<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>The Swedish Parrot &#187; Histoires de gens</title>
	<atom:link href="http://theswedishparrot.com/category/histoires-de-gens/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://theswedishparrot.com</link>
	<description>Spirit of wanderlust</description>
	<lastBuildDate>Thu, 29 Jul 2010 09:31:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.1</generator>
		<item>
		<title>L&#8217;excuse et l&#8217;offense</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/lexcuse-et-loffense/</link>
		<comments>http://theswedishparrot.com/lexcuse-et-loffense/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 08:32:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Perroquet Suédois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[Livres et carnets]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theswedishparrot.com/?p=3391</guid>
		<description><![CDATA[Nasr Eddin Hodja ne prend pas de vacances. Au contraire, il est toujours d&#8217;attaque&#8230; Photo © Turkish Cultural Foundation Nasr Eddin a été invité par un marchand qui voudrait se targuer dans la ville de l&#8217;avoir eu à sa table. Le Hodja a accepté car la femme de cet homme a la réputation d&#8217;être très [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nasr Eddin Hodja ne prend pas de vacances. Au contraire, il est toujours d&#8217;attaque&#8230;</p>
<p><a href="http://www.turkishculture.org/applied-arts/wood-artwork-153.htm"><img class="aligncenter size-full wp-image-3403" title="turkish art" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/turkish-art.jpg" alt="" width="450" height="309" /></a>
<p class="wp-caption-text">Photo © <a href="http://www.turkishculture.org/">Turkish Cultural Foundation</a></p>
<blockquote><p>Nasr Eddin a été invité par un marchand qui voudrait se targuer dans la ville de l&#8217;avoir eu à sa table. Le Hodja a accepté car la femme de cet homme a la réputation d&#8217;être très belle et de faire admirablement la cuisine.<br />
A la fin d&#8217;un succulent repas, quand on en est à se laver les mains, le marchand interpelle son hôte&#160;:<br />
— Ô Nasr Eddin&#160;! Toi qui as des lumières sur toute chose, dis-moi si à ton avis il y a des excuses qui blessent plus que l&#8217;offense.<br />
Nasr Eddin ne répond pas mais sans crier gare il lui administre une formidable claque sur le cul.<br />
— Par Allah&#160;! fais l&#8217;autre en sursautant, tu as perdu la tête&#160;!<br />
— Je te présente mes excuses, dit Nasr Eddin l&#8217;air confus, j&#8217;ai cru que c&#8217;était les fesses de ton épouse.</p></blockquote>
<p><em>Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja</em>,<br />
trad. <strong>J.-L. Maunoury</strong>, Phébus Libretto, 1990</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theswedishparrot.com/lexcuse-et-loffense/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le manuscrit trouvé à Sarragosse de Jean Potocki</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/le-manuscrit-trouve-a-sarragosse-de-jean-potocki/</link>
		<comments>http://theswedishparrot.com/le-manuscrit-trouve-a-sarragosse-de-jean-potocki/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 11:51:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Perroquet Suédois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[Livres et carnets]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[folie]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[occultisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theswedishparrot.com/?p=3341</guid>
		<description><![CDATA[Il y avait bien longtemps que je n&#8217;avais partagé mes lectures. Aussi, voici un des derniers titres que j&#8217;ai lu, une œuvre étrange et bigarrée. Lire le Le manuscrit trouvé à Sarragosse de Jean Potocki, c&#8217;est à la fois plonger dans un univers fantastique coloré tel qu&#8217;on peut encore se le représenter dans les films [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y avait bien longtemps que je n&#8217;avais partagé mes lectures. Aussi, voici un des derniers titres que j&#8217;ai lu, une œuvre étrange et bigarrée. Lire le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuscrit_trouv%C3%A9_%C3%A0_Saragosse">Le manuscrit trouvé à Sarragosse</a> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Potocki">Jean Potocki</a>, c&#8217;est à la fois plonger dans un univers fantastique coloré tel qu&#8217;on peut encore se le représenter dans les films de Sindbad le marin où l&#8217;on pouvait voir exceller les effets spéciaux de Ray Harryhausen, et c&#8217;est aussi se retrouver dans les pages fleuries d&#8217;un grand roman d&#8217;aventure comme savait par exemple en composer <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Louis_Stevenson">Robert Louis Stevenson</a>. La première des analogies à laquelle j&#8217;ai d&#8217;ailleurs pensé fait référence aux <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nouvelles_mille_et_une_nuits">Nouvelles mille et une nuits</a> où l&#8217;on voit évoluer dans les nuits moites des grandes capitales européennes la silhouette fine du Prince Florizel de Bohême et de son Grand Écuyer, le colonel Geraldine.<br />
Voici ce qu&#8217;on peut en lire sur Wikipedia:</p>
<p><span style="font-size: small;"><em>Roman somme, le chef-d’œuvre de Potocki, tardivement découvert en France, a déjà fait couler beaucoup d’encre. Considéré par <a title="Roger Caillois" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Caillois">Roger Caillois</a> et les surréalistes comme un des précurseurs de l’esthétique fantastique, il a longtemps été présenté aux lecteurs sous cet angle. <a title="Tzvetan Todorov" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tzvetan_Todorov">Tzvetan Todorov</a>, dans son </em><em>Introduction à la littérature fantastique le désigne même comme le roman modèle de ce qu’il nomme le </em><em>fantastique-étrange.<br />
Mais les travaux plus récents et, surtout, la version complète du  roman montrent que celui-ci va beaucoup plus loin. En effet, il  n’emprunte pas seulement à la littérature gothique et fantastique mais explore aussi les voies du roman d&#8217;apprentissage, du roman libertin, du roman à tiroirs, philosophique, picaresque, et la liste est longue. Pour les chercheurs actuels, comme Dominique Triaire ou François Rosset, le </em><em>Manuscrit trouvé à Saragosse est, plus qu’un livre fantastique, un roman sur le discours et sur le roman lui-même.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Jan Potocki" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/Jan_Potocki.png" alt="" width="400" height="493" /></p>
