Mar 13 2010

Nusrat Fateh Ali Khan

Véritable dieu vivant dans son pays et par delà les frontières, dans le monde islamique, une étoile à la hauteur de Oum Kalsoum en Égypte, Nusrat Fateh Ali Khan (urdu : نصرت فتح علی خان) a ouvert la voie du qawwalî et du khyal en occident avec 125 albums enregistrés, mais surtout, il aura été l’ambassadeur de la culture soufie. Depuis sa mort en 1997, son neveu Rahat assure la relève. Pour le plaisir ici, Dam Hama Dam Ali Ali. On ferme les yeux, et on se laisse transporter…

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Mar 13 2010

Nusrat Fateh Ali Khan

Véritable dieu vivant dans son pays et par delà les frontières, dans le monde islamique, une étoile à la hauteur de Oum Kalsoum en Égypte, Nusrat Fateh Ali Khan (urdu : نصرت فتح علی خان) a ouvert la voie du qawwalî et du khyal en occident avec 125 albums enregistrés, mais surtout, il aura été l’ambassadeur de la culture soufie. Depuis sa mort en 1997, son neveu Rahat assure la relève. Pour le plaisir ici, Dam Hama Dam Ali Ali. On ferme les yeux, et on se laisse transporter…

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Mar 12 2010

Kom ash-Shuqqafa

Imaginez-vous marcher dans les rues d’Alexandrie en 1900 derrière un âne. L’âne marche d’un air débonnaire et soudain disparait de l’horizon, englouti par un trou béant qui s’est ouvert sous son poids. C’est apparemment le scénario qui s’est déroulé le jour où ont été découvertes les catacombes de Kom ash-Shuqqafa (Kom-el-Chouqafa - la colline aux tessons), non loin du canal el Mahmoudiya. Cet immense hypogée est le plus grand site archéologique mis à jour à Alexandrie et demeure le dernier vestige de la religion égyptienne, même si le style en est clairement romain, et la décoration dans un style typiquement gréco-romain caractéristique d’Alexandrie. Construit à la fin du Ier siècle, il a été utilisé pendant près de trois siècles. Ce sont en tout 300 tombes qui ont été mises à jour, réparties sur trois niveaux dont le plus bas est aujourd’hui inondé et impraticable, à 35 mètres sous terre, le tout entièrement creusé dans la roche. Le lieu est organisé autour d’une grande rotonde qui dessert toutes les pièces, tombes principales comme d’autres plus récentes. L’ensemble est composé d’un puits par lequel on passait les corps, la rotonde, la salle principale, toute un bordée de loculi (niches) et un triclinium, une salle de banquet destinée aux invités. Les premiers archéologues à y entrer trouvèrent de la vaisselle et des amphores encore pleines de vins.

L’époque de construction de cet hypogée correspond avec le moment où la ville d’Alexandrie ne sait pas quelle religion adopter, tiraillée entre les prémisses d’un christianisme hésitant, le panthéisme de Rome ou d’Athènes et les anciennes croyances égyptiennes. On voit mêlé dans la tombe disques solaires, statues d’Anubis (dieu dévoué au passage vers le pays des mort) affublée de la queue de serpent d’Agathos (Agathodaemon, αγαθος δαιμων) et vêtu comme un légionnaire  romain. On y voit également des peintures représentant l’enlèvement de Perséphone par Hadès et la momification d’Osiris. La confrontation des différents styles a toujours quelque chose d’un peu étrange parfois, pour ne pas dire ridicule. Le haut-relief d’Anubis stylisé “à la grecque”, avec muscles saillants et pose maniérée, le tout mêlé à la représentation dans laquelle s’exprime le refus de tourner le corps est singulièrement inappropriée, mais c’est un témoignage des temps troublés, entre deux eaux.

  1. The Catacombs of Kom el-Shuqafa, the “Mound of Shards,” Part I: An Introduction and the First Level by Zahraa Adel Awed
  2. The Catacombs of Kom el-Shuqafa, the “Mound of Shards,” Part II: The Second Level and the Main Tomb by Zahraa Adel Awed
  3. The Catacombs of Kom el-Shuqafa, the “Mound of Shards,” Part III: The Hall of Caracalla (Nebengrab) by Zahraa Adel Awed

Message perso : page 453


Mar 5 2010

Valse triste

On connait Jean Sibelius (Johan Christian Julius Sibelius) pour ses sept symphonies, mais également pour une pièce superbe, la Valse Triste, extraite de Kuolema (la Mort), un ballet écrit par Arvid Järnefelt. Symbole de l’identité finnoise et de la résistance face à l’Empire Russe, Sibelius vivra mal l’arrivée du dodécaphonisme et on le taxera parfois de réactionnaire ou même de « plus ennuyeux des musiciens sérieux » alors que sous ses dehors ascétiques, il est un des meilleurs symphonistes qui soit, une grande âme qui n’exprime rien des élans nationalistes qu’on lui prêta. Brulé par la dépression, il détruira sa huitième symphonie puis sombrera dans l’alcoolisme avant de s’éteindre à 92 ans.
Valse triste, une pièce singulièrement émouvante et simple.

