latin sur trois mâts en général, ils arboraient un armement moins important que sur les Dromons, mais encore dissuadant, réparti sur leur pont complet. Il comprenait en plus des troupes embarqués ( plus de 50 hommes ) de puissantes balistes, faites pour lancer des pots à feu grégeois ( explosif ) et autres pots remplis de serpents qui jetaient l&#8217;effroi sur le navire ennemi, mais comprenait aussi son traditionnel siphon lance-flammes à l&#8217;avant, un éperon, et pour l&#8217;abordage, des dauphins en plomb soutenus par les antennes des mâts destinés à chuter et percer le pont du navire abordé, ainsi que des nacelles pour un à quatre archers suspendus aux mâts.</p>
<p><a href="http://www.navistory.com/pages/moyenage/khelandion.htm"><img class="aligncenter size-full wp-image-5259" title="khelandion" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/khelandion.gif" alt="" width="703" height="411" /></a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dromon">Dromon</a></h3>
<p>Un <strong>dromon</strong> (du grec δρόμων, « coureur », en fait « croiseur ») est un navire long, manœuvrant et rapide mû à la rame et employé dans l&#8217;<a title="Empire byzantin" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_byzantin">Empire byzantin</a> du VI<sup>e</sup> au XII<sup>e</sup> siècle. Ils furent indirectement développés à partir de la trière antique et étaient propulsés à la fois par rame et par la voile.</p>
<p>Le terme <em>dromon</em> devient courant à partir du VI<sup>e</sup> siècle en même temps que le terme <em>dromonarioi</em> qui désignait l’équipage mais qui finit par disparaître assez rapidement. Le mot <em>dromonarioi</em> est en effet remplacé par des termes plus précis : <em>élatai</em> (« matelots ») et <em>ératai</em> (« rameurs »). La première mention du terme <em>dromon</em> se trouve dans les chartes de Ravenne du V<sup>e</sup> siècle, si l’on ne tient pas compte des mentions en latin. Même si le terme est parfaitement compris par les contemporains de Justinien, ce type de navire n&#8217;est pas encore très répandu avant le VII<sup>e</sup> siècle. À partir du IX<sup>e</sup> siècle, le dromon est aussi désigné <em>chelandion</em>, surtout par la population.</p>
<p>Ils pouvaient avoir différentes formes et tailles. Ils faisaient généralement entre 30 et 50 mètres de long et entre 5 et 7 mètres de large et pouvaient emporter jusqu’à 300 personnes (à la fois des soldats et des rameurs). Cependant, les dromons étaient répartis en trois classes de taille, les plus petits étant généralement dénommés <em>monèria</em> et les moyens <em>galéia</em> (ils n’avaient qu’un rang de rame mais étaient très rapides). Les plus grands dromons (appelés <em>meizonès dromônés</em>, <em>chélandia mégala</em> ou encore <em>dynatôtéra</em>) avaient deux rangs de rames mues par une centaine de rameurs et pouvaient emporter environ deux cents hommes d&#8217;équipage en plus.</p>
<p>Certains dromons avaient une tour centrale (<em>xylokastron</em>, « château de bois ») près du mât principal, à partir duquel des soldats pouvaient tirer des volées de flèches ou jeter des lances. Chez d&#8217;autres, le <em>xylokastron</em> était placé à la proue. La plupart des dromons étaient équipés de « lances-flamme » (<em>syphonopho-rami</em>) qui envoyaient le <a title="Feu grégeois" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Feu_gr%C3%A9geois">feu grégeois</a> et de catapultes capables d’envoyer des projectiles de 50 kg à plus de 100 mètres. Beaucoup de dromons étaient aussi blindés avec des plaques de métal pour se protéger des éperonnages.</p>
<p>Vers le début du XII<sup>e</sup> siècle, le dromon est petit à petit remplacé par l&#8217;<em>ousie</em> puis par l’<em>agrarion</em>, qui semble désigner un bateau à voile sans rames, rond et de fort tonnage, qui devient alors la norme dans la <a title="Marine byzantine" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marine_byzantine">marine de guerre byzantine</a> ; toutefois le terme est toujours utilisé par <a title="Robert de Clari" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_de_Clari">Robert de Clari</a> dans sa chronique sur la prise <a title="Constantinople" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Constantinople">Constantinople</a> par les croisés en 1204 et désigne toujours un bateau rapide.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5258" title="Dromon" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Dromon.jpg" alt="" width="517" height="400" /></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tri%C3%A8re#Les_.C3.A9pibates">Epibate</a></h3>
<p><em>(Antiquité)</em> Soldat de la marine grecque.</p>
<p>Cette infanterie de marine est plus nombreuse dans les premières années du V<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr>. quand l&#8217;éperonnage ne s&#8217;est pas encore imposé en tant que standard dans le combat naval, comme par exemple durant les <a title="Guerres médiques" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_m%C3%A9diques">guerres médiques</a> en 494 a. J.-C. lors de la <a title="Bataille de Ladé (494 av. J.-C.)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Lad%C3%A9_%28494_av._J.-C.%29">bataille de Ladé</a> :</p>
<blockquote><p>« Ils [<em>les gens de Chios</em>] avaient amené […] cent navires qui portaient chacun quarante citoyens, combattants d&#8217;élite. »<br />
(<a title="Hérodote" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9rodote">Hérodote</a>, <em>Enquêtes</em>, VI, 15)</p></blockquote>
<p>Issus comme les rameurs de la <a title="Cens" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cens">classe censitaire</a> des citoyens les plus modestes, c&#8217;est-à-dire les thètes, les épibates n&#8217;ont pas à payer leur équipement de hoplite qui leur est fourni par la cité, au contraire des fantassins combattant sur la seule terre ferme.</p>
<p><a href="http://www.herrero-michel.fr/"><img class="aligncenter size-full wp-image-5244" title="trière grecque - musée de la marine" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/trière-grecque-musée-de-la-marine.jpg" alt="" width="819" height="530" /></a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Exhaure">Exhaure</a></h3>
<p>L&#8217;<strong>exhaure</strong> désigne, par définition, l&#8217;épuisement des eaux d&#8217;infiltration principalement employé dans les mines et milieux souterrains. Désigne aussi les installations pour y parvenir.</p>
<p>Du latin <em>exhaurire</em>, « épuiser ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Pompes-dexhaure-codex-Atlanticus-Leonard-de-Vinci.jpg" rel="lightbox[5144]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5241" title="Pompes d'exhaure - codex Atlanticus - Leonard de Vinci" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Pompes-dexhaure-codex-Atlanticus-Leonard-de-Vinci.jpg" alt="" width="1024" height="742" /></a>Pompes d&#8217;exhaure et vis d&#8217;Archimède &#8211; Leonardo da Vinci &#8211; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Codex_Atlanticus">Codex Atlanticus</a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liburne">Liburne</a></h3>
<p>La <strong>liburne</strong> (du latin <em>liburna</em>, grec ancien <em>λιβυρνίς</em>) est un type de bateau léger qui tire son nom de la <a title="Liburnie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liburnie">Liburnie</a>, province dalmate.</p>
<p>Après les guerres puniques, les Romains construisent des bateaux légers et rapides dont la liburne sur le modèle des bateaux des pirates <a title="Illyrie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Illyrie">Illyriens</a>. Après la <a title="Bataille d'Actium" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Actium">bataille d&#8217;Actium</a>, elle devient le modèle standard utilisé par la marine romaine. <a title="Végèce" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9g%C3%A8ce">Végèce</a> donne sommairement les principes de construction des liburnes et de la coupe des bois. Les liburnes ont de un à cinq rangs de rameurs. Des navires légers de vingt rameurs les pilotent et servent à la reconnaissance navale : ils sont camouflés (littéralement picati ou « peints ») en couleur vert océan.</p>
<p><a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Institutions_militaires">Institutions militaires de Végèce</a> sur Wikisource.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5256" title="liburne 1" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/liburne-1.gif" alt="" width="446" height="221" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5257" title="liburne_byzantine" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/liburne_byzantine.gif" alt="" width="693" height="365" /></p>
<h3><a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/nautonier">Nautonier</a></h3>
<p>Mot provençal, derivé du latin <em>nauta</em>, « matelot ».<br />
<em>(Vieilli)</em> Celui, celle qui conduit un navire, une barque.<br />
Synonyme : nocher</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Charon-nocher-des-enfers.jpg" rel="lightbox[5144]"><img class="aligncenter size-large wp-image-5231" title="Charon, nocher des enfers" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Charon-nocher-des-enfers-682x1024.jpg" alt="" width="591" height="887" /></a>Charon, nocher des enfers (détail)<br />
Charles-François HUTIN, marbre, Département des Sculptures, <a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=4302&amp;langue=fr">Musée du Louvre</a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Navarque">Navarque</a></h3>
<p>Le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Navarque"><strong>navarque</strong></a> (en grec ancien ναύαρχος / <em>nauarkhos</em>, de ναῦς / <em>naus</em>, « le bateau » et ἀρχή / <em>arkhê</em>, « le commandement »), littéralement le « commandant de navire », est le titre militaire donné aux capitaines de vaisseaux de guerre dans la Grèce antique. À Sparte, c&#8217;est une magistrature importante donnant le commandement de la flotte. Mais on trouve également des navarques à Athènes.<br />
En Macédoine et dans les royaumes hellénistiques, chez les <a title="Séleucides" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9leucides">Séleucides</a> comme chez les <a title="Lagides" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lagides">Lagides</a> le navarque est l&#8217;amiral de la flotte. Ainsi <a title="Alexandre le Grand" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand">Alexandre le Grand</a> est navarque de la flotte macédonienne au siège de <a title="Tyr" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tyr">Tyr</a>.<br />
À Rome, le navarque est le commandant d&#8217;un escadron de la flotte. Les Byzantins utilisent parfois ce terme pour désigner le capitaine d&#8217;un navire.<br />