<p>Ce qui frappe au premier abord dans ce livre écrit en français, c&#8217;est la richesse du vocabulaire et des images créées. On s&#8217;étonne aussi du ton libertin qu&#8217;on ne retrouve à l&#8217;époque que dans les écrits d&#8217;un Sade. Le livre commence  par un avertissement de l&#8217;auteur qui tient lieu d&#8217;introduction car ce fameux manuscrit trouvé l&#8217;est par un officier emprisonné dont le geôlier est un parent du narrateur, un certain Alphonse Van Worden. Le récit s&#8217;écrit ensuite sur le modèle des Mille et une nuits, dans le style dit du &#8220;conte enchâssé&#8221; par lequel l&#8217;histoire se déroule lorsqu&#8217;une histoire est racontée par un protagoniste et dans lequel le personnage raconte lui-même une histoire, etc.</p>
<blockquote><p>Le souper ne fut point gai et je ma hâtai de souhaiter le bonsoir à mes cousines. J&#8217;espérais les revoir dans ma chambre à coucher et réussir mieux à dissiper leur mélancolie.<br />
Elles y vinrent aussi plus tôt que de coutume, et, pour comble de plaisir, elles avaient inleurs ceintures dans leurs mains. Cet emblème n&#8217;était pas difficile à comprendre. Cependant Émina prit la peine de me l&#8217;expliquer. Elle me dit&#160;:<br />
— Cher Alphonse, vous n&#8217;avez point mis de borne à votre dévouement pour nous, nous ne voulons point en mettre à notre reconnaissance. Peut-être allons-nous être séparés pour toujours. Ce serait pour d&#8217;autres femmes, un motif d&#8217;être sévères, mais nous voulons vivre dans votre souvenir et, si les femmes que vous verrez à Madrid l&#8217;emportent sur nous pour les charmes de l&#8217;esprit et de la figure, elles n&#8217;auront du moins pas l&#8217;avantage de vous paraître plus tendres ou plus passionnées. Cependant, mon Alphonse, il faut encore que vous nous renouveliez le serment que vous avez déjà fait de ne point nous trahir, et jurez encore de ne pas croire le mal que l&#8217;on vous dira de nous.<br />
Je ne pus m&#8217;empêcher de rire un peu de la dernière clause, mais je promis ce qu&#8217;on voulut et j&#8217;en fus récompensé par les plus douces caresses.</p></blockquote>
<p>Le roman de Potocki fait appel à toutes les figures possibles du genre fantastique&#160;; histoires de revenants, exorcisme, folie démoniaque, ésotérisme. On voit également apparaître des Gitans ou des kabbalistes, ce qui confère à l&#8217;ensemble une coloration qui le fait pencher du côté du roman initiatique. Mais avant tout, c&#8217;est un grand roman d&#8217;aventure un peu confus et difficile à suivre, mais d&#8217;une écriture limpide qui le rend agréable.</p>
<blockquote><p>» Mais tel n&#8217;était point le fils unique du prévôt, Messire Thibaut de la Jacquière, guidon des hommes d&#8217;armes du roi. Gentil soudard et friand de la lame, grand pipeur de fillettes, rafleur de dés, casseur de vitres, briseur de lanternes, jureur et sacreur. Arrêtant maintes fois le bourgeois dans la rue pour troquer son vieux manteau contre un tout neuf, et son feutre usé contre un meilleur. Si bien qu&#8217;il n&#8217;était bruit que de Messire Thibaud, tant à Paris, qu&#8217;à Blois, Fontainebleau, et autres séjours du roi. Or donc, il advint que notre bon Sire de sainte mémoire François I<sup>er</sup> fut enfin marri des déportements du jeune sousdrille, et le renvoya à Lyon, afin d&#8217;y faire pénitence, dans la maison de son père, le bon prévôt de La Jacquière, qui demeurait pour lors au coin de la place de Bellecour, à l&#8217;entrée de la rue Saint-Ramond.<br />
» Le jeune Thibaud fut reçu dans la maison paternelle avec autant de joie que s&#8217;il y fût arrivé chargé de toutes les indulgences de Rome. Non seulement on tua pour lui le veau gras, mais le bon prévôt donna à ses amis un banquet qui coûta plus d&#8217;écus d&#8217;or qu&#8217;il ne s&#8217;y trouva de convives. On fit plus. On but à la santé du jeune gars, et chacun lui souhaita sagesse et résipiscence. Mais ces vœux charitables lui déplurent. Il prit sur la table une tasse d&#8217;or, la remplit de vin, et dit&#160;: «&#160;Sacre mort du grand diable, je lui veux dans ce vin bailler mon sang et mon âme, si je jamais je deviens plus homme de bien que je ne suis.&#160;» Ces affreuses paroles firent dresser les cheveux à la tête des convives. Ils se signèrent et quelques-uns se levèrent de table.</p></blockquote>
<p>Le cinéaste <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wojciech_Has">Wojciech Jerzy Has</a> en fit une adaptation cinématographique en 1965, qu&#8217;on peut encore trouver dans le repli de la couverture de l&#8217;édition limitée éditée chez <a href="http://livre.fnac.com/a1311305/Jan-Potocki-Le-manuscrit-trouve-a-Saragosse">Tel Gallimard</a>.<br />
L&#8217;étrangeté de l&#8217;œuvre tient à la personnalité complexe du personnage de Potocki, homme très instruit, ancien militaire et homme politique, subtilement lettré, certainement Franc-maçon, il écrivit de superbes carnets de voyage et posa les fondements de l&#8217;ethnologie. Son caractère complexe et passionné aura raison de lui et il sombrera dans une douce folie qui le mènera à sa perte pour le moins horrible, racontée par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Caillois">Roger Caillois</a>.</p>
<blockquote><p>En 1812, il se retire dans sa propriété de Uladowka, en Podolie, d&#8217;où il ne sort que pour travailler dans la bibliothèque de Krzemieniec. Il est neurasthénique, en proie à de fréquentes dépressions nerveuses, souffrant en outre de très douloureuses névralgies. Dans ces accès de mélancolie, il lime la boule d&#8217;argent qui surmonte le couvercle de sa théière. Le 20 novembre 1815, elle est à la dimension voulue. Une tradition veut qu&#8217;il l&#8217;ait fait bénir par le chapelain de son domaine (dérision ou concession, on ne sait). Il la glisse alors dans le canon de son pistolet et se fait sauter la cervelle. Les murs de la pièce en sont tout éclaboussés.</p></blockquote>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Liens</span></strong>:</p>
<ul>
<li><a href="http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article328">préface de <em>Jean Potocki&#160;: voyage lointain</em></a>, par Aleksandra Kroh</li>
