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	<title>The Swedish Parrot &#187; Histoires de gens</title>
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		<title>Sept femmes (Vénus du gravettien)</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 22:24:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
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		<description><![CDATA[De mémoire d&#8217;humain, les premières représentations humaines retrouvées parmi les fouilles archéologiques du paléolithique supérieur ne sont pas des représentations masculines, mais bel et bien féminines. On pourrait être amené à croire que l&#8217;être humain, dans le développement de son &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/sept-femmes-venus-du-gravettien/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De mémoire d&#8217;humain, les premières représentations humaines retrouvées parmi les fouilles archéologiques du paléolithique supérieur ne sont pas des représentations masculines, mais bel et bien féminines. On pourrait être amené à croire que l&#8217;être humain, dans le développement de son intellect aurait représenté en premier lieu ce qu&#8217;il avait sous les yeux, c&#8217;est-à-dire son <em>alter ego</em>, lui-même, mais il n&#8217;en a rien fait, il a commencé par représenter l&#8217;animal <a title="Prémices du style (l’animal aurignacien)" href="http://theswedishparrot.com/premices-du-style-lanimal-aurignacien/">comme vu précédemment</a>, c&#8217;est en tout cas une supposition facile puisque ce sont les seuls vestiges de cette époque parvenus jusqu&#8217;à nous. Concernant le pariétal, mais pour d&#8217;autres raisons (<a title="Ceux qui ornaient les parois de cavernes d’animaux, les chamanes de la préhistoire" href="http://theswedishparrot.com/ceux-qui-ornaient-les-parois-de-cavernes-danimaux-les-chamanes-de-la-prehistoire/">voir cet article</a>), les humains ne sont que très peu représentés. Ici, la femme est donc en première position et la raison en est simple. Dans un contexte où les éléments naturels ont une vertu magique, la femme, génitrice, symbole de fécondité, mère protectrice et préceptrice jusqu&#8217;à l&#8217;âge adulte, est magnifiée dans les formes qui la font reconnaître comme étant le médium de la conservation de l&#8217;espèce. Il est de notoriété commune que l&#8217;éthologie sexuelle met en lumière la recherche des attributs sexuels primaires évidents comme des signes de reconnaissance des meilleures conditions possibles de reproduction (seins volumineux aux aréoles proéminentes, hanches larges et clairement dessinées, cambrure marquée, fesses rondes, cuisses robustes sont autant d&#8217;assurances que la personne sera à même de supporter une grossesse, de la mener à son terme et de nourrir sa progéniture dans les meilleures dispositions). C&#8217;est donc tout naturellement que la femme est un symbole fort, présent dans toutes les formes primitives de l&#8217;art comme un canon. Pendant tout un pan de l&#8217;histoire de l&#8217;humanité — aurignacien (37 000 à 28 000 BP<sup>1</sup>), gravettien (29 000 à 22 000 BP), solutréen (22 000 à 17 000 BP), magdalénien (17 000 à 10 000 BP) — , ce qui nous est parvenu consiste en de très belles productions stylisées, dans le prolongement de ce qui nous a été laissé en terme de production artistique naturaliste. Sept femmes, sept Vénus célèbres qui sont autant d&#8217;hymnes à la femme, à l&#8217;art et à la nature humaine, classées par âge.<span id="more-5806"></span></p>
<h1>Vénus de Hohle Fels (ou de Schelklingen)</h1>
<p>Mise au jour en 2008 dans le Jura souabe, elle remonte à une période allant de 35000 à 40000 BP, mesure 59 mm de haut sur 34 de large pour 33 grammes. Taillé dans de l&#8217;ivoire de mammouth laineux, c&#8217;est le plus ancien témoignage représentant une femme. On suppose qu&#8217;elle était montée en pendentif et porte des motifs sous forme d&#8217;incisions représentant certainement un maillage vestimentaire. Les <a href="http://www.nature.com/nature/journal/v459/n7244/fig_tab/nature07995_F3.html">microphotographies</a> relevées montrent une grande variété de traitement de surface. On peut également voir une incision symbolisant la vulve, de manière prononcée.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5829" title="Pracht_1.tif" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/venus-hohle-fels.jpg" alt="" width="581" height="881" /><img class="aligncenter size-full wp-image-5830" title="venus hohle fels 2" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/venus-hohle-fels-2.jpg" alt="" width="518" height="877" /></p>
<h1>Vénus de Galgenberg</h1>
<p>Cette petite statue de stéatite verte a cette particularité d&#8217;avoir quelques temps tenu la place de plus ancienne représentation féminine, avant d&#8217;être supplanté par celle de Hohle Fels. Elle mesure 72 mm de haut et pèse 10 grammes. Trouvée en 1988 dans un abri de chasseur, elle est estimée à 30000 BP. Figure stylisée, elle exalte un peu moins les formes féminines que ses congénères.</p>
<h1><img class="aligncenter size-full wp-image-5831" title="Venus de Galgenberg" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/Venus-de-Galgenberg.jpg" alt="" width="544" height="1083" /></h1>
<h1 id="firstHeading">Vénus de Dolní Věstonice</h1>
<p>Découverte en 1925 en Moravie, c&#8217;est la plus ancienne céramique (argile cuite) connue, mais c&#8217;est surtout la seule Vénus produite dans cette matière. Haute de 111 mm et large de 43 mm, elle est datée entre 29 000 et 25 000 BP. Représentée les bras joints dans le dos, ses seins sont étirés à l&#8217;extrême et son nombril fortement marqué. Un examen minutieux a révélé l&#8217;empreinte digitale d&#8217;un jeune adolescent avant cuisson.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5834" title="Vénus de Dolní Věstonice" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/V%C3%A9nus-de-Doln%C3%AD-V%C4%9Bstonice.jpg" alt="" width="852" height="1414" /> Le site de Dolní Věstonice a également révélé certaines autres figures tout à fait particulières, montrant à quel point la stylisation a été poussée à son paroxysme avec ces deux représentations féminines pouvant être confondues avec des organes génitaux masculins.</p>
<h1><img class="aligncenter size-full wp-image-5835" title="Dolní Věstonice - femme 1" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/Doln%C3%AD-V%C4%9Bstonice-femme-1.jpg" alt="" width="242" height="245" /><img class="aligncenter size-full wp-image-5836" title="Dolní Věstonice - femme 2" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/Doln%C3%AD-V%C4%9Bstonice-femme-2.jpg" alt="" width="400" height="1436" />Dame de Brassempouy (ou dame à la capuche)</h1>
<p>Découverte en 1894, c&#8217;est la plus petite des Vénus avec 36mm de haut pour 22 de large, mais on n&#8217;en a retrouvé que la tête. On imagine que les proportions sont plus réalistes que ses congénères, mais elle reste un modèle unique en son genre. Son visage est fin, et la stylisation concerne les traits du visages, nez et arcades, mais la bouche et les yeux sont absents. Datée entre 29000 et 22000 BP, on peut la voir au <a href="http://www.musee-archeologienationale.fr/">Musée des Antiquités Nationales à Saint-Germain-en-Laye</a>.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5837" title="dame de Brassempouy" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/dame-de-Brassempouy.jpg" alt="" width="622" height="1119" /><img class="aligncenter size-full wp-image-5838" title="dame de Brassempouy 1" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/dame-de-Brassempouy-1.jpg" alt="" width="630" height="1119" /></p>
<h1>Vénus de Lespugue</h1>
<p>Vénus <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9atopygie">stéatopyge</a> par excellence, elle a été découverte en 1922 et a été datée entre 26000 et 24000 BP. Fortement endommagée par un coup de pioche (qui révèle la subtilité de certaines méthodes archéologiques en des temps pas si éloignés), elle mesure après reconstitution 147 mm de haut et 60 mm de large. De formes <em>a priori</em> disproportionnées, elle représente le canon paléolithique inclus dans un losange ; ses seins et ses fesses sont surdimensionnés, sa tête et ses pieds, réduits à leur plus simple expression. Elle porte également un pagne visible de derrière.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5833" title="Vénus de Lespugue" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/V%C3%A9nus-de-Lespugue.jpg" alt="" width="500" height="449" /></p>
