Motel de Moka / La fin des vacances

Motel de Moka / La fin des vacances

Voilà, c’est fini, on sonne la fin de la récréation, le temps des cerises n’est pas encore arrivé, mais on ferme tout, le rideau de fer est baissé, on range les pinceaux, on raccroche les gants, on se range des bagnoles, on coupe le son et on ouvre les mirettes…

Aurinko : Minimaliste du samedi matin

Aurinko : Minimaliste du samedi matin

Aurinko Minimaliste du samedi matinNous sommes samedi matin et autant dire que cette semaine a été pour le moins étrange. De surprises en rebondissements, de nouvelles marquantes en événements inattendus, c'est ce qu'on appelle un bouquet. Au moins l'ennui n'a-t-il...

Une pluie de Bouddhas

Une pluie de Bouddhas

Des Bouddhas comme s'il en pleuvait, un million peut-être, peut-être plus, mais des myriades de Bouddhas. Des Bouddhas dans des niches dorées, accompagnés dans leur éveil de centaines de petits bâtonnets rouges à la pointe incandescente dessinant dans l'air chaud des...

L’année du chien de terre

L’année du chien de terre

Étonnamment, en français, Chine et chien sont des anagrammes. Ce qui ne signifie pas grand-chose, somme toute. Toutefois, le sinogramme 吞 signifie hirondelle alors qu'elle représente une maison avec un double toit. C'est en tout cas ce que ça laisse paraître, car en...

Schlussklappe

Schlussklappe

Voilà. C'est fini. 2015 s'arrête pour de bon. J'ai l'impression que jusqu'à la fin, jusqu'à ses derniers instants, cette affreuse dame n'allait pas mourir, mais c'est désormais à son chevet que je me trouve, un genou à terre, prêt à bondir à nouveau. Il m'aura fallu...

Pétrichor…

Pétrichor…

Il y a un mot pour ça... Le pétrichor est lié à l'odeur particulière que prend la terre après la pluie. Ce terme a été créé en 1964 par deux chercheurs, Isabel Joy Bear et Roderick G. Thomas dans la revue anglophone Nature, dénommant ainsi le liquide huileux secrété...

Söylenmek #3

Impossible de dire quand ça s'arrête, ni quand ça reprend, ni quand ça ralentit ou que ça se termine, ni quand ça feint de repartir et que ça s'arrête. L'envie de voyage est comme certaines périodes de la vie, l'air de rien ; il est alors impossible de se poser pour...

Moka au bar sur les marches glissantes à Borobudur

Je ne sais pas vraiment ce qu’il s’est passé en 1957, je ne m’en souviens plus trop. Roger Vailland a obtenu le prix Goncourt pour La loi. Je crois en fait qu’il ne s’est pas passé grand-chose, que les jours ont passé sans que personne ne s’en aperçoive, que les hommes étaient grands et secs, qu’ils portaient des costumes droits…

Carnet de campagne #5

Après m’être baladé au Laos avec Isabelle Massieu, me voici reparti dans le pays que décrivait Pierre Loti dans les Pagodes d’or, la Birmanie, avec cette fois-ci un auteur parfaitement inconnu, Émile Cavaglion.

Carnet de campagne #4

Si toutefois, un jour, vous passez par Canfranc… Non, je recommence, il n’y a aucune raison que vous passiez un jour par Canfranc… A moins que vous ne preniez un jour le train pour relier Pau à Saragosse… Oui hein, les chances sont maigres…

Carnet de campagne #3

J’ai regroupé autour de moi des petits trésors, et pour certains, le souvenir-même de les avoir achetés m’avait quitté. L’énorme volume des Voyages en Extrême-Orient de Pierre Loti, mais aussi les Essais sur la Chine, de Simon Leÿs, celui qui prit comme nom de plume le nom de famille du personnage créé par Victor Segalen, René Leÿs. Les boucles se bouclent.

Carnets de campagne #2

De petits drapeaux triangulaires, colorés, frappés d’écritures et de prières, palpitent dans l’air – ornés d’un garuda, d’un dragon, d’un tigre et d’un lion, on les appelle les “chevaux du vent”.

Carnets de campagne #1

Des lettres en forme de carnet de campagne, jour après jour, pour consigner quelque part le flux des jours. Il n’y aura pas beaucoup de jours comme celui-ci, chaud et fiévreux, où le vent ne semble pas laisser complètement son jeu ouvert face au soleil.

Les plus belles mains de Delhi

Lorsqu’un journaliste suédois sur le retour, en bout de course, s’envole pour Delhi au risque de perdre pied dans un pays qu’il ne connaît pas et pour lequel il n’a a priori aucune espèce d’attirance et qu’une fois arrivé, il tombe gravement malade au point de croupir dans une chambre d’hôtel miteuse, terrassé par une indigestion carabinée, on se dit qu’il ne peut que remonter la pente.

Le livre qui a plus vécu que moi

Si un jour on me demande quel livre a plus vécu que moi, je répondrais sans hésitation, c’est celui-ci. On dira ce qu’on veut, il y a des livres qui vivent plus longtemps que ceux qui les lisent ; je veux dire par là, dans une vie d’homme…

Ko Pha Ngan stories #3 : Déluge à Chaloklam

Wat Chalok Lam. Le mot wat désigne tout naturellement ces temples que les bouddhistes visitent de temps à autre pour honorer la figure de Bouddha et les grands moines qui ont parfois leurs statues en cire criantes de réalisme exposées sous les auvents en bois.

Ko Pha Ngan stories #2 : Baan Chalok Lam

Baan Chalok Lam. On dit aussi Chaloklum. Voici le finistère de Koh Pha Ngan, un finistère en forme de croissant de lune s’enfonçant dans une vallée au pied d’un des points culminants, une montagne où les nuages chargés d’eau s’accrochent et finissent par se vider au-dessus du village de pécheurs.