<li><a href="http://archive.filmdeculte.com/video/video.php?id=228">article sur le film de Has</a></li>
<li><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/notes.pdf">Dossier de presse de Malavida films</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theswedishparrot.com/le-manuscrit-trouve-a-sarragosse-de-jean-potocki/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le corps merveilleux de Galswinthe</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/le-corps-merveilleux-de-galswinthe/</link>
		<comments>http://theswedishparrot.com/le-corps-merveilleux-de-galswinthe/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 13:31:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Perroquet Suédois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theswedishparrot.com/?p=3304</guid>
		<description><![CDATA[Galswinthe, fille d&#8217;Athanagild, roi des Wisigoths d&#8217;Hispanie,  a vécu au VIème siècle, était reine des Francs et de Neustrie et femme du roi mérovingien Chilpéric Ier. Son nom signifie en gothique «&#160;Énergique dans la foi&#160;» et l&#8217;on trouve son nom orthographié sous les formes Galsuintha, Gailesuinda et Gelesuinta. Son histoire, tragique, c&#8217;est l&#8217;évêque Grégoire de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/meurtre_de_la_reine_galswinthe_philastre_fils.jpg" rel="lightbox[3304]"><img class="aligncenter size-large wp-image-3305" title="meurtre_de_la_reine_galswinthe_philastre_fils" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/meurtre_de_la_reine_galswinthe_philastre_fils-1024x926.jpg" alt="" width="1024" height="926" /></a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Galswinthe">Galswinthe</a>, fille d&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Athanagild">Athanagild</a>, roi des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wisigoths">Wisigoths</a> d&#8217;Hispanie,  a vécu au VI<sup>ème</sup> siècle, était reine des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Francs">Francs</a> et de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Neustrie">Neustrie</a> et femme du roi mérovingien <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chilp%C3%A9ric_Ier_%28Neustrie%29">Chilpéric I<sup>er</sup></a>. Son nom signifie en gothique «&#160;Énergique dans la foi&#160;» et l&#8217;on trouve son nom orthographié sous les formes <em>Galsuintha</em>, <em>Gailesuinda</em> et<em> Gelesuinta</em>.</p>
<p>Son histoire, tragique, c&#8217;est l&#8217;évêque <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_de_Tours">Grégoire de Tours</a> qui nous la raconte (<a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Histoires_%28Gr%C3%A9goire_de_Tours%29"><em>Histoire des Francs</em></a>, livre IV, 28, 592 - traduction  Robert Latouche.)</p>
<blockquote><p>Ce que voyant le roi Chilpéric demanda sa sœur Galswinthe bien qu&#8217;il eût déjà plusieurs épouses&#160;; il fit promettre par les ambassadeurs qu&#8217;il  délaisserait les autres pour peu qu&#8217;il méritât d&#8217;avoir une femme digne  de lui et de souche royale. Le père, accueillant ces promesses, lui  envoya sa fille comme il avait fait pour sa précédente avec de grandes  richesses, car Galswinthe était plus âgée que Brunehilde. Lorsqu&#8217;elle  fut arrivée chez le roi Chilpéric, elle fut accueillie avec beaucoup  d&#8217;honneurs et associée à lui par le mariage. Il éprouvait aussi pour  elle un grand amour, car elle avait apporté avec elle de grands trésors.  Mais son amour pour Frédégonde qu&#8217;il avait eue auparavant comme femme  provoqua entre eux un grand différent. Elle avait déjà été convertie à  la foi catholique et ointe de chrême. Or comme elle se plaignait  constamment au roi d&#8217;avoir à supporter des injures et de ne jouir auprès  de lui d&#8217;aucune considération, elle demanda la permission de rentrer  librement dans sa patrie en laissant les trésors qu&#8217;elle avait apportés  avec elle. Le roi feignant de nier la chose, l&#8217;apaisa par de douces  paroles. Finalement il la fit égorger par un esclave et on la trouva  morte dans son lit. [&#8230;] Quant au roi, après avoir pleuré la morte, il  reprit après quelques jours Frédégonde qu&#8217;il épousa [&#8230;].</p>
</blockquote>
<p>En l&#8217;occurrence, si la reine Galswinthe a connu des déboires qui ne l&#8217;ont pas pour autant inscrite en haut du tableau, je ne suis pas pour autant insensible au tableau d&#8217;Eugène Philastre fils, un peintre mineur à peu près inconnu dont la plus grande œuvre est conservée au musée de Soissons&#8230; Le tableau est un peu pompier, et son état de conservation laisse à désirer, mais en y regardant de plus près, on découvre un vrai trésor&#160;; le corps de Galswinthe. Rarement on a représenté le corps d&#8217;une femme en peinture avec autant d&#8217;expression, à tel point qu&#8217;on pourrait presque le sortir du cadre et le faire poser pour un photographe moderne. Le traitement du mouvement, le torse en avant, bombé par le manque d&#8217;air, un bras replié sur la main qui lui enserre le cou, l&#8217;autre lâchement ballante&#160;; tout indique que déjà elle s&#8217;abandonne à la mort. Le regard de la reine est déjà vide et ses lèvres entr&#8217;ouvertes laissent supposer qu&#8217;elle est en train de rendre son dernier souffle. Pourtant dans cette mort, on y voit — peut-être le fantasme du peintre* — une carnation claire, une peau parcourue par une chair de poule que l&#8217;on peut voir fleurir jusque sur le sein dont l&#8217;aréole est tendue, le pubis est projeté en avant, une jambe allongée, l&#8217;autre repliée, tout veut nous faire croire qu&#8217;elle se débat pour ne pas mourir. En réalité, je me pose la question de savoir si le peintre ne s&#8217;est pas exprimé de telle sorte que son modèle est plutôt perdu dans les affres du plaisir que dans la torture d&#8217;une mort naissante. On aurait voulu évoquer le vulgaire meurtre d&#8217;une reine qu&#8217;on y serait certainement allé avec un peu plus d&#8217;emphase et de manières&#8230; Mais je me trompe peut-être.</p>
<p>* Non, pas le mien&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theswedishparrot.com/le-corps-merveilleux-de-galswinthe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les os d&#8217;Édouard et le tambourin de Jean</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/les-os-dedouard-et-le-tambourin-de-jean/</link>