<h1>Vénus de Tursac</h1>
<p>C&#8217;est certainement la plus intriguante de toutes. Haute de 80mm, elle est taillée dans un bloc de calcite translucide, elle n&#8217;a plus (en eut-elle un jour ?) ni tête, ni bras, et se trouve recroquevillée dans une position accroupie (ressemblant quelque peu à la Vénus de Sireuil<sup>2</sup>) et repose sur un appendice dont on ne saurait trop affirmer la nature, qui n&#8217;est peut-être que le prolongement des jambes.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5840" title="vénus de Tursac" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/v%C3%A9nus-de-Tursac.jpg" alt="" width="457" height="909" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>Vénus de Willendorf</h1>
<p>Haute de 110mm et taillée dans le calcaire, c&#8217;est une des Vénus les plus formées qui soit et fait partie des Vénus stéatopyges. Portant une poitrine énorme sur laquelle reposent deux bras malingres et des mains très fines, sa tête est toute entière représentée sous un motif de boucles ou de tresses enroulées. Découverte en 1908, on estime sa création à 23000 BP. Ses rondeurs et sa perfection stylistique en fait un des objets les plus connus et les plus représentatifs de cette époque.</p>
<h1><img class="aligncenter size-full wp-image-5832" title="venus de Willendorf" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/12/venus-de-Willendorf.jpg" alt="" width="650" height="867" /></h1>
<p><strong>Notes</strong> :<br />
1- Les datations absolues concernant l&#8217;archéologie à l&#8217;aide du carbone 14 ne sont plus exprimées en années <em>avant Jésus-Christ</em> ou <em>avant notre ère</em>, mais en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Before_present">années BP</a> (<em>before present</em>, c&#8217;est à dire <em>avant le présent</em>), notion qui trouve plus de légitimité dans la communauté scientifique en raison de son objectivité.<br />
2- D&#8217;autres Vénus, <a title="Vénus et autres Vénus" href="http://theswedishparrot.com/venus-et-autres-venus/">sur cet article</a>&#8230;</p>
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		<title>Ka mate (je suis en vie)</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 10:02:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les légendes racontent parfois de belles histoires, à l&#8217;opposé des cinq mille versions qu&#8217;on peut entendre partout lors des matches de rugby&#8230; Le haka n&#8217;est pas du tout un chant guerrier, ni un chant de bienvenue comme on n&#8217;arrête pas &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/ka-mate-je-suis-en-vie/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5726" title="Te Rauparaha" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/10/Te-Rauparaha.jpg" alt="" width="407" height="486" /></p>
<p>Les légendes racontent parfois de belles histoires, à l&#8217;opposé des cinq mille versions qu&#8217;on peut entendre partout lors des matches de rugby&#8230; Le haka n&#8217;est pas du tout un chant guerrier, ni un chant de bienvenue comme on n&#8217;arrête pas de nous le rabâcher, ni non plus un chant qui remonte à des temps immémoriaux mais bien un chant de joie qui célèbre un sauveur, une histoire de gloire qui date du XIXè siècle&#8230; Version originale du <em>ka mate</em> :</p>
<p>On raconte que, vers 1820, le chef māori <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Te_Rauparaha">Te Rauparaha</a> venait d&#8217;échapper à une tribu ennemie, le Ngati Tuwharetoa. Les guerriers du Ngati Tuwharetoa approchaient. Te Rauparaha entendait déjà leurs incantations, quand il rencontra Te Wharerangi, chef de la région Rotoaira, et lui demanda sa protection. Te Whareangi, d&#8217;abord hésitant, permit finalement à Te Rauparaha de se cacher dans son &#8220;kumara pit&#8221;, un genre de fosse où les Māoris stockaient leurs kumaras (patates douces).<br />
La tribu ennemie se rapprochait encore et Te Rauparaha, bien que caché au fond de la fosse, était certain d&#8217;être découvert et tué ; il se répétait tout bas « je meurs, je meurs ».<br />
Quand il se rendit compte que ses ennemis ne l&#8217;avaient pas trouvé, Te Rauparaha se mit à crier &#8220;Ka Ora, Ka Ora ! je vis, je vis ! L&#8217;homme « poilu » qui est allé chercher le soleil l&#8217;a fait briller à nouveau ! Le soleil brille&#8221;. (Te Rauparaha parlait de Te Wharerangi, qui était célèbre pour son corps très velu.)<br />
Littéralement , &#8220;Upane&#8221; veut dire « marches ». Peut-être Te Rauparaha criait-il &#8220;upane&#8221; à chaque marche gravie pendant son retour vers le grand soleil et la liberté. Une fois sorti de la fosse, Te Rauparaha aurait dansé son Haka de joie devant les deux chefs, Te Wharerangi et Te Rangikoaea.<br />
Voici les paroles du <em>Ka mate</em> en māori et en français  : Paroles originales du haka Ka Mate :</p>
<blockquote><p>Ringa Pakia Uma Tiraha<br />
Turi whatia<br />
Hope whai ake<br />
Waeuwae takahia kia kino<br />
Ka mate ! Ka mate !<br />
Ka ora ! Ka ora !<br />
Tenei te tangata puhuruhuru<br />
Nana nei i tiki mai, whakawhiti te ra<br />
A hupane ! A kaupane !<br />
A hupane ! A kaupane !<br />
Whiti te ra !<br />
Hi !</p></blockquote>
<p>Traduction des paroles du haka Ka Mate :</p>
<blockquote><p>Frappez des mains sur les cuisses<br />
Que vos poitrines soufflent<br />
Pliez les genoux<br />
Laissez vos hanches suivre le rythme<br />
Tapez des pieds aussi fort que vous pouvez<br />
C&#8217;est la mort ! C&#8217;est la mort !<br />
C&#8217;est la vie ! C&#8217;est la vie !<br />
Voici l&#8217;homme poilu<br />
Qui est allé chercher le soleil, et l&#8217;a fait briller de nouveau<br />
Faites face ! Faites face en rang !<br />
Faites face ! Faites face en rang !<br />
Soyez solides et rapides devant le soleil qui brille !&#8221;</p></blockquote>
<p>Source <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ka_mate">Wikipedia</a></p>
<p><a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/in_depth/7883852.stm">Haka dans les studios de la BBC</a></p>
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		<title>La seule statue de Cheops</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 04:57:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
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		<category><![CDATA[sculpture]]></category>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est un triste coup du coup du sort que de penser que celui qui fut le plus grand bâtisseur, c&#8217;est-à-dire celui qui fit bâtir la plus grande et la plus haute des pyramides du monde égyptien, connu sous le nom &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/la-seule-statue-de-cheops/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5674" title="statue de Khufu-307889-JE36143" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/10/khufu.jpg" alt="" width="341" height="567" /></p>
<p>C&#8217;est un triste coup du coup du sort que de penser que celui qui fut le plus grand bâtisseur, c&#8217;est-à-dire celui qui fit bâtir la plus grande et la plus haute des pyramides du monde égyptien, connu sous le nom de Chéops (Khufu), dont on pense, sans certitude, que le sphinx allongé au pied de sa pyramide a été exécutée avec son visage pour médèle, c&#8217;est un triste coup du sort que de penser que sa pyramide a été pillée dès la période de l&#8217;Ancien Empire et qu&#8217;il ne reste plus de lui que cette statue, son seul portrait connu, exposé au British Museum, et aussi l&#8217;une des représentations les plus petites de pharaon de cette période, puisqu&#8217;elle mesure exactement&#8230; 7,5cm.</p>
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		<title>Tigres, femmes, joueurs de mah-jong et fumeurs d&#8217;opium</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Jul 2011 21:54:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[Livres et carnets]]></category>
		<category><![CDATA[Sur les portulans]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
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		<description><![CDATA[Lorsque Joseph Kessel nous emmène à Hong-Kong, il ne nous laisse pas à la gare avec nos valises en nous donnant rendez-vous dans le hall d&#8217;un quelconque hôtel de seconde zone, ce n&#8217;est pas le genre, il nous emmène là &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/tigres-femmes-joueurs-de-mah-jong-et-fumeurs-dopium/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Kessel">Joseph Kessel</a> nous emmène à Hong-Kong, il ne nous laisse pas à la gare avec nos valises en nous donnant rendez-vous dans le hall d&#8217;un quelconque hôtel de seconde zone, ce n&#8217;est pas le genre, il nous emmène là où ceux avec qui il a voyagé l&#8217;ont emmené, dans les lieux éloignés des touristes, là où on n&#8217;oserait pas mettre les pieds sans avoir contacté au préalable son ambassade.</p>
