Where the wild things are
Il en fallait du talent pour transformer l’œuvre de Maurice Sendak en film. Le livre qui a servi de point de départ au film — on ne peut pas vraiment dire que le film soit l’adaptation du livre mais plutôt le fil conducteur — est un classique de la littérature américaine pour enfant et ce qu’en a fait Spike Jonze est un véritable travail de “raconteur d’histoire”.
Le soir même du jour où j’ai visionné le film, je me suis plongé dans le bouquin de Sendak pour tenter de comprendre un peu mieux les brèches ouvertes dans le film, mais là où celui-ci élargit l’horizon, le livre en dit peu, ferme le discours, s’auto-enroule sur sa définition et c’est ce qui me porte à dire que je n’aime pas du tout le livre, que je trouve particulièrement inintéressant, contre-productif et c’est sans parler du graphisme auquel je n’adhère pas.
Il y a vraiment peu de choses à raconter du film parce que c’est le genre d’œuvre qui fait partie des expériences à vivre ; il s’en dégage une sorte de bienfaisance sacrée, entourée de mystères superficiels, d’une belle douceur de vivre que seule l’enfance est à même de porter et de sublimer.
Le tout est porté à merveille par Max, Max Records, parfait beau petit diable qui semble superbement habiter son monde imaginaire, des créatures monstrueuses ingérables et crédibles — seul bémol, le doublage de KW par Charlotte Gainsbourg, à baffer, insupportable, je n’en ferais mon amie pour rien au monde — et une bande originale littéralement géniale, composée par l’ex-petite amie de Jonze, la très provocante et jolie Karen O, chanteuse des Yeah Yeah Yeahs.
Where the wild things are (admirons tous ensemble l’imagination qu’il faut pour traduire ça en Max et les Maximonstres) est un chef d’œuvre dont on ressort difficilement tellement il nous tire vers ce que nous avons de plus intime, de plus intouchable ; notre enfance…
A déguster avec les petits, ça fait un bien fou…
Baraka, le souffle de vie
Baraka (1992) est un film de Ron Fricke dont on a dit que ce n’était qu’une pâle imitation d’un autre grand film sans parole, Koyaanisqatsi, de Godfrey Reggio, produit par Francis Ford Coppola, sur une musique de Philip Glass et des images de… Ron Fricke. Pourtant, sous ce titre qui signifie Souffle de vie se trouve une grande œuvre, un de ces films dont l’essence réside dans un pouvoir de signifiance qui va au-delà de ce que sont capable de faire nombre de cinéastes avec des dialogues et des didascalies compliquées.

Pas vraiment un documentaire, pas vraiment un film non plus, Baraka (Wikipedia en) est une vision du monde, constituée par un certain ordre empilé d’images dont on ne se lasse pas. Les plus curieux voudront absolument savoir où sont et que sont ces lieux, mais parfois, il est bon de se laisser guider par la magie du cinéma et finalement, se laisser émouvoir par le spectacle qui est offert. Quoi qu’il en soit, pour ceux qui connaissent Koyaanisqatsi, ce ne sera pas un grand dépaysement.
On peut retrouver Baraka en intégralité sur Youtube.
Is this just a game ?
Oui bien sûr, ce n’est pas tout le monde qui peut comprendre. Pour cela, il faut avoir vu le film, le vrai, Tron (prononcez trone sinon cela prend tout de suite une connotation sylvestre). Tron Legacy, bientôt sur les écrans, toujours avec Jeff Bridges qui faisait déjà partie de la distribution de Tron, en 1982, au côté de Bruce Boxleitner. Daft Punk est attendu à la musique. Continue reading

