		<comments>http://theswedishparrot.com/les-os-dedouard-et-le-tambourin-de-jean/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 06:57:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Perroquet Suédois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[Livres et carnets]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theswedishparrot.com/?p=3275</guid>
		<description><![CDATA[Édouard Ier, roi d&#8217;Angleterre, ayant expérimenté dans les longues guerres entre lui-même et Robert, roi d&#8217;Écosse, combien sa présence donnait d&#8217;avantage à ses affaires, attribuant toujours la victoire au fait qu&#8217;il menait l&#8217;entreprise en personne, [parvenu à] l&#8217;heure de sa mort, fit prendre à son fils, par serment solennel, l&#8217;engagement de faire bouillir son corps, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://saint-romans.forumactif.biz/societe-f4/livre-chroniques-de-france-t13.htm"><img class="aligncenter size-full wp-image-3277" title="Hommage d'Édouard Ier à Philippe le Bel" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/Hommage-dÉdouard-Ier-à-Philippe-le-Bel.jpg" alt="" width="482" height="600" /></a></p>
<blockquote><p>Édouard I<sup>er</sup>, roi d&#8217;Angleterre, ayant expérimenté dans les longues guerres entre lui-même et Robert, roi d&#8217;Écosse, combien sa présence donnait d&#8217;avantage à ses affaires, attribuant toujours la victoire au fait qu&#8217;il menait l&#8217;entreprise en personne, [parvenu à] l&#8217;heure de sa mort, fit prendre à son fils, par serment solennel, l&#8217;engagement de faire bouillir son corps, quand il serait trépassé, pour séparer la chair des os et de la faire enterrer&#160;; quand aux os, il devait les conserver pour les emporter avec lui, dans son armée, toutes les fois qu&#8217;il lui arriverait d&#8217;avoir une guerre contre les Écossais, comme si la destinée avait fatalement attaché la victoire à ses membres.<br />
Jean Ziska, qui troubla la Bohème pour défendre les erreurs de Wycliffle, voulut qu&#8217;on l&#8217;écorchât après sa mort et que de sa peau on fît un tambourin pour porter à la guerre contre ses ennemis&#160;: il estimait que cela contribuerait à continuer les avantages qu&#8217;il avait eus dans les guerres qu&#8217;il avait conduites contre eux.</p></blockquote>
<p><strong>Michel de Montaigne</strong>, Les Essais<br />
Livre I, Chapitre III, Collection Quarto Gallimard</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theswedishparrot.com/les-os-dedouard-et-le-tambourin-de-jean/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Avant que la terre ne dessine mollement ta forme de sa main fouisseuse</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/avant-que-la-terre-ne-dessine-mollement-ta-forme-de-sa-main-fouisseuse/</link>
		<comments>http://theswedishparrot.com/avant-que-la-terre-ne-dessine-mollement-ta-forme-de-sa-main-fouisseuse/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 16 Jul 2010 09:28:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Perroquet Suédois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[Livres et carnets]]></category>
		<category><![CDATA[désert]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theswedishparrot.com/?p=3247</guid>
		<description><![CDATA[Dès la première lecture, certaines dédicaces vous promettent des voyages dont on ne revient pas indemnes. Pour la deuxième fois de ma vie, je tente de me replonger dans les lignes sombres de Les sept piliers de la sagesse, l&#8217;œuvre sublime de Thomas Edward Lawrence dont j&#8217;ai interrompu la lecture la première fois parce que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dès la première lecture, certaines dédicaces vous promettent des voyages dont on ne revient pas indemnes. Pour la deuxième fois de ma vie, je tente de me replonger dans les lignes sombres de <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Sept_Piliers_de_la_sagesse">Les sept piliers de la sagesse</a></em>, l&#8217;œuvre sublime de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Edward_Lawrence">Thomas Edward Lawrence</a> dont j&#8217;ai interrompu la lecture la première fois parce que j&#8217;ai donné mon livre à un ami. J&#8217;en avais oublié la dédicace, poème superbe écrit par l&#8217;auteur à l&#8217;attention d&#8217;un ami disparu (certainement <em>Sheikh Ahmed</em> connu aussi sous le nom de <em>Dahoum</em>), un texte en forme de programme qui donne toute l&#8217;envergure du personnage, à la fois passionné, mégalomane très certainement et chargé d&#8217;une puissance à la hauteur du désert qui l&#8217;accompagna une partie de sa vie. Sur ce visage solaire, rayonnant, figé, ne transparurent jamais les scarifications d&#8217;une souffrance intérieure qui ne put être soulagée que dans les mots de cette œuvre magistrale, et dans une vie en tous points marginale, qui se termina au détour d&#8217;un virage sur la moto qu&#8217;il avait surnommé George VII, alors qu&#8217;il tentait d&#8217;éviter deux cyclistes.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/te_lawrence.jpg" rel="lightbox[3247]"><img class="aligncenter size-full wp-image-3252" title="Thomas Edward Lawrence sur sa moto" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/te_lawrence.jpg" alt="" width="350" height="512" /></a></p>
<p style="text-align: right;">à S.A.</p>
<blockquote><p>Parce que je t&#8217;aimais<br />
J&#8217;ai pris dans mes mains ces marées d&#8217;hommes&#160;;<br />
Avec les étoiles qui le sillonnaient,<br />
Sur le ciel, j&#8217;écrivis ma volonté.<br />
A ce prix, j&#8217;obtins pour toi la liberté,<br />
Demeure sacrée aux sept piliers&#160;:<br />
Ainsi tes yeux brillaient-ils pour moi<br />
A mon arrivée.</p>
<p>En route j&#8217;eus pour servante la mort.<br />
Nous approchâmes et t&#8217;aperçûmes qui attendais.<br />
A la vue de ton sourire, pleine d&#8217;envie et de larmes,<br />
Elle me devança, te prit à part,<br />
Te fit pénétrer dans sa paix.</p>
<p>L&#8217;amour, las du chemin, aveugle, s&#8217;avança vers toi pour te toucher,<br />
Notre salaire en ce bref instant,<br />
Avant que la terre ne dessine mollement<br />
Ta forme de sa main fouisseuse,<br />
Que les vers sans yeux ne s&#8217;engraissent de ton corps.</p>
<p>A la prière des hommes j&#8217;édifiai notre œuvre,<br />