<p>Il nous emmène sur les hauteurs de l&#8217;île, vers la tour qui surplombe la ville et attire le regard. On apprend que celui qui a fait construire ces jardins n&#8217;est autre que l&#8217;inventeur du fameux baume du tigre, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aw_Boon_Haw">Aw Boon Haw</a>, un Birman expatrié en Chine qui avait vite compris que pour vendre, il fallait maîtriser les médias et la publicité. Il acheta donc plusieurs journaux et développa un véritable empire à la Murdoch, largement soutenu par le commerce de l&#8217;opium dont il était un des piliers.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5435" title="tiger balm king" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/07/tiger-balm-king1.jpg" alt="" width="755" height="1010" />La visite des jardins qu&#8217;il fit construire démontre que l&#8217;homme n&#8217;avait pas forcément bon goût.</p>
<p><img title="tiger balm pagoda" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/07/tiger-balm-pagoda-1024x720.jpg" alt="" width="584" height="410" /></p>
<blockquote><p>La tour qui, d&#8217;abord, avait fixé mon attention, n&#8217;avait en elle-même rien d&#8217;extraordinaire. Par contre, ce qui se trouvait aux alentours semblait relever d&#8217;un cauchemar burlesque et monstrueux.<br />
C&#8217;était une vaste propriété, mais disposée en hauteur, parce qu&#8217;elle s&#8217;accrochait, comme tout domaine à Hong-Kong, au flanc du roc abrupt. On y accédait par un premier escalier assez raide, qui partait de la route pour aboutir à la terrasse d&#8217;une grande et somptueuse maison d&#8217;habitation, cernée de fleurs et munie d&#8217;une piscine. Après quoi, l&#8217;on débouchait sur un terre-plein et aussitôt la folie commençait.<br />
Car de là, dans un fouillis au premier abord inextricable, partaient en toutes directions sentiers et pistes, gradins et degrés, arcades et galeries, allées et rampes qui, grimpant, descendant, tournant en spirales, se mêlant, s&#8217;enchevêtrant, revenant au point de départ, composaient un dédale informe, un labyrinthe aplati contre une paroi de falaise. Et derrière chaque pierre, sous chaque arbre, le long de chaque escalier, entre les colonnes, dans les pavillons et les kiosques innombrables, au fond des arcades, au milieu des massifs de fleurs, debout, assis, agenouillés, couchés, tordus, lovés, gesticulant, ricanant, grimaçant, menaçant, peints, sculptés, taillés dans le fer-blanc, la porcelaine, l&#8217;os, le bois, la cire, l&#8217;argile, le plâtre, le stuc, monochromes, polychromes, isolés en groupes, en masses, en foules, grouillaient, fourmillaient d&#8217;une existence frénétique et silencieuse, des personnages humains et bestiaux, des divinités,d es monstres, des démons et des symboles.<br />
Les dragons énormes dressaient leur gueule flamboyante au-dessus de l&#8217;herbe qui tapissait une éminence.<br />
Un troupeau d&#8217;éléphants, trompes, oreilles, épaules et défenses confondues dans un affrontement immobile, servait de soubassement à une grande galerie ouverte, divisée par des colonnes.<br />
Dans les niches, logeaient des squelettes sur lesquels souriaient des visages extatiques, et des guerriers barbus, et des sorciers à long bonnet en pointe, et des rois couverts de parures, et des hideuses femmes nues, dont le ventre était lourd de fécondités malsaines.<br />
Plus loin, un lapin démesuré en porcelaine blanche semblait sortir de plantes grasses. Sous des arbres s&#8217;ébattaient des singes de plâtre aux museaux outranciers. Puis tout à coup, l&#8217;on voyait sur une pelouse un vieux monsieur chinois à jaquette verte adresser une sourire de Musée Grévin à une jeune fille en robe de brocart.<br />
Et à mesure que l&#8217;on montait, montait sans fin, le long des sentiers qui se croisaient, se nouaient et se dénouaient autour de l&#8217;axe du rocher, on découvrait sans cesse de nouveaux asiles, des nouveaux refuges — grottes en rocaille, socles contournés, kiosques d&#8217;une préciosité horrible, pavillons posés de guingois pour un peuple de peintures, de statues, de figurines incroyables par leur nombre, leur variété, leur violence, leur laideur, leur obscénité.<br />
Des arbustes, des buissons torturés, des plantes infléchies contre nature, toute une végétation naine, artificiellement plantée et formée, mise au jour comme par supplice, entourait, encadrait ce monde en miniature de monstres, de succubes, d&#8217;animaux humains, d&#8217;hommes-chiens, oiseaux, serpents,  limaces, lézards, cet univers d&#8217;êtres innommables.<br />
C&#8217;était un chaos, un enfer, un panthéon, un pandémonium, une mythologie de cauchemar. Tout y faisait songer aux fruits de la fièvre, du délire, de la démence.</p></blockquote>
<p>Aw Boon Haw passe pour avoir été un personnage odieux, un tyran. C&#8217;est en tout cas le portrait qu&#8217;en fait Harry Ling, le compagnon de route de Kessel.</p>
<blockquote><p>Au physique : trapu, massif, le cou bref, un masque immobile. Des yeux d&#8217;une acuité presque insoutenable. Un mangeur terrifiant.<br />
Au moral : un tyran capricieux, n&#8217;ayant que deux passions : les affaires et les femmes. D&#8217;une prodigalité sans limites, pour l&#8217;ostentation, pour « la <em>face</em> ». D&#8217;une monstrueuse avarice pour ceux qui le servaient.</p></blockquote>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-5426" title="An Boon Haw" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/07/an-boon-haw-1024x673.jpg" alt="" width="584" height="383" /></p>
<p>L’œil s&#8217;amuse du portrait fait de son épouse, que la photo vient renforcer&#8230;</p>
<blockquote><p>[La photographie] représentait, au milieu de deux compagnes plus jeunes et au sourire charmant, une femme d&#8217;âge mûr, très petite et très râblée. Le visage était rond, aplati et le nez camus chevauché de lunettes à montures métallique. Mais il y avait sur tous les traits et, singulièrement, dans le vaste front bombé et dans une bouche ferme et précise, l&#8217;expression d&#8217;une intelligence profonde et d&#8217;une énergie presque dure.</p></blockquote>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5427" title="mme An Boon Haw" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/07/mme-an-boon-haw.jpg" alt="" width="669" height="482" /></p>
<p>Hong-Kong tel que nous le brosse Kessel, est une ville sombre et bruyante, crasseuse, boueuse et n&#8217;a rien avec l&#8217;idée qu&#8217;on s&#8217;en fait aujourd&#8217;hui. En 1957, c&#8217;est encore une ville puzzle que l&#8217;administration britannique a du mal à contenir. Tout y est interdit, la prostitution, l&#8217;opium, et même le mah-jong dont le bruit fait par les tuiles plaquées contre les tables envahit les rues, mais en réalité, tout y prospère avec la force d&#8217;un tigre, surtout lorsqu&#8217;on pose des billets sur les paupières des policiers. Fait étrange, l&#8217;ancienne <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Citadelle_de_Kowloon">citadelle de Kowloon City</a> est une véritable zone de non-droit qui n&#8217;appartient à personne. Tous les truands et assassins s&#8217;y rassemblent et lorsque la police y cherche quelqu&#8217;un, elle commissionne d&#8217;autres assassins pour le rabattre jusqu&#8217;aux portes de la ville. En 1987, lorsqu&#8217;elle commence à être détruite, sa densité de population est de 1 923 076 habitants au km², ce qui en fait le quartier le plus densément peuplé du monde.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5436" title="kowloon city" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/07/kowloon-city.jpg" alt="" width="711" height="514" />Avant d&#8217;arriver au village isolé de Rennie Mills (aujourd&#8217;hui <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Tiu_Keng_Leng">Tiu Keng Leng</a>) et son cortège de vieux nationalistes nostalgiques de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tchang_Ka%C3%AF-chek">Tchang Kaï-Chek</a> dont le nom est écrit à la chaux en immenses lettres blanches dans la colline, où les femmes ont encore les pieds compressés dans d&#8217;immondes bandelettes, nous arrivons dans les ruelles boueuses d&#8217;une ville morte, hantée par les fumeries d&#8217;opium — la <em>« boue étrangère</em> », trafic organisé — qui dévore les corps et transforme les villes en refuges d&#8217;ombres.</p>