Sans rapport avec ces fonctions militaires, le navarque est enfin également le responsable d&#8217;une liturgie spécifique à <a title="Érétrie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89r%C3%A9trie">Érétrie</a> et dans d&#8217;autres cités, dans le cadre de fêtes de la navigation en l&#8217;honneur d&#8217;Isis et d&#8217;autres divinités égyptiennes.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5230" title="Alexandre le Grand - bataille d'Issos par Philoxénos d'Erétrie" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Alexandre-le-Grand-bataille-dIssos-par-Philoxénos-dErétrie.jpg" alt="" width="700" height="483" /></p>
<p style="text-align: center;">Alexandre le Grand &#8211; bataille d&#8217;Issos par Philoxénos d&#8217;Erétrie</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pent%C3%A9cont%C3%A8re">Pentécontère</a></h3>
<p>Le <strong>pentécontère</strong> (grec ancien : πεντηκοντήρ) est un bateau de guerre à <em>50</em> rameurs (d&#8217;où son nom), auquel il faut ajouter un barreur et peut-être d&#8217;autres marins.<br />
Il mesurait environ 35 mètres de long, pour 5 mètres de large.<br />
C’est à l’époque de la « <a title="Guerre de Troie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Troie">Guerre de Troie</a> » qu’apparaissent les premiers pentécontères ou pentecontores soit aux environs de XII<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr>.<br />
Ce type de navire disparait avec le développement de la trière, qui s&#8217;impose à partir du VI<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5250" title="pentécontère" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/pentécontère.jpg" alt="" width="775" height="315" /></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rostre">Rostre</a></h3>
<p>Le rostre (<em>rostrum</em>) est l&#8217;éperon d&#8217;abordage placé à la proue des galères de combat de l&#8217;antiquité.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5248" title="Rostre" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/rostre.jpg" alt="" width="459" height="362" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trir%C3%A8me">Trière</a> (Trirème)</h3>
<p>Du grec ancien <strong><em>τριήρης,</em> </strong>de même sens.</p>
<p>Une <strong>trière</strong> (du grec ancien τριήρης / <em>triếrês</em>), ou <strong>trirème</strong>, ce dernier terme étant l&#8217;appellation latine, est une galère de combat antique, développée à partir de la pentécontère. Plus court que son prédécesseur, c&#8217;est un navire équipé d&#8217;une voile dans lequel prennent place 170 rameurs étagés sur trois rangs, d&#8217;où son nom. Léger et agile, il permet le développement de la manœuvre d&#8217;éperonnage grâce au rostre de bronze monté sur sa proue, technique qui donne lieu aux premières batailles à caractère réellement naval.</p>
<p>Les trières apparaissent en <a title="Ionie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ionie">Ionie</a> et deviennent le navire de guerre dominant en Méditerranée de la fin du VI<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr> au IV<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr> puis à nouveau, du fait de leur efficacité, sous l&#8217;empire romain jusqu&#8217;au IV<sup>e</sup> siècle.</p>
<p>La première et plus célèbre bataille navale de l&#8217;Antiquité utilisant des trières demeure celle de <a title="Bataille de Salamine" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Salamine">Salamine</a> en 480 av. J.-C. qui met aux prises la flotte grecque, principalement athénienne, face à l&#8217;armada perse numériquement très supérieure. La victoire des Grecs donne un coup d&#8217;arrêt à la deuxième expédition achéménide censée venger l&#8217;affront de <a title="Bataille de Marathon" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Marathon">Marathon</a>. D&#8217;autres batailles navales sont relatées en détail, notamment la bataille des Épipoles au cours de laquelle Athéniens et Syracusains s&#8217;affrontent dans le port de <a title="Syracuse" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syracuse">Syracuse</a> en 413 av. J.-C. pendant la <a title="Guerre du Péloponnèse" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_P%C3%A9loponn%C3%A8se">guerre du Péloponnèse</a>.</p>
<p>L&#8217;équipage est composé de :</p>
<ul>
<li><em>Thranites</em> poussant sur les rames supérieures.</li>
<li><em>Z</em><em>ygites</em> poussant sur les rames médianes.</li>
<li><em>Thalamites</em> poussant sur les rames inférieures.</li>
</ul>
<p>Le développement des guerres maritimes avec la technique de l&#8217;éperonnage pendant cette période de l&#8217;Antiquité sont l&#8217;occasion de bâtir des galères de plus en plus grandes, de plus en plus rapides et de plus en plus monstrueuses. L&#8217;apothéose de ces surenchères arrive avec la flotte des Ptolémée (flotte Lagide) qui construira des galères à doubles coques. Le nom des galères varie en fonction du nombre de rameurs sur une bordée.</p>
<ul>
<li>tétrères (quadrirèmes)</li>
<li>pentères (quinquérèmes)</li>
<li>héxères</li>
<li>heptères</li>
<li>octères</li>
<li>nonères</li>
<li>décère (dekere)</li>
<li>passé dix rameurs par bordée, on arrive aux galères &#8217;11&#8242;, &#8217;12&#8242;, &#8217;13&#8242;, &#8217;20&#8242;, &#8217;30&#8242;, jusqu&#8217;à la &#8217;40&#8242; ou <a href="http://www.navistory.com/pages/antiquite/tesseracontere.htm">Tesseracontère</a> (Tettakonteros) de Ptolémée Philopator.</li>
</ul>
<p>Pour plus de renseignements sur ces navires de guerre colossaux, se reporter à la section <a href="http://www.navistory.com/pages/antiquite/antiquite.htm">Antiquité de Navistory</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/quinquereme.gif" rel="lightbox[5144]"><img class="aligncenter size-large wp-image-5264" title="quinquereme" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/quinquereme-1024x352.gif" alt="" width="591" height="203" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/trente_lagide.gif" rel="lightbox[5144]"><img class="aligncenter size-large wp-image-5265" title="trente_lagide" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/trente_lagide-1024x318.gif" alt="" width="591" height="183" /></a></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5266" title="tettakonteros" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/tettakonteros.gif" alt="" width="742" height="504" /></p>
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		<item>
		<title>Mots d’un vocabulaire oublié VI</title>
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		<pubDate>Thu, 05 May 2011 13:13:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[héraldique]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

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		<description><![CDATA[Avertissement: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli. 1er volet 2nd volet 3ème volet 4ème volet 5ème volet 6ème volet 7ème volet 8ème volet 9ème volet Alérion Un alérion est un aiglon ou un petit &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vi/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avertissement</strong>: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli.</p>
<ol>
<li><a href="../mots-dun-vocabulaire-oublie/">1er volet</a></li>
<li><a href="http://wp.me/pKUzm-1f6">2nd volet</a></li>
<li><a href="../mots-d%E2%80%99un-vocabulaire-oublie-3/">3ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IV" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-iv/">4ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié V" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-v/">5ème volet</a></li>
<li>6ème volet</li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vii/">7ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VIII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-viii/">8ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IX" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-ix/">9ème volet</a></li>
</ol>
<h3 id="firstHeading"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Al%C3%A9rion">Alérion</a></h3>
<p>Un <strong>alérion</strong> est un aiglon ou un petit aigle sans bec ni pieds, utilisé en héraldique. On le représente montrant l’estomac, le vol étendu, mais souvent abaissé. Ce nom vient de « aliers », vieux mot gaulois désignant une espèce d’oiseau vivant de rapine. Ménage le fait dériver du mot latin <em>« aquilario »</em>, diminutif de <em>« aquila »</em>, désignant l&#8217;aigle.<br />
Quoique l&#8217;Alérion soit rare en héraldique, nous devons mentionner l&#8217;écu de Lorraine qui est : d&#8217;or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d&#8217;argent, posés dans le sens de la bande. On croit que la maison de Lorraine a adopté cet oiseau, parce que Alérion est l&#8217;anagramme de Lorraine. (source <a href="http://www.blason-armoiries.org/heraldique/a/alerion.htm">Au blason des armoiries</a>)</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5168" title="alerion" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/alerion.jpg" alt="" width="423" height="468" /></p>
<p id="firstHeading" style="text-align: center;">Blason de la ville de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Freistroff">Freistroff</a>, Moselle</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9tyle">Bétyle</a></h3>
<p>Le mot <strong>bétyle</strong> provient de l&#8217;hébreu &#8216;<strong>Beth-el&#8217;</strong> (« demeure divine » ou « Maison de Dieu »). Par la suite, ce mot est utilisé par les peuples sémitiques pour désigner les <a title="wikt:aérolithe" href="http://fr.wiktionary.org/wiki/a%C3%A9rolithe">aérolithes</a>, appelés également « pierres de foudre ».<br />
Les bétyles sont désignées chez de nombreux peuples anciens par le nom de « pierres noires ». En particulier, la pierre noire qui est enchâssée dans la Kaaba, à La Mecque, est étroitement liée à l&#8217;histoire d&#8217;Abraham.<br />
Un <strong>bétyle</strong> est une météorite, au sens strict ou supposé, dans laquelle les anciens voyaient la manifestation d&#8217;une divinité, tombée du ciel. Les bétyles étaient ordinairement l&#8217;objet d&#8217;un culte et parfois d&#8217;offrandes.<br />
Les bétyles sont donc des pierres qui sont considérées comme des « demeures divines » par les peuples anciens. Dans le récit de la Genèse, le nom de &#8216;<strong>Beith-el&#8217;</strong> est également donné à la pierre de Jacob, et ce nom fut appliqué par extension au lieu même où il avait eu sa vision pendant que sa tête reposait sur la pierre.<br />
Par extension, un <strong>bétyle</strong> est donc une pierre sacrée en général.</p>
<p>Dans la tradition biblique, un bétyle est une pierre dressée vers le ciel symbolisant l&#8217;idée de divinité. L&#8217;origine de cette pierre est attribuée à une scène de Jacob à Béthel. Celui-ci, endormi sur une pierre, rêve d&#8217;une échelle dressée vers le ciel et parcourue par des anges, quand Dieu lui apparaît et lui donne en possession la pierre en question. Jacob comprend alors que la pierre est une porte vers le ciel et vers la divinité. D&#8217;une position allongée, il la fait passer à une position verticale et y répand de l&#8217;huile. Il la nomme Béthel (<em>Beth</em> : maison, <em>El</em> : divinité « maison de Dieu »).</p>