La maison inviolée,<br />
En souvenir de toi.<br />
Pourtant je mis en pièces ce monument indigne<br />
Avant de l&#8217;achever.<br />
Voici que maintenant les créatures infimes, timidement sortent<br />
Se hourder des masures<br />
Dans l&#8217;ombre souillée de mon offrande.</p></blockquote>
<p><strong>Thomas Edward Lawrence</strong>, les sept piliers de la sagesse<br />
Traduction de Renée et André Guillaume, Livre de Poche collection Pochotèque<br />
<span id="more-3247"></span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Texte original</span>:</p>
<p>I loved you, so I drew these tides of men into my hands<br />
and wrote my will across the sky in stars<br />
To earn you Freedom, the seven-pillared worthy house,<br />
that your eyes might be shining for me<br />
When we came.</p>
<p>Death seemed my servant on the road, till we were near<br />
and saw you waiting:<br />
When you smiled, and in sorrowful envy he outran me<br />
and took you apart:<br />
Into his quietness.</p>
<p>Love, the way-weary, groped to your body, our brief wage<br />
ours for the moment<br />
Before earth&#8217;s soft hand explored your shape, and the blind<br />
worms grew fat upon<br />
Your substance.</p>
<p>Men prayed me that I set our work, the inviolate house,<br />
as a menory of you.<br />
But for fit monument I shattered it, unfinished: and now<br />
The little things creep out to patch themselves hovels<br />
in the marred shadow<br />
Of your gift.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theswedishparrot.com/avant-que-la-terre-ne-dessine-mollement-ta-forme-de-sa-main-fouisseuse/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le monde souterrain de Qin Shi Huangdi</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/le-monde-souterrain-de-qin-shi-huangdi/</link>
		<comments>http://theswedishparrot.com/le-monde-souterrain-de-qin-shi-huangdi/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 12:53:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Perroquet Suédois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[chine]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theswedishparrot.com/?p=3239</guid>
		<description><![CDATA[Si les chroniques de l&#8217;époque sont exactes, le terrible empereur gisait dans sa tombe, sous mes pieds, entouré de ses épouses exécutées et au milieu d&#8217;une reproduction à l&#8217;identique de son empire — modèle vaste et compliqué, sillonné de rivières de vif-argent et animé par d&#8217;invisibles mécaniques. Sept cents mille ouvriers, dit-on, avaient trimé sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Si les chroniques de l&#8217;époque sont exactes, le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Qin_Shi_Huang">terrible empereur</a> gisait <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mausol%C3%A9e_de_l%27empereur_Qin">dans sa tombe</a>, sous mes pieds, entouré de ses épouses exécutées et au milieu d&#8217;une reproduction à l&#8217;identique de son empire — modèle vaste et compliqué, sillonné de rivières de vif-argent et animé par d&#8217;invisibles mécaniques. Sept cents mille ouvriers, dit-on, avaient trimé sur ce mausolée au cours des dernières années de son règne et, à l&#8217;achèvement de l&#8217;ouvrage, ceux qui en savaient trop avaient été emmurés dedans au moyen de portes de pierre qui s&#8217;abaissaient d&#8217;elles-mêmes. Dans la chambre funéraire, parmi des montagnes sculptées dans le cuivre et des villes de pierres précieuses, l&#8217;empereur navigue dans un cercueil en forme de barque, sur une rivière de mercure qui débouche dans une mer du même métal, sous un ciel de nuit constellé de perles.</p></blockquote>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3240" title="Archer de Qin Shi Huangdi" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/archer-de-Qin-Shi-Huangdi.jpg" alt="" width="333" height="446" />
<p class="wp-caption-text">Archer de Qin Shi Huangdi</p>
<blockquote><p>Ainsi il s&#8217;était ménagé dans la mort un royaume miroir autonome, une maîtrise parfaite. Ses cités de gemmes bâties pour l&#8217;éternité faisaient écho au statisme des cieux. Des portes et des passages intérieurs, secrètement protégés par des arquebuses armées et pointées dessus, scellaient les frontières de son état posthume. Il avait emmuré le passé et l&#8217;avenir. Ses ancêtres, comme ceux de l&#8217;Empereur jaune, avaient sans doute été des barbares, et pourtant c&#8217;est de lui que la Chine tient son nom. Les lampes de graisse de phoque qui éclairaient sa tombe devaient, paraît-il, brûler à jamais.</p></blockquote>
<p><strong>Colin Thubron</strong>, L&#8217;ombre de la route de la soie<br />
Folio, 2006, p39</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theswedishparrot.com/le-monde-souterrain-de-qin-shi-huangdi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La légende d&#8217;Alexandre jusqu&#8217;au Gandhāra</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/la-legende-dalexandre-jusquau-gandhara/</link>
		<comments>http://theswedishparrot.com/la-legende-dalexandre-jusquau-gandhara/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 15:07:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Perroquet Suédois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[Sur les portulans]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theswedishparrot.com/?p=3177</guid>
		<description><![CDATA[Il se tient en ce moment au musée Guimet une exposition tout à fait magique sur l&#8217;art du Gandhāra, cet étrange chose qui s&#8217;est étendue dans les plaines du Pakistan et de l&#8217;Afghanistan, dans les vallées de la Swât et de la Kâboul. L&#8217;art du Gandhāra est un syncrétisme dans lequel les formes de l&#8217;hindouisme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il se tient en ce moment au musée <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_national_des_Arts_asiatiques-Guimet">Guimet</a> une exposition tout à fait magique sur l&#8217;art du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gandh%C3%A2ra">Gandhāra</a>, cet étrange chose qui s&#8217;est étendue dans les plaines du Pakistan et de l&#8217;Afghanistan, dans les vallées de la Swât et de la Kâboul. L&#8217;art du Gandhāra est un syncrétisme dans lequel les formes de l&#8217;hindouisme et du bouddhisme se sont développées sur des sources artistiques grecques et moyen-orientales. L&#8217;art sculptural qui en émane est un des seuls reliquats de cette civilisation qui a vu son heure de gloire au I<sup>er</sup> siècle et qui a disparu sous la brutalité des invasions des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shvetah%C3%BBna">Huns Shvetahūna </a>.</p>