<blockquote><p>Je montai dans l&#8217;une des voiturettes. Georges — très léger — et le fumeur d&#8217;opium, dont le corps n&#8217;était qu&#8217;un sac d&#8217;ossements, se tassèrent dans l&#8217;autre.<br />
Les <em>rickshaws</em>, d&#8217;un bref coup de reins, détachèrent les roues de l&#8217;ornière boueuse et prirent leur élan. Ils semblaient avancer sans peine d&#8217;une allure régulière, rythmée, aisée. Leurs pieds nus ne faisaient qu&#8217;un bruit très faible.<br />
Course irréelle, course de songe&#8230; Le clair-obscur des rues&#8230; Les misérables maisons blanchâtres&#8230; Des ombres humaines allant où et pourquoi ? Des troupes d&#8217;enfants tapis contre les murs comme de petits animaux traqués ou perdus&#8230; Soudain un marché en plein air, illuminé de quinquets, avec ses vendeurs hâves, haillonneux. Et puis de nouveau la pénombre&#8230; des terrains vagues&#8230; et encore des bâtisses. Et la nuque ployée du <em>rickshaw</em>&#8230; ses bras liés aux brancards, aussi rigides, aussi maigres. Et le son léger, cadencé, des pieds nus&#8230;</p></blockquote>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5431" title="rickshaws" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/07/rickshaws.jpg" alt="" width="640" height="420" /></p>
<p>De cette histoire somme toute une peu sordide, on retiendra l&#8217;ambiance passablement irréelle des maisons closes de luxe, où les femmes de toute la Chine viennent vendre leurs charmes, dans un pays qui n&#8217;a déjà plus d&#8217;yeux que pour ses financiers&#8230;</p>
<blockquote><p>De cette race, le filles les plus belles se trouvaient dans la maison de danse où Harry m&#8217;avait amené. Grandes pour la plupart et toutes admirablement faites, harmonieuses dans chaque attitude et des mouvements si souples et déliés, que les os mêmes semblaient participer à la suave mollesse de leur chair, elles avaient des visages d&#8217;un modelé à la fois ferme et comme fondant, la fraîcheur lisse des pétales — couleur d&#8217;ambre clair — et une chevelure de nuit étincelante. Elles ne portaient pas les jupes ouvertes à mi-cuisse et les vestes multicolores que l&#8217;on voyait ailleurs, mais leurs robes étaient si ajustées, et d&#8217;étoffes si délicates, qu&#8217;elles donnaient, à cause de la lumière sous-marine, l&#8217;impression de ruisseler sur ces corps ciselés de sirènes.</p></blockquote>
<p><strong>Joseph Kessel</strong>, Hong-Kong et Macao. 1957<br />
Folio Gallimard, collection voyages.</p>
<p>Toutes les photos sont extraites du magazine <a href="http://www.life.com/">LIFE</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Mots d’un vocabulaire oublié VII</title>
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		<pubDate>Sun, 22 May 2011 09:23:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
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		<description><![CDATA[Avertissement: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli. 1er volet 2nd volet 3ème volet 4ème volet 5ème volet 6ème volet 7ème volet 8ème volet 9ème volet Chélande (Khélandion) Héritière des grandes galères de l&#8217;antiquité, mais &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vii/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avertissement</strong>: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli.</p>
<ol>
<li><a href="../mots-dun-vocabulaire-oublie/">1er volet</a></li>
<li><a href="http://wp.me/pKUzm-1f6">2nd volet</a></li>
<li><a href="../mots-d%E2%80%99un-vocabulaire-oublie-3/">3ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IV" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-iv/">4ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié V" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-v/">5ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VI" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-vi/">6ème volet</a></li>
<li>7ème volet</li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié VIII" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-viii/">8ème volet</a></li>
<li><a title="Mots d’un vocabulaire oublié IX" href="http://theswedishparrot.com/mots-d%e2%80%99un-vocabulaire-oublie-ix/">9ème volet</a></li>
</ol>
<h3><a href="http://www.navistory.com/pages/moyenage/khelandion.htm">Chélande (Khélandion)</a></h3>
<p>Héritière des grandes galères de l&#8217;antiquité, mais ayant nombre de spécificités Byzantines, le Khelandion, ou &#8220;chelande&#8221;, est une type de navire à rames développé pour embarquer des marchandises en plus de ses troupes et rameurs. Développé au début du VIIIe siècle après J.C., il s&#8217;agissait de répondre au problème posé par les grands dromons militaires, qui devaient embarquer leur ravitaillement sur deux &#8220;galères-servantes&#8221;, les Ousiakos. Le Khelandion devait en fait pouvoir s&#8217;en passer et tout embarquer. Représentant le sommet dans la hiérarchie typologique, bon nombre servaient de navires-amiraux aux préfets maritimes Byzantins, Ravenne et Misène par exemple. Les plus vastes mesuraient 80 mètres de long, environ 10 de large, avec deux rangs de rames et cinq rameurs par aviron, en nage &#8220;a scaloccio&#8221;. Il s&#8217;agissaient donc de &#8220;dix&#8221; rapportées aux standards antiques. Gréés en latin sur trois mâts en général, ils arboraient un armement moins important que sur les Dromons, mais encore dissuadant, réparti sur leur pont complet. Il comprenait en plus des troupes embarqués ( plus de 50 hommes ) de puissantes balistes, faites pour lancer des pots à feu grégeois ( explosif ) et autres pots remplis de serpents qui jetaient l&#8217;effroi sur le navire ennemi, mais comprenait aussi son traditionnel siphon lance-flammes à l&#8217;avant, un éperon, et pour l&#8217;abordage, des dauphins en plomb soutenus par les antennes des mâts destinés à chuter et percer le pont du navire abordé, ainsi que des nacelles pour un à quatre archers suspendus aux mâts.</p>
<p><a href="http://www.navistory.com/pages/moyenage/khelandion.htm"><img class="aligncenter size-full wp-image-5259" title="khelandion" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/khelandion.gif" alt="" width="703" height="411" /></a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dromon">Dromon</a></h3>
<p>Un <strong>dromon</strong> (du grec δρόμων, « coureur », en fait « croiseur ») est un navire long, manœuvrant et rapide mû à la rame et employé dans l&#8217;<a title="Empire byzantin" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_byzantin">Empire byzantin</a> du VI<sup>e</sup> au XII<sup>e</sup> siècle. Ils furent indirectement développés à partir de la trière antique et étaient propulsés à la fois par rame et par la voile.</p>
<p>Le terme <em>dromon</em> devient courant à partir du VI<sup>e</sup> siècle en même temps que le terme <em>dromonarioi</em> qui désignait l’équipage mais qui finit par disparaître assez rapidement. Le mot <em>dromonarioi</em> est en effet remplacé par des termes plus précis : <em>élatai</em> (« matelots ») et <em>ératai</em> (« rameurs »). La première mention du terme <em>dromon</em> se trouve dans les chartes de Ravenne du V<sup>e</sup> siècle, si l’on ne tient pas compte des mentions en latin. Même si le terme est parfaitement compris par les contemporains de Justinien, ce type de navire n&#8217;est pas encore très répandu avant le VII<sup>e</sup> siècle. À partir du IX<sup>e</sup> siècle, le dromon est aussi désigné <em>chelandion</em>, surtout par la population.</p>
<p>Ils pouvaient avoir différentes formes et tailles. Ils faisaient généralement entre 30 et 50 mètres de long et entre 5 et 7 mètres de large et pouvaient emporter jusqu’à 300 personnes (à la fois des soldats et des rameurs). Cependant, les dromons étaient répartis en trois classes de taille, les plus petits étant généralement dénommés <em>monèria</em> et les moyens <em>galéia</em> (ils n’avaient qu’un rang de rame mais étaient très rapides). Les plus grands dromons (appelés <em>meizonès dromônés</em>, <em>chélandia mégala</em> ou encore <em>dynatôtéra</em>) avaient deux rangs de rames mues par une centaine de rameurs et pouvaient emporter environ deux cents hommes d&#8217;équipage en plus.</p>