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Valse triste, Op.44, dirigé par Herbert von Karajan


Mar 5 2010

Valse triste

On connait Jean Sibelius (Johan Christian Julius Sibelius) pour ses sept symphonies, mais également pour une pièce superbe, la Valse Triste, extraite de Kuolema (la Mort), un ballet écrit par Arvid Järnefelt. Symbole de l’identité finnoise et de la résistance face à l’Empire Russe, Sibelius vivra mal l’arrivée du dodécaphonisme et on le taxera parfois de réactionnaire ou même de « plus ennuyeux des musiciens sérieux » alors que sous ses dehors ascétiques, il est un des meilleurs symphonistes qui soit, une grande âme qui n’exprime rien des élans nationalistes qu’on lui prêta. Brulé par la dépression, il détruira sa huitième symphonie puis sombrera dans l’alcoolisme avant de s’éteindre à 92 ans.
Valse triste, une pièce singulièrement émouvante et simple.

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Valse triste, Op.44, dirigé par Herbert von Karajan


Feb 26 2010

Kol Nidrei

Pendant ma retraite de ces derniers jours, dans un souci délibéré de ne pas laisser le silence m’envahir, j’ai redécouvert le bonheur simple d’écouter la radio du service public — quelle qualité comparée aux radios privées ! — et notamment des plages d’écoute consacrées à la musique classique. C’est là que j’ai découvert cette superbe pièce musicale du compositeur allemand Max Bruch, Kol Nidrei.
Kol Nidrei
ou Kol Nidre (judéo-araméen: כָּל נִדְרֵי « Tous les vœux ») est une prière juive faisant partie de la liturgie de Yom Kippour (יום כיפור).
La pièce créée par Bruch, d’origine protestante, à Liverpool est une longue méditation offerte à la communauté hébraïque de la ville et sa charge émotionnelle est telle qu’elle a été adoptée par une large partie de la communauté  ashkénaze (אַשְׁכְּנַז - un des arrière-petits-fils de Noé) lors de la fête de Kippour. On peut y entendre deux mouvements. Le premier, emporté par le violoncelle évoque le chant du cantor ou hazzan dans la synagogue lors de la prière. La seconde partie est une pièce assez joyeuse, moins grave que la première, et inspirée du poème de Byron O Weep for those that wept on Babel’s stream.

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Kol Nidrei, pour violoncelle, harpe et orchestre,
op. 47 (1880-81)


Feb 26 2010

Kol Nidrei

Pendant ma retraite de ces derniers jours, dans un souci délibéré de ne pas laisser le silence m’envahir, j’ai redécouvert le bonheur simple d’écouter la radio du service public — quelle qualité comparée aux radios privées ! — et notamment des plages d’écoute consacrées à la musique classique. C’est là que j’ai découvert cette superbe pièce musicale du compositeur allemand Max Bruch, Kol Nidrei.
Kol Nidrei
ou Kol Nidre (judéo-araméen: כָּל נִדְרֵי « Tous les vœux ») est une prière juive faisant partie de la liturgie de Yom Kippour (יום כיפור).
La pièce créée par Bruch, d’origine protestante, à Liverpool est une longue méditation offerte à la communauté hébraïque de la ville et sa charge émotionnelle est telle qu’elle a été adoptée par une large partie de la communauté  ashkénaze (אַשְׁכְּנַז - un des arrière-petits-fils de Noé) lors de la fête de Kippour. On peut y entendre deux mouvements. Le premier, emporté par le violoncelle évoque le chant du cantor ou hazzan dans la synagogue lors de la prière. La seconde partie est une pièce assez joyeuse, moins grave que la première, et inspirée du poème de Byron O Weep for those that wept on Babel’s stream.

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Kol Nidrei, pour violoncelle, harpe et orchestre,
op. 47 (1880-81)


Feb 18 2010

Ballaké Sissoko

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Ballaké Sissoko est un musicien malien, joueur de kora, instrument traditionnel composé d’une énorme demi-calebasse surmontée d’un manche sur lequel sont tendues 21 cordes. Instrument à la sonorité profonde et franche, c’est l’instrument de prédilection des ethnies Mandingues (Afrique de l’Ouest).
Le musique de Sissoko est purement traditionnelle et plonge ses racines dans les plus anciennes mélodies rythmiques des petits villages maliens. L’extrait proposé ici provient de l’album Tomara (2005) et dernièrement, on a pu entendre Sissoko avec Vincent Segal sur l’album Chamber Music, une pure merveille.