<p>Étrangement, celui par lequel ces influences se sont frayées un chemin jusqu&#8217;au delta du Gange est le plus grand conquérant de tous les temps, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand">Alexandre</a>, fils de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_II_de_Mac%C3%A9doine">Philippe II</a>, roi de Macédoine et qui a parcouru le monde jusqu&#8217;aux rives du fleuve sacré. L&#8217;histoire de ce personnage mythique est maculée d&#8217;une série de légendes qui seront portées jusqu&#8217;au Moyen-Âge sous forme de récit épique et fortement romancé, dans lequel tout est fait pour magnifier l&#8217;homme qui selon la légende finit empoisonné alors qu&#8217;il périra en fait à Babylone, terrassé par la malaria.<br />
C&#8217;est ce texte qu&#8217;a traduit et commenté <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lacarri%C3%A8re_%28%C3%A9crivain%29">Jacques Lacarrière</a> dans <em>la Légende d&#8217;Alexandre</em> pour transcrire la vision que l&#8217;homme a véhiculé au travers des siècles. La réalité est moins belle&#160;; Alexandre, malgré sa jeunesse et sa fougue, ressemblait plus à une brute avinée et orgueilleuse qu&#8217;au bellâtre conquérant des médailles et des bustes à son effigie.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3180" title="buddha" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/buddha.jpg" alt="" width="400" height="400" /></p>
<blockquote><p>L&#8217;entreprise d&#8217;Alexandre permit donc à l&#8217;hellénisme de s&#8217;implanter durablement dans ces régions et de créer une culture originale, encore peu étudiée, un riche métissage d&#8217;hellénisme, d&#8217;iranisme et d&#8217;hindouisme qui s&#8217;exprima surtout dans le domaine de l&#8217;art. Ce sont ces grecs implantés en Bactriane et en Sogdiane qui, les premiers, donnèrent un visage au Bouddha. Jusqu&#8217;alors, les Indiens ne le figuraient que par des symboles. Et ce visage serein et pur, ce visage si révélateur de ce qu&#8217;on nomme l&#8217;art gréco-indien du Gandhara est l&#8217;œuvre d&#8217;artistes grecs venus d&#8217;Alexandrie qui l&#8217;empruntèrent aux statues et au visage d&#8217;Apollon&#160;! Les premières statues du Bouddha ne sont pas en marbre, matériau inexistant dans ces régions, mais en schiste et en stuc — mélange de chaux vive et de sable — dont la technique est originaire d&#8217;Alexandrie. Si les artistes grecs s&#8217;inspirèrent d&#8217;Apollon pour donner des traits au Bouddha, c&#8217;est qu&#8217;avec son fin sourire, ses traits sereins, sa tunique sobrement plissée, le Dieu de la Lumière proposait une sorte d&#8217;esquisse grecque de l&#8217;illumination bouddhique. Le Lumineux prêta ses traits à l&#8217;Illuminé. Où trouver symbole plus riche et plus fort de la rencontre harmonieuse de deux cultures et de deux religions&#160;?</p></blockquote>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3181" title="Gandhara Buddha" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/Gandhara_Buddha.jpeg" alt="" width="300" height="625" /></p>
<blockquote><p>Le roi Darius n&#8217;écouta pas les paroles de Candarcousis. Il dépêcha Clitéus, son bien-aimé, vers Alexandre pour qu&#8217;il le voie et qu&#8217;il lui donne son avis. Il lui fit porter aussi une petite poupée en bois qu&#8217;on fait tourner avec une baguette, deux coffrets vides, deux sacs de graines et la lettre suivante&#160;:</p>
<p>«&#160;Darius, le roi des rois, dieu de Perse,  à son enfant Alexandre, salut. Il me semble Alexandre que tu te sois fâché de ma première lettre dans laquelle je t&#8217;écrivais de me servir. Aussi je t&#8217;envoie aujourd&#8217;hui un jouet, un petite poupée en bois que l&#8217;on fait tourner avec une baguette, pour que tu joues avec. Je t&#8217;envoies aussi deux coffrets vides et deux sacs de graine. Les coffrets, remplis-les avec les impôts de trois années, et les graines contenues dans les sacs, dénombre-les si tu le peux et tu sauras combien j&#8217;ai de soldats. Je te pardonne pour cette fois, mais si tu ne veux pas te retrouver devant moi, prisonnier, veille bien à m&#8217;envoyer les impôts et les soldats qui doivent servir dans mon armée, comme ton père le faisait.&#160;»</p>
<p>Clitéus remit la lettre à Alexandre et se prosterna devant lui. Il lui remit aussi les coffrets, les graines et la poupée. Alexandre lut la lettre et, cependant qu&#8217;il la lisait, hocha la tête et dit&#160;: «&#160;L&#8217;insensé, l&#8217;orgueilleux Darius, tout dieu qu&#8217;il se nomme lui-même, tombera comme un simple mortel. Pour s&#8217;être élevé jusqu&#8217;au ciel, il chutera ensuite jusqu&#8217;au fond de l&#8217;Hadès.&#160;» Il brisa les coffrets, mâcha les graines, puis répondit à Darius&#160;:</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3188" title="Alexandre le Grand" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/07/alexandre-le-grand.jpg" alt="" width="250" height="373" /></p>
<p>«&#160;Le roi des Macédoniens, Alexandre, à Darius, roi des Perses, salut. Tu m&#8217;as fait grand honneur et grande considération en m&#8217;envoyant cette poupée comme jouet. Tu te gonfles d&#8217;orgueil et c&#8217;est pourquoi tu tomberas de très haut. C&#8217;est un bon jouet que tu m&#8217;as adressé, à ce qu&#8217;il semble, car un jour je ferai tourner l&#8217;univers comme je fais tourner cette poupée. Sache aussi que j&#8217;ai mâché les graines, qu&#8217;ensuite je les ai recrachées et qu&#8217;ainsi je réduirai en miettes ton armée, avec la volonté du Ciel et du Seigneur Sabaoth. J&#8217;ai reçu les coffrets comme un cadeau précieux à l&#8217;image des forteresses que je prendrai. Limite-toi donc au Levant et au pays des Perses et renonce, une fois pour toutes, au Ponant.&#160;»</p>
<p>Il remit la lettre à Clitéus et le renvoya en Perse avec un boisseau de poivre, en guise de présent pour Darius. Avant son départ, Alexandre lui dit&#160;: «&#160;Tu as vu par toi-même comment j&#8217;ai mâché les graines et comment je les ai recrachées. Que Darius compte les grains d&#8217;une cosse de ce poivre&#160;: j&#8217;ai autant de soldats.&#160;»</p></blockquote>