<p>Certains dromons avaient une tour centrale (<em>xylokastron</em>, « château de bois ») près du mât principal, à partir duquel des soldats pouvaient tirer des volées de flèches ou jeter des lances. Chez d&#8217;autres, le <em>xylokastron</em> était placé à la proue. La plupart des dromons étaient équipés de « lances-flamme » (<em>syphonopho-rami</em>) qui envoyaient le <a title="Feu grégeois" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Feu_gr%C3%A9geois">feu grégeois</a> et de catapultes capables d’envoyer des projectiles de 50 kg à plus de 100 mètres. Beaucoup de dromons étaient aussi blindés avec des plaques de métal pour se protéger des éperonnages.</p>
<p>Vers le début du XII<sup>e</sup> siècle, le dromon est petit à petit remplacé par l&#8217;<em>ousie</em> puis par l’<em>agrarion</em>, qui semble désigner un bateau à voile sans rames, rond et de fort tonnage, qui devient alors la norme dans la <a title="Marine byzantine" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marine_byzantine">marine de guerre byzantine</a> ; toutefois le terme est toujours utilisé par <a title="Robert de Clari" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_de_Clari">Robert de Clari</a> dans sa chronique sur la prise <a title="Constantinople" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Constantinople">Constantinople</a> par les croisés en 1204 et désigne toujours un bateau rapide.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5258" title="Dromon" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Dromon.jpg" alt="" width="517" height="400" /></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tri%C3%A8re#Les_.C3.A9pibates">Epibate</a></h3>
<p><em>(Antiquité)</em> Soldat de la marine grecque.</p>
<p>Cette infanterie de marine est plus nombreuse dans les premières années du V<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr>. quand l&#8217;éperonnage ne s&#8217;est pas encore imposé en tant que standard dans le combat naval, comme par exemple durant les <a title="Guerres médiques" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_m%C3%A9diques">guerres médiques</a> en 494 a. J.-C. lors de la <a title="Bataille de Ladé (494 av. J.-C.)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Lad%C3%A9_%28494_av._J.-C.%29">bataille de Ladé</a> :</p>
<blockquote><p>« Ils [<em>les gens de Chios</em>] avaient amené […] cent navires qui portaient chacun quarante citoyens, combattants d&#8217;élite. »<br />
(<a title="Hérodote" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9rodote">Hérodote</a>, <em>Enquêtes</em>, VI, 15)</p></blockquote>
<p>Issus comme les rameurs de la <a title="Cens" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cens">classe censitaire</a> des citoyens les plus modestes, c&#8217;est-à-dire les thètes, les épibates n&#8217;ont pas à payer leur équipement de hoplite qui leur est fourni par la cité, au contraire des fantassins combattant sur la seule terre ferme.</p>
<p><a href="http://www.herrero-michel.fr/"><img class="aligncenter size-full wp-image-5244" title="trière grecque - musée de la marine" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/trière-grecque-musée-de-la-marine.jpg" alt="" width="819" height="530" /></a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Exhaure">Exhaure</a></h3>
<p>L&#8217;<strong>exhaure</strong> désigne, par définition, l&#8217;épuisement des eaux d&#8217;infiltration principalement employé dans les mines et milieux souterrains. Désigne aussi les installations pour y parvenir.</p>
<p>Du latin <em>exhaurire</em>, « épuiser ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Pompes-dexhaure-codex-Atlanticus-Leonard-de-Vinci.jpg" rel="lightbox[5144]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5241" title="Pompes d'exhaure - codex Atlanticus - Leonard de Vinci" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Pompes-dexhaure-codex-Atlanticus-Leonard-de-Vinci.jpg" alt="" width="1024" height="742" /></a>Pompes d&#8217;exhaure et vis d&#8217;Archimède &#8211; Leonardo da Vinci &#8211; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Codex_Atlanticus">Codex Atlanticus</a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liburne">Liburne</a></h3>
<p>La <strong>liburne</strong> (du latin <em>liburna</em>, grec ancien <em>λιβυρνίς</em>) est un type de bateau léger qui tire son nom de la <a title="Liburnie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liburnie">Liburnie</a>, province dalmate.</p>
<p>Après les guerres puniques, les Romains construisent des bateaux légers et rapides dont la liburne sur le modèle des bateaux des pirates <a title="Illyrie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Illyrie">Illyriens</a>. Après la <a title="Bataille d'Actium" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Actium">bataille d&#8217;Actium</a>, elle devient le modèle standard utilisé par la marine romaine. <a title="Végèce" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9g%C3%A8ce">Végèce</a> donne sommairement les principes de construction des liburnes et de la coupe des bois. Les liburnes ont de un à cinq rangs de rameurs. Des navires légers de vingt rameurs les pilotent et servent à la reconnaissance navale : ils sont camouflés (littéralement picati ou « peints ») en couleur vert océan.</p>
<p><a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Institutions_militaires">Institutions militaires de Végèce</a> sur Wikisource.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5256" title="liburne 1" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/liburne-1.gif" alt="" width="446" height="221" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5257" title="liburne_byzantine" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/liburne_byzantine.gif" alt="" width="693" height="365" /></p>
<h3><a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/nautonier">Nautonier</a></h3>
<p>Mot provençal, derivé du latin <em>nauta</em>, « matelot ».<br />
<em>(Vieilli)</em> Celui, celle qui conduit un navire, une barque.<br />
Synonyme : nocher</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Charon-nocher-des-enfers.jpg" rel="lightbox[5144]"><img class="aligncenter size-large wp-image-5231" title="Charon, nocher des enfers" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Charon-nocher-des-enfers-682x1024.jpg" alt="" width="591" height="887" /></a>Charon, nocher des enfers (détail)<br />
Charles-François HUTIN, marbre, Département des Sculptures, <a href="http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&amp;idNotice=4302&amp;langue=fr">Musée du Louvre</a></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Navarque">Navarque</a></h3>
<p>Le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Navarque"><strong>navarque</strong></a> (en grec ancien ναύαρχος / <em>nauarkhos</em>, de ναῦς / <em>naus</em>, « le bateau » et ἀρχή / <em>arkhê</em>, « le commandement »), littéralement le « commandant de navire », est le titre militaire donné aux capitaines de vaisseaux de guerre dans la Grèce antique. À Sparte, c&#8217;est une magistrature importante donnant le commandement de la flotte. Mais on trouve également des navarques à Athènes.<br />
En Macédoine et dans les royaumes hellénistiques, chez les <a title="Séleucides" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9leucides">Séleucides</a> comme chez les <a title="Lagides" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lagides">Lagides</a> le navarque est l&#8217;amiral de la flotte. Ainsi <a title="Alexandre le Grand" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand">Alexandre le Grand</a> est navarque de la flotte macédonienne au siège de <a title="Tyr" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tyr">Tyr</a>.<br />
À Rome, le navarque est le commandant d&#8217;un escadron de la flotte. Les Byzantins utilisent parfois ce terme pour désigner le capitaine d&#8217;un navire.<br />
Sans rapport avec ces fonctions militaires, le navarque est enfin également le responsable d&#8217;une liturgie spécifique à <a title="Érétrie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89r%C3%A9trie">Érétrie</a> et dans d&#8217;autres cités, dans le cadre de fêtes de la navigation en l&#8217;honneur d&#8217;Isis et d&#8217;autres divinités égyptiennes.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5230" title="Alexandre le Grand - bataille d'Issos par Philoxénos d'Erétrie" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/Alexandre-le-Grand-bataille-dIssos-par-Philoxénos-dErétrie.jpg" alt="" width="700" height="483" /></p>