<p>Un bétyle ne représente pas Dieu, mais signale sa présence.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/reposoir-à-bétyle.jpg" rel="lightbox[5090]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5163" title="reposoir à bétyle" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/reposoir-à-bétyle.jpg" alt="" width="700" height="525" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://picasaweb.google.com/tontonfredo/Petra#">Reposoir à bétyle</a>, Petra, Jordanie.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Glossaire_de_la_numismatique">Incuse</a></h3>
<p>Nom féminin. Se dit d&#8217;une face d&#8217;une monnaie qui présente la même gravure que l&#8217;autre face mais en creux. Ce type de frappe assez rare se rencontre dans les monnaies grecques antiques archaïques. Également utilisé pour des impressions sur la tranche des pièces de monnaie.<br />
Se dit de certaines médailles frappées d&#8217;un seul côté, par la négligence et la précipitation des ouvriers.<br />
Lat. incusus, frappé, de in&#8230;. 2, et cudere, frapper, imprimer.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-5158" title="Metapontum_incuse" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Metapontum_incuse.jpg" alt="" width="800" height="400" /></p>
<p style="text-align: center;">Incuse trouvée sur les bords de la Mer Noire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Intaille">Intaille</a></h3>
<p>Une <strong>intaille</strong> est une pierre dure et fine gravée en creux pour servir de sceau ou de cachet. Elle peut être présentée seule ou montée en bague, bijou ou faire partie d&#8217;une parure.<br />
C&#8217;est le contraire du camée qui est une pierre gravée en relief.</p>
<p>L’utilisation des intailles, inconnue des Celtes, est liée à la progression de la civilisation romaine. Elles sont plus nombreuses dans les régions urbanisées, les zones de passage ou d’occupation militaire. Leur usage a dû se répandre avec l’écriture, servant entre autre à cacheter les lettres et tablettes. À la fonction décorative de ces bijoux, s’ajoutait parfois un caractère magique ou politique.</p>
<p>Sous Auguste, l’exécution est soignée, les motifs s’inspirent souvent de la mythologie grecque. L’élargissement de la clientèle impose une simplification des motifs et du travail. Si les intailles ne reflètent guère de spécificité locale, le panthéon romain et les sujets militaires sont les plus représentés. On trouve aussi des scènes champêtres et de chasse, des animaux de tout genre et des créatures mythiques. Les pierres, de dimensions et d’exécution assez humbles, sont presque toutes de la vaste famille des quartz. Si celles-ci ont été importées, notamment de l’Italie septentrionale, d’autres intailles en pâte de verre, imitant les pierres précieuses, sortent de la production locale. Des près de 300 intailles répertoriées, la majorité provient du Titelberg et de Dalheim. Indices d’une certaine aisance financière, leur popularité croissante va de pair avec l’essor économique de la Gaule aux Ier et IIe siècles mais ne survit pas aux troubles du IIIe siècle. Au IVe siècle, la disparition de la glyptique est accélérée par l’expansion du christianisme qui ne laisse guère de place aux sujets païens.<br />
Á l’époque franque, des intailles romaines ont été récupérées dans des bijoux en or. (Source <a href="http://www.mnha.public.lu/collections/cabinet_medailles/intailles/index.html">MNHA</a>)</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5159" title="intaille" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/intaille.jpg" alt="" width="466" height="500" /></p>
<p style="text-align: center;">Anneau plat en or et chaton discoïde en jaspe vert. Art parthe, 1er siècle.</p>
<h3>Pyrée</h3>
<p>Terme d&#8217;antiquité. Autel du feu, dans la religion des mages.<br />
Le Guèbre, esclave des Turcs ou des Persans ou du Grand Mogol, peut-il compter pour sa patrie quelques pyrées qu&#8217;il élève en secret sur des montagnes ? [Voltaire, Dictionnaire philosophique].<br />
En grec, lieu où les Perses entretenaient le feu sacré, du grec, feu.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5165" title="pyrée" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/pyrée.jpg" alt="" width="480" height="636" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>&#8220;(En) commémoration, pour Celui dont le nom est béni. Zabd&#8217;ateh, fils de Hagagu, fils de Bar&#8217;ateh &#8216;Alayba&#8217;al, a fait l&#8217;autel et le brûloir (?) pour sa vie, la vie de ses fils et la vie de son (ou ses) frère(s), au mois de Nisan, l&#8217;an 453.&#8221;</em></p>
<p style="text-align: center;">Autel : pyrée à encens dédié au &#8220;Dieu anonyme&#8221; . Avril 142 après J.-C.<br />
Palmyre (ancienne Tadmor), Syrie. Calcaire<br />
Département des Antiquités orientales. <a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=20992&amp;langue=fr">Musée du Louvre</a></p>
<p style="text-align: center;">
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Protom%C3%A9">Protomé</a></h3>
<p>Un <strong>protomé</strong> est une représentation en avant-corps d&#8217;un animal réel ou fictif ou d&#8217;un monstre, tête plus ou moins la partie antérieure (poitrail plus ou moins les membres antérieures) employée comme motif décoratif ou servant de support dans des éléments architecturaux le plus souvent antiques.</p>
<p>Le protomé forme soit la totalité, soit — ce qui est beaucoup plus souvent le cas — une partie d&#8217;un objet. Techniquement, on peut les classer entre les objets zoomorphes ou anthropomorphes et les objets ornés d&#8217;une tête animale ou humaine. Lorsqu&#8217;ils ont une valeur symbolique, leur signification est la même que celle de l&#8217;animal ou de l&#8217;être humain figuré en entier : la partie équivaut au tout, selon une convention extrêmement répandue.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5160" title="protomé" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/protomé.jpg" alt="" width="467" height="650" /></p>
<p style="text-align: center;">Rhyton (corne à boire) à protome de gazelle. Fin VIe &#8211; IVe siècle avant J.-C.<br />
Argent partiellement doré, Département des Antiquités orientales, <a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=12458&amp;langue=fr">Musée du Louvre</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Mots d’un vocabulaire oublié V</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 04:33:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Architectures]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[église]]></category>
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		<category><![CDATA[peinture]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[Rome]]></category>

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		<description><![CDATA[Avertissement: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli. 1er volet 2nd volet 3ème volet 4ème volet 5ème volet 6ème volet 7ème volet 8ème volet 9ème volet Douelle C&#8217;est le parement intérieur d&#8217;un arc, qu&#8217;on désigne &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-v/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avertissement</strong>: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli.</p>
<ol>
<li><a href="../mots-dun-vocabulaire-oublie/">1er volet</a></li>
<li><a href="http://wp.me/pKUzm-1f6">2nd volet</a></li>
<li><a href="../mots-d%E2%80%99un-vocabulaire-oublie-3/">3ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IV" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-iv/">4ème volet</a></li>
<li>5ème volet</li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VI" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vi/">6ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vii/">7ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VIII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-viii/">8ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IX" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-ix/">9ème volet</a></li>
</ol>
<h3><a title="Douelle" href="http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle_-_Tome_5,_Douelle">Douelle</a></h3>
<p>C&#8217;est le parement intérieur d&#8217;un arc, qu&#8217;on désigne aussi sous le nom d&#8217;<em>intrados</em>. Dans une voûte, chaque claveau possède sa douelle. A est la douelle du claveau représenté fig. 1.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Douelle.png" rel="lightbox[4976]"><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e4/Douelle.png" alt="Douelle.png" width="210" height="228" /></a></div>
<h3><a title="Empyrée" href="http://fr.wiktionary.org/wiki/Empyr%C3%A9e">Empyrée</a></h3>
<p>Vient du grec <em>empyros</em>, έμπυριος (embyrios) signifiant <em>qui est enflammé, </em>dérivé de πυρ (feu)<br />
Partie du ciel la plus élevée, que les anciens regardaient comme le séjour des divinités célestes.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5097  aligncenter" title="ascension vers l'empyrée jérôme bosch" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/ascension-vers-lempyrée-jérôme-bosch.jpg" alt="" width="600" height="643" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Bosch Hieronymus</strong>, vers 1450-1516. &#8220;LES VISIONS DE L&#8217;AU-DELÀ: L&#8217;ASCENSION VERS L&#8217;EMPYRÉE&#8221;,<br />
détail. 1500-1504. Dernier des 4 panneaux, 87&#215;40 cm. Huile sur bois. Venise, Palazzo Ducale.</p>
<h3><a title="Enfeu" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Enfeu">Enfeu</a></h3>
<p>Déverbal de <strong>enfouir</strong>. Un <strong>enfeu</strong> est une tombe encastrée dans l&#8217;épaisseur du mur d&#8217;un édifice religieux (église, cimetière). Il était généralement réservé aux nobles.</p>
<p>Il peut être superposé. Des <a title="Gisant" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gisant">gisants</a> peuvent figurer en dessous ou au-dessus. Plusieurs niches peuvent montrer le défunt à différents moments de sa vie. Des saints peuvent aussi y figurer.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5102 alignnone" title="enfeu" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/enfeu.jpg" alt="" width="600" height="439" /></p>
<p style="text-align: center;">Enfeu dans un prieuré dominicain, Athenry, County Galway, Edwin Rae</p>
<h3><a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/%C3%A9coperche">Escoperche</a> (ou écoperche)</h3>
<p>Vieux français : <em><a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/escot">escot</a></em> : « rameau » et de perche.</p>
<ol>
<li><em>(Arts)</em> Perche qui, dans un échafaudage, soutient des perches ou planches horizontales.</li>
<li><em>(Bâtiment)</em> Grande perche verticale d&#8217;échafaudage en bois ou en acier munie d&#8217;une poulie, servant à élever des matériaux de construction.</li>
</ol>