<p><span style="font-size: small;">Clitéus retourne chez Darius.<br />
Cette correspondance entre Alexandre et Darius est entièrement imaginaire. Ce Clitéus, «&#160;bien-aimé de Darius&#160;» était en réalité le bien-aimé et le favori d&#8217;Alexandre. Il s&#8217;agit de Kleitos, un Noir qui servit comme officier sous le règne de Philippe et commandait un escadron nommé «&#160;L&#8217;Île royale&#160;». Il suivit Alexandre dans toutes ses campagnes et lui sauva même la vie à la bataille du Granique. Des années plus tard, au cour d&#8217;un banquet à Samarcande,  Alexandre le poignarda dans un moment d&#8217;ivresse.</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theswedishparrot.com/la-legende-dalexandre-jusquau-gandhara/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cette ville est un autre monde, dedans, un monde florissant (2ème partie)</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/cette-ville-est-un-autre-monde-dedans-un-monde-florissant-2eme-partie/</link>
		<comments>http://theswedishparrot.com/cette-ville-est-un-autre-monde-dedans-un-monde-florissant-2eme-partie/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 15:02:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Perroquet Suédois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[Sur les portulans]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[moyen-âge]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[ville]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theswedishparrot.com/?p=2852</guid>
		<description><![CDATA[Paris n&#8217;a pas toujours été un lieu prestigieux dont l&#8217;image rayonne aux quatre coins du monde, qui décentralise ses musées en province et dans les émirats arabes, qui fait de l&#8217;Avenue des Champs-Élysée la plus belle avenue du monde (en réalité la plus vulgaire, et de loin) ou qui devient capitale de la mode. Au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Paris n&#8217;a pas toujours été un lieu prestigieux dont l&#8217;image rayonne aux quatre coins du monde, qui décentralise ses musées en province et dans les émirats arabes, qui fait de l&#8217;Avenue des Champs-Élysée la plus belle avenue du monde (en réalité la plus vulgaire, et de loin) ou qui devient capitale de la mode. Au Moyen-Âge, lorsque la ville devient la plus grande ville du monde occidental, c&#8217;est un véritable coupe-gorge et un lieu de perdition, mais remis dans son contexte de l&#8217;époque, Paris est loin d&#8217;être une ville riche. Les nobles s&#8217;entassent dans les palais, jamais bien loin du roi, tandis que les notables et les bourgeois développent les villages de Paris (Saint-Laurent, Saint-Germain des Prés, Saint-Marcel, etc.) avec l&#8217;argent florissant du commerce et de l&#8217;industrie - finalement, rien de nouveau. Au milieu de tout ce beau monde, une belle proportion de la population vit dans la misère la plus crasse, et comme dans toute situation de crise, les réseaux mafieux s&#8217;installent, la prostitution s&#8217;institutionnalise, le crime se propage&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2877" title="prostituées" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/06/prostituée.jpg" alt="" width="349" height="401" /></p>
<p>Loin de Pigalle, des abords du bois de Boulogne (de cette <em>banlieue</em> dont le nom vient du <em>ban</em>, la loi seigneuriale, et la <em>lieue</em>, l&#8217;unité de mesure qui définit l&#8217;espace à partir du centre de la ville sur lequel s&#8217;étend l&#8217;autorité du seigneur) et de la rue Saint-Denis, en remontant dans le passé, on trouve des hauts-lieux de la prostitution aux noms évocateurs. Parmi les plus connus, on citera la rue de Glatigny sur l&#8217;île de Cité, le fameux Val d&#8217;Amour, qui fut à l&#8217;origine de l&#8217;expression &#8220;fille de Glatigny&#8221;, mais on trouve également trace dans une ordonnance du prévôt de Paris, datée de 1367, d&#8217;un état de la situation qui force les autorités à prendre des mesures et tentent de circonscrire les filles de joie dans leurs périmètres, sans grand effet&#160;:</p>
<blockquote><p><span>Que toutes les femmes prostituées, tenant  bordel en la ville de Paris, allassent demeurer et tenir leurs bordels  en places et lieux publics à ce ordonnés et accoutumés, selon  l&#8217;ordonnance de Saint Louis. C&#8217;est à savoir&#160;: à L&#8217;Abreuvoir de Mascon (à  l&#8217;angle du pont Saint-Michel et de la rue de la Huchette), en La  Boucherie (voisine de la rue de la Huchette), rue Froidmentel, près du  clos Brunel (à l&#8217;est du Collège de France aboutissant au carrefour du  Puits-Certain), en Glatigny (rue nommée Val d&#8217;Amour dans la Cité), en la  Court-Robert de Pris (rue du Renard-Saint-Merri), en Baille-Hoë (près  de l&#8217;église Saint-Merri et communiquant avec la rue Taille-Pain et à la  rue Brise-Miche), en Tyron (rue entre la rue Saint-Antoine et du roi de  Sicile), en la rue Chapon (aboutissant rue du Temple) et en Champ-Flory  (rue Champ-Fleury, près du Louvre). Si les femmes publiques, d&#8217;écris  ensuite cette ordonnance, se permettent d&#8217;habiter des rues ou quartiers  autres que ceux ci-dessus désignés, elles seront emprisonnées au  Châtelet puis bannies de Paris. Et les sergents, pour salaire, prendront  sur leurs biens huit sous parisis&#8230;<br />
</span></p></blockquote>
<p> Source <a href="http://www.insecula.com/article/F0010502.html">Insecula</a>.<br />
On reconnait aisément des rues au nom évocateur&#160;: rue Taille-Pain et rue Brise-Miche, qui n&#8217;ont rien à voir avec le métier de boulanger. Aujourd&#8217;hui encore certaines rues portent des noms qui ne sont que la déformation respectable de noms fleuris&#160;: La rue des Poitevins, hormis quelques noms sans intérêt (Gui le queux, Gérard aux Poitevins, etc.) a porté successivement et cela jusqu&#8217;au XVè siècle les noms de rue du Pet, rue du  Petit-Pet et rue du Gros-Pet. Tout un poème. La rue du Pélican s&#8217;est appelée rue Purgée, mais surtout Rue du Poil-au-con. L&#8217;actuelle rue Marie Stuart s&#8217;appelait autrefois rue du Tire-Boudin (pas besoin de dire que le boudin en question n&#8217;est nullement  bourré de viande de porc) et rue du  Tire-Vit, elle aurait apprécié, j&#8217;en suis certain.<br />