<p style="text-align: center;">Alexandre le Grand &#8211; bataille d&#8217;Issos par Philoxénos d&#8217;Erétrie</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pent%C3%A9cont%C3%A8re">Pentécontère</a></h3>
<p>Le <strong>pentécontère</strong> (grec ancien : πεντηκοντήρ) est un bateau de guerre à <em>50</em> rameurs (d&#8217;où son nom), auquel il faut ajouter un barreur et peut-être d&#8217;autres marins.<br />
Il mesurait environ 35 mètres de long, pour 5 mètres de large.<br />
C’est à l’époque de la « <a title="Guerre de Troie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Troie">Guerre de Troie</a> » qu’apparaissent les premiers pentécontères ou pentecontores soit aux environs de XII<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr>.<br />
Ce type de navire disparait avec le développement de la trière, qui s&#8217;impose à partir du VI<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5250" title="pentécontère" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/pentécontère.jpg" alt="" width="775" height="315" /></p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rostre">Rostre</a></h3>
<p>Le rostre (<em>rostrum</em>) est l&#8217;éperon d&#8217;abordage placé à la proue des galères de combat de l&#8217;antiquité.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5248" title="Rostre" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/rostre.jpg" alt="" width="459" height="362" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trir%C3%A8me">Trière</a> (Trirème)</h3>
<p>Du grec ancien <strong><em>τριήρης,</em> </strong>de même sens.</p>
<p>Une <strong>trière</strong> (du grec ancien τριήρης / <em>triếrês</em>), ou <strong>trirème</strong>, ce dernier terme étant l&#8217;appellation latine, est une galère de combat antique, développée à partir de la pentécontère. Plus court que son prédécesseur, c&#8217;est un navire équipé d&#8217;une voile dans lequel prennent place 170 rameurs étagés sur trois rangs, d&#8217;où son nom. Léger et agile, il permet le développement de la manœuvre d&#8217;éperonnage grâce au rostre de bronze monté sur sa proue, technique qui donne lieu aux premières batailles à caractère réellement naval.</p>
<p>Les trières apparaissent en <a title="Ionie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ionie">Ionie</a> et deviennent le navire de guerre dominant en Méditerranée de la fin du VI<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr> au IV<sup>e</sup> siècle <abbr title="avant Jésus-Christ">av. J.-C.</abbr> puis à nouveau, du fait de leur efficacité, sous l&#8217;empire romain jusqu&#8217;au IV<sup>e</sup> siècle.</p>
<p>La première et plus célèbre bataille navale de l&#8217;Antiquité utilisant des trières demeure celle de <a title="Bataille de Salamine" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Salamine">Salamine</a> en 480 av. J.-C. qui met aux prises la flotte grecque, principalement athénienne, face à l&#8217;armada perse numériquement très supérieure. La victoire des Grecs donne un coup d&#8217;arrêt à la deuxième expédition achéménide censée venger l&#8217;affront de <a title="Bataille de Marathon" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Marathon">Marathon</a>. D&#8217;autres batailles navales sont relatées en détail, notamment la bataille des Épipoles au cours de laquelle Athéniens et Syracusains s&#8217;affrontent dans le port de <a title="Syracuse" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syracuse">Syracuse</a> en 413 av. J.-C. pendant la <a title="Guerre du Péloponnèse" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_P%C3%A9loponn%C3%A8se">guerre du Péloponnèse</a>.</p>
<p>L&#8217;équipage est composé de :</p>
<ul>
<li><em>Thranites</em> poussant sur les rames supérieures.</li>
<li><em>Z</em><em>ygites</em> poussant sur les rames médianes.</li>
<li><em>Thalamites</em> poussant sur les rames inférieures.</li>
</ul>
<p>Le développement des guerres maritimes avec la technique de l&#8217;éperonnage pendant cette période de l&#8217;Antiquité sont l&#8217;occasion de bâtir des galères de plus en plus grandes, de plus en plus rapides et de plus en plus monstrueuses. L&#8217;apothéose de ces surenchères arrive avec la flotte des Ptolémée (flotte Lagide) qui construira des galères à doubles coques. Le nom des galères varie en fonction du nombre de rameurs sur une bordée.</p>
<ul>
<li>tétrères (quadrirèmes)</li>
<li>pentères (quinquérèmes)</li>
<li>héxères</li>
<li>heptères</li>
<li>octères</li>
<li>nonères</li>
<li>décère (dekere)</li>
<li>passé dix rameurs par bordée, on arrive aux galères &#8217;11&#8242;, &#8217;12&#8242;, &#8217;13&#8242;, &#8217;20&#8242;, &#8217;30&#8242;, jusqu&#8217;à la &#8217;40&#8242; ou <a href="http://www.navistory.com/pages/antiquite/tesseracontere.htm">Tesseracontère</a> (Tettakonteros) de Ptolémée Philopator.</li>
</ul>
<p>Pour plus de renseignements sur ces navires de guerre colossaux, se reporter à la section <a href="http://www.navistory.com/pages/antiquite/antiquite.htm">Antiquité de Navistory</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/quinquereme.gif" rel="lightbox[5144]"><img class="aligncenter size-large wp-image-5264" title="quinquereme" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/quinquereme-1024x352.gif" alt="" width="591" height="203" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/trente_lagide.gif" rel="lightbox[5144]"><img class="aligncenter size-large wp-image-5265" title="trente_lagide" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/trente_lagide-1024x318.gif" alt="" width="591" height="183" /></a></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5266" title="tettakonteros" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/05/tettakonteros.gif" alt="" width="742" height="504" /></p>
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		<title>Le petit roman du désert</title>
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		<pubDate>Sat, 21 May 2011 04:12:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[Livres et carnets]]></category>
		<category><![CDATA[désert]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Philippe Frey est un drôle de type. Docteur en ethnologie, blond comme un champ de blé au soleil de midi, la voix douce d&#8217;un conteur, passionné de déserts et des modes de vie nomades, il sert en quelques pages un &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/le-petit-roman-du-desert/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Frey">Philippe Frey</a> est un drôle de type. Docteur en ethnologie, blond comme un champ de blé au soleil de midi, la voix douce d&#8217;un conteur, passionné de déserts et des modes de vie nomades, il sert en quelques pages un petit livre mettant en scène quatre personnages replacés dans leur milieu naturel, ou au contraire qui se sont fondus dans le désert : Thomas Edward Lawrence, Shéhérazade, Charles Foucault et Antoine de Saint-Exupéry. Personnages réels ou fantomatiques, chacun à sa manière a eu maille à partir avec le désert et a subi son influence au cœur de sa vie.<br />
Celui qu&#8217;on croit silencieux et lisse n&#8217;est qu&#8217;un monde sans humains, mais tout sauf un lieu sans rien&#8230;</p>
<p><a title="desert 01 by Erik - parked in Cairo these days, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/erik-n/5194910177/"><img class="aligncenter" src="http://farm5.static.flickr.com/4130/5194910177_9fc3613646_z.jpg" alt="desert 01" width="640" height="427" /></a></p>
<blockquote><p>Une heure avant l&#8217;aube, Dinarzade ma sœur, me réveille comme prévu.</p>
<p>Elle a veillé les yeux ouverts toute la nuit. Émoustillée certes par la vision de sa sœur faisant l&#8217;amour au sultan au début de la nuit. Mais très étrangement, sa présence ajoutait justement à la tension de la soirée. Car chacun, Shahriyar comme moi, était peut-être transporté par cette débauche d&#8217;étrangeté, de désir, de sourde angoisse qu&#8217;on pouvait sentir du seul fait de la présence de ma sœur. Un corps ne sécrète-t-il pas des milliards de substances qui appellent au désir ? Plus on sent cette envie d&#8217;amour chez un être, plus celui-ci devient attirant. Alors que celui qui n&#8217;est que beau et qui ne dégage rien, ne séduira personne.<br />
