La rose et la tulipe, carnet de voyage à Istanbul 18 : Visages des rues banales d’Istanbul

19/09/2012

Épisode précédent : La rose et la tulipe, carnet de voyage à Istanbul 17 : Eyüp Sultan Camii, Eyüp Sultan Mezarlığı et Haliç, la Corne d’Or

Rien n’est à la fois plus agréable, plus ludique et plus riche que de déambuler dans les rues sans y chercher quoi que ce soit, juste pour le simple plaisir de se laisser attraper par l’environnement le plus commun, le plus simple et le plus quotidien des lieux ; la rue, celles où passent les gens qui se rendent d’un point à un autre et où les flâneurs aiment à trainer sans but particulier.

Istanbul - avril 2012 - jour 3 - 100 - Au pied de Sainte-Sophie

Ici on prend le temps de passer ou de rester. Peu importe, pourvu qu’on sente. Istanbul est une ville d’odeurs, on le ressent tout de suite, dès lors qu’on pose le pied sur le tarmac d’Atatürk, après avoir été chahuté par l’atterrissage d’un avion qui passe au-dessus de la mer de Marmara. Istanbul est aussi une ville d’humeurs, une ville qui s’est gonflée d’histoire au fur et à mesure du temps et qui, du fait de sa situation géographique exceptionnelle s’est envahie d’une charge émotionnelle incroyable.

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Cantemir Dimitrie (1673-1723) – Hesperion XXI et Jordi Savall – Der makam-i usules Cenber, Edirne’li Ahmed – Istanbul – Le Livre de la Science de la Musique.

Istanbul - avril 2012 - jour 3 - 099 - Sultan Ahmet Parkı

Déambuler dans ses rues banales et dans les autres dans lesquelles on peut admirer certains des plus beaux monuments de l’époque ottomane a quelque chose de surréel qui nous écrase et nous rend tout petit, tout humble. Difficile de rester ici en ayant l’idée de conquérir la ville. Elle s’apprivoise plutôt que ne se donne, se laisse séduire plutôt que ne se livre.

Istanbul - avril 2012 - jour 3 - 003

Faite de brique et de bois, parcourue de milliers de fontaines et de sabil baroques, fardée de massifs de tulipes dont les Ottomans ont fait leur symbole depuis l’époque de Kanûnî Sultan Süleyman (Soliman le Magnifique), elle laisse livre champ à la flânerie, sur les bords du Bosphore ou de la Corne d’Or qui la bercent et la défendent. Ville bruyante, mais calme par endroits, ville vivante, elle n’a d’autre ambition que de vous séduire et ne plus vous laisser repartir.

Istanbul - avril 2012 - jour 4 - 031 - Sokollu Sehit Mehmet Pasha Camii

Voir le diaporama complet sur Flickr (28 photos).

Pour finir, l’adhan du couchant à Çemberlitaş, station de tramway, au pied de la colonne cerclée….

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6 comments

  1. Comment by Romuald

    Romuald Reply 03/10/2012 at 23:19

    Normalement, c’est calé sur les mouvements du soleil dans le calendrier lunaire, c’est pas complètement aberrant 🙂 je pensais que tu parlais du rythme du chant en fait

    • Comment by SoL

      SoL Reply 04/10/2012 at 23:01

      j’avais l’horaire des marées, maintenant j’ai celui de l’adhan… pouvu que la prière ne tombe pas à marée basse le jour de grande marée héhé

  2. Comment by Romuald

    Romuald Reply 06/10/2012 at 12:01

    Sinon il va falloir se prosterner devant la mer… 🙂

  3. Comment by Voyage Istanbul

    Voyage Istanbul Reply 04/01/2013 at 23:29

    Le Fameux arrêt Camberlitas, qui m’a bien servi étant logé à l’auberge de jeunesse Cordial House, juste à coté … Bref très joli blog, bravo !!

  4. Comment by Romuald

    Romuald Reply 05/01/2013 at 08:42

    L’avantage de Çemberlitaş c’est que ce quartier est central pour visiter Fatih… Merci pour votre mot 🙂

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