<p>Perche ou baliveau posé verticalement pour soutenir les boulins d’un échafaud de maçon (voy. <a title="Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 5, Échafaud" href="http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle_-_Tome_5,_%C3%89chafaud">Échafaud</a>). L’escoperche est aussi une pièce de bois munie d’une poulie à son extrémité supérieure, et qu’on attache au sommet d’une chèvre pour en augmenter la hauteur ou lui donner plus de nez.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5095" title="Echafaud.donjon.Coucy.2" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/Echafaud.donjon.Coucy_.2.png" alt="" width="624" height="716" /></div>
<div style="text-align: center;">Illustration issue du <a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle_-_Tome_5,_%C3%89chafaud">Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle</a>, par <a title="Auteur:Eugène Viollet-le-Duc" href="http://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Eug%C3%A8ne_Viollet-le-Duc">Eugène Viollet-le-Duc</a>.</div>
<h3>Imposte</h3>
<p>Dans l&#8217;architecture classique maçonnée :</p>
<ul>
<li>Une <strong>imposte</strong> est une pierre saillante (généralement dure) qui forme le couronnement du <a title="Piédroit" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pi%C3%A9droit">piédroit</a> d&#8217;un arc (l&#8217;imposte est au piédroit ce que le chapiteau est à la colonne). Cette pierre est généralement moulurée selon les ordres architecturaux.</li>
<li>Le corps de moulure de l&#8217;arc (le châssis de tympan) se nomme également <strong>imposte</strong> .</li>
</ul>
<div style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5094" title="imposte" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/imposte.png" alt="" width="578" height="693" /></div>
<h3><a title="Orant" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Orant">Orant</a></h3>
<p>Un <strong>orant</strong> (ou <em>priant</em>, du latin <em>orare</em>, prier) désigne, dans l&#8217;art religieux, un personnage représenté dans une attitude de prière, souvent agenouillé. La réalisation est fréquemment une statue en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronde-bosse">ronde-bosse</a> ou une sculpture en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Haut-relief">haut-relief</a>.</p>
<p>Associé au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gisant">gisant</a>, c&#8217;est l&#8217;un des éléments de décoration d&#8217;un tombeau ou d&#8217;un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Enfeu">enfeu</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5098 alignnone" title="orant henri ii catherine de medicis" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/orant-henri-ii-catherine-de-medicis.jpg" alt="" width="466" height="429" /></p>
<p style="text-align: center;">Tombeau d&#8217;Henri II et de Catherine de Médicis dans la Rotonde des Valois,<br />
Basilique de Saint-Denis &#8211; Gravure d&#8217;Alexandre Lenoir (19e siècle)</p>
<h3><a title="Remploi" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Remploi">Remploi</a></h3>
<p>Les <em><strong>spolia</strong></em> (terme latin neutre pluriel, donc masculin pluriel en français) ou <strong>remplois</strong> ou <strong>réemplois</strong>, désignent la réutilisation, notamment sous l&#8217;<a title="Bas-Empire" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bas-Empire">empire romain tardif</a>, de pièces et œuvres d&#8217;art de monuments romains antérieurs comme matériaux de construction dans un nouveau monument (comme par exemple l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arc_de_Janus">arc de Janus</a>, l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arc_de_Constantin">arc de Constantin</a>).<br />
Il n&#8217;est pas établi si cet usage est d&#8217;abord idéologique (retour à une gloire passée), esthétique (remploi d&#8217;œuvres d&#8217;art appréciées et ainsi sauvegardées) ou pratique (récupération d&#8217;un monument en ruine, et coût de matière première réduite).<br />
L&#8217;hypothèse du recyclage pour des raisons économiques et pratiques est la plus probable, dans l&#8217;édification des remparts des cités romaines à partir de la fin du III<sup>e</sup> siècle, par la réutilisation de pierres de monuments, en particulier funéraires, bâtis à l&#8217;entrée des villes et souvent à l&#8217;abandon.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="Reused inscribed blocks by Michael Tinkler, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/michaeltinkler/2288351927/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2139/2288351927_c0ecb3e5a4_z.jpg" alt="Reused inscribed blocks" width="640" height="425" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="Arch of Constantine by devilzkandi, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/deekyrocks/5577011578/"><img src="http://farm6.static.flickr.com/5297/5577011578_395f077019_z.jpg" alt="Arch of Constantine" width="640" height="427" /></a></p>
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		<title>L&#8217;or de Mercie, ou le trésor du Staffordshire</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Apr 2011 04:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 5 juillet 2009, un chômeur anglais du nom de Terry Herbert passant une partie de ses journées à chercher des trésors avec sa poêle à frire, a fini par en trouver un, tout bêtement, dans un champ au nord &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/lor-de-mercie-ou-le-tresor-du-staffordshire/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 5 juillet 2009, un chômeur anglais du nom de Terry Herbert passant une partie de ses journées à chercher des trésors avec sa poêle à frire, a fini <a href="http://www.staffordshirehoard.org.uk/">par en trouver un,</a> tout bêtement, dans un champ au nord de Birmingham. Pendant six jours, il va déterrer plus de cinq cents fragments d&#8217;or et d&#8217;argent finement ouvragés avant de prévenir le coroner de sa découverte, <a title="Trésor du Staffordshire" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A9sor_du_Staffordshire">une des plus importantes sur le sol anglais</a>. Sous terre, c&#8217;est plus de 1600 objets et fragments, répartis de la manière suivante : 45% d&#8217;or, 45% d&#8217;argent et 10% d&#8217;alliages ou matériaux. Sans datation précise à ce jour, on estime que les objets datent d&#8217;une période allant du début du VIè siècle au début du VIIIè, période à laquelle la région constituait le royaume barbare de <a title="Mercie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mercie">Mercie</a>, qui a prospéré sous le règne du roi <a title="Penda" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Penda">Penda</a> (vers 630-655) et qui connut son apogée sous le règne du roi <a title="Offa de Mercie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Offa_de_Mercie">Offa</a> (757-796).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/trésor-Staffordshire.jpg" rel="lightbox[3205]"><img class="size-large wp-image-5043 aligncenter" title="trésor Staffordshire" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/trésor-Staffordshire-1024x682.jpg" alt="" width="591" height="393" /></a></p>
<p>Si le trésor a été retrouvé dans un champ, il a été enterré au croisement de <a title="Watling Street" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Watling_Street">Watling Street</a>, la voie romaine parcourant l&#8217;île du sud-est au nord-ouest et des vallées de la <a title="Tame" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tame_%28West_Midlands%29">Tame</a> et de la <a title="Trent" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trent_%28rivi%C3%A8re%29">Trent</a>. Ce n&#8217;est sans doute pas un hasard qu&#8217;ils soient tous réunis à cet endroit. Autre chose, tous ces objets sont passablement endommagés, tordus, déchiquetés et sont exclusivement des objets militaires ; aucune parure féminine n&#8217;a été trouvée, mais étonnamment, aucune lame d&#8217;épée non plus. Les objets sont essentiellement religieux ou des parures de guerre, des pommeaux d&#8217;épées, etc. et semblent avoir été entassés en plusieurs fois, ce qui laisse penser que l&#8217;endroit était en fait un dépôt. On a cru également à un dépôt votif d&#8217;armes comme on en trouve en Scandinavie, mais on jetait alors les armes dans des marais, et qui plus est avec leurs lames. L&#8217;hypothèse retenue pour l&#8217;instant est que l&#8217;endroit était en fait une cache servant de gisement pour un remploi futur d&#8217;une matière première prête à être refondue et réutilisée.</p>
<p>Conformément au <a title="Treasure Act 1996" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Treasure_Act_1996">Treasure Act</a> de 1996, la totalité du trésor a été rachetée par l&#8217;État, et la somme de 4 millions d&#8217;euros a été partagée entre Terry Herbert et le propriétaire du champ.</p>
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		<title>César l&#8217;Arlésien et le mithraeum</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Apr 2011 20:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au nombre des découvertes archéologiques de ces dernières années, on a pu voir fleurir des choses absolument exceptionnelles. Même si à notre époque, il nous reste tout de même plus de chances de découvrir l&#8217;hypogée cachée d&#8217;un Toutankhamon plutôt que &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/cesar-larlesien-et-le-mithraeum/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au nombre des découvertes archéologiques de ces dernières années, on a  pu voir fleurir des choses absolument exceptionnelles. Même si à notre  époque, il nous reste tout de même plus de chances de découvrir  l&#8217;hypogée cachée d&#8217;un Toutankhamon plutôt que les jardins suspendus de  Babylone ou le temple d&#8217;Ishtar de Marduk, l&#8217;éventail des possibles reste  franchement étendu, même si nous savons que l&#8217;archéologie est une  science qui finira par mourir doucement ; en effet, le nombre de  découvertes possibles risque d&#8217;aller en s&#8217;amenuisant, les découvertes se  succédant et la conservation des éléments de fouilles non découverts  risquant finalement de ne pas être exploitable ou tout simplement  disparaître. Cette science porte en elle un drame : celui de devoir sans  cesse découvrir des restes d&#8217;une civilisation. Même si l&#8217;archéologue a  une vision positive de la découverte, le profane est toujours déçu de  découvrir le délabrement. Sauf&#8230; sauf dans quelques cas, où l&#8217;on se  demande encore comment les objets ont pu nous arriver dans un tel état  de conservation.</p>
<p>En France, la dernière découverte de taille a été faite en <a title="Arles" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arles">Arles</a>,  grande cité romaine au passé riche. On a trouvé dans le Rhône, immense  dispensateur de trésors qui n&#8217;ont certainement pas tous été mis à jour,  une tête de Jules César en marbre, grandeur nature et réalisée de son  vivant. On estime que c&#8217;est le portrait le plus réaliste de l&#8217;empereur,  un portrait au regard dur et froid, à la calvitie naissante.</p>