Le désert catalyse ces envies et les fait rejaillir. Plus fortes que jamais ! Encore plus étrange : même seul dans un désert, on peut s&#8217;enivrer du vide comme du parfum d&#8217;une femme. Ce peut être la douceur d&#8217;un nuit comme celle-ci qui enjoint à s&#8217;y sentir bien. On caressera le sable doux avec ses doigts, les laissant courir sur sa tiédeur. On peut aussi laisser le souffle doux du vent caresser sa peau et, par les changements de température, le laisser vous faire frissonner&#8230; Ou au contraire, une chaleur torride obligera le corps à extraire de lui toutes ses ressources&#8230; et mêmes ses hormones de plaisir. Car si on souffre horriblement, c&#8217;est un peu une « sorte » de plaisir également. Sans une certaine dose de plaisir, on ne peut d&#8217;ailleurs probablement pas supporter la douleur. Ces sensations si opposées sont générées par les mêmes mécanismes. Simplement l&#8217;esprit l&#8217;ignore. La tête pense que la douleur est mauvaise. Et que le plaisir est bon.<br />
L&#8217;essentiel est peut-être surtout d&#8217;avoir des sensations extrêmement fortes. Ne penses-tu pas ?</p></blockquote>
<p>Le plus à craindre est d&#8217;en revenir, de souffrir de son absence, le manque terrible du désert connu comme un femme&#8230;</p>
<blockquote><p>Retour sur terre au pays des hommes ! Si différents, mais justement si « humains » qu&#8217;ils en puent la sueur, le bouc et qu&#8217;ils en ont les mains rêches comme l&#8217;écorce d&#8217;un bout de bois.</p></blockquote>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe Frey</strong>, Le petit roman du désert<br />
Editions du Rocher</p>
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		<title>Le « Manducator », ou vampire de Venise</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Apr 2011 04:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;histoire du manducator fait certainement partie des découvertes archéologiques les plus surprenantes de ces dernières années. En 2006, un chantier de fouilles sur le Lazzaretto Nuovo de Venise a mis au jour un bien étrange squelette datant du XVIè siècle. &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/le-%c2%ab-manducator-%c2%bb-ou-vampire-de-venise/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;histoire du <em>manducator</em> fait certainement partie des découvertes archéologiques les plus surprenantes de ces dernières années. En 2006, un chantier de fouilles sur le <a title="Lazzaretto Nuovo" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lazzaretto_Nuovo">Lazzaretto Nuovo</a> de Venise a mis au jour un bien étrange squelette datant du XVIè siècle. L&#8217;île, pendant les épidémies successives de peste a servi de mouroir et de lieu de quarantaine. Nombre de malades furent envoyés sur l&#8217;île pour finir leurs jours et éviter aux Vénitiens la contamination. La plupart des corps découverts dans la fosse étaient simplement recouverts d&#8217;un linceul, mais le squelette de femme dont il est question avait une brique coincée dans la bouche grande ouverte. Les archéologues étaient réellement en présence de ce que les textes du Moyen-Âge appellent un <em>manducator</em>, un esprit mâcheur qui mâche du fond de sa tombe. Des récits relatent jusqu&#8217;au XIXè siècle des cas de morts qui avaient mangé leur linceuls, dont on avait ouvert le tombeau parce qu&#8217;on avait entendu un bruit de mastication. Le corps était découvert frais ; on a tôt fait d&#8217;assimiler ces mâcheurs aux vampires et les explications rationnelles ont eu du mal à venir. On a pensé à des personnes enterrées vives tentant de déchirer leur linceul ou à l&#8217;action des sucs de décomposition sur le tissu. Le mâcheur entraînait avec lui les autres membres de sa famille et tant qu&#8217;il ne cesserait pas de mâcher, l&#8217;épidémie continuerait de décimer ses proches. Aussi le seul moyen d&#8217;éradiquer le mâcheur était de l&#8217;exhumer et de mettre son corps en pièce. Après l&#8217;interdiction d&#8217;exhumer de 1755, on trouva des moyens de prévention pour éviter la malédiction des mâcheurs : lui déposer une brique ou un caillou dans la bouche ou l&#8217;enterrer ventre contre terre&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter" title="Manducator" src="../wp-content/uploads/2011/04/Manducator.jpg" alt="" width="460" height="519" /></p>
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		<title>L&#8217;or de Mercie, ou le trésor du Staffordshire</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Apr 2011 04:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 5 juillet 2009, un chômeur anglais du nom de Terry Herbert passant une partie de ses journées à chercher des trésors avec sa poêle à frire, a fini par en trouver un, tout bêtement, dans un champ au nord &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/lor-de-mercie-ou-le-tresor-du-staffordshire/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 5 juillet 2009, un chômeur anglais du nom de Terry Herbert passant une partie de ses journées à chercher des trésors avec sa poêle à frire, a fini <a href="http://www.staffordshirehoard.org.uk/">par en trouver un,</a> tout bêtement, dans un champ au nord de Birmingham. Pendant six jours, il va déterrer plus de cinq cents fragments d&#8217;or et d&#8217;argent finement ouvragés avant de prévenir le coroner de sa découverte, <a title="Trésor du Staffordshire" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A9sor_du_Staffordshire">une des plus importantes sur le sol anglais</a>. Sous terre, c&#8217;est plus de 1600 objets et fragments, répartis de la manière suivante : 45% d&#8217;or, 45% d&#8217;argent et 10% d&#8217;alliages ou matériaux. Sans datation précise à ce jour, on estime que les objets datent d&#8217;une période allant du début du VIè siècle au début du VIIIè, période à laquelle la région constituait le royaume barbare de <a title="Mercie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mercie">Mercie</a>, qui a prospéré sous le règne du roi <a title="Penda" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Penda">Penda</a> (vers 630-655) et qui connut son apogée sous le règne du roi <a title="Offa de Mercie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Offa_de_Mercie">Offa</a> (757-796).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/trésor-Staffordshire.jpg" rel="lightbox[3205]"><img class="size-large wp-image-5043 aligncenter" title="trésor Staffordshire" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2011/04/trésor-Staffordshire-1024x682.jpg" alt="" width="591" height="393" /></a></p>
<p>Si le trésor a été retrouvé dans un champ, il a été enterré au croisement de <a title="Watling Street" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Watling_Street">Watling Street</a>, la voie romaine parcourant l&#8217;île du sud-est au nord-ouest et des vallées de la <a title="Tame" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tame_%28West_Midlands%29">Tame</a> et de la <a title="Trent" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trent_%28rivi%C3%A8re%29">Trent</a>. Ce n&#8217;est sans doute pas un hasard qu&#8217;ils soient tous réunis à cet endroit. Autre chose, tous ces objets sont passablement endommagés, tordus, déchiquetés et sont exclusivement des objets militaires ; aucune parure féminine n&#8217;a été trouvée, mais étonnamment, aucune lame d&#8217;épée non plus. Les objets sont essentiellement religieux ou des parures de guerre, des pommeaux d&#8217;épées, etc. et semblent avoir été entassés en plusieurs fois, ce qui laisse penser que l&#8217;endroit était en fait un dépôt. On a cru également à un dépôt votif d&#8217;armes comme on en trouve en Scandinavie, mais on jetait alors les armes dans des marais, et qui plus est avec leurs lames. L&#8217;hypothèse retenue pour l&#8217;instant est que l&#8217;endroit était en fait une cache servant de gisement pour un remploi futur d&#8217;une matière première prête à être refondue et réutilisée.</p>
<p>Conformément au <a title="Treasure Act 1996" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Treasure_Act_1996">Treasure Act</a> de 1996, la totalité du trésor a été rachetée par l&#8217;État, et la somme de 4 millions d&#8217;euros a été partagée entre Terry Herbert et le propriétaire du champ.</p>
