Rendile et Turkana, Wilfred Thesiger le nomade #1

Wilfred Thesiger, sage parmi les sages, homme aux semelles de vent parmi les hommes a parcouru pendant des années le sable brûlant du Kenya et de l’Éthiopie et ses lieux interdits, à la rencontre de ceux qui vivaient il y a encore quelques années sans avoir connu d’autres hommes que ceux de leur tribu — et ceux contre qui ils combattaient. Samburu, Kalenjin, Kikuyu, Rendile et Turkana, des noms qui chantent les grands hommes de la vallée du Rift et du Maasai Mara ou du Tanganyka, le lac le plus poissonneux du monde, des hommes longilignes, agressifs, belliqueux et fins, beaux et rebelles comme des femmes dont les traditions veulent qu’ils s’habillent avec les attributs féminins jusqu’à l’âge sacré de leur circoncision et portent dans les cheveux les plumes des petits oiseaux qu’ils ont tué avec leurs traits et un arc tout ce qu’il y a de plus artisanal. Tous les quatorze ans, un nouveau cycle de la vie commence et se fête dignement dans le berceau de l’humanité, qui est une des régions les plus giboyeuses d’Afrique.

Photos extraites de son livre Visions d’un nomade, chez Plon, 1987, coll. Terre humaine.

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5 thoughts on “Rendile et Turkana, Wilfred Thesiger le nomade #1

  1. Je pense que c’est une référence symbolique qui prend son sens avec la première étape qui est le rite initiatique de la circoncision. Le passage de l’enfance à l’âge adulte. Toutes les grandes cultures ont ces cycles qui varient entre 10 et 15 ans…

  2. En plus, si le garçon s’évanouit, non seulement il se prend des torgnoles mais en plus la malédiction s’abat sur sa famille… C’est pas le moment de faire sa chochotte.

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