<p><img title="Jules César - Arles" src="../wp-content/uploads/2011/04/Jules-C%C3%A9sar-Arles.jpg" alt="" width="1018" height="800" /></p>
<h3>Le mithraeum d&#8217;Angers</h3>
<p>Si l&#8217;événement a été beaucoup moins médiatisé, car beaucoup moins spectaculaire, il n&#8217;en reste pas moins <a title="Fouilles du temple de Mithra à Angers" href="http://musees.angers.fr/expositions/expositions-en-cours/les-fouilles-du-temple-de-mithra-a-angers-2010/index.html">une découverte d&#8217;importance</a>. Sur le territoire de la ville d&#8217;Angers, a été mis à jour les restes d&#8217;un <strong>mithraeum</strong> (pluriel mithraea), un temple cultuel dédié au Dieu Mithra, une divinité d&#8217;origine indo-iranienne dont le culte est très développé à l&#8217;époque romaine et très largement diffusé sur le territoire des conquêtes. On le sait peu, mais le <a title="Culte de Mithra" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Culte_de_Mithra">Culte de Mithra</a>, culte ésotérique accessible par cooptation, fut pendant quelques temps  un concurrent sérieux du christianisme avant d&#8217;être interdit, comme tous  les autres cultes païens en 391 par l&#8217;<a title="édit de Théodose" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89dit_de_Th%C3%A9odose">édit de Théodose</a>. Mais pourquoi des traces de ce culte à Angers, si loin de son lieu de naissance ? <a title="Mithra" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mithra">Mithra</a> est un dieu guerrier dont le culte s&#8217;est surtout développé chez les légionnaires romains. Passablement suspect, il n&#8217;était pas de bon ton, dans une Rome qui avait adopté le christianisme comme religion d&#8217;état de  se déclarer mithraïste. Aussi, les lieux de culte étaient-ils  généralement enfouis sous terre, exigus, confinés et ne pouvaient que  rarement recevoir plus de quarante personnes à la fois. <a title="Inrap" href="http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Ressources/Reportages-videos/Les-derniers-reportages/p-10265-Un-temple-dedie-au-dieu-Mithra-a-Angers.htm">La découverte d&#8217;un de ce lieux à Angers </a>marque les progressions de l&#8217;expansion de ce culte sur le continent, qu&#8217;on retrouve en réalité jusqu&#8217;à <a title="London Mithraeum" href="http://en.wikipedia.org/wiki/London_Mithraeum">Londres</a>.</p>
<p><a href="http://www.angersmag.info/Le-dieu-Mithra-au-Musee-des-Beaux-Arts_a2409.html"><img class="aligncenter" title="mithraeum angers" src="../wp-content/uploads/2011/04/mithraeum-angers.jpg" alt="mithraeum angers" width="520" height="520" /></a></p>
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		<item>
		<title>Mots d’un vocabulaire oublié IV</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-iv/</link>
		<comments>http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-iv/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Apr 2011 14:23:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Sur les portulans]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>

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		<description><![CDATA[Avertissement: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli. 1er volet 2nd volet 3ème volet 4ème volet 5ème volet 6ème volet 7ème volet 8ème volet 9ème volet Baliste (Scorpion) La baliste (du latin ballista et du &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-iv/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avertissement</strong>: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli.</p>
<ol>
<li><a href="../mots-dun-vocabulaire-oublie/">1er volet</a></li>
<li><a href="http://wp.me/pKUzm-1f6">2nd volet</a></li>
<li><a href="http://theswedishparrot.com/mots-d%E2%80%99un-vocabulaire-oublie-3/">3ème volet</a></li>
<li>4ème volet</li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié V" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-v/">5ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VI" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vi/">6ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vii/">7ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VIII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-viii/">8ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IX" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-ix/">9ème volet</a></li>
</ol>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Baliste">Baliste</a> (Scorpion)</h3>
<p>La <strong>baliste</strong> (du latin <em>ballista</em> et du grec βαλλίστρα, à partir du mot βάλλειν, <em>ballein</em>, « lancer, jeter », au pluriel <em>ballistæ</em> en latin) était une arme développée à partir d&#8217;une arme grecque plus ancienne. Son fonctionnement est basé sur différents mécanismes utilisant l’action de deux leviers sur des ressorts à torsion, constitués de plusieurs faisceaux de fibres tordues. Les premières versions lançaient de lourdes flèches ou des projectiles sphériques, comme des pierres de différentes tailles, au cours des sièges. Elles ont servi de base pour développer une arme de tir plus petite, le scorpion et peut-être le polybolos. Cette arme est abandonnée au haut Moyen Âge au profit des engins à contrepoids, la pierrière puis ses perfectionnements : la <a title="Bricole (arme)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bricole_%28arme%29">bricole</a>, le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mangonneau">mangonneau</a>, le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A9buchet">trébuchet</a>. Cependant, le nom &#8220;baliste&#8221; est conservé au Moyen Âge pour désigner l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A8te_%C3%A0_tour">arbalète à tour</a> et parfois, abusivement, les engins de siège à contrepoids.</p>
<p>Voir également : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Baliste#Cheiroballistra.2FManuballista">Cheiroballistra/Manuballista</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Baliste#La_carroballista">carroballista</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Baliste#Le_polybolos">polybolos</a></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4939" title="Ballista-quadrirotis" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/Ballista-quadrirotis.jpeg" alt="" width="600" height="393" />Une baliste à quatre roues tirées par des chevaux caparaçonnés, tirée d&#8217;une gravure illustrant une édition de 1552 du catalogue de machines de guerre <em>De Rebus Bellicis</em> vers 400.</p>
<h3>Mangonneau</h3>
<p>Le terme <strong>mangonneau</strong> (dérivé du mot Greco-latin manganon, qui signifie &#8220;machine de guerre&#8221;) désigne un engin militaire offensif de l&#8217;époque médiévale, une sorte de catapulte, un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Engin_de_si%C3%A8ge">engin de siège</a> utilisé pour lancer des projectiles contre les murs des châteaux forts, très proche du trébuchet.<br />
La signification exacte du terme est discutée, et plusieurs interprétations ont été suggérées. Il pourrait s’agir du nom d’un contrepoids d’artillerie (trébuchets), probablement un contrepoids fixe, ou avec un type particulier de cadre. Le terme arabe manajaniq vient du même mot, et s&#8217;applique à différents types de trébuchet. Il est également possible qu&#8217;il fasse référence à plusieurs types d’engins de siège, utilisés à d&#8217;autres époques ou en d’autres lieux, ou encore d’un terme général.</p>
<ul>
<li>Portée : 150 mètres</li>
<li>Boulets : jusqu&#8217;à 100 kg</li>
<li>Cadence de tir : 2 tirs par heure</li>
<li>Servants : 12</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4936" title="Mangonneau" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/Mangonneau.png" alt="" width="499" height="600" /><br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-4937" title="Mangonneau 2" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/Mangonneau-2.png" alt="" width="628" height="622" />Illustration issue du <a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%27architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle?uselang=fr">Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle</a>, par <a title="Auteur:Eugène Viollet-le-Duc" href="http://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Eug%C3%A8ne_Viollet-le-Duc">Eugène Viollet-le-Duc</a>.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Onagre_%28engin%29">Onagre</a></h3>
<p>L’<strong>onagre</strong> était un engin de siège de la période romaine post-classique qui tire son nom de l&#8217;analogie de son mouvement avec celui de la ruade d&#8217;un onagre, sorte d&#8217;âne sauvage. Il s&#8217;agit d&#8217;une sorte de catapulte Romaine qui utilise la force de torsion, provenant généralement d’une corde torsadée, pour stocker l&#8217;énergie nécessaire au tir.<br />
D&#8217;après le <a title="s:Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 5, Engin" href="http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle_-_Index_Tome_5">Dictionnaire raisonné de l&#8217;architecture française du XI<sup>e</sup> au XVI<sup>e</sup> siècles (tome 5)</a>, les historiens romains s&#8217;accordent tous pour ranger l&#8217;onagre, comme la catapulte et le scorpion, dans les engins de jets offensifs mais leurs descriptions sont, ou bien succinctes, ou bien contradictoires : on trouve en effet le terme onagre comme synonyme de <a title="Scorpion (arme de siège)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Scorpion_%28arme_de_si%C3%A8ge%29">scorpion</a> chez <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcellin">Marcellin</a> (VI<sup>e</sup> siècle) ou onagre comme engin lançant des pierres (par opposition aux javelots) chez <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9g%C3%A8ce">Végèce</a>, ou onagre comme synonyme <em>vulgaire</em> de catapulte chez <a title="Jean le Lydien" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_le_Lydien">Jean le Lydien</a>.Certains la décrivent comme une petite catapulte capable d&#8217;envoyer des petits projectiles à 30 m de distance ou 40 m de haut, d&#8217;autres comme une arbalète géante.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4941" title="Baliste" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/Baliste.png" alt="" width="600" height="378" /></p>
<p style="text-align: center;">Illustration issue du <a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%27architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle?uselang=fr">Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle</a>, par <a title="Auteur:Eugène Viollet-le-Duc" href="http://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Eug%C3%A8ne_Viollet-le-Duc">Eugène Viollet-le-Duc</a>.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rondache">Rondache</a></h3>