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		<title>César l&#8217;Arlésien et le mithraeum</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Apr 2011 20:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au nombre des découvertes archéologiques de ces dernières années, on a pu voir fleurir des choses absolument exceptionnelles. Même si à notre époque, il nous reste tout de même plus de chances de découvrir l&#8217;hypogée cachée d&#8217;un Toutankhamon plutôt que &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/cesar-larlesien-et-le-mithraeum/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au nombre des découvertes archéologiques de ces dernières années, on a  pu voir fleurir des choses absolument exceptionnelles. Même si à notre  époque, il nous reste tout de même plus de chances de découvrir  l&#8217;hypogée cachée d&#8217;un Toutankhamon plutôt que les jardins suspendus de  Babylone ou le temple d&#8217;Ishtar de Marduk, l&#8217;éventail des possibles reste  franchement étendu, même si nous savons que l&#8217;archéologie est une  science qui finira par mourir doucement ; en effet, le nombre de  découvertes possibles risque d&#8217;aller en s&#8217;amenuisant, les découvertes se  succédant et la conservation des éléments de fouilles non découverts  risquant finalement de ne pas être exploitable ou tout simplement  disparaître. Cette science porte en elle un drame : celui de devoir sans  cesse découvrir des restes d&#8217;une civilisation. Même si l&#8217;archéologue a  une vision positive de la découverte, le profane est toujours déçu de  découvrir le délabrement. Sauf&#8230; sauf dans quelques cas, où l&#8217;on se  demande encore comment les objets ont pu nous arriver dans un tel état  de conservation.</p>
<p>En France, la dernière découverte de taille a été faite en <a title="Arles" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arles">Arles</a>,  grande cité romaine au passé riche. On a trouvé dans le Rhône, immense  dispensateur de trésors qui n&#8217;ont certainement pas tous été mis à jour,  une tête de Jules César en marbre, grandeur nature et réalisée de son  vivant. On estime que c&#8217;est le portrait le plus réaliste de l&#8217;empereur,  un portrait au regard dur et froid, à la calvitie naissante.</p>
<p><img title="Jules César - Arles" src="../wp-content/uploads/2011/04/Jules-C%C3%A9sar-Arles.jpg" alt="" width="1018" height="800" /></p>
<h3>Le mithraeum d&#8217;Angers</h3>
<p>Si l&#8217;événement a été beaucoup moins médiatisé, car beaucoup moins spectaculaire, il n&#8217;en reste pas moins <a title="Fouilles du temple de Mithra à Angers" href="http://musees.angers.fr/expositions/expositions-en-cours/les-fouilles-du-temple-de-mithra-a-angers-2010/index.html">une découverte d&#8217;importance</a>. Sur le territoire de la ville d&#8217;Angers, a été mis à jour les restes d&#8217;un <strong>mithraeum</strong> (pluriel mithraea), un temple cultuel dédié au Dieu Mithra, une divinité d&#8217;origine indo-iranienne dont le culte est très développé à l&#8217;époque romaine et très largement diffusé sur le territoire des conquêtes. On le sait peu, mais le <a title="Culte de Mithra" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Culte_de_Mithra">Culte de Mithra</a>, culte ésotérique accessible par cooptation, fut pendant quelques temps  un concurrent sérieux du christianisme avant d&#8217;être interdit, comme tous  les autres cultes païens en 391 par l&#8217;<a title="édit de Théodose" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89dit_de_Th%C3%A9odose">édit de Théodose</a>. Mais pourquoi des traces de ce culte à Angers, si loin de son lieu de naissance ? <a title="Mithra" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mithra">Mithra</a> est un dieu guerrier dont le culte s&#8217;est surtout développé chez les légionnaires romains. Passablement suspect, il n&#8217;était pas de bon ton, dans une Rome qui avait adopté le christianisme comme religion d&#8217;état de  se déclarer mithraïste. Aussi, les lieux de culte étaient-ils  généralement enfouis sous terre, exigus, confinés et ne pouvaient que  rarement recevoir plus de quarante personnes à la fois. <a title="Inrap" href="http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Ressources/Reportages-videos/Les-derniers-reportages/p-10265-Un-temple-dedie-au-dieu-Mithra-a-Angers.htm">La découverte d&#8217;un de ce lieux à Angers </a>marque les progressions de l&#8217;expansion de ce culte sur le continent, qu&#8217;on retrouve en réalité jusqu&#8217;à <a title="London Mithraeum" href="http://en.wikipedia.org/wiki/London_Mithraeum">Londres</a>.</p>
<p><a href="http://www.angersmag.info/Le-dieu-Mithra-au-Musee-des-Beaux-Arts_a2409.html"><img class="aligncenter" title="mithraeum angers" src="../wp-content/uploads/2011/04/mithraeum-angers.jpg" alt="mithraeum angers" width="520" height="520" /></a></p>
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		<title>Yerebatan Sarnıcı</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Apr 2011 06:52:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romuald</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[La Yerebatan Sarnıcı (la citerne enfouie sous terre), également connue sous le nom grec de Basilikè kinstérnè (Βασιλικὴ κινστέρνη) est un lieu étrange situé sous les pieds d&#8217;Istanbul, ou plutôt de Constantinople. On dit souvent de cette « citerne basilique » que &#8230; <a href="http://theswedishparrot.com/yerebatan-sarnici/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La <a title="Citerne Basilique (Yerebatan Sarnıcı)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Citerne_Basilique_%28Yerebatan_Sarn%C4%B1c%C4%B1%29">Yerebatan Sarnıcı</a> (la citerne enfouie sous terre), également connue sous le nom grec de <em>Basilikè kinstérnè (</em>Βασιλικὴ κινστέρνη) est un lieu étrange situé sous les pieds d&#8217;Istanbul, ou plutôt de Constantinople. On dit souvent de cette « citerne basilique » que c&#8217;est le monument, en dehors de la cathédrale Sainte-Sophie, qui mérite le plus l&#8217;attention des touristes (ce qui n&#8217;est pas forcément un label de référence). En l&#8217;occurrence, cette citerne avait exactement le même rôle que le <a title="réservoir de Montsouris" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9servoir_de_Montsouris">réservoir de Montsouris</a> à Paris. C&#8217;est l&#8217;empereur Justinien qui décida la construction en 532 de cette citerne si grande qu&#8217;on l&#8217;appelle <strong><em>Basilikè</em></strong>, afin de contenir les eaux pluviales hivernales en surabondance pour les stocker pour les périodes plus sèches. Cette spécificité du climat turc et l&#8217;absence de cours d&#8217;eau souterrain permettant l&#8217;apport suffisant en eau courante a été à l&#8217;origine du creusement de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Citernes_de_Constantinople">plusieurs citernes</a> sous le sol de la ville ; on pouvait autrefois en dénombrer environ quatre-vingt dont la capacité totale devait avoisiner 900 000 m<sup>3</sup> pour les citernes à ciel ouvert et 160 000 m<sup>3</sup> pour les souterraine. La capacité de la citerne Yerebatan Sarnıcı, la plus importante parmi les souterraines est de 78 000 m<sup>3 </sup>(138 x 64,6 m) tandis que celle d&#8217;Aétius, à ciel ouvert, mesurait 244 m sur 85 m, pour une profondeur de 14 m environ et une capacité évaluée à 250 ou 300 000 m<sup>3</sup>.</p>
<p>Une des curiosités de ce lieu étrange, est l&#8217;utilisation de futs monolithiques et de chapiteaux de colonnes corinthiens en remploi. Deux des trois-cents trente-six colonnes reposent sur d&#8217;énormes blocs rectangulaires taillés représentant la gorgone <a title="Méduse (mythologie)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9duse_%28mythologie%29">Méduse</a>. Personne ne sait pourquoi ils sont là, ni quelle est leur signification et surtout pourquoi l&#8217;<a href="http://www.flickr.com/photos/the-jedi/542568772/">un de ces blocs est renversé</a> et l&#8217;<a href="http://www.flickr.com/photos/the-jedi/542680755/">autre de côté</a>. On visite ce lieu parfaitement hors du commun, et dont l&#8217;ambiance donne réellement l&#8217;impression qu&#8217;on se trouve dans quelque lieu saint, avec des bottes.</p>
<p>Localisation sur <a title="Yerebatan Sarnıcı" href="http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&amp;hl=fr&amp;msa=0&amp;msid=205698872272804807607.00047408d64edb3254246&amp;ll=41.008322,28.977621&amp;spn=0.005821,0.013937&amp;t=h&amp;z=17&amp;iwloc=0004a1a57bb0bd93948a5">Google Maps</a>.</p>
<p><a title="Istanbul - Citerne basilique - 19-10-2008 - 10h30 by Panoramas, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/ranopamas/2989165690/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3167/2989165690_d069726732_z.jpg" alt="Istanbul - Citerne basilique - 19-10-2008 - 10h30" width="640" height="640" /></a></p>
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