Voir et dire

Voici venu le temps du retour des projets que l’on fait seul ou à plusieurs… L’élan collectif a parfois le goût de l’émulation et permet de soutenir ce qu’on n’arrive pas toujours à porter seul. You see what I mean est un projet que l’on a commencé à 2 avec Fabienne et qui ne méritait pas de s’arrêter en si bon chemin. Ouvert et entretenu avec soin, il est présent dans tous les bacs depuis le 18 novembre 2008 et reprendra dès lundi avec le numéro 34, ici désormais.

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Et Charles Quint, c’est peut-être la peinture ? me dit-il — le coup de grâce.

Jean-Philippe Toussaint, la Télévision
Éditions de Minuit.

Baraka, le souffle de vie

Baraka (1992) est un film de Ron Fricke dont on a dit que ce n’était qu’une pâle imitation d’un autre grand film sans parole, Koyaanisqatsi, de Godfrey Reggio, produit par Francis Ford Coppola, sur une musique de Philip Glass et des images de… Ron Fricke. Pourtant, sous ce titre qui signifie Souffle de vie se trouve une grande œuvre, un de ces films dont l’essence réside dans un pouvoir de signifiance qui va au-delà de ce que sont capable de faire nombre de cinéastes avec des dialogues et des didascalies compliquées.

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Pas vraiment un documentaire, pas vraiment un film non plus, Baraka (Wikipedia en) est une vision du monde, constituée par un certain ordre empilé d’images dont on ne se lasse pas. Les plus curieux voudront absolument savoir où sont et que sont ces lieux, mais parfois, il est bon de se laisser guider par la magie du cinéma et finalement, se laisser émouvoir par le spectacle qui est offert. Quoi qu’il en soit, pour ceux qui connaissent Koyaanisqatsi, ce ne sera pas un grand dépaysement.
On peut retrouver Baraka en intégralité sur Youtube.

  1. Baraka, Partie 1
  2. Baraka, Partie 2
  3. Baraka, Partie 3
  4. Baraka, Partie 4
  5. Baraka, Partie 5
  6. Baraka, Partie 6
  7. Baraka, Partie 7
  8. Baraka, Partie 8
  9. Baraka, Partie 9
  10. Baraka, Partie 10

Le chant des planètes

Comme une révélation pour moi, je me suis réveillé un soir avec le chant des planètes. Le compositeur anglais Gustav Holst, à l’origine de cette œuvre sublime qu’est Les Planètes, réveille dans cet opus un sensationnel sentiment de légèreté et de joie. Composée entre 1914 et 1917, sa conception et son dévoilement au public correspond avec la fin de la Première Guerre Mondiale. Ainsi la fille du compositeur rapporte :

« Ils trouvèrent les clameurs de Mars presque insupportables après quatre années d’une guerre qui se poursuivait. […] Mais c’est la fin de Neptune qui fut inoubliable, avec son chœur de voix féminines s’évanouissant au loin, jusqu’à ce que l’imagination ne pût faire la différence entre le son et le silence. »

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Les 7 planètes à écouter sur Deezer:

  1. Mars (celui qui apporte la guerre)
  2. Venus (celle qui apporte la paix)
  3. Mercure (le messager ailé)
  4. Jupiter (celui qui apporte la gaieté)
  5. Saturne (celui qui apporte la vieillesse)
  6. Uranus (le magicien)
  7. Neptune (le mystique)

A noter simplement que Pluton n’a été découverte qu’en 1930, comme étant la dernière planète du système solaire, requalifiée depuis 2006 comme objet transneptunien.

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Partitions libres sur IMSLP.

Brochures Auto Union (1939)

Auto Union regroupait autrefois quatre constructeurs d’automobiles allemands, dans un consortium destiné à contrer l’opulence de Mercedes en pleine expansion, pendant les années 30. Ainsi Audi, DKW, Horch et Wanderer se retrouvent sous la même coupe. Des années après, il n’en reste plus qu’un qui reprendra d’ailleurs le logo d’origine du consortium.
Sur Autounion1939, on trouvera des reproductions des superbes brochures commerciales de l’époque.

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