<p>Une <strong>rondache</strong> est un bouclier de forme circulaire et généralement de taille moyenne. Elle est utilisée dans les combats rapprochés, ou corps à corps, comme moyen de protection et d&#8217;intimidation. Elle est souvent associée à l&#8217;épée courte. La rondache est petite, légère et sans encombre pour l&#8217;attaque, ce qui lui donne toute sa qualité lors des combats. Sa forme ronde laisse libre cours au mouvement de l&#8217;arme et dévie facilement les coups, et peut facilement être utilisée pour repousser l&#8217;ennemi en corps à corps.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="rondache de parement" src="../wp-content/uploads/2011/04/rondache-de-parement.jpg" alt="" width="563" height="575" /></p>
<p style="text-align: center;">Rondache de parement : Le Laocoon<br />
Italie du Nord, (Milan ?) seconde moitié du XVIe siècle<br />
Département des Objets d&#8217;art, <a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=9731&amp;langue=fr">Musée du Louvre</a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Targe">Targe</a></h3>
<p>La <strong>targe</strong> est un petit bouclier qui se tenait à la main ou, dans des cas beaucoup plus rares, était directement fixé sur le canon d&#8217;avant bras gauche si le combattant portait une armure. Le diamètre de la targe est d&#8217;au maximum 40 centimètres. Elle est constituée exclusivement de fer et non de bois.</p>
<p style="text-align: center;"><img title="targe" src="../wp-content/uploads/2011/04/targe.jpg" alt="" width="450" height="553" /></p>
<p style="text-align: center;">Targe de tournoi, Allemagne, vers 1450.<br />
<a href="http://www.metmuseum.org/toah/works-of-art/25.26.1">Metropolitan Museum of Art</a>, New-York</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A9buchet">Trébuchet</a></h3>
<p>Le <strong>trébuchet</strong> fait partie des pièces d’artillerie médiévales dites à contrepoids. Il s’agit d’un engin de siège qui a été utilisé au Moyen Âge, soit pour détruire la maçonnerie des murs, soit pour lancer des projectiles par dessus les fortifications. Il est parfois appelé «trébuchet à contrepoids» afin de le différencier d&#8217;une arme plus ancienne qu’on appelait «trébuchet à traction», une version primitive de l’engin où la force de propulsion était fournie par des hommes et non par un contrepoids.</p>
<ul>
<li>Portée : 200 mètres</li>
<li>Boulets : 80 à 100 kg</li>
<li>Cadence de tir : 1 à 2 tirs par heure</li>
<li>Servants : 60</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4940" title="Trebuchet" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/Trebuchet.png" alt="" width="600" height="991" />Illustration issue du <a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%27architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle?uselang=fr">Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle</a>, par <a title="Auteur:Eugène Viollet-le-Duc" href="http://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Eug%C3%A8ne_Viollet-le-Duc">Eugène Viollet-le-Duc</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Mots d’un vocabulaire oublié III</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-3/</link>
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		<pubDate>Sun, 17 Apr 2011 13:31:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[monnaie]]></category>

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		<description><![CDATA[Avertissement: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli. 1er volet 2nd volet 3ème volet 4ème volet 5ème volet 6ème volet 7ème volet 8ème volet 9ème volet Cognomen Le cognomen (au pluriel cognomina) est le surnom &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-3/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avertissement</strong>: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli.</p>
<ol>
<li><a href="http://theswedishparrot.com/mots-dun-vocabulaire-oublie/">1er volet</a></li>
<li><a href="http://wp.me/pKUzm-1f6">2nd volet</a></li>
<li>3ème volet</li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IV" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-iv/">4ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié V" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-v/">5ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VI" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vi/">6ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vii/">7ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VIII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-viii/">8ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IX" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-ix/">9ème volet</a></li>
</ol>
<h3>Cognomen</h3>
<p>Le <strong>cognomen</strong> (au pluriel <strong>cognomina</strong>) est le surnom d&#8217;un Romain de l’antiquité. Après le prénom et le nom de famille (<a title="Gentilice" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gentilice">gentilice</a>), il constituait généralement le troisième nom du <a title="Noms romains" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Noms_romains">tria nomina</a> traditionnel du citoyen romain. L’usage du cognomen apparaît dans l’<a title="Épigraphie latine" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pigraphie_latine">épigraphie latine</a> à la fin du IVe siècle av. J.-C., avec P. Cornelius Scapula, mais il se limite à l’aristocratie, où il devint d&#8217;un usage héréditaire, comme le prénom qui passait de père en fils ainé, ce qui engendra la répétitivité des <em>tria nomina</em> d&#8217;une génération à l&#8217;autre. On se mit à ajouter un second surnom pour distinguer les individus.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://septimus-coins.blogspot.com/2010/07/le-surnom-de-caracalla-et-ses-titres.html"><img class="size-full wp-image-4924" title="Denier de Caracalla" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/Denier-de-Caracalla.jpg" alt="" width="600" height="307" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Denier de Caracalla, Rome, 200 ap. J.-C.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_curule">Curule</a> (Siège)</h3>
<p>Le <strong>siège Curule</strong> (<em>sella curulis</em>) est un symbole du pouvoir en Rome antique, sur lequel pouvaient s&#8217;asseoir les magistrats et promagistrats romains possédant l&#8217;<em>imperium</em>, ce qui inclut les consuls, les dictateurs, les maîtres de cavalerie, préteurs, édiles curules. Si Jules César a été autorisé à s&#8217;asseoir sur un siège curule fait d&#8217;or, il était traditionnellement fait d&#8217;ivoire, avec les pieds incurvés formant un X large sans dossier ni accotoirs. Le siège pouvait être plié et transporté.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4913" title="Curule_Massimo" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/Curule_Massimo.jpg" alt="" width="800" height="495" /></p>
<p style="text-align: center;">Relief funéraire représentant une chaise curule. Marbre, œuvre romaine, 50 av. J.-C.-50 ap. J.-C. Provenance : Torre Gaia, Via Casilina, Rome.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4914" title="XIV-Ms 334-579 fig.17-medecinchaiseenX-ca1345" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/XIV-Ms-334-579-fig.17-medecinchaiseenX-ca1345.jpg" alt="" width="402" height="600" /></p>
<p style="text-align: center;">Examen d&#8217;un malade, extrait de &#8216;Liber notabilium Philippi Septimi, francorum regis, a libris Galieni extractus&#8217;, par Guy de Pavia, 1345 (vellum) Ecole italienne, Musée Condé, Chantilly, France</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Flamines">Flamine</a></h3>
<p>Les <strong>flamines</strong> (singulier <em>flamen</em> en latin) sont des prêtres romains voués au culte d&#8217;un seul dieu. Ils sont au nombre de 15, 3 <strong>flamines majeurs</strong> et 12 <strong>flamines mineurs</strong>, choisis pour certains par le grand pontife, élus par la plèbe pour d&#8217;autres. Ils vouent alors leur vie à un dieu particulier. Les flamines portaient l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Apex">apex</a>, un bonnet conique en cuir blanc. Ils jouissaient d’un grand prestige mais, en retour, ils étaient l&#8217;objet de nombreux interdits très contraignants.Les flamines conservaient chez eux la flamme sacrée, symbole de leur fonction.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4915" title="Flamines" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/Flamines.jpg" alt="" width="400" height="397" /></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gyrovague">Gyrovague</a></h3>
<p>Le <strong>gyrovague</strong> (du latin ancien gyrus, « cercle », et vagus, « vagabond ») était un moine vivant seul, dans l’errance et passant de monastère en monastère, sans être membre d’aucun. Le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Concile_de_Chalc%C3%A9doine">concile de Chalcédoine</a> (451) interdit ce genre de vie monastique. Il n’existe plus aujourd&#8217;hui dans l’église catholique. Dans le christianisme des premiers siècles ceux qui fuyaient le monde à la recherche de Dieu, se mettaient à l&#8217;écoute d’un maître spirituel, généralement un ermite retiré dans le désert (<a title="Antoine le grand" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_le_grand">Antoine le grand</a> et les <a title="Pères du désert" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A8res_du_d%C3%A9sert">Pères du désert</a>). Ils restaient libres, et passaient d’un maître à l’autre au fur et à mesure de leur progrès spirituel. Ce type de vie ascétique était assez commun dans l&#8217;ancienne Syrie, la Mésopotamie et l&#8217;Égypte. Lorsque les premières communautés monastiques furent créées (avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pac%C3%B4me">Pacôme</a>, au milieu du IV<sup>e</sup> siècle), cette même pratique continua : certains moines, appelés les gyrovagues, passaient d’un monastère à l’autre. Rien ne les en empêchait. Certains ne restaient que quelques jours en chaque monastère avant de reprendre leur errance.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4921" title="Saint-Jean_Chrysostome" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/Saint-Jean_Chrysostome.jpg" alt="" width="324" height="450" /></p>
<p style="text-align: center;">Saint-Jean Chrisostome</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Haruspice">Haruspice</a></h3>