Une partie de l&#8217;actuelle rue de Beaubourg (ce nom même, ironique, indiquait que cette partie de la ville a longtemps eu mauvaise réputation) a porté le nom de rue Trace-Putain, et la rue du Petit-Musc (nom évocateur qui pourrait faire penser au parfum) s&#8217;appelait en réalité rue Pute-y-musse (pute s&#8217;y cache).</p>
<p><a href="http://theswedishparrot.com/cette-ville-est-un-autre-monde-dedans-un-monde-florissant-1ere-partie/">1ère partie</a><br />
<a href="http://theswedishparrot.com/cette-ville-est-un-autre-monde-dedans-un-monde-florissant-3eme-partie/">3ème partie</a><br />
<a href="http://theswedishparrot.com/cette-ville-est-un-autre-monde-dedans-un-monde-florissant-4eme-partie/">4ème partie</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theswedishparrot.com/cette-ville-est-un-autre-monde-dedans-un-monde-florissant-2eme-partie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Hildegard</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/hildegard/</link>
		<comments>http://theswedishparrot.com/hildegard/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 09 Jun 2010 20:22:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Perroquet Suédois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre acoustique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[moyen-âge]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theswedishparrot.com/?p=2809</guid>
		<description><![CDATA[Hildegarde de Bingen recevant une vision sous forme d&#8217;une flamme, vision qu&#8217;elle s&#8217;empresse de retranscrire dans ses Scivias Hildegard von Bingen O dulcis electe - O Nobilissima Viriditas Catherine Sergent &#38; Catherine Schroeder Hildegarde de Bingen est une religieuse bénédictine du XIIème siècle. Parfaitement consacrée à la vie religieuse et ayant prononcé ses vœux perpétuels [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2849" title="Hildegard von Bingen" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/06/Hildegard-von-Bingen.jpg" alt="" width="400" height="356" />
<p class="wp-caption-text">Hildegarde de Bingen recevant une vision sous forme d&#8217;une flamme, vision qu&#8217;elle s&#8217;empresse de retranscrire dans ses <em>Scivias</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Hildegard von Bingen<br />
O dulcis electe - O Nobilissima Viriditas<br />
</strong><strong>Catherine  Sergent &amp; Catherine  Schroeder</strong></em></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hildegarde_de_Bingen">Hildegarde de Bingen</a> est une religieuse bénédictine du XIIème siècle.  Parfaitement consacrée à la vie religieuse et ayant prononcé ses vœux  perpétuels à l&#8217;adolescence, elle reçoit à 38 ans le titre d&#8217;abbesse de Disibodenberg.  Plus tard, elle consignera les visions qu&#8217;elle a depuis toute jeune dans plusieurs ouvrages et  fondera successivement les abbayes de Rupertsberg et d&#8217;Eibingen qui lui  sont toutes les deux consacrées (mais n&#8217;existent plus aujourd&#8217;hui). En plus d&#8217;être une femme exceptionnelle à la foi ardente, elle est d&#8217;une extrême bonté envers les plus nécessiteux. Également écrivain, elle est considérée comme étant une des plus grandes compositrices de musique médiévale et toute son œuvre est empreinte de l&#8217;acte fondateur, la révélation, et colorée du combat éternel entre le vice et la vertu. Son tout dernier talent consiste à avoir créé une langue et un alphabet qu&#8217;elle sera la seule à avoir utilisé.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theswedishparrot.com/hildegard/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les faveurs de Néfertiabet</title>
		<link>http://theswedishparrot.com/les-faveurs-de-nefertiabet/</link>
		<comments>http://theswedishparrot.com/les-faveurs-de-nefertiabet/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 May 2010 22:13:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Perroquet Suédois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de gens]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theswedishparrot.com/?p=2679</guid>
		<description><![CDATA[Stèle&#160;: la princesse Néfertiabet devant son repas. Ancien Empire, 4e dynastie, règne de Khéops (2590-2565 av. J.-C.). Musée du Louvre La pyramide était entourée de plusieurs petites, dont les bases subsistent encore. On y reconnait aisément la situation de celle qu&#8217;Hérodote dit avoir été bâtie par la fille de Chéops, au frais de ses amants, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2678" title="Nefertiabet" src="http://theswedishparrot.com/wp-content/uploads/2010/05/nefertiabet.jpg" alt="Stèle : la princesse Néfertiabet devant son repas" width="455" height="331" />
<p class="wp-caption-text">Stèle&#160;: la princesse Néfertiabet devant son  repas. Ancien Empire, 4e dynastie, règne de Khéops (2590-2565  av. J.-C.). <a href="http://www.louvre.fr/llv/oeuvres/detail_notice.jsp?CONTENT%3C%3Ecnt_id=10134198673225515&amp;CURRENT_LLV_NOTICE%3C%3Ecnt_id=10134198673225515&amp;FOLDER%3C%3Efolder_id=9852723696500806">Musée du Louvre</a></p>
<blockquote><p>La pyramide était entourée de plusieurs petites, dont les bases subsistent encore. On y reconnait aisément la situation de celle qu&#8217;Hérodote dit avoir été bâtie par la fille de Chéops, au frais de ses amants, qui payaient chacune de ses faveurs d&#8217;un bloc de pierre d&#8217;Éthiopie. Cette pyramide n&#8217;avait, selon notre auteur, qu&#8217;un phletre de base, c&#8217;est-à-dire soixante-sept pieds et demi&#160;; elle était donc beaucoup plus petite que celle dont nous venons de parler&#160;; mais je me suis convaincu que c&#8217;était parce que les pierres en étaient moindres, et non pas parce qu&#8217;il y en avait moins. Cependant en ne prenant que la moitié du nombre marqué ci-dessus, nous aurons cent-soixante sept mille trois cents quatre-vingt trois faveurs et demie, somme qui, pour une jeune princesse, paraîtra toujours assez considérable.</p></blockquote>
<p style="text-align: right;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_Champollion"><strong>Jean-François Champollion</strong></a></p>
<p>Un esprit chagrin serait en droit de se demander qui est le pingre qui y est allé d&#8217;une seule demi-faveur (et l&#8217;esprit encore plus chagrin répondra certainement&#160;: &#8220;tous&#8221;)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theswedishparrot.com/les-faveurs-de-nefertiabet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
