L’excuse et l’offense

29/07/2010

Nasr Eddin Hodja ne prend pas de vacances. Au contraire, il est toujours d’attaque…

Photo © Turkish Cultural Foundation

Nasr Eddin a été invité par un marchand qui voudrait se targuer dans la ville de l’avoir eu à sa table. Le Hodja a accepté car la femme de cet homme a la réputation d’être très belle et de faire admirablement la cuisine.
A la fin d’un succulent repas, quand on en est à se laver les mains, le marchand interpelle son hôte :
— Ô Nasr Eddin ! Toi qui as des lumières sur toute chose, dis-moi si à ton avis il y a des excuses qui blessent plus que l’offense.
Nasr Eddin ne répond pas mais sans crier gare il lui administre une formidable claque sur le cul.
— Par Allah ! fais l’autre en sursautant, tu as perdu la tête !
— Je te présente mes excuses, dit Nasr Eddin l’air confus, j’ai cru que c’était les fesses de ton épouse.

Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja,
trad. J.-L. Maunoury, Phébus Libretto, 1990

5 comments

  1. Comment by rasbaille

    rasbaille Reply 29/07/2010 at 11:14

    Tu as écris “la” marchand, coquin, tu pensais sûrement à sa femme ;-))

  2. Comment by Le Perroquet Suédois

    Le Perroquet Suédois Reply 29/07/2010 at 11:31

    Ohlala oui dis donc c’est corrigé. Toutes mes excuses 🙂

  3. Comment by rasbaille

    rasbaille Reply 29/07/2010 at 12:07

    Ce message vous était offert par la police de la grammaire. Merci de votre attention.

  4. Comment by Le Perroquet Suédois

    Le Perroquet Suédois Reply 29/07/2010 at 13:51

    Encore heureux que j’étais sobre…

  5. Comment by postscriptum

    postscriptum Reply 03/08/2010 at 16:02

    Sublime, cette parole, en effet !!!

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