<p>Un <strong>haruspice</strong> ou <strong>aruspice</strong> est un pratiquant de l&#8217;<a title="wikt:aruspicine" href="http://fr.wiktionary.org/wiki/aruspicine">haruspicine</a> (de l&#8217;<a title="Étrusque" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89trusque">étrusque</a> <em>haru</em>, entrailles, et <em>spicio</em>, « je regarde », transcrit par <em>haruspex</em> en latin), un devin étrusque qui examinait les entrailles d&#8217;un animal sacrifié pour en tirer des présages quant à l&#8217;avenir ou à une décision à prendre. Les haruspices d’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89trurie">Étrurie</a> se distinguaient du reste de la population par leur costume : ils portaient un manteau court bordé de franges (similaire à la peau de la bête sacrifiée) et non la toge étrusque (la <em><a title="Tebenna (page inexistante)" href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Tebenna&amp;action=edit&amp;redlink=1">tebenna</a></em>), fermé par une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fibule">fibule</a> au niveau du cou, et un couvre-chef à large bord et au sommet pointu et surtout, ils portaient leurs <a title="Disciplina etrusca" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Disciplina_etrusca"><em>libri haruspicini</em> et <em>rituales</em></a> (comme on le constate sur les sarcophages figurés des défunts haruspices). Le <strong>foie de Piacenza</strong> est un vestige étrusque en bronze qui servait de modèle à l&#8217;hépatologie (syn: <strong>hépatoscopie, </strong><strong>hépatomancie, </strong><strong>extipicine</strong> ou <strong>splanchnomancie)</strong>, la divination donnée par l&#8217;haruspice suite à l&#8217;examen des entrailles animales, en l&#8217;occurrence un foie de mouton. Il est conservé au Musée municipal de Piacenza dont le siège est au <a title="Palais Farnese (Piacenza)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_Farnese_%28Piacenza%29">Palazzo Farnese</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4912" title="Miroirdecalchas" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/Miroirdecalchas.jpg" alt="" width="419" height="600" /></p>
<p style="text-align: center;">Miroir étrusque avec représentation du devin Calchas examinant un foie. Italie, Vulci, Ve siècle av. J.-C. Musée du Vatican.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Onomastique">Onomastique</a></h3>
<p>L&#8217;<strong>onomastique</strong> (du grec <em>onoma</em>, nom) est la science qui étudie les noms propres. En égyptologie, l&#8217;onomastique est une science aussi complexe qu&#8217;indispensable. En effet, elle permet d&#8217;attribuer un objet ou un monument à telle ou telle personne. Mais la tâche des égyptologues est rendue bien difficile par la multiplication des <a title="Titulature des pharaons" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Titulature_des_pharaons">titulatures</a> des pharaons (cinq noms de couronnement !).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4923" title="titulature" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/titulature.jpg" alt="" width="525" height="250" /></p>
<p style="text-align: center;">Quadrupède fantastique sur une ligne de base. A l’exergue, croisette entre deux points. Cité de Jublains, Mayenne</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyxide_%28vase%29">Pyxide</a></h3>
<p>La <strong>pyxis</strong> ou <strong>pyxide</strong> est un petit vase rond, à fond plat (parfois pointu à l&#8217;<a title="Époque géométrique" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89poque_g%C3%A9om%C3%A9trique">époque géométrique</a>, lorsque des trous permettaient de le suspendre), et généralement doté d&#8217;un couvercle. Il sert de boîtier ou de coffret à bijoux. Le Moyen Âge en a fait un coffret à hosties. La <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyxide_d%27al-Mughira"><strong>pyxide d&#8217;al-Mughira</strong></a> est une boîte en ivoire taillée d&#8217;un seul bloc dans une défense d&#8217;éléphant (le fond n&#8217;a donc pas été rapporté), réalisée en <a title="Al-andalus" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-andalus">al-andalus</a> en 968 et actuellement conservée au musée du Louvre depuis 1898, date de son acquisition par le musée. Retrouvée dans la ville califale de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Madinat_al-Zahra">Madinat al-Zahra</a>, elle constitue un chef d&#8217;œuvre de l&#8217;art islamique de cette période, et à coup sûr l&#8217;un des joyaux du musée du Louvre, par son décor extrêmement fin et détaillé.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4922" title="pyxide d'al Mughira" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/pyxide-dal-Mughira.jpg" alt="" width="360" height="597" /></p>
<p style="text-align: center;">Pyxide au nom d&#8217;al-Mughira. Espagne, Madinat al-Zahra, 968 Ivoire d&#8217;éléphant, décor sculpté et gravé Département des Arts de l&#8217;Islam, <a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=20942&amp;langue=fr">Musée du Louvre</a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sicle">Sicle</a></h3>
<p>Le <strong>Sicle</strong> est un poids et une monnaie utilisés chez les anciens hébreux. Le <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shekel">shekel </a>&#8216;hadash</strong> (en hébreu : <strong>שקל חדש</strong>, c’est-à-dire le <em>nouveau</em> <strong>shekel</strong>, abrégé ש&#8221;ח dans le langage courant), ou <em>shekalim</em> au pluriel (prononcé shkalim), est la monnaie nationale de l’État d’Israël. Le shekel est divisé en 100 <em>agorot</em>, pluriel d’agorah, qui vient d’un mot Akkadien (Mésopotamie) et signifie graine. Le shekel fait référence, à l’origine, à une unité de poids et à une monnaie utilisée en Mésopotamie depuis le 3<small><sup>e</sup></small> millénaire <abbr title="Avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr> jusqu’au I<sup>er</sup> siècle appelée aussi shekel ou sicle. Ce fut également l’unité de poids utilisée par les Hébreux (il en est fait mention dans certains passages de la Bible et il est notamment utilisé pour recenser le peuple dans le désert après la sortie d’Égypte). Le nom est lié étymologiquement au <em>mithqal</em>, unité de poids arabe. Le shekel biblique valait 6 grammes d’argent.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://fredericweber.grafbb.com/t3424-monnaie-achemenide"><img class="size-full wp-image-4927" title="sicle" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/sicle.jpg" alt="" width="522" height="318" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Sicles frappés en Lydie, à Sardes. 485-420.</p>
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		<title>Mots d’un vocabulaire oublié II</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-2/</link>
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		<pubDate>Sat, 09 Apr 2011 09:03:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[sculpture]]></category>

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		<description><![CDATA[Avertissement: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli. 1er volet 2nd volet 3ème volet 4ème volet 5ème volet 6ème volet 7ème volet 8ème volet 9ème volet Acrotère Dans l&#8217;architecture classique, grecque et romaine antique, les &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-2/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avertissement</strong>: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli.</p>
<ol>
<li><a href="http://theswedishparrot.com/mots-dun-vocabulaire-oublie/">1er volet</a></li>
<li>2nd volet</li>
<li><a href="http://theswedishparrot.com/mots-d’un-vocabulaire-oublie-3">3ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IV" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-iv/">4ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié V" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-v/">5ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VI" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vi/">6ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vii/">7ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VIII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-viii/">8ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IX" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-ix/">9ème volet</a></li>
</ol>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Acrot%C3%A8re">Acrotère</a></h3>
<p>Dans l&#8217;architecture classique, grecque et romaine antique, les acrotères (du grec ancien ἀκρωτήριον, puis du latin acroterium) sont des socles (piédestaux) soutenant des ornements, disposés au sommet ou sur les deux extrémités d&#8217;un fronton.<br />
Les statues-acrotères caractéristiques, conservées au musée de Murlo, comme le cowboy de Murlo constituent les vestiges étrusques de l&#8217;antique fabrique locale de Poggio Civitate.<br />
Par extension, les acrotères désignent les ornements eux-mêmes ; il peut s&#8217;agir de statues, de statuettes en pierre, de vases en terre cuite.<br />
Dans l&#8217;architecture moderne, on appelle mur acrotère, en abrégé acrotère, un muret situé en bordure de toitures terrasses pour permettre le relevé d&#8217;étanchéité. Cette appellation a largement remplacé, en France, celle, originale, de mur besquaire qu&#8217;on trouve au Québec et en Belgique.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=5450&amp;langue=fr"><img class="size-full wp-image-4793" title="acrotère" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/acrotère.jpg" alt="" width="356" height="470" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Acrotère : tête de sphinx et fragments d&#8217;aile, vers 540 &#8211; 520 avant J.-C.<br />
Provenance : Thèbes ?, Atelier corinthien, Terre cuite polychrome<br />
Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, <a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=5450&amp;langue=fr">Musée du Louvre</a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiton_%28v%C3%AAtement%29">Chiton</a></h3>
<p>Les <strong>chitons</strong> (<strong>Polyplacophora</strong>) sont des mollusques marins appartenant à la classe des polyplacophores.<br />
Le terme chiton dérive du grec ancien <em>χιτών</em> [<em>chitōn</em>], qui désigne ce qui enveloppe, la <em>χιτωνίσκος</em> [<em>Chitōniscos</em>] étant une sorte de tunique pour femme.</p>
<p>Le <strong>chiton</strong> est un vêtement de la Grèce antique. Tunique de lin au plissé fin, cousue sur les côtés, ceinturée à la taille, courte et sans manche pour les hommes, longue et avec manches pour les femmes, portée par les hommes comme par les femmes.<br />
D&#8217;abord confectionné en laine dans les périodes les plus anciennes, il est ensuite fabriqué en lin et gagne alors en ampleur pour se porter avec une ceinture à la taille.<br />
Chez les hommes, il peut couvrir la jambe jusqu&#8217;à mi-cuisse ou descendre jusqu&#8217;au pied. Il peut être orné de dessins géométriques pour les jours de fête. Il se peut se porter avec un <em>pallium</em> (sorte de manteau). Dans l&#8217;armée, le chiton est porté sous l&#8217;armure et est d&#8217;une couleur vive généralement bleu ou rouge.<br />
Chez les femmes, il se porte long. On parle parfois de <em>chiton ionique</em>. Avec l&#8217;apparition du lin, il remplace progressivement le <a title="Péplos (vêtement)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9plos_%28v%C3%AAtement%29">péplos</a> qui n&#8217;est pas un vêtement cousu mais drapé, dont il se différencie car il ne retombe pas en plis sur la poitrine et se porte bouffant à la taille grâce à une ceinture.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4784" title="victoire de samothrace" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/victoire-de-samothrace.jpg" alt="" width="600" height="852" /></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Victoire_de_Samothrace">Victoire de Samothrace</a>, IIè siècle av. J.-C., Musée du Louvre</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Coroplathie">Coroplathie</a></h3>
