Kalkış

Kalkış

Ce ne sont que quelques jours difficiles à passer ; une impression de déjà vu, un petit air de nostalgie déplacée, quelque chose d'un peu suranné. Springtime is coming... oui je dis un peu difficiles à passer parce qu'on ne sait pas encore trop sur quel pied danser,...

Miniature persane du samedi matin

Miniature persane du samedi matin

L'impression de mouvement est déterminée par la capacité d'inertie de ce qui se trouve autour. Si l'on est soi-même en mouvement, c'est le reste du monde qui a tendance à stagner dans l'inertie, et a contrario, lorsqu'on est soi-même à l'arrêt, le monde se met en...

La porte des cent-mille songes

La porte des cent-mille songes

Si j'avais été élevé dans le Sud-est asiatique, j'aurais dit, sur un ton presque détaché, un léger sourire au coin des lèvres et le goût de l'euphémisme chevillé au corps, que cette année a ressemblé à l'année de toutes les déconvenues. « Déconvenue...» Voici un mot...

Chroniques des jours du vertige

Chroniques des jours du vertige

A l'arrêt. Allongé sur mon canapé, étiré comme un chat et le regard tourné vers l'extérieur qui défile, la course des nuages heurtant la marquise en verre grêlé, les délicates fleurs de diascia chahutées par le vent et la lampe de tissu qui ne cesse de se balancer,...

Chronique des jours à rebours

Chronique des jours à rebours

Il n'y a pas de vérité. Pas de bonheur, pas de bons sentiments. Pas non plus de mots figés dans le temps, pas plus qu'il n'y a de secrets qui ne méritent d'être révélés. Il n'y a que le temps qui passe dans la douceur, dans l'extrême fluidité des jours et des nuits...

Des ruines dans l’océan

Des ruines dans l’océan

Peu importe ce qui s'est passé cette après-midi où tu as tout déposé, où tu n'es pas retourné au travail après la matinée de lundi et où tu as pris ta voiture sans prévenir personne pour partir, deux bonnes heures de route, l'asphalte qui brûle sous tes pneus...

Carnets de campagne #1

Des lettres en forme de carnet de campagne, jour après jour, pour consigner quelque part le flux des jours. Il n’y aura pas beaucoup de jours comme celui-ci, chaud et fiévreux, où le vent ne semble pas laisser complètement son jeu ouvert face au soleil.

Les plus belles mains de Delhi

Lorsqu’un journaliste suédois sur le retour, en bout de course, s’envole pour Delhi au risque de perdre pied dans un pays qu’il ne connaît pas et pour lequel il n’a a priori aucune espèce d’attirance et qu’une fois arrivé, il tombe gravement malade au point de croupir dans une chambre d’hôtel miteuse, terrassé par une indigestion carabinée, on se dit qu’il ne peut que remonter la pente.

Le livre qui a plus vécu que moi

Si un jour on me demande quel livre a plus vécu que moi, je répondrais sans hésitation, c’est celui-ci. On dira ce qu’on veut, il y a des livres qui vivent plus longtemps que ceux qui les lisent ; je veux dire par là, dans une vie d’homme…

Ko Pha Ngan stories #3 : Déluge à Chaloklam

Wat Chalok Lam. Le mot wat désigne tout naturellement ces temples que les bouddhistes visitent de temps à autre pour honorer la figure de Bouddha et les grands moines qui ont parfois leurs statues en cire criantes de réalisme exposées sous les auvents en bois.

Ko Pha Ngan stories #2 : Baan Chalok Lam

Baan Chalok Lam. On dit aussi Chaloklum. Voici le finistère de Koh Pha Ngan, un finistère en forme de croissant de lune s’enfonçant dans une vallée au pied d’un des points culminants, une montagne où les nuages chargés d’eau s’accrochent et finissent par se vider au-dessus du village de pécheurs.

מחברות ירושלים – Les carnets de Jérusalem

Assis non loin des vestiges du Temple de Salomon, inquiet comme un chat sous l’orage, je pouvais entendre bruire la rumeur de ceux qui priaient au pied de l’immense muraille.

Les carnets égyptiens

Nous étions seuls et nus face à l’immensité d’un désert de sable jaune, arasé par la lumière crue d’un mois de février pas tout à fait comme les autres. Il n’y avait rien autour, tout le monde s’était évanoui, et il ne restait plus que nos pauvres âmes esseulées mais remplies de bonheur.

Minimaliste du samedi matin : Conversation avec Goethe

Il est 8h44, samedi matin. Une première semaine de travail excitante, une semaine qui une fois terminée me fait me sentir comme après une bonne douche, délassé, détendu. Il me fallait ça pour retourner à la vie…

Motel de Moka / La fin des vacances

Voilà, c’est fini, on sonne la fin de la récréation, le temps des cerises n’est pas encore arrivé, mais on ferme tout, le rideau de fer est baissé, on range les pinceaux, on raccroche les gants, on se range des bagnoles, on coupe le son et on ouvre les mirettes…

Le temps très lent des toutes petites choses #7

Un mardi matin comme toutes les semaines, un matin frais et doux sous un ciel de printemps. La nature crie son bonheur de pouvoir exhiber à nouveau ses charmes aux yeux de qui sait prendre le temps de l’admirer, elle se pavane dans des poses langoureuses telle une femme lisant une lettre d’amour dans un tableau de Fragonard.