<p>La coroplathie ou coroplastie est un mode de fabrication de figures le plus souvent en terre cuite dont l&#8217;origine est proche-orientale et importée dans le bassin occidental de la mer Méditerranée par les Phéniciens.<br />
Les Étrusques la pratiquent (terres cuites du palais de Poggio Civitate à Murlo, ancêtres divinisés en statues-acrotères à large « chapeau » dits cowboy de Murlo) et son apogée est atteint entre la fin du VIe et le premier quart du Ve siècle av. J.-C. par les décors du temple de Portonaccio à Véies, et ceux des deux temples de Pyrgi.<br />
Divers modes de fabrication ont prévalu : modelée parfois à la main, elle peut aussi être issue de moules. Dans le monde punique, elle est surtout réalisée au tour.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4791 " title="coroplathie" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/coroplathie.jpg" alt="" width="466" height="630" /><br />
Aurige, début du Ve siècle avant J.-C., Terre cuite, Collection Campana, 1863<br />
Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, <a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=24948&amp;langue=fr">Musée du Louvre</a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sceau-cylindre">Glyptique</a></h3>
<p>La <strong>glyptique</strong> (du grec ancien γλυπτός / glyptós, « objet gravé ») est l&#8217;art de la taille de pierres, en creux (intaille) ou en relief (camée). Elle exprime le plus souvent une idéologie politique, religieuse ou culturelle.<br />
Ce terme est souvent approprié pour désigner l&#8217;art de tailler les <a title="Sceau-cylindre" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sceau-cylindre">sceaux-cylindres</a> en Mésopotamie.<br />
Dans le Proche-Orient ancien, un <strong>sceau-cylindre</strong> est un cylindre orné de motifs représentant des dieux ou des symboles du pouvoir. Ils servent la plupart du temps à imprimer ces motifs sur de l&#8217;argile, mais on les retrouve également dans des tombeaux royaux. Ils apparaissent à partir de la période d&#8217;Uruk (4100–3300 av. J.-C.).<br />
Un sceau-cylindre est un petit cylindre sur lequel est gravé un motif, avec un court texte identifiant son possesseur (« X, fils de Y, serviteur de tel dieu ») pour les périodes postérieures à l&#8217;invention de l&#8217;écriture. Il est fait pour être déroulé sur un tablette d&#8217;argile. De ce fait, la surface imprimable reproduit une frise, extensible à l&#8217;infini, et est plus grande que celle d&#8217;un sceau normal. Cela augmente donc le potentiel narratif et décoratif du sceau, et en fait un support iconographique potentiellement très riche.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4796" title="Sceau-Cylindre" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/Sceau-Cylindre.jpg" alt="" width="731" height="426" /></p>
<p style="text-align: center;">Sceau-cylindre et son empreinte, représentant une scène mythologique :<br />
Assur attaquant un monstre est acclamé par une déesse. Stéatite, Assyrie, IXe-VIIIe siècle av. J.-C.<br />
Département des Antiquités orientales, Musée du Louvre</p>
<h3><a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/hi%C3%A9rodule">Hiérodule</a></h3>
<p>Du grec ancien ἱεροδούλη, de ἱερόν <em>hiéros</em> (« sacré ») et de δούλη (« esclave de sexe féminin »). <em><br />
(Grèce ancienne et Anatolie)</em> Esclave du temple dédiée à un dieu ou une déesse particulière, avec une connotation fréquente de prostituée sacrée. Cette prostitution était tolérée car au service du dieu ou de la déesse en question.</p>
<p>Extrait du paragraphe <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Troisi%C3%A8me_sexe#Troisi.C3.A8me_genre_dans_les_soci.C3.A9t.C3.A9s_historiques">Troisième genre dans les sociétés historiques,</a> article <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Troisi%C3%A8me_sexe">Troisième sexe</a>, Wikipedia.</p>
<p>Dans la <a title="Mythologie mésopotamienne" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mythologie_m%C3%A9sopotamienne">mythologie mésopotamienne</a>, qui compte parmi les productions les plus anciennes connues de l&#8217;humanité, il y a une référence à un type de personnes qui ne sont ni hommes ni femmes. Selon le mythe de création sumérien retrouvé sur une tablette du second millénaire, la déesse <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ninhursag">Ninhursag</a> présente un corps n&#8217;ayant ni organes génitaux mâles, ni organes génitaux femelles. Sa place dans la société, assignée par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Enki">Enki</a>, est d&#8217;être « face au roi ». Dans le mythe akkadien de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Atrahasis">Atrahasis</a> (vers -1700), Enki demande à <a title="Nintu (page inexistante)" href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Nintu&amp;action=edit&amp;redlink=1">Nintu</a>, la déesse de la naissance, d&#8217;établir une troisième catégorie de personnes, en addition aux hommes et aux femmes, qui comprendrait les démons qui volent les jeunes enfants, les femmes infertiles et les prêtresses qui n&#8217;ont pas le droit d&#8217;être enceintes. À Babylone, à Sumer et en Assyrie, certains types d&#8217;individus qui remplissaient un rôle religieux au service d&#8217;<a title="Inanna" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Inanna">Inanna</a>/<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ishtar">Ishtar</a> ont été décrits comme un troisième genre. Ils pratiquaient la <a title="Prostitution sacrée" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prostitution_sacr%C3%A9e">prostitution sacrée</a> (hiérodule), la danse extatique, la musique et le théâtre, portaient des masques et des attributs des deux autres genres. À Sumer, le nom cunéiforme qui leur était attribué était <em>ur.sal</em> (« chien/homme-femme ») et <em>kur.gar.ra</em> (aussi décrit comme homme-femme). Les universitaires modernes, en tentant de les décrire en termes des catégories de genre contemporaines, ont utilisé les termes de « vivant comme des femmes » ou en utilisant des qualifications d&#8217;hermaphrodite, eunuque, homosexuels, travestis, hommes efféminés (entre autres).</p>
<p>Voir aussi <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Nad%C4%ABtu">Nadītu</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Qedesha">Qedesha</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hi%C3%A9rogamie">Hiérogamie</a> (Hieros Gamos)</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4781" title="inanna" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/inanna.jpg" alt="" width="380" height="501" /></p>
<p style="text-align: center;">Déesse Lilitu, Inanna/Ishtar, Ereshkigal, XIXè-XVIIIè siècle av. J.-C. British Museum</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Propyl%C3%A9e">Propylée</a></h3>
<p>Un <strong>propylée</strong> est à l&#8217;origine un vestibule conduisant à un sanctuaire. Aujourd&#8217;hui on l&#8217;emploie au pluriel, il désigne un accès monumental. C&#8217;est la porte d&#8217;entrée d&#8217;un sanctuaire, la séparation entre un lieu profane (la cité) et un monde divin (le sanctuaire).</p>
<p>Le plus célèbre exemple de propylée est celui de l&#8217;Acropole d&#8217;Athènes, réalisé par Mnésiclès de 437 à 432 av. J.-C., dans le cadre des grands travaux de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9ricl%C3%A8s">Périclès</a> après les guerres médiques. Il est composé d&#8217;un vestibule central et de deux ailes de chaque côté. À l&#8217;Est et à l&#8217;Ouest, il est flanqué de deux portiques avec six colonnes doriques. L&#8217;aile nord se nomme la pinacothèque et était une salle de banquet et d&#8217;exposition d&#8217;œuvres d&#8217;art.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4782" title="propylée" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/propylée.jpg" alt="" width="500" height="341" /></p>
<p style="text-align: center;">Julien David Le Roy. Vue des Ruines des Propylées, ou de la Porte de la Citadelle d&#8217;Athènes.<br />
Les Ruines des Plus Beaux Monuments de la Grèce. 1758.</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rython">Rython</a></h3>
<p>Un <strong>rhyton</strong>, <strong>rython</strong> ou <strong>rhython</strong> (du grec <em>rhein</em>, couler) désigne un vase en terre cuite ou en métal mesurant environ 25 centimètres de hauteur qui se représente sous la forme d&#8217;une corne, à une anse, comportant une ouverture de fond par laquelle le liquide s&#8217;écoule et dont l&#8217;extrémité se termine par une tête animale ou humaine. Il a été essentiellement fabriqué par les Thraces et les Romains au cours des <small><abbr title="Cinquième">V<sup>e</sup></abbr></small> et <small><abbr title="Sixième">VI<sup>e</sup></abbr></small> siècles avant Jésus-Christ. Il était utilisé pour boire mais aussi pour certaines cérémonies et rituels religieux comme lors des libations.</p>
<p>Une bien riche <a href="http://marinni.livejournal.com/633473.html">collection de rythons</a>&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4783" title="rython thrace" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/rython-thrace.jpg" alt="" width="464" height="288" /></p>
<p style="text-align: center;">Rython Thrace du trésor de Kazanlak (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Seuthopolis">Seuthopolis</a>, capitale du royaume des Odryses), Bulgarie</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Toreutique">Toreutique</a></h3>
<p>La toreutique est l&#8217;art de travailler le métal par le martelage de métaux (or et argent principalement) ou par la gravure, allant de la simple courbure du métal à l&#8217;inscription de motifs détaillés gravés ou en relief dans le métal choisi. Ce travail se fait par l&#8217;usage d&#8217;outils divers tels que la masse, le marteau, des ciseaux à tranchant en biseau ou encore un burin. On peut ainsi avoir tendance à la rapprocher de l&#8217;orfèvrerie. La toreutique existe depuis la haute antiquité. Elle est attestée à l&#8217;Age du Bronze et a fleuri en Mésopotamie et en Perse, bien que le terme n&#8217;ait été inventé qu&#8217;au XIXe siècle.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lesziggourats.wordpress.com/2010/05/21/la-metallurgie-et-lorfevrerie-a-ur/"><img class="size-full wp-image-4786 " title="toreutique mésopotamie" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/toreutique-mésopotamie.jpg" alt="" width="700" height="673" /></a></p>
<p>Consulter le très riche <a href="http://lesziggourats.wordpress.com/">blog des étudiantes en archéologie de Paris I</a>, qui semble malheureusement ne plus être alimenté depuis 2